‹ Exposé des applications de l'électricitéChapitre 28 sur 46 · HH · texte numérisé non relu

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pouvoir se mouvoir de haut en bas^ sous l'influence d'une bascule p g quila porte, et de droite à gauche, sous Finfluence de Faction électro-magnétique qui peut par l'intermédiaire d'une pièce I, la foire osciller autour du pivot B sur lequel elle est articulée à sa partie iuférieure. Un contre-poids p et un i;e8Sort antagoniste J rappellent toujours cette pièce dans une position déterminée, qui est celle représentée sur la ligure.

. Le. mécanisme d'hodogerie réagit sur ce. système d'encliquetage au mojen d'uae.exentriq\r$ à limaçon E qui, à chiique tour.de Tarbre moteur <{^.

TÉLtGIUPHSS A TRAN8MIS80N6 MULTIPLES. 401

appareils, abaisse la partie 9 de la bascule p^ et soulève la fourchette. Si en ce moment rtieetro-aimant G est inactif, le cliquet de gauche de cette fourchette fiiit avancer d'une dent l'un des rochets r, au moment où la fourchette retombe sous llnfluence duconlre^poidsp, et la roueR avance d'une certaine quantité. Si, au contraire» l'électro-aimant est actif en ce moment, la fourchette étant inclinée en sens contraire, c'est le rochet de droite qui agit, et la roue R se déplace dans le sens opposé. Des vis calantes 1? et I règlent d'ailleurs Tamplitude des mouvements de la fourchette F.

On voit déjà, d'après la description de ce système d'échappement» que si la roue R pouvait commander directemeat le mouvement du pendule P, et que, si à chaque tour de l'arbre moteur à la station de départ un courant était lancé à travers l'électro-aimant G à la station qui doit établir le synchronisme, il pourrait ;se produire deux eifets contraires au moment de l'action de l'excentrique £ sur la bascule q. i* Si cette action s'efiectuait au moment où l'électro-aimant est inactif, la roue R tournant d'une certaine quantité dans le sens de la rotation du pendule conique, tendraità accroître la vitesse de cdui-ci, et il y aurait alors accélération dans le mouvement du mécanisme moteur. 2» Si Faction de l'excentrique E s'effectuait au moment où le courant anime l'électro-aimant G, la roue R tournerait en sens contraire et retarderait la vitesse du moteur. Il en résulterait donc qu'une correction serait toujours produite là chaque tour de l'arbre moteur, soit dans un sens, soit dans l'autre, et par conséquent que le synchronisme de marche des appareils serait sans cesse établi.

Il s'agit de voir maintenant comment on a pu faire en sorte que la roue H put réagir sur le mouvement du pendule soumis directement à l'action du mécanisme d'horfogerie. On a eu pour cela recours à un système d'engrenage, à roues satellites représenté enabcd.ls mouvement est communiqué au pendule P par un levier A muni d'une coulisse dans laquelle est engagée l'extrémité de la tige du pendule, et ce levier A n'est animé de son mouvement de rotation que par l'intermédiaire des quatre roues a, 6, e, d, dont deux, les roues b et d, sont montées en roues satellites sur la roue R, dont l'axe creux enveloppe l'axe des roues a et c. La roue ^ a 80 dents, la roue (I en a 40, et les deux autres a et 6, 60. La roue a est montée sur un axe creux qui sert à la fois de crapaudine à l'axe de la roue e et de support à Taxe de A. Le mouvement est communiqué par la roue e de telle sorte que le levier A tourne avec une vitesse double de celle de cette roue, du moins pour une positimi donnée des roues satellites > et d. Toutefois, si la roue R se déplace et entraîne avec elle, scrit d'un côté, sait de l'autre, les deux ^oes satellites, celles-ci accroissent ou retardent la vitesse de la roue a

492 TËLÉ6RAPHBS A TRANSMISSIONS MULTIPLES.

d'une quantité «n rapport avec Tare décrit par leur axe commun, puisque pour se déplacer ainsi, elles sont obligée» de tourner sur elles-mêmes en combinant ce mouvement à celui qu'elles reçoiventdirectementde la rouer. Or, nous avons vu que le mouvement de la roue R dépend des rochets r dont Taxe de rotation se trouve muni d'une vis sans fin qui engrène avec cette roue. On comprend dès lors comment la vitesse du mouvementdu pendule P se trouve réglée par Faction électro-magnétique^ et conmient, par conséquent, il est possible de régler le synchronisme de marche des appareils en. correspondance. .

