RELAIS ET
— En Allemagne, où Ton emprloie avec succès le système des tiansmissioiis à courant fermé, on a disposé la translation d'une manière particulière, dont nous représentons le principe (fig. 155).
Dans ce système, les contacts de fermeture, qui constituent alors les contacts de repos, puisque les signaux ne se font que sous rinfluence d'in* terruptions du circuit, sont reliés directement à la terre, et les contacts d'ouverture sont reliés entre eux par Tintermédiaire d'une pile puissante (supérieure à celle des deux lignes en translation), et dont la disposi* tion, par rapport aux appareils de droite et de gauche, dépend de la manière dont les piles qui leur correspondent sont reliées à la terre. Lorsque Tune des lignes a son pôle cuivre à la terre alors que l'autre ligne y a son pôle zinc, la pile intermédiaire doit être disposée de manière à ee que ses pôles soient en correspondance avec les appareils dont la pile est en communication à la terre par des pôles semblables. Lorsqu'au contraire les deux lignes ont un même pôle à la terre, on doit mettre la ligne qui est
Fig. i55.
Irte
téax
sillonnée par le courant le plus énergique, en rapport avec le côté de Tappareil où aboutit le pôle de la pile intermédiaire qui est semblable au pôle terrestre de cette ligne.
L'étude dé la marche du courant dans celte disposition de translation, fera du reste, mieux comprendre le système que toute autre explication. Considérons donc la fig. 155, et admettons que Ton ferme le conrant sur les deux lignes A et fi. Le courant de la ligne de droite passera à travers l'électro-aimant £', ira de là au massif de l'appareil de gauche, et s'écoulera en terre par le levier L de cet appareil et le contact b. Le courant de la ligne de gauche en fera autant^ mais en sens invane; de sorte que les le-
RELAIS ET tRANâUTEimS. 4S7
Tiers L et U gehint mal nteims en temps ovdkudie rar tes èimlioli b et b' xnal^ leurs ressorte antogonistes.
Quand une interruption se produira, soit sur la ligne de droite, soit sur la ligne de gauche, les leviers L et L' se trouveront repoussés contre les contacte a et a\ En effet, le courant venant de B, je suppose, éteat interrompu, rélectro-ainumt £' devient inerte et le levier L' est repoussé en a'; mais le courant venant de B, ne trouvant plus en V un eontfict à la terre, est par ce seul ftdt interrompu, et le levier L se trouve également reporté contre le contact a. Conséquemment, le signal en rapport avec cette inter^ ruption de courant venant de B, se trouve transmis à la ligne A.
Supposons maintenant que» pour fournir un nouveau signal, on ferme le courant sur la ligne B ; ce courant traversera comme précédemment l'électro-aimant ET, et arrivera au contact a de Tappareil de gauche par le levier L; il traversera la pile P, qui réunit son courant à celui de la pile de B, arrivera au contact a', puis au levier L', et de là ira rejoindre la ligne A, après avoir mis en action Télectro-aimant E, pour s'écouler ensuite en terre à la station de gauche. Sous cette influence, les leviers L et L' reviennent à leur position primitive, c'est-à-dire contre les contacte 6 et èMl importe, toutefois, de considérer comment les piles sont en rapport avec le sol, aux deux stations correspondantes aux lignes A et B.
11 est clair que si, à la station B, le pôle négatif de la pile est en rapport avec le sol, tandis qu'à la station A ce sera le pôle positif» le courant de la pile de la première station, joint au courant de la pile P, n'éprouvera aucune résistance dans sa transmission à travers le circuit A, puisque la pile de cette station se trouvera être alors dans une disposition qui permettra à son courant de circuler, à travers le circuit, dans le même sens que ceux des deux autres piles. Dans ce cas, on pourrait même au besoin se passer de la pile P ; mais il n'en sera plus de même si les piles des deux stations extrêmes sont mises en rapport avec le sol par le même, pôle ; alors le rôle de la pile intermédiaire devient important, car c'est elle qui peut alors annuler la tension contraire qui s'o')poserait à l'action de la pile extrême, et, comme, en outre de la force nécessaire à cette annihilation, le courant actif doit avoir un excédant de force pour assurer la translation, il faut dans ce cas que la pile P soit plus puissante que les autres. C'est encore pour la même raison que les liaisons électriques avec les appareila doivent être, dans ce cas, faites de manière que celui des deux courante de ligne qui est le plus fort, puisse être réuni au courant de la pile supplémentaire. Ce système est dû à M. Th. Agte, seorèUire des télégraphes, à Hanovre.
RCLAISIET TRANSLATEURS.
TrMMlati<m avee 1m téUgrm^ik^m Ha^liM. — Les relais
ordinaires permettent bien de mettre en communication deux lignes aériennes desservies par le télégraphe Hughes, mais ils ne se prêtent pas, dans ce cas spécial, h toutes les nécessités du service ; ils ne laissent pas, par exemple, à l'employé qui le surveille, ht &culté de suivre exactement toutes les phases de la transmission. En outre, on ne peut, avec ces instruments relier une ligne aérienne à un câble d'une certaine longueur, à cause de l'impossibilité où l'on se trouve de faire suivre chaque courant utile d'un courant de sens contraire, destiné à décharger le c&ble. M. Hughes a
Fig. 156.
comblé cette lacune en adaptant à son appareil un double système d'éleetroaimant, qui fait de son appareil un véritable translateur, La fig. 156 donne une idée exacte de ce système.
Cîomme on le voit. Taxe imprimeur présente quelques modifications dans sa construction, pour fournir des contacts successifs qui sont alors né- ^ssaires. Ces contacts sont fournis par les cames c, c', c* et les ressorts R, R', R', R". Les contacts fournis par les ressorts R% R" sont simultanés et ne durent que très peu de temps; ils se rapportent aux transmissions simples, échangées entre l'appareil et les deux sections de la ligne. Le contact du ressort R avec la came e, vient après, et correspond à la pile de décharge du cAble; il est beaucoup plus long, car la came e occupe près d'un tiers de la circonférence de l'axe. Ënfln, le contact fourni par le
RELAIS ET TEAN8LATEIIR8. 4»
ressort R', vient en dernier lieu et établit la communication de la Ugne sous-marine avec la terre.
On observera encore que, dans ce système, les hunes de ressort du leider a de Tarmature des deux électro-aimants sont isolées et constituent avec des secondes vis de contact v, v', placées en fhce de celles qui règlent latorce antagoniste, deux rhéotomes qui fonctionnent au moment du déclanchement de l'appareil imprimeur. £nân, on remarquera que Tintemipteur du circuit de ligne M, ne sert que quand la translation doit se fiure à travers le câble ; alors la manette est portée sur le contact T, quand la transmission se ftùt de la Ugne aérienne au câble, tandis qu'elle est portée sur le contact T, dans le cas contraire.
Une pile de décharge, dont les deux pôles aboutissent aux boutons -H et — » un bouton d'attache pour la ligne sous-marine, et un ressort interrupteur D, appelé dirioatmrf qui a pour fonction d'établir la communication directe des deux sections de ligne à la terre, lorsqu'on met au blanc, complètent le dispositif de l'appareil. Nous lyouterons encore que la pile, au lieu d'avoir son pôle cuivre au bouton d'attache de la pile, n'est mise en communication avec lui que par son pôle zinc. Voici maintenant eonuaent cet appaseil fonctionne :
Supposons que Paris veuille correspondre par translation avec Londres* l'appareil translaleur étant placé au Havre : la manette M sera placée sur le contact T, et le courant envoyé de Paris, arrivant en L traversera l'électro-aimant F ET n* 1, après avoir passé par le rhéolome de rélectroaimant B E n* 2, c'est-â-dire par le ressort r et la vis t), qui sont alors en contact, et par le commutateur S' de l'étectro-aimant n* 1. De cet électro* aimant, il va regagner le ressort R', la came cf de l'axe imprimeur, alors en contact avec lui, et s'écoule en terre par le massif et le chariot transmetteur L Sous l'influence du courant ainsi transmis, le ressort r' du rhéotome de rélectro^aimant n? i, se trouve amené en contact avec la vis v\ et par suite, avec la plate-forme du clavier N, qui est en rapport avec le pôle négatif de la pile de ligne du translateur, d'où il résulte un courant négatif transmis au câble. Toutefois, comme après celte action, Paxe im« primeur a tourné et a rompu son contact avec le ressort R', pour le rétablir avec le ressort R, il arrive que le courant de la pile de décharge, jusque-là inactif, trouve une voie pour passer dans le câble, et cette voie lui est ouverte : d'un côté par l'interrupteur M, qui est alors sur T, et par la vis v du premier rhëotome, qui, par suite du mouvement de l'axe imprimeur, a commencé à se mettre en contact avec' le ressort r\ de l'autre côté par le ressort R, qui étant en contact avec Taxe imprimeur, réunit à la terre le
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pâle linc de la pile de dédiarge ; mais aussitôt après, le ressort R' venant en contact avec Taxe impriottur, établit une communication directe entre la terre et le c&ble par le rhéotome de rèlectro-aimant n* 1.
Supposons maintenant que Londres transmet à Paris : On placera alors la manette de rintemipteur M sur le contact T, et alors le courant arrivant du câble, ira au premier rbéotome, de là au commutateur 8 du 2* électroaimant, traversera cet électro-aimant, et ira au ressort R", qui, étant en ce moment en contact avec Taxe imprimeur, écoulera le courant en terre. Alors le courant de la pile de ligne du translateur^ qui sera négatif ira au rhéotome du %• électro-aimant, dont le ressort sera en contact av^ la vis o', et de là à la ligne ; mais bientôt après, quand le ressort R' sera venu en contact avec l'axe imprimeur, le câble se déchargera en terre. Dans cette action, le contact T n'a d'autre rôle que de couper le courant à travers l'électro-aimant n* t, une fois le déclanchement effectué, et le courant qui continue à être envoyé par le câble, va alors directement en M, puis en T, puis à Tarmature a, et de là en terre par le levier de déclanchement avec lequel cette armature est alors en contact.
Le dérivateur D sert^ comme nous Tavons déjà dit, à mettre les deux sections de ligne en communication avec la terre ; il remplace le ressort de dérivation fixé dans les appareils ordinaires au levier de rappel au blanc. Quand on rappelle la roue des types au blanc, on doit presser sur le dérivateur, mais lorsque ce rappel doit se fiûre sans interrompre la communication entre les deux postes extrêmes, il fiiut éviter d'établir cette dérivation. Le dérivateur sert encore pour le réglage du synchronisme ; dans ce cas, on fSit dériver à la terre le courant venant de la ligne pendant une dizaine de tours du chariot, au heu d'isoler la ligne, conmie on le &it avec Tappaieil ordinaire, au moyen de la manette de l'interrupteur.
Avec la disposition ordinaire des postes télégraphiques, les transmissions ne peuyent se foire en même temps des deux extrémités de la ligne, et il est d'absolue nécessité que la ligne se trouve complètement libre quand on expédie les dépèches ; or, sur les lignes très surchargées, ce temps d'arrêt ne laisse pas que d'être souvent assez long. Pour l'abréger on s'est mis à rechercher s'il n'y aurait pas moyen de transmettre simultanément, par un même fily deux ou plusieurs dépèches différentes» sans augmenter pour cela les frais d'installation des Hgnes télégraphiques. Ce problème a été réalisé de plusieurs manières par MM. Gintl, Edlund, Wartmann, Frischen, Siemens, Eden, Duncker, Starke» Rouvier et plus complètement dans ces derniers temps, pas MM. Stearns, Preece et Meyer.
Au premier abord» on comprend difficilement que le télégraphe puisse fieûre ce que la parole serait impuissante à réaliser ; mais si l'on réfléchit aux ressources immenses que mettent entre nos mains les réactions électriques, le merveilleux du problème se réduit à de simples combinaisons de cou* rants. On peut en eifot résoudre le problème des transmissions simultanées de trois manières : 1* en disposant les appareils de manière que deux courants envoyés à la fois de deux stations opposées, puissent réagir connue s'ils traversaient la ligne sans se confondre ; 2* en utilisant les intervalles qui séparent les émissions de courant pendant le passage d'une dépèche ; 3» en envoyant des courants de diverses intensités et réglés de manière à correspomlre chacun à un appareil déterminé» Au premier de ces genres de solutions appartiennent les systèmes de MM. Ginti» £dlund, Wartmann, Prischen» Siemens, Wan«Kebach, Stearns» Eden» Preece, etc. ; au second» ceux de MMi Rouvier, Meyer» etc. ; enfin au troisième ceux de MM. Dunker» Starke» Wartmann» etc. Nous aUons suocessivement passer en revue ces différents qrstèmesi
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