‹ Exposé des applications de l'électricitéChapitre 20 sur 43 · TOUI · texte numérisé non relu

TOUI

BecB

Ces expériences ont été foites avec des charbons Carré et une lampe Berrin. On a remarqué d'un autre cdté qu'avec les charbons ntu, c'étaient ceux du plus petit diamètre qui avaient la taille la plus longue, ce qui est rmtionnelf mais qu'avec les charbons métallisés, c'était l'inverse qui avait tieu« ce qui est difficile à expliquer :

On peut toujours conclure de ces expériences :

i^ Qu'indépendamment de ramëlioration apportée à la taille du chartMn poaitif» le nickelage des charbons prolonge de 50 Vo ^^ durée des charbons ie 9<"*. et de 62 Vt ^ durée des charbons de 7"*. Le cuivrage l'augmente iuaai» mais d*une quantité qui est intermédiaire entre la durée des charbons luia et des chart>oo8 nickeléa.

m LUMltRE ËLECTRIQUB.

2o Qu'à section égale» la métalUsation des charbons ne semble psi modifier le rendement lumineux qu'ils fournissent à l'état naturel.

30 Que le pouvoir lumineux des charbons de petit diamètre est de beaucoup supérieur, pour une même intensité électrique, à celui des charfaoni de grand diamètre, ce qui tient d'un côté à ce que le corps conducteur interposé dans un