ET DES SOUDES EN MOUVEMENT
On a mis à profit cotte observation en organisant sur le canal <le l’Ourcq, entre Meaux et Paris, un service de bateaux-poste, qui a subsisté jusqu’à l’ouverture du chemin de fer. Le halage des bateaux lourdement chargés ne peut se faire à celle vitesse, qui était, sur le canal de l'Ourcq , celle du petit galop d’un cheval ; et la diminution de l'effort de traction pour une valeur suffisamment grande de la vitesse demeure aujourd’hui sans application.
Dubuat avait fait des expériences de deux sortes : dans les unes, il déplaçait le corps solide au sein d’une eau tranquille ; dans les autres, il laissait le corps solide immobile dans une eau courante; et la comparaison des résultats l’amena à constater une légère différence entre les efforts mutuels développés à vitesse relative égale. Il tira de ce fait une conséquence paradoxale et contraire à la doctrine des mouvements relatifs : <t Dans l’état de repos, l’eau, it d’après Dubuat, offrirait plus de facilité à se laisser diviser, et <rpar conséquent moins de résistance que quand elle est en inoutr vement. n
Le fait constaté par Dubuat est exact, mais la conclusion qu’il en a tirée est fausse. On sait aujourd’hui la raison de celte singulière anomalie. Dans l’eau courante , les filets liquides ont des vitesses inégales, tandis que, si l’on fait mouvoir le corps dans une eau stagnante, le mouvement relatif de l’eau par rapport au corps est commun à tous les filets. Les deux situations relatives ne sont donc pas les mêmes, et la différence des résistances observées ne contredit pas les principes de la mécanique.