III. TllANSMISSIONS MULTIPLES ALTERNÉES
La troisième catégorie des télégraphes à transmissions multiples qui nous reste à étudier se rapporte aux transmissions dans lesquelles on utilise à la marche d'appareils différents les intervalles de temps pendant lesquels une ligne télégraphique n'est sillonnée par aucun courant. Pendant ces intervalles, chaque appareil est donc en po&session de la ligne, comme s'il était seul à l'utiliser.
Système de 11. RouTier. —Pour pouvoir utiliser les intervalles des émissions de courants produites pour l'envoi d'une dépèche à la transmission d'une autre dépèche, M. Rouvier admet en principe qu'il faut : !• imprimer aux appareils destinés à réaliser cet effet aux deux extrémités de la ligne, deux mouvements parallèles identiques ; 2* subordonner à ces mouvements le jeu des manipulateurs.
Pour résoudre le premier problème, M. Rouvier a recours à un moyen analogue à celui que M. Caselli a employé pour son télégraphe autographique. Il prend deux pendules de même longueur, de même forme^ de
TÉLÉGHAPHËS A TBANSMI8SI0NS HtLTI^LfeS.
même poids, et charge l'électricité d'entretenir leurs mouvements^ une fois abandonnés à eux-mêmes^ et de régler leur marche de telle manière que» 8*écartant également de la verticale, ils abandonnent leur position extrême précisément au même instant. D arrive à ce résultat par un moyen analogue à celui de M. Gaselli, mais beaucoup moins sûr.
Pour résoudre la seconde partie du problème, M. Bouvier adapte au pendule deux petits leviers destinés à réagir comme frotteurs, et qui se trouvent mis alternativement en action, à chaque demi-oscillation du pendule, par l'intermédiaire d'ime bascule adaptée également à l'axe de celui-ci et qui conserve une position différente suivant que le pendule se meut de gauche à droite ou de droite à gauche. Cette bascule sert en même temps de conjoncteur de courant pour animer les électro-aimants destinés à Ten-
Fig. 17S.
tretien du mouvement du pendule, absolument comme dans le système de M. Caselli.
En face des leviers dont nous venons de parler, et placées sur deux circonférences concentriques, sont adaptées huit séries de lames métalliques isolées, disposées par groupes de trois et en retrait les unes sur les autres, comme dans la figure 172, ci-dessus.
Les lames d'une même série n'ont entre elles aucune communication ; mais^ par suite de leur disposition, il arrive forcément que le frotteur du pendule ne peut quitter une série pour glisser sur la suivante que lorsqu'il a déjà eu un contact avec celle-ci. D'un autre côté, ces lames communiquent d'une série à l'autre suivant le numéro d'ordre des groupes par rapport à la verticale.
Ces différentes lames sont reliées métalliquemenl à deux systèmes de claviers destinés à réagir sur deux récepteurs Morse différents, et leur liaison avec ces claviers, composés chacun de huit touches, est faite de telle manière (que Tun des claviers correspond aux groupes pairs et l'autre aux groupes impairs.
M TilLÉGftÀPâËâ A ïftAKSMlSÔtONS MÙLf tt»L£S.
Atoc cette disposition, il siifQt, au commencement d'une oscîliatipn du pendule, de toucher, soit isolément, soit collectivement, par deux, par trois ou par quatre, etc., les différentes touches de Tun ou l'autre des claviers, pour transmettre les différentes lettres deTalphabetsur le récepteur correspondant ; et, comme la réaction du frotteur conduit par le pendule ne ^'opère pas en même temps sur les touches paires et siu* les touches impaires, les deux claviers peuvent être touchés en même temps par deux expéditeurs et fournir des dépêches différentes sur les deux récepteurs, pourvu que rabaissement des touches correspondant à telle ou telle lettre 9oit prolongé sur les deux claviers tout le temps de TosciUation entière du pendule.
\ Àûn d'éviter h l'employé la recherche des combinaisons de touches nécessaires pour la ti'ansmission des différentes lettres, M. Rouvier a disposé un système de transmetteur à clavier et à lettres, qui fournit immédiatement cette combinaison, par l'effet de l'abaissement de celle des touches qui correspond à la lettre que Ton veut transmettre. De cette manière, la corrélation du temps de transmission des signaux avec les mouvements du pendule est plus facile, et la manœuvre de l'appareil plus aisée.
