DÉTENTE VARIABLE
verture des soupapes. La cataracte est un corps de pompe au dedans duquel se meut un piston ; elle est placée dans une bâche remplie d'eau. Quand on soulève le piston , l'eau afflue dans le corps de pompe par deux ouvertures, l'une garnie d'un robinet, l'autre d'une soupape. Quand au contraire le piston s'abaisse, la soupape du corps de pompe se ferme, et l'évacuation de l'eau ne peut plus s'opérer que par l'ouverture munie du robinet. On peut donc réduire à volonté cette ouverture, et par suite retarder l'ouverture des soupapes autant qu'on le veut. Le règlement de la position des tasseaux sur la poutrelle permet de même d'en régler la fermeture. Avec un tel appareil, on fixe arbitrairement la détente et le nombre de coups de piston par minute, d'après le travail demandé à la machine; on peut la faire marcher plus vite, par exemple, lorsque les eaux de la mine deviennent plus abondantes. Les autres types de machines sont loin de posséder une telle élasticité d'allure.
Les mécanismes à détente variable forment une des plus importantes améliorations récemment introduites dans la machine à vapeur. Un tiroir à coquille, garni de deux recouvrements extérieurs, donne une détente fixe lorsqu'il est mis en mouvement par un excentrique calé sur l'arbre de rotation. Si la détente est nulle, l'excentrique doit être calé à 90 degrés en avant de la manivelle; lorsqu'on veut produire une certaine détente, on doit donner à l'excentrique une avance angulaire dont le sinus soit égal au rapport du recouvrement extérieur du tiroir, à la somme de ce recouvrement et de la largeur de la lumière d'admission. La fraction de détente est alors exprimée par le carré du cosinus de cet angle d'avance. Dans la pratique, on doit augmenter légèrement l'avance angulaire, pour que la vapeur vienne remplir les espaces nuisibles avant le renversement du mouvement du piston, et qu'elle empêche le choc du piston contre le fond du cylindre. Un léger recouvrement intérieur retarde l'émission de la vapeur et augmente la compression dans les espaces libres. Dans les machines à grande vitesse, au contraire, on cherche à hâter l'éinission comme l'ad-