VITESSE NORMALE
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la fumée s’y trouve entièrement élucidée; enfin les observations de M. de Marsilly montrent que, de tous les foyers, celui de la locomotive est jusqu’à présent le plus parfait au point de vue de la combustion comme au point de vue de l'utilisation de la chaleur produite.
La quantité de vapeur dépensée par les cylindres de la locomotive, et en général de toute machine à vapeur, varie avec le degré de détente; de sorte que, si l’on suppose constante par unité de temps la production de la vapeur dans la chaudière, la vitesse imprimée à la machine doit être d’autant plus grande que la détente est poussée plus loin ou que l’admission est plus courte. La vitesse normale de la machine, à une détente quelconque, peut être définie par la vitesse qui correspond à cette utilisation complète de la vapeur produite, sans abaissement de la pression dans la chaudière et sans perte de vapeur par les soupapes de sûreté.
Une machine locomotive étant donnée, on peut la classer parmi les machines où la vapeur possède une pression égale, au double point de vue de la force de traction et de la vitesse normale. La force de traction est proportionnelle au rapport du volume des cylindres au rayon de la roue motrice; la vitesse normale est proportionnelle à la surface réduite de chauffe, multipliée par l'inverse du précédent rapport ; de sorte qu’une machine destinée à traîner des poids très-lourds ne peut posséder en même temps une grande vitesse; car la surface de chauffe ne peut croître, dans la pratique, aussi vite que le facteur par lequel on la multiplie diminue, et ce facteur est d’autant plus petit que la force de traction est plus grande.
La considération de la vitesse normale conduit à une mesure de l’infiuence des longues rampes sur l'exploitation d’un chemin de fer 1 . Cette influence est moindre en grande qu’en petite vitesse. Une rampe de 5 millimètres réduit le poids des trains dans la proportion
1 Chemin * r defei' de V Autriche , c. iv. ( Annales des mines . i86f>.)
Mécanique. i G