Nous ajouterons que, pour la sûreté de Féchappement des dents du tochat et pour le fonctionnement régulier de l'appareil, on a dû adapter à la four» chette F uiie lame angulaire qui, suivant rinclinaison de cette fourcbetladi gauche ou à droite, doit s'enfoncer dans Tune ou l'autre des deux ooebes évidées au-dessus d'elle dans la traverse D et qui iservent de guide.

Le commutateur destiné à faire fonctionner ce système est placé directe ment sur Tarbre moteur. Il consiste dans un disque en ébonite sur la .d^ conférence duquel est placée une traverse métallique qui, en se préaentaat devant deux lames de ressort isolées, en rapport avec le circuit de.ligne, Iéb réunit par contact et ferme le courant à travers le relais appelé à animer rélectro-aimant correcteur et Téiectro-aimant récepteur.

Nous ne parlerons pas avec détails du système pendulaire qui estrostéà peu près le même que celui que nous avons représenté fi.^'. il A. C'est nos tige terminée en pointe et au bas de laquelle se trouve suspendue, par dmx chaînes, une masse plus ou moins lourde. Ces chaînes sont fixées supérieurement à une suspension Cardan, qui elle-même est soutenue par un. levier horizontal articulé que Ton peut élever plus ou moins à Taide d*une btelle et d'une vis de rappd. Ce dispositif est très bien entendu et d'une manœuvre facile.

I.ies nouveaux perfectionnements apportés à l'appareil de M. Meyer sont assez nombreux et concernent particulièrement les récepteurs et le distn* buteur*

Au lieu de récepteurs distincts, M. Meyer les établit doubles afin de simplifier les mécanismes et de les rendre moins dispendieux. La fig. 479 cicontre, représente la dernière disposition qui a été adoptée. X X est le grand arbre moteur relié aux appareils par des boites d'engrenage O, O'; M, M' sont les molettes à hélice; R, A' les rouleaux encreurs qui sont renversés pour laisser voir les hélices; B, B' les châssis articulés qui approchent la bande de papier des rouleaux, sous rinfluence des armatures électro-aimants E £'. L'un de ces châssis est à découvert sur la figure.

Tautre est caché par la bande de papier P P qui renvekq;>pe. Les laminoirs entraineurs.de la bande de papier sont en L 6 G, U G' G', Les aimants sont en A, A\ et les vis de réglage des ^ressorts antagonistes des armatiires, en Y, y\ La pièce en arc-boutant G permet de séparer les denx cylindres du laminoir pour l'introduction et le serrage de la bande de papier, et les vis

Fig. 179.

i, i, i' i\ sont les butoirs d'arrêt qui limitent l'oscillation des châssis B| B\ Le tout est monté sur une plate^forme en fonte K K qui s'étend d'un bout à l'autre de l'appareil

Avec cette nouvelle disposition, (es employés sont placés les uns devant les autres, ayant leur clavier à gauche de leur i^epteur, et les appareils sont mis en mouvement à l^de d'un levier à frotteur qui appuie sur un disque adapté à Taxe moteur ^et qui joue le r^e de dédancheur.^L'un des

191 tÈtiâtUMfiâ À TftANSltlSStONS ItOLtlHËà.

frappeur» se voit en 8 I. C'est une bascule articulée en I, sur laquelle réagit une roue à cames 8, et qui, aprbs avoir soutoré le marteau, le laisse retomber sur une sorte d*enclume.

