MO COMBUSTION DANS LES LOCOMOTIVES
moins de chaleur que la portion la plus rapprochée du foyer, et cette réduction est d'autant plus grande que le tube a plus de longueur. Aussi le perfectionnement des chaudières lubulaires consiste à la fois à réduire la longueur des tubes et à en augmenter le nombre par une diminution convenable de leur diamètre. Les constructeurs admettent ordinairement que la surface des tubes doit être comptée pour le tiers seulement de son étendue, et que, affectée de ce coefficient, elle devient comparable à la surface du foyer. La somme obtenue en les ajoutant donne la surface réduite de chauffe. Chaque mètre carré de surface réduite produit par heure une quantité de vapeur qui varie de 1 20 à 160 kilogrammes; la pression de la vapeur, la nature du combustible, la conduite du feu, enfin la disposition de la chaudière, peuvent influer sur cette vitesse de production. Faisons observer ici que tous les constructeurs ne sont pas d'accord sur la manière d'estimer la surface de chauffe des tubes : car les uns prennent la surface intérieure, les autres la surface extérieure, d'autres enfin une surface moyenne; divergences qui sont loin d'être négligeables, lorsqu'il s'agit de lAo à 200 tubes ayant intérieurement un diamètre dei à 5 centimètres, avec une épaisseur de 2 millimètres à 2 millimètres %.
Les phénomènes chimiques dont le foyer de la locomotive est le théâtre sont très-complexes; ils ont été étudiés, il y a peu de temps, par M. de Marsilly, ingénieur des mines S qui a analysé les gaz produits par la combustion en différents points de leur parcours, et qui a fait sur la locomotive des recherches analogues à celles d'Ebelmen sur les hauts fourneaux^. Ce travail a mis en évidence la liaison intime qui existe entre la marche de la combustion et la quantité de chaleur produite. La question de la combustion totale des parties solides du combustible, ou de la suppression de
* Comptes rendus des séances de l'Aca- collaboration avec M. Sauvage, des eifédemie des sciences, 3o janvier i865, riences sur la composition des gaz qui s* él. LX , p. 91 6. chappent des locomotives. ( Voir ses Travaux
* Ebelmen avait aussi entrepris, en scientifiques, t. II, p. 698.)