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MACHINES A COLONNE D'EAU

une nouvelle oscillation ascendante, avec dégorgement par l’orifice

supérieur du tuyau ascensionnel, se produira, et ainsi de suite.

M. de Caligny a proposé un grand nombre d’applications variées de sa machine, parmi lesquelles nous citerons celle qui se rapporte aux écluses des canaux de navigation, où elle procurerait une diminution de la dépense d’eau. Aucune d’elles n’a encore été réalisée pratiquement. Les difficultés résident uniquement dans la construction et l’installation d’un mécanisme régulateur qui, mis en mouvement par la machine, amène sûrement aux moments convenables, les déplacements alternatifs de la pièce mobile dont dépend le jeu régulièrement périodique de tout le système '.

RECEPTEURS HYDRAULIQUES.

Nous les partagerons en trois catégories : les machines à colonne d’eau , les roues à axe horizontal , enfin les turbines.

Machines à colonne d’eau. — Elles ont été d’abord appliquées exclusivement à l’élévation d’une partie de l’eau d’une chute à un niveau supérieur à celui de cette chute et à l’épuisement de travaux de mines. La plus ancienne machine de ce genre est celle de Denisard et de La Deuille.qui fut établie en 1781 et qui est décrite dans le tome V du Recueil des Machines approuvées par l’Académie royale des sciences. Elle diffère beaucoup, dans son ensemble et dans ses détails, dont quelques-uns sont fort ingénieux, de celles qui ont été construites postérieurement.

La machine imaginée, quelques années après, de 1786 à «789, par Béiidor, et dont on trouve une description détaillée dans le second volume de son Architecture hydraulique, est disposée, comme celle de Denisard et de La Deuille, pour relever à une hauteur quelconque une partie de l’eau d'une chute; mais on y trouve déjà tous les organes essentiels de la machine à colonne d’eau pour l’épuisement des mines, telle qu’elle fut établie, vers «769, par

1 fhpjwrt sur un mémoire de M. de (Comptes rendus des séances de l'Academie Caligny, par M. Coriolis, rapporteur. des sciences, t. VII, i838, p. 4 19 .)

■MACHINES A COLONNE D’EAli.

Hôli, dans une mine du district de Schemnitz, en Hongrie. Un robinet à double voie met alternativement, suivant la position qu’il occupe, le cylindre contenant le piston moteur en communication avec, la colonne de chute et avec un canal de décharge. L’appareil régulateur consiste en un poids en forme de marteau, fixé par son manche sur un arbre horizontal mobile autour de son axe. A chaque excursion du piston dans un sens ou dans l'autre, le poids est élevé jusqu'à sa position d’équilibre instable, qu’il a légèrement dépassée au moment où le piston arrive à la fin de sa course : en retombant au delà de cette position d’un cùté ou de l’autre, il fait tourner brusquement le robinet de 90 degrés. La machine motrice et la pompe élévatoire sont l’une et l'autre à simple effet. Les deux pistons sont fixés sur une même tige horizontale, et les cylindres dans lesquels ils se meuvent sont ouverts à celles de leurs extrémités qui sont en regard l’une de l’autre. Le piston de la machine motrice est ramené, dans sa course rétrograde, par la pression que la colonne de chute exerce sur le [liston de la pompe élévatoire, tandis que l’eau remplissant le cylindre s’écoule à travers le robinet régulateur dans le canal de décharge.

M. Héron de Villefosse a décrit, dans le troisième volume de la Richesse minérale, des machines à colonne d’eau établies en projet pour l’épuisement des mines, dans le Hartz, à Freyberg, en Carinthie, et en particulier l’une de celles qui furent construites par M. de Reichenhach pour l’élévation et le transport des eaux extraites des puits salés de Reichenhall , aux usines de Rosenheim , en Bavière. Dans celte machine, qui est à double effet et qui met en jeu une pompe également à double effet, dont le [liston est fixé sur le prolongement de la lige du piston de la machine, l’admission de l’eau motrice à chaque extrémité du cylindre de la machine, et l’écoulement de cette eau dans le tuyau de décharge, après quelle a produit son effet, sont réglés par un système de deux [listons fixés sur une même tige, et qui, à la fin de chaque excursion du piston moteur, se déplacent en montant ou en descendant d’une petite hau-

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