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MACHINE DE CORNOUAILLES

En même temps on substitue au tiroir de Watt, qui était trop lourd, le petit tiroir ou tiroir à coquille, qui supporte une pression considérable exercée par la vapeur motrice sur l'une de ses faces, et qui donne lieu à un espace nuisible plus grand qu'avec le tiroir en D , mais qui oppose de bien moindres forces d'inertie à un mouvement alternatif.

La machine à cylindre vertical a reçu de même, après Watt, quelques perfectionnements importants. Le premier est l'emploi simultané de deux cylindres, ce qui constitue la machine de Woolf. Cette disposition a pour résultat la création d'une détente fixe, poussée très-loin; elle permet en outre de comprimer la vapeur dans des espaces libres, de manière à la ramener à la pression de la chaudière, ce qui supprime en grande partie l'influence nuisible de ces espaces. C'est la disposition employée pour les machines du lac de Harlem, avec cette particularité, que le petit cylindre se trouve à l'intérieur du grand.

Le type des machines d'épuisement est la machine à simple effet de Comouailles, qui se distingue par le degré d'économie qu'elle permet d'atteindre dans la consommation du combustible. Les bonnes machines de Cornouailles ne brûlent que i kilogramme de charbon par heure et par cheval , tandis que l'ancienne machine de Watt brûle jusqu'à 5 kilogrammes. Ce résultat, constaté dans le comté de Cornouailles, provient en partie de l'emploi qu'on y fait des charbons de la meilleure qualité. Mais il faut en rapporter le principal mérite aux dispositions particulières prises pour régler à volonté la détente, suivant le travail effectif que la machine doit accomplir. L'absence d'arbre tournant ne permet pas l'emploi des excentriques pour mettre en mouvement le mécanisme de la distribution. Le jeu de la soupape d'admission devant s'effectuer quand toute la machine est ramenée au repos, on a employé un appareil particulier, la cataracte, qui emprunte son mouvement à une poutrelle liée au piston, et qui le prolonge pendant un certain temps pour le transmettre à une lige dont le déplacement commande l'on-

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