‹ Exposé des applications de l'électricité (volume 2)Chapitre 29 sur 90 · LOIS DES COURANTS INTERROMPUS · texte numérisé non relu

LOIS DES COURANTS INTERROMPUS

M, Pouillet a démontré que l'intensité du courant discontinu qui s'établità l'aide d'un interrupteur dans un circuitcourt sans circonvolutions, est

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indépendante de la rapidité des interruptions, et ne dépend qae du rapport de la durée du contact à celle de Tinterruption : on en conclut que le courant atteint son état permanent dans un temps inappréciable, au moment où il est fermé, et s'évanouit de même au moment où il est ouvert. Si le circuit contient une bobine de fil conducteur, des effets d'induction sont produits et Tintensité du courant discontinu dépend, nonseulement du rapport de la durée du contact à celle de l'interruption, mais encore de la rapidité des interruptions et de la disposition du circuit ; elle diminue par Fintroduction d'un noyau de fer dans la bobine, parce qu'alors la durée de l'état variable du courant n'est plus négligeaye, soit lorsqu'il commence, soit lorsqu'il finit.

M. Cazin a cherché à formuler mathématiquement les différentes lois qui président à ces différentes sortes de réactions, et ces lois peuvent être résumées dans la formule :

n représentant le nombre des interruptions du courant par minute ; I la valeur de l'intensité du courant continu {soit le volume d'hydrogène dégagé par ce courant en une minute) ; R la résistance du circuij ; I' — F' la différence des intensités du courant discontinu, traversant d'abord un circuit sdns bobine^ et ensuite un circuit avec bobine, mais de même résistance ; K une constante dépendant des unités adoptées et de la disposition de la bobine.

On en déduit :

1® Que si on fait croître graduellement l'intensité du courant discontinu en augmentant les durées de fermetures du circuit, I et n ne changeant pas, la différence des intensités des deux circuits interrompus avec et sans bobine croit, mais atteint une valeur constante qui est : (I' — l").

2* Que si l'on fait varier n, I ne changeant pas, la valeur de V — l" est proportionnelle à celle de ».

3' Que si l'on fait varier I, en changeant la résistance R à l'aide d'un fil rectiligne, la valeur de I' — I" est proportionnelle à I et en raison inverse de R.

4<* Que si l'on change le nombre des couples de la pile, en réglant la résistance de manière que I ne change pas, la valeur de I' — I" est en raison inverse de la résistance R du circuit.

La valeur deK est d*aillears indépendante des modifications que Ton fait subir à l'étincelle de rupture.

5" Que lorsqu'on établit un fil de dérivation rectiligne entre les deux contacts de Tinterrupteur convenablement réglé, Teffet des réactions de la bobine, placée dans le circuit principal, est de diminuer rinlensité moyenne dans ce circuit et de l'augmen ter^ dans le circuit dérivé^ de quantités inversement proportionnelles aux résistances de ces circuits.

6^ Que la loi des équivalents électro-chimiques est applicable à un coui*ant discontinu qui traverse une bobine (1).

(1) Voir les deux mémoires de M. Cazin dans les Mondes, tome VI, p. 125 et tome YII, p. 672, et le mémoire de M. Bertin dans le même ouvrage, tome UI» p. 6.

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PREUmÈREl SECTION

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