‹ Expose de la situation de la mecanique appliqueeChapitre 41 sur 186 · PERCUSSIONS · texte numérisé non relu

PERCUSSIONS

corps parallèlement à sa propre direction, et à faire tourner en même temps le corps autour d’un axe qui est le diamètre conjugué dans l'ellipsoïde central du plan mené par le centre de gravité et la direction de la force. Si ce diamètre conjugué est un axe principal, la rotation une fois commencée se conservera indéfiniment, et par suite le mouvement réel du corps se composera d’une translation connue du centre de gravité et d’une rotation également connue autour d'un axe perpendiculaire à la translation; ce qui équivaut, en vertu des principes de la cinématique, à une rotation unique, égale à la rotation donnée, mais s’effectuant autour d’un axe parallèle. Le mouvement du corps libre se ramène par ce procédé au roulement d’un cylindre droit à base circulaire sur un plan fixe dans l’espace. Si l’on suppose ensuite qu’on fixe un point du corps, à la rencontre de l'axe instantané, autour duquel la rotation initiale s’effectuerait sous l’action de la percussion qui lui est appliquée, et du plan conduit par la force et le centre de gravité, la rotation se continuera indéfiniment autour de cet axe, et la percussion n’exercera pendant sa durée aucun effort sur le point fixe, puisque ce point supposé libre n’aurait eu aucune tendance à se déplacer. De là la détermination du centre de percussion d’un corps tournant; si l’axe de rotation est un axe principal, il existe un point conjugué où le corps peut recevoir un choc sans que l’axe en éprouve aucune action. Poinsot a consacré à l’élude des percussions l’un de ses derniers mémoires (1857).

On en trouve une application dans le pendule balistique : le boulet doit frapper le pendule au centre de percussion, pour que le choc ne détériore pas l’axe auquel l'appareil est suspendu. S’il en est ainsi, la durée des oscillations du pendule sera la même avant et après l’incorporation du boulet. Enfin le déplacement angulaire du pendule, constaté au moyen d’un curseur, fait connaître sa vitesse au moment où il quitte la verticale, et par suite la vitesse du projectile au moment où le choc a commencé.

La rotation d’un corps solide autour d’un point fixe, à laquelle

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