‹ Exposé des applications de l'électricité (volume 2)Chapitre 57 sur 90 · PILE BUNSEN · texte numérisé non relu

PILE BUNSEN

PILE CBUTAUX.

i^ période d'ane

demi-heare.

409 bec3 Carcel.

132 becs. 1

S« période

id.

Début, «34 becs C.

Fin, «37 .

«i8 beesC.

iOO •

8« période

id.

Débat, «06 • Fin, 97 •

i« période

id.

Débat, 66 •

On voit, d'après ces chiffres, que la pile à bichromate de potasse est beaucoup plus irrégulière que la pile de Bunsen et qu'elle s'affaiblit beaucoup plus vite, ce qui tient évidemment à sa polarisation qui, quoiqu'on fasse, est toujours très-considérable. Mais en somme elle est beaucoup plus économique.

Un avantage assez important de ces piles, c'est qu'on peut les conserver indéfiniment dans un local fermé, sans qu'elles dégagent aucune odeur ni aucune émanation malsaine ; les liquides s'évaporent d'ailleurs assez difficilement, et j'ai pu constater qu'après plus d'une année de charge, une pile du modèle de la figure 6% abandonnée a elle-même, n'avait presque rien perdu de son énergie. Le modèle à sable peut également fonctionner très-longtemps, après que tout écoulement de liquide a cessé, et alors qu'à sa surface on le croirait desséché. Il importe, toutefois, que les contacts des fils avec les lames polaires soient vérifiés de temps en temps et que les lames de zinc se trouvent débarrassées des aggrégations salines et sablonneuses qui, après des alternatives de dessèchement et d'humectation, constituent autour d'elles une sorte d'écorce très-dure et peu perméable. Cette opération n'a, d'ailleurs, rien de difficile et n'est même pas nécessaire quand la pile est bien entretenue de liquide.

Pile de M. Barker à, écoulement continu. — H. Barker a définitivement choisi pour faire fonctionner les grandes orgues de Saint- Augustin, la pile au bichromate de potasse qu'il a disposée de manière à fournir un courant de liquide lent et continu et à ne se charger qu'au moment même où il en est besoin. Pour cela, il place les vases

contenant la solution de bichromate sur un soufflet horizontal qui s'élève an moment où les orgues sont mises en jeu, et qui s*abaisse aussitôt qu'elles ne fonctionnent plus. Au-dessus de ces vases sont fixés d'ime manière permanente les lames polaires (charbon et zine), de sorte que quand la pile doit être mise en action par suite du gonflement du soufflet dont nous avons parlé, ce sont les vases remplis de liquide qui viennent trouver les lames polaires et les immergent. Un système de flacons et de vases communiquants à niveau constant permet au liquide d'un récipient de se déverser dans un filtre, qui laisse suinter goutte à goutte la solution lorsque la pile est chargée. Un syphon de décharge déverse ensuite les liquides en excès. Mais afin que cet écoulement ne se fasse pas quand la pile est inactive, le système de vases communiquants correspondant au filtre, est placé sur un châssis à bascule que peut faire incliner d'un côté ou de Tautre un levier articulé mû par le plateau supérieur du soufflet. 11 en résulte que quand le soufQet est à la hauteur convenable, le système d'écoulement est disposé de manière à fournir le suintement dont nous avons parlé, tandis que quand il est au bas de sa course, Técoulement devient impossible, la pente du liquide étant en sens inverse. Nous parlerons plus tard de cette ingénieuse disposition.

Pile & un liquide de M. Delanriep. — M. Delaurier a encore combiné une pile à un seul liquide^ qui ne dififère guère au fond de la pile dont nous avons parlé page 331, mais dans laquelle on aurait supprimé le vase poreux et la solution saline. Se fondant sur les considérations que nous avons exposées page 206, il a employé des lames polaires d'inégale grandeur consistant: 1® pour la lame électro-positive, en une large lame de zinc repliée un grand nombre de fois d'un côté et de l'autre et vernie partout, excepté sur les tranches latérales qui sont seules attaquées ; 2^ pour la lame électro-négative, en deux grandes lames de charbon fixées au couvercle de Tappareil et entre lesquelles se trouve placée la lame de zinc. M. Delaurier émet, à l'occasion de cette disposition, une théorie thermique, dans laquelle nous ne le suivrons pas (1) ; mais, d'à-

(i) M. Delaurier attribue le courant électrique de la pile à un effet électro-thermique résultant de Tinégal échauffement des électrodes polaires. Bien que cette action intervienne, elle n*est que très-secondaire, ainsi que le démontrent les expériences de M. Gorel'voir les Mandes^tome 25, p. 246). Dans tous les cas, elle ne peut être déterminante, puisque l'inégale température du circuit aux deux pôles est la conséquence du passage du courant ou de l'action chimique produite sur la lame électro-positive.

374 TECHNOLOGIE ÉLECTRIQVE.

prës ce que nous avons dit page 206, cette disposition des lames polaires est éminemment avantageuse. Quant au liquide, il se compose de la manière suivante :

Eau ^,000 ou

Bichromate de potasse. 4^,500 Eau 40^,000

Acide sulfurique à 66". . 9*^,000 Chromate neutre de

Sulfate de soude 4»^,000 soude 5^,400

Proto-sulfate de fer. . . 4*^,000 Acide sulfurique à 66* 10*^,000

Le journal les Mondes (tome 26, page 743) mentionne une pile à bichromate de potasse, combinée par M. V. Barjou, qui aurait une grande constance. Cette pile serait comme ceUe de M. Delaurier à deux liquides, seulement le vase poreux serait en charbon et le liquide dépolarisateur serait composé de bichromate de potasse, d'acide sulfurique et d*une certaine substance chimique que Fauteur tient secrète et de laquelle dépenderait la constance relative de cette pile. On doit se rappeler que M. Delaurier a obtenu un résultat analogue en ajoutant, à la solution de bichromate acidulée, du sulfate de fer et de soude. Serait-ce une composition analogue?.. .

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