Lldée de la transmission, par un manipulateur à huit touches, de tous les signaux Morse correspondant aux différentes lettres de l'alphabet, étant nouvelle et ingénieuse, nous croyons devoir entrer dans quelques détails à ce sujet.
. Les lames métalliques rencontrées par le firotteur du pendule sont, comme on Ta vu, au nombre de trois pour chaque groupe et sont en retrait l'une sur rautr0. Si Fou considère deux touches contiguës d'un même clavier comme représentant un système particulier dont l'une des touches est solidaire de l'autre électriquement, et qu'on suppose ces deux touches reliées aux lames consécutives C et I, par exemple, on comprendra qu'il pourra ^ver, quand on abaissera la touche indépendante, que la pile sera mise à la fois en rapport avec les deux plaques précédentes, et alors il se produira, au moment du passage dufrotteur pendulaire, deux fermetures de courant qui se succéderont il est vrai, mais sans interruption, et qui pourront fournir le trait sur le récepteur. 8i on abaisse à la fois les deux touches, la communication de Tune des plaques précédentes avec la pile sera coupée, et on n'obtiendra qu'une fermeture de courant correspondant à l'autre plaque» qui ne fournira sur le récepteur que le point. Ainsi, en abaissant Vune des deux touches, on obtient le trait, et en abaissant les deux à la fois pn a le point.
On conçoit focilement que le même effet se reproduisant avec le second
Éyslàme de doubles touohm du manipulateur, on pourra, par PatMieflemeat des touches i et 3, obtenir deux tnûts, et par rabaieeement des quatre touches, deux pomts ; de sotte <iue toutes les coinbinaiscms biliaires de points et de traits entrant dans l'alphabet Morse pourront déjà être repro* duites avec les quatre premitees touches du manipulateur. Par des raisons analogues, les combinaisons ternaires et quaternaires pourront être fbur* nies pfeff les quatre demitoes touches combinées avec les quatre premières.
La figure 173 d-dessous montre comment les deux touches de chaque système doivent être disposées pour produire FeBét dont nous venons de parier*
La touche G communique aux plaques G et (j" (fig. i72) de l'appareil pendulaire, la touche Aaux plaquesl et r du même qiparefl ; le contaeti (fig. 173), sur lequel repose le ressort de la tige G, correspond au récepteur»
Fig. 171.
tandis que celui H, ma lequel appuie le ressort de A, conmiuniqiie à la touche G« Enfin » le butoir G est en refanion avec le p41e positif de la pile, et le froiteur du pendule avec le fil de ligne. La touche G est celle que nous avons appelé indépandante. Quand <m l'abaisse, le courant de la pile passe deGenG,deGenGetG'"(fig. 172), et par AetL(fig. 173)arriveàl et r" (fig. 172) ; d'où résulte la double fermeture du courant produisant le trait Quand on abaisse A et G {iïg. 173) à la fois, le circuit entre I, I^'et G est coupé, et le courant de la pOe ne peutphis Msfoîndre les plaques I etr".
On comprend aisément que c^est pour ne pas trop rapiffodier les seize groupes de plaques les unes des antres qu'on les a disposées sur deux rangées.
La disposition du transmetteur à clavier et à lettres est asses simple avea ee système; caril suflt de plaeer en ooijCfSoas les huit «auohes dont nous venons de parler et qui peuvent ètse ijeai trt»lopgues et très^flléw, Isa
M TÊLtGRAPHES A TRANSIOSSIONB MULTIPLES.
Yîagi-huit touches oonespondant aux vingiHnx lettres de relpbabet, aux blaacs et à Tattaque, et de munir ces touches d'un nombre de chevilles nécessaire pour soulever à la fois celles des huit- touches qjai doivent fournir les différentes lettres.
Unous reste inaintenant à indiquer le idie des troisièmes lames O et T (fig. i72) de chaque groupe du commutateur. Ces lames n'ont qu'un rôle passif et ne sont nullement nécessaires pour les transmissions; elles ne servent qu'à mettre la ligne en conununication avec la terre après chaque émission de courant, et, par conséquent, à décharger la ligne.
M. Rouvier, daus im mémoire très-intéressant qu'il a publié sur aon srfstème dans les Ànnaks télégraphiques^ tome m, page 5, entre dans de longs détails sur la manière de disposer ses appareils pour la translation ; mais nous ne le suivrons pas dans ces détails, qui n'ont qu'un intérêt trèssecondaire.
