‹ Expose de la situation de la mecanique appliqueeChapitre 173 sur 186 · MACHINE OSCILLANTE · texte numérisé non relu

MACHINE OSCILLANTE

mission, et l'on donne au tiroir un découvert intérieur très-petit. L’épure de M. Reech permet d’apprécier avec facilité ces diverses modifications. On doit aussi tenir compte des variations de longueur subies par les tiges de transmission, sous les efforts alternatifs de traction et de compression qu'elles ont à développer; de là la nécessité de donner au tiroir une avance linéaire dans les machines à grande vitesse.

La détente variable s'obtient généralement par une modification des appareils de la détente fixe. Pour les locomotives, on n’emploie plus aujourd’hui que la coulisse de Stephenson , qui relie entre eux les deux excentriques, l’un pour la marche en avant, l’autre pour la marche en arrière. La position du coulisseau qui commande la tige du tiroir se règle à volonté le long de la coulisse, et le mouvement qui résulte pour ce point des mouvements élémentaires des deux excentriques modifie la loi d’oscillations du tiroir, en en faisant varier la course. Cette solution, qui n’est qu’approximative, est d’une simplicité qui en a assuré le succès. La détente Meyer est employée pour les machines fixes; elle consiste essentiellement dans l’emploi d’un excentrique à ondes, qu’on peut déplacer à volonté, et qui imprime aux appareils distributeurs le mouvement voulu. La détente Farcot emploie un double appareil de distribution: un tiroir manœuvré par l’excentrique, et une glissière, mobile audessus du tiroir et formée de deux parties dont on peut faire varier l’écartement. La disposition des ouvertures et des parties pleines dans la glissière a pour effet de suspendre l’admission de la vapeur pendant certaines périodes de l’oscillation entière du piston, où le tiroir, pris isolément, découvrirait la lumière. On obtient ainsi une prolongation des effets que le tiroir permet de réaliser. v -

La réduction successive de la place occupée par une machine à vapeur a conduit à la création des cylindres oscillants, type imaginé par M. Cavé. C’est une machine à action directe, dans laquelle le piston et la bielle sont confondus : le piston s’attache directement au bouton de la manivelle. La vapeur entre dans le cylindre et en

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