‹ Expose de la situation de la mecanique appliqueeChapitre 63 sur 186 · I)K M. DUHAMEL · texte numérisé non relu

I)K M. DUHAMEL

sujet de la stabilité des corps flottants est-il désormais épuisé? Loin de là. Nous avons fait ressortir cette circonstance, que M. Duhamel, suivant en cela les hypothèses de la théorie du mélacentre, n’admctlait dans son équation que les pressions statiques du liquide. Ce point de vue n’est pas assez général ; car il est contradictoire d'imprimer à un corps flottant certaines vitesses, et de traiter les réactions mutuelles du corps et du liquide comme si le repos relatif de ces deux systèmes n’avait pas été troublé. L’imperfection de la théorie est sensible lorsqu’on veut déterminer les lois exactes des oscillations des corps flottants, mais la recherche des conditions de stabilité ne paraît pas beaucoup en souffrir. 11 semble évident que le mouvement d’un corps au sein d’une masse fluide ne peut que développer des résistances et des frottements, dont le travail tend à réduire la force vive du corps en mouvement; si la stabilité est assurée sans tenir compte de ces diverses résistances, elle l’est A fortiori quand on les introduit dans le calcul. L’expérience confirme cette appréciation, car elle montre que la stabilité ne fait jamais défaut aux bâtiments construits d’après la règle consacrée.

La question est donc entièrement résolue au point de vue des applications, sans l’ètre au point de vue scientifique. Parmi les efforts récents faits pour compléter la théorie, nous citerons les travaux de M. Reech, destinés à donner à l’ancienne théorie du métacentre un caractère plus rigoureux; ceux deM. Jordan 1 , et ceux de M. Clebsch, qui a cherché à compléter la théorie de M. Duhamel par l’introduction des résistances dynamiques du liquide. Envisagé de cette manière générale, le problème présente des difficultés qui n’ont pas été surmontées jusqu’ici, et rentre en réalité dans le domaine encore bien obscur de l’hydrodynamique.

1 M. Reech, Mémoire sur les corps Jîui- des sciences, i865, t. I, p. a 66.) — tant s, (Voir Comptes rendus de l’Académie M. Jordan. ( Même recueil.)

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