Système de M. Meyep. — Le système que nous venons de décrire, bien que très-ingénieux et très-étudié par son auteur, ne pouvait avoir cependant une application pratique, en raison de la difficulté de l'établissement du synchronisme, entre deux appareils en correspondance, avec des pendules obligés de fournir directement des contadts doubles et successifs résultant de^lrotteméits forcément inégaux. M. Meyer^ en faisant tfbctoer ces contacts par des mécanismes d'horlogerie dont il devenait possiUe de régler le synchrtmfsme de marche, a pu non-seulement rendre tout à fiiit pratique l'idée ^ M. Rouvier, mais encore faire fonctionner six appardb au lieu de deux. Aujourd'hui ce système n'est plus dans la période des essais, U est employé sur plusieurs lignes françaises et étrangères, et on en est jde phisen plus satlâfait. Nous ne serions pas étonné qu'il remplaçât un jour tous les systèmes jusqu'ici employés, car, outre sa fiicilité de nuuûpulation, il est avec l'automatiquede M. Wheaststone celui de tous les tél^^phes jusqu'à préseiit mis en usage, qui peut débiter le plus de dépèches dans un temps donné à travers un même fil. On prétend même que quaad .les appareils seront disposés pomr 6 traosmissioos, il débitera plus de dépèches que ce^ui de H. Whealstone. Quoiqu'il en sOit, voici en quoi consiste cet ingénieux appareil.
' Qu'on imagme, aux deux stations en oortespondance, quatre oaaix appa^ reils récepteurs Morsemîs en mouvement par un même mécanisme d'hi^ logerie, dont le mouvement pourra être réglé de manière à obtenir un synchronisme parfait dans la marchedes appareils aux deuxsfeatioiis. Qu^oa imagine encore ce mécanisme disposé de manière à Wre toumer^auac deux tttftio&Sf un système in^eitupleuriVBRttK^ur efbt.de mettre sQCcaaahe*
TÉLÉGRAPHES A TAAM6MI88K>liS MULTIPLES. -
mentebaeun des appareils télégraphiques (récepteur et manipulateuif successivement en rapport avec la ligne pendant un certain intervalle do temps qui pourra être calculé: il est bien certain, que, si le synchronisme a été bien réglé eî que les deux appareils soient déclanchés en même temps^ leà deux premiers systèmes télégraphiques, aux deux stations, seront d'abord mis en correspondance, puis les seconds, puis les troisièmes, etc., et pendant ce temps on pourra transmettre tel signe qu^on voudra. Si Tinterrupteur tourne avec une vitesse qui ne dépasse pas, pour chaque appareil, le temps moyen de la transmission d'une lettre, c'est-à-dire le temps nécessaire pour produire cinq émissions de courants successives, chaque employé
Fig. 174.
pourra transmettre h chaque tour de cet interrupteur une lettre diflérente, et il pourra être averti du moment où il doit fiiire fonctionner son manipulateur, par un coup de marteau, qui sera produit au moment où la partie de rinterrupteur qui est reliée à son appareil établit la Maison de cehii-ci avec la ligne. Tel est le principe de l'appareil de M. Meyer ; nous allons maintenant en étudier la disposition.
Il s'SagissaitM'abord de savoir combien il serait possible, atec ce système»
de fdre fonctionner d'appareils télégraphiques. 6i Fon admet qu'un travail
de 25 dépèches à l'heure, qui est le travail d*un employé exercé, exige,
comme l'expérience semble l'avoir démontré, 5 émissions de courant en
moyenne par seconde, le nombre de récepteurs qu'il sera posnble d'établir
é8$ TâLfiGiUPHBS A TRANSMISSIONS MULTIPLES. ,
sur la mAoïe fil seri^ représoité par le nombre n de ooufants q[iii pewraiil
physiquement se succéder dans ce fil divisé par 5, s(Ât ^. Si on admet qu6
ce nombre est de 20 on pourra donc établir quatre i^pareils; c*est dans cette hypothèse qu'ont été établis les premiers appareils de M« Meyer. Mais ii est feuule de comprendre qms ce nombre 20 est minimum, car req»érîeiics a montré) avec les télégraphes autographiques, que Ton pouvait obtenir en ligne des empreintes très-nettes avec des courants dont la durée ne dépassait pas un cinq centième de seconde. On ponrradonc porter à 6 le nombre des récepteurs de chaque station sans aucun inconvénient, puisque ce nombre ne supposerait encore à n qu'une valeur de SO émissions inr seconde.
