MURS DE RÉSERVOIRS
Botzen, sont devenus en peu de temps célèbres dans la science de l’ingénieur. Enfin, une dernière application des murs est celle qu’on en fait aux réservoirs; ils supportent alors la poussée de l’eau au lieu de la poussée des terres. Dans ce cas, la poussée est connue sans incertitude, en grandeur, en direction et en position, et l’on peut par conséquent déterminer rigoureusement la forme la meilleure à assigner au prolil. On reconnaît qu’il est plus avantageux de rapprocher le centre de gravité du profil de la face sur laquelle agit l’eau que de la face opposée : conclusion qui n’a pas été toujours bien sentie par les constructeurs. On peut voir en effet des murs de réservoir où l’inclinaison donnée à la face mouillée a eu pour résultat de réduire la région sur laquelle s’exerce la résultante de la poussée de l’eau et du poids du mur, et d’exposer le mur à de petits mouvements de bascule, amenés par la variation de hauteur du plan d'eau.
Stabilité des voCtes. — Les voûtes sont connues depuis une haute antiquité, et ce n’est cependant qu’au siècle dernier qu’on a cherché à traiter scientifiquement le problème de leur équilibre. Les premiers essais de théorie remontent îi La Mire et à Couplet, et la première théorie complète à Coulomb. On en vérifiait les résultats au moyen d’expériences faites sur des modèles; telles sont entre autres les expériences de M. Boitard.
La théorie de Coulomb consiste à exprimer l’équilibre de chaque portion de voûte comprise entre la clef et un plan de joint quelconque. Chacune de ces portions est sollicitée par son poids et le poids des surcharges qu’elles portent, et par les réactions des portions de voûte contiguës. On admet généralement que la poussée à la clef est horizontale; il faut pour cela que la voûte soit symétrique et symétriquement chargée par rapport au plan vertical de la clef. Comme on ignore le point de passage de la poussée, on devra discuter les conditions d’équilibre, en le supposant successivement placé au point le plus bas du joint, au point le plus haut, ou eu un point quelconque intermédiaire. Il faut, pour l'équilibre
Mcraiiique. i a