‹ Exposé des applications de l'électricité (volume 2)Chapitre 11 sur 90 · X'PÔ · texte numérisé non relu

X'PÔ

Mais cette intensité ainsi représentée, suppose le circuit allongé dans

P'O le rapport de i + /' X -5^ ^ (' + O1 ®*i si Ton veut rapporter la formule à la résistance seule {l -{- P)^ il faudra se rappeler que les intensités étant en raison inverse des résistances, on devra la multiplier par le

rapport :

et on aura en définitive :

P'O e+e' ^^^'- PÔ"g + e'

*- po^ /+/' - i+r

Ce qui montre que Fintensité d'un courant est toujours égale à la somme des forces électro-motrices^ divisée par la somme des résistances ou des longueurs réduites.

Comme la ligne DD' est égale à PP' ou à l'accroissement en 0 de la tension électrique, la proposition précédente peut être énoncée de la manière suivante : Fintensité d'un courant est égale à la tension initialcy augmentée des accroissements de tension résultant des forces électro-motrices additionnelles ^ divisée par la somme des longueurs réduites.

Avec les divers systèmes de réduction dont nous avons parlé précédemment« U devient donc facile de ramener les différents cas des circuits qui peuvent se présenter, à celui d'un circuit homogène ; et la formule

DE l'électricité. 19

I = — que nous avons déduite, peut être généralisée en j ajoutant les

deux facteurs « et c en rapport avec là section et la conductibilité ; de sorte qu'elle devient :

(1) \=CS.j.

TeUes sont les bases fondamentales des lois des courants électriques, et, pour qu'on ne les perde pas de vue, nous allons les résumer dans les cinq propositions suivantes :

1* La grandeur du flux électrique transmis c^un point du circuit à un autre^ grandeur qui constitue Fintensité du courant^ est proportionnelle {quand le conducteur reliant ces deux points reste le même) à la différence de tension de ces points {ou à la force électro-motrice) ^ et à un certain coefficient dépendant de la nature et de la structure des corps^ lequel représente leur conductibilité ;

2" Dans des circuits homogènes^ constitués par des conducteurs de même grosseur et de même conductibilité^ Fintensité électrique est inversement proportionnelle à la longueur des circuits ;

8* Dans des- circuits constitués par des conducteurs de même làn" ffUeur^ de même conductibilité^ mais de grosseur différente^ Fintensité électrique est proportionnelle à Faire de la section de ces conducteurs;

4* Dans des circuits composés de conducteurs de différente conductibilité et de différentes dimensions^ Fintensité électrique est la même en tous les points du circuit ; mais la tension est inversement proportionnelle à la longueur réduite ou à la résistance de ces circuits ;

5* Les tensions sont différentes aux divers points d'un circuit et sont régulièrement croissantes ou décroissantes dans le§ circuits homogènes; mais elles varient subitement dans les conducteurs hétérogènes au moment du passage du courant d'un conducteur à Fautre^ e( leur ligne de distribution a son inclinaison en raison inverse du produit de la sec^ tion de ces différents conducteurs par leur conductibilité.

Ces différentes lois ont été vérifiées par Texpérience et à diverses reprises, par MM. Ohm, Fechener,Pouillet,De la Rive, Despretz, Becquerel, Wheatstone et Gaugain,ce quin'empêchepas, de temps à autres, certains novateurs de prétendre que ces lois sont empiriques et entachées d'erreur, psirce qu'elles ne cadrent pas toujours avec les cas particuliers que

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rexpérience révèle ; mais, parce qu'il y a des réactions secondaires qui peuvent modifier les conséquences de ces lois, ettes n'en sont pas pour cela moins vraies théoriquement, et quand on peut tenir compte de ces réactions secondaires, on ne s'écarte jamais beaucoup des résultats de Texpérience. C'est en un mot un guide sûr, qui peut quelquefois aller un peu à gauche ou un peu à droite, mais qui indique toujours la véritable direction que Ton doit prendre.

Parmi ces lois, Tune des plus attaquées et qui a le moins raison de l'être, est celle relative a la section. Plusieurs personnes, ne considérant que les effetsstatiques dus précisément à cette tension extérieure à laquelle M. Gaugain a donné le nom de couche électrique, veulent que ce soit par la surface des conducteurs et non par des transmissions inter-moléculaires que s'opère la conduction, et ils citent à l'appui de leur dire des expériences qui, loin d'être décisives, peuvent être expliquées d'une toute autre manière ; on pourra voir des assertions de ce genre d&ns les Mondes^ tome IX, page 641 . Nous ne les citons ici que pour mémoire, car elles ne valent pas la peine d'être réfutées.

Les lois des courants électriques comportent beaucoup d'autres déductions ; mais comme elles se rapportent principalement aux générateurs d'électricité, ngus n'en parlerons que quand nous traiterons cette question et nous terminerons ces considérations générales par les lois des cou^ rants dérivés, considérées au point de vue des circuits eux-mêmes (1).

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