‹ Expose de la situation de la mecanique appliqueeChapitre 86 sur 186 · II · texte numérisé non relu

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le régulateur de la machine principale, et a elle-même un régulateur dont le jeu est déterminé par le piston de celle-ci, comme dans les machines de Bavière, d'Huelgoat, etc. La même cause a longtemps été un obstacle à l'application des machines à colonne d’eau à la mise en mouvement de pièces qui doivent recevoir un mouvement de rotation continu, tels que les tambours des machines d’extraction et les arbres moteurs de la plupart des machines industrielles.

Toutefois M. Schitko, ingénieur à Schemnitz, avait construit, vers 1 83a .un bocardà minerais ayant pour moteur deux machines à colonne d’eau et à balancier, qui imprimaient à un arbre porteur d’un volant un mouvement de rotation continu; ce mouvement était transmis à l’arbre des cames par l’intermédiaire d’un système de roues dentées. Les machines motrices avaient pour régulateurs des robinets d’une construction particulière, mis en mouvement au moyen d’excentriques calés sur l’arbre du volant.

Ces difficultés, qui compliquaient la régulation des machines à colonne d’eau et la transformation du mouvement rectiligne alternatif de leurs pistons en mouvement de rotation continu, ont été complètement et heureusement surmontées par Armstrong, au moyen d’un artifice ingénieux et fort simple, qui consiste essentiellement à adapter à chacun des tuyaux d’admission et d’émission du cylindre, entre ce cylindre et l’orifice dont le régulateur détermine l’occlusion momentanée, deux conduits latéraux allant aboutir, l’un au canal d’amenée des eaux motrices, l’autre au réservoir ou canal de décharge. Le premier de ces conduits est muni d'une soupape habituellement fermée par la pression même de la colonne d’eau motrice, et qui, lorsqu'elle est ouverte par une pression prépondérante, permet à l’eau refoulée par le piston de la machine de passer dans la colonne motrice. Le second est aussi muni d’une soupape établie de manière à intercepter le passage de l’eau contenue dans le cylindre et le tuyau d’admission de la machine au canal de décharge, et à laisser au contraire l’eau du canal de décharge re-

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SYSTÈME ARMSTKONü.

monter dans le cylindre par l'effet de l’aspiration que produit la continuation du mouvement du piston de la machine, après l’occlusion du tuyau d’admission par le régulateur. Grâce à ces dispositions, les appareils régulateurs des machines à vapeur à simple ou à double effet sans détente, en particulier les tiroirs à rebords, de largeur égale ou un peu supérieure à celle des lumières, et mis en mouvement par des excentriques, sont applicables aux machines à colonne d’eau. Depuis que leur construction a été ainsi simplifiée, leur usage s’est beaucoup répandu. Armstrong en a fait la plus heureuse application à l’élévation des fardeaux au moyen d’appareils fixes ou de grues, dans les gares de chemins de fer, les docks et magasins de marchandises. L’eau motrice, élevée, par des machines à vapeur fixes, dans des réservoirs où elle est soumise à l’action d’un piston chargé de poids, dit accumulateur dépréssions, est distribuée, parmi système de conduites souterraines, à toutes les machines établies le long du quai au pied duquel sont amenées les marchandises à décharger. Chaque grue a deux machines, dont l’une, à simple effet, élève le fardeau, et l’autre, à double effet, imprime à la volée de la grue un mouvement de rotation autour de son pivot. De petites machines du même genre peuvent être appliquées avantageusement à mettre en mouvement des tours ou autres outils de petites dimensions et n’exigeant qu’une faible dépense de travail, dans les ateliers des villes où il y aurait des distributions d’eau dont les réservoirs domineraient ces ateliers. Enfin Armstrong, et après lui quelques ingénieurs hongrois et allemands, ont appliqué les machines à colonne d’eau à mouvoir les tambours de machines d’extraction établies sur des puits de mine. On cite en particulier celle de la mine de plomb d’Allenhead, en Derbyshire, où les pistons de quatre machines à colonne d’eau à simple effet impriment directement, au moyen de bielles et de manivelles, le mouvement de rotation au tambour sur lequel s’enroulent les câbles qui élèvent des poids de 7 à 10 quintaux (35o à 5oo kiiog.), avec une vitesse moyenne de 1 5 pieds par seconde. Les pistons des quatre machines ont G pouces

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