Le distributeur a été aussi modifié par suite de la nécessité dans laqneUe an s'est trouvé de rendre les appareils indépendants les uns des autres. Dans celui que nous avons décrit, les communications électriques étaient disposées dansThypothèse que tous les appareils étaient introduits dans un même drcuit ; mais, par suite d'inconvénients nombreux qui résultaient de cette disposition, on a été conduit à adapter à l'intérieur de la couronne de contacts dont nous avons parlé, une circonférence métallique diviséa en quatre parties égaies correspondant en position aux quatre divisions de la couronne de contacts, et communiquant isolément à chacun des appareils. Dans ces conditions, le trotteur est double et, au lieu de se mouvoir parallèlement autour de la circonférence du distributeur, il frotte tangentidlement à sa surface sur les deux anneaux métalliques, constitués d'un côté par les lames de contact reliées au manipulateur, de l'autre par les 4 lames circulaires en rapport avec les récepteurs; un contre-poids placé en sens opposé, du frotteur équilibre sa masse, et la continuité du circuit est assurée par un fort ressort qui presse contre l'extrémité de l'axe de rotation.

L^exécution de ces différents appareils a été confiée à M. Hardy, qui a contribué pour beaucoup à leur réussite. Aujourd'hui ils paraissent avoir atteint un degré de perfection suffisant pour leur mise en pratique d*une manière définitive.

Pour établir au commencement de la transmission la concordance entre les deux appareils en correspondance, les deux pendules étant préalablement ramenés au même diapason, l'appareil type qu'on fait dérouler au hasard, envoie au correspondant une émission correctrice à chaque tour, ce qui se traduit à la réception par un trait sur l'une des bandes. On amène ce trait par une légère accélération dans la spnère d'action du système correcteur, puis on rétablit l'équilibre; les deux appareils marchent dès lors ensemble et la correction les y maintient Après chaque émission de courant, la ligne est mise à la terre par ses deux extrémités, cequiest, conune on l'a vu, très-favorable pour la célérité des transmissions.

D^près le rapport de la commission diargée d'examiner cet appareil, le maximum par employé a été de 28 dépêches à l'heure, et le produit nm-rimiim du fil 110 dépèches à l'heure.

La moyenne par employé, après avoir été le premier jour 19 dépèches à rbeure, s'est élevA à Î2 et 23 dépèches. On sait que la moyenne du Iforse est de ISdépêohei par employé» et ceUe du Hnghea de 22. La moyemiepar

TELÉâRAPliES À îtlAI^dMlSâlONS MtiLTlt'LËà. 4M

fil était donc 92 dépêches à Flieure» celle du Hughes étant 45 avec deux employés à chaque appareil.

Le rendement d'un appareil multiple à quatre transmissions est donc, comme on le voit, double de cehti tla Hughes et quadruple de celui du Morse. Il donnera 3 fois le produit du Hughes quand il sera à 6 récepteurs. Le prix de revient du système multiple peut être évalué à autant de fois le prix, du Morse qu*il y a de transmissions. Ce système a été pour son auteur l'objet d'un diplôme d'honneur à l'exposition de Vienne de 1873.

TraBimîitiont ùmiiltanéM par un même maaipuUteiir.

n arrive quelquefois, lorsqu*on a une dépèche à répéter sur plusieurs lignes, qu'on ait avantage à disposer les appareils de manière que le même manipulateur puisse fournir une transmission multiple. Plusieurs systèmes ont été proposés dans ce but; mais le plus simple, suivant nous, est de disposer une clef à contacts multiples, mise en relation avec les différentes lignes. Une semblable clef n'a rien de difQcile dans sa constructicm, puisqu'elle peut consister dans un cylindre de caoutchouc durci, soutenu par deux coussinets, et portant autant de leviers qu'il y a de communications à établir. Les leviers pourraient d'ailleurs être disposés comme les defe ordinaires, à cette différence près, qu'une lame de ressort servirait d^intermédiaire pour les contacts, et chaque levier correspondrait à une pilé et à une ligne différente. Le manche de l'appareil serait établi à l'une des extrémités du cylindre, et par son intermédiaire on ferait fonctionner l'appareil comme une clef ordinaire. Un appareil de ce genre a déjà été établi et essayé par M. Moudurier.

En mettant à contribution les relais des différents récepteurs, et en les faisant fonctionner comme manipulateurs sous Tinfluence dHm courant local qui les traverserait tous, on pourrait, à l'aide d*une clef ordinaire, arriver au même résultat. Le problème peut, du reste, être résolu d'une fbule de manières, et on n'a que rembarras du choix.

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