DES LOCOMOTIVES
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celte question sont dus à M. Nollaü, ingénieur à Alloua, et remontent à l’année i84g; ceux de M. Lech Atelier sont à peu près contemporains; ils ont été suivis d’étndes intéressantes de M. Yvon- Villarceau ', de M. Résal, et enfin de M. Couche’. Les solutions proposées ne sont d’ailleurs pas complètes, car il est impossible de trouver des contre-poids qui, liés invariablement à un rayon des roues motrices, puissent maintenir dans l'immobilité le centre de gravité des parties mobiles du mécanisme.
On a d’abord cherché à réduire à zéro les oscillations horizontales, sans s’inquiéter des oscillations verticales; mais la pratique a mis en évidence les inconvénients de cette solution. En détruisant complètement les oscillations horizontales, les contre- poids font naître de nouvelles oscillations verticales, et les variations de pression des roues sur le rail , se produisant toujours au même point de la jante des roues, y sont, au bout de peu de temps, accusées par des méplats qui mettent les bandages hors de service. Aussi on a réduit graduellement les contre-poids, et l’on a renoncé à équilibrer entièrement l’une des composantes de l'oscillation de la machine, pour ne pas aggraver les effets des autres composantes. D’ailleurs les oscillations de la locomotive ne sont pas toutes dues au mouvement relatif du mécanisme; les poussées alternatives de chaque roue motrice conjuguée, les inégalités de la voie, le mouvement de lacet entretenu par la conicité des bandages, les défauts duprofd des roues après un certain parcours, tout cela se traduit par des oscillations sur lesquelles les contre-poids n’ont pas d’effet.
Comme dernier exemple des applications de la dynamique, nous nous bornerons à citer les perfectionnements introduits dans les machines à vapeur destinées à la propulsion des bâtiments de la marine. Le jeu de ces machines doit s’opérer sans entraîner aucun déplacement du centre de gravité, nuisible à la stabilité du bâtiment. L’importance de ce perfectionnement est surtout sensible
' Société de* ingénieurs civils , 1 8 Su . — * Annales de* mines , 1 853.
70 RÉSUMÉ DU CHlPITBE I".
dans les machines qui ont une grande puissance, et par suite un
poids considérable.
Nous sommes parvenu au bout du chapitre consacré à la mé canique générale; nous résumerons comme il suit cette première partie de notre travail.
Nous avons commencé par indiquer les divisions principales de la mécanique : l’ancienne, qui admet la statique et la dynamique; la nouvelle, qui admet la cinématique et la mécanique propre.
Nous avons présenté le compte rendu sommaire de la cinématique pure, et de la théorie des mécanismes, qui en est l'application la plus importante.
Ensuite nous avons étudié à part la statique, et nous avons émis nos doutes sur l’utilité du changement qui l’a fait entrer dans la dynamique, en en détruisant l’individualité.
La dynamique a été l'objet d’un troisième paragraphe; nous en avons donné la définition, et nous en avons présenté une histoire abrégée. L'étude expérimentale des forces naturelles, les diverses méthodes d’enseignement, la discussion des théorèmes généraux, la théorie des mouvements relatifs, les applications de cette théorie aux phénomènes terrestres, la théorie des forces vives et de la moindre action, celle des forces instantanées, celle de la similitude en mécanique, ont été successivement passées en revue.
Notre quatrième paragraphe est consacré à la dynamique spéciale des corps solides, aux beaux travaux de Poinsot, à la curieuse expérience de M. Foucault et aux autres faits mécaniques qui font apprécier l’influence de l’inertie dans les corps solides en mouvement.
Notre cinquième et dernier paragraphe comprend les principales applications de la dynamique aux machines, et notamment la théorie des régulateurs, des volants et des contre-poids.
Partout nous avons vu la théorie s'unir intimement à la pratique.