La fig. 174 représente le premier appareil de M. Meyer. Le mécanisme d'horlogerie est en K ; les récepteurs en r, r* r^, et les manipulateurs en a, a', a", a". Cette disposition a été depuis perfectionnée comme on le verra à l'instant.
Distributeur. ^ L'interrupteur appelé dt^triMitwr est représenté séparément, fig. 175, et s'aperçoit en K, fig. 174. C'est, comme on le voit, un disque KK constitué à sa circonférence par 48 lames de cuivre, isolées les unes des autres et recourbées à angle droit de manière à former dans leur ensemble un anneau o o\ Ces 48 plaques sont réparties en quatre groupes, et chacun de ces groupes est relié à des appareils télégraphiques et à la terre par des fils de communication qui s'alternent de deux en deux ; c'està-dire qu'après deux fils communiquant à l'appareil correspondant, il y en a un qui communique à la terre. Il y a donc par groupe 8 fils* de liaison avec les appareils télégraphiques et 4 avec la terre. C'est sur l'anneau oo' qu'q>puie le frotteur de l'interrupteur qui est porté par un bras I et qui est mis en mouvement par un axe 6 faisant partie du mécanisme d'horiogerie; de iQorte que pour une révolution entière accomplie par lui, cbaeun des appareils aété mis en rapport avec la ligne pendant un quart de tour, et par l'intermédiaire de huit fila qui, suivant la manière dont le manipulatear correspondant est touché, peut fournir simultanément des eombinaieens différentes d'émisaicms de courants représentant les différentes lettres du vocabulaire Morse.
. Manipulateur, r- ^ manipulateur que ikmis représentons en partie fig. 176 ci-contre, est une sorte de clavier à huites touches, quatre blanches et quatre noires quî sont reliées au distributeur, comme on le voit sur la figure, et qui basculent entre la {hSc et le fil de terre*
Une touche blanche étant abaissée, la pil.e est mise simultanément sq
Rg. 175.
rapport avec deux lames contiguës du distributeur par les fils /'et p' qui se troiivent réunis eo f par le contact de repos de la touche noire adjacente. Consèquemment^ quand le Trotteur de l'interrupteur passe au-dessus de ces
deux lames, l'action de la pile se fiait sentir pendant un intervalle de temps double de celui qui serait nécessaire au passage du frotteur au-dessus d'une seule lame, et on aura, par conséquent, un trait. Au contraire, quand mie touche noire est abaissée, la pile ne correspond qu'à une seule lame du distributeur, et le frottem* en passant ne peut déterminer qu'un point. Les intervalles vides entre les plaques, mises deux par deux en communication avec les manipulateurs correspondent naturellement aux inter^ valles qui séparent les signaux, traits ou points, mais Ton conçoit, d'après le système de liaison qui a été adopté, que, pour que ces intervalles soient égaux, il faut que la manipulation se fiasse de gauche à droite pour les lettres. Il Cbt maintenant facile de comprendre qu'en abaissant simultanément le
Fig. 176.
nombre de touches noires et blanches nécessaire pour la formation d'une lettre (en partant de la gauche), au moment même où l'on sera prévenu de rarrivée du frotteur interrupteur sur la partie du distributeur qui correspond, et en maintenant quelques instants ces touches abaissées, Tinterrup: teur devra produire successivement par son passage à travers les lames 'Oj v' ,v' v", le nombre d'émissions de courant nécessaire à la formation dç.kk lettre sur les récepteurs en correspondance; de [sorte que cette lettre
se trouvera imprimée sous ririfluence d'une manipulation &ite d'un seul coup. Pour obtenir cet avertissement de la position du frotteur, chaque manipulateur est accompagné, à droite, d'une espèce dé petit firappeur que l'on distingue aisément sur la figure 174 et qui est mis en action par un système de leviers sur lequel réagit une excentrique adaptée à l'arbre moteur de tous les appareils.
Récepteur. — La figure 177 ci-dessous représente l'un des récepteurs de
Fig. 177.
l'appareil Meyer. La disposition de cette partie du système a été un peu modifiée dans ces derniers temps, comme nous le verrons à l'instant, mais le principe est toujours le même. C'est un appareil disposé un peu conune un récepteur Morse, mais l'organe traceur, au lieu d'être une molette, est un cylindre A muni d*une portion d'hélice saillante h, comme dans le système autographique de^. Meyer que nous avons décrit page 357. Cette portion d'hélice A est, pour chaque appareil, le quart d'une spire complète, et sa position sur les cylindres est telle que Tune est la suite de celle qui la précède ; de sorte que les 4 portions de spires, si elles étaient rapprochées les unes des autres, constitueraient une spire entière.
L'hélice du récepteur et le frotteur du distributeiu? opèrent leur rotation dans le même temps, celui-ci passant sur le premier quart de cercle pendant que la première hélice passe en fece de la bande de papier, et ainsi des autres.
Un tampon encreur tourne librement sur chacune des hélices, et au-dessous d'elles se déroulent, à tirage continu d'enviroa 3 millimètres par tour,
quatre bmides de papier sans fin p glissant chacune, avec une parCaite adhé» rence» sur la tringle d'un levier en ëquerrequi porte l'armature derélectro* aimant que nous avons déjà décrit p. 3G1 et 408. La bande de papier, comme dans le système autographique de M. Meyer, suit les oscillations du levier dont les amplitudes, limitées par deux vis de réglage» ne dépassent guère Vio de millimètre ; cette bande se trouve de plus entraînée par un système de laminoir analogue à celui des appareils Morse et que Ton aperçoit en avant de la figure. Les lettres s'y impriment de gauche à droite dans le sens transversal par points et traits» comme dans le système autographique du même auteur ; mais elles ne se reproduisent qu'isolément les unes au-dessous des autres. Cette disposition présente un double avantage : elle évite toute confusion entre deux lettres consécutives et réduit considérablement la longueur de bande d'une dépêche. On sépare d'ailleurs les mots entre eux en laissant passer à volonté un ou plusieurs tours d'hélice.
Synchronisme de marche des appareils en correspondance. ^ D'après le principe sur lequel M. Meyer a basé son système, la transmission exige» dans les appareils placés à distance, une marche tout à Hait synchronique des firotteurs du distributeur et des mécanismes récepteurs. Dans le premier système de M. Meyer, le dispositif employé pour réaliser cet eflet et qui était un pendule conique représenté en K R fig. 174, laissait un peu à désirer, mais il a été perfectionné de la manière la plus heureuse dans les nouveaux appareils, et pour ne pas ennuyer le lecteur de descriptions inutiles, nous allons décrire seulement ce dernier système dont nous représentons fig. 178 ci-dessous le dispositif principal.
Dans cette figure, M représente une portion de la botte renfermant le mécanisme moteur, laquelle boite s'aperçoit en K dans la fig. 174 ; P est la boule du pendule conique, et K son support, qui a été brisé pour ne pas donner à la figure de trop grandes dimensions.
La pièce principale de ce système est un échappement à double effet qui réagit, sous l'influence du mécanisme d'horlogerie et d'un système électromagnétique» sur une sorte de miimterie à rouf s satellites, qui a pour effet de corriger sans cesse la vitesse d'impulsion communiquée au pendule par le mécanisme d'horlogerie, soit en l'accélérant, soit en la retardant. Si le mouvement est parDsitement uniforme, l'avance produite d'un edté est détruite par le retard déterminé de l'autre côté» mais à chaque tour de l'arbre moteur la double correction est effectuée, et l'une des deux prédomine sur l'autre» selon que le mouvement est en avance ou en retard.
Pour obtenir ce résultat, M. Meyer adapte sur la platine interne du mécanisme d'horlogerie M une fourchette d'endiquetage F» dont les bfaa
iw TÉLÉGRAPHES A TRANSMISSIONS MULTIPLES.
munis de oKquets peuvent réagir, suivant le sens deTincUnaison de la ftn»cfaette, sur deux roués à rochet r placées Tune derrière l'autre et dentées en sens inverse Tune de l'autre. Ces roues à rocnet sont fixées à rextièmité d'un arbre horizontal portant une vis saus fin qui engrène avec la roue R de la minuterie ; et la fourchette elle-même F est disposée de maaière à
FIg. 178.
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