‹ Exposé de la situation de la mécanique appliquéeChapitre 181 sur 203 · LOIS DES SOLIDES · texte numérisé non relu

LOIS DES SOLIDES

vatioii de température. Les résultats du calcul effectué pour l'eau sont pleinement confirmés par les nombreuses expériences de M. Joule.

Ce phénomène si curieux du maximum de densité de 1 eau rentre donc dans les lois générales de la théorie de la chaleur, et ne présente plus pour ainsi dire d'anomalie. Longtemps on l'a cru isolé dans la nature; on a reconnu depuis que le bismuth présente une propriété toute semblable, et enfin les dilatations, de mieux en mieux observées, font voir qu'une foule de corps ont, comme le bismuth et l'eau, un maximum de densité.

L'étude des corps solides est moins avancée que celle des liquides. Le coefficient de dilatation cubique s'obtient facilement pour un corps homogène en prenant le triple du coefiicient de dilatation linéaire; mais le coefficient de compressibilité cubique des solides n'a pas été déterminé directement par l'expérience. On a cherché à le déduire des lois de l'allongement linéaire des tiges. Poisson, comme nous l'avons dit dans notre précédent chapitre, a le premier traité, au moyen d'hypothèses sur l'équilibre intérieur des solides, la question de la contraction latérale qu'éprouve un prisme soumis à une extension. La loi qui rassortirait de ses calculs ne se vérifie pas, et Werlheim en a fait voir l'inexactitude. D'après Wertheim, l'accroissement proportionnel du volume de la tige allongée est le tiers de l'accroissement proportionnel de sa longueur; d'après Poisson, il en serait la moitié. Les expériences de Wertheira, interprétées conformément aux principes de la théorie de l'élasticité, conduisent à cette conclusion définitive, que la compressibilité cubique d'un solide est égale à sa compressibilité linéaire; tandis que Poisson déduisait de ses hypothèses ujie compressibilité cubique égale à une fois et demie la compressibilité linéaire. La loi de Wertheim, fondée sur l'expérience, paraît plus probable que la loi de Poisson, qui ne repose que sur des hypothèses. En adoptant donc cette mesure de la compressibilité cubique d'un solide, comme on connaît d'ailleurs la densité, la chaleur spécifique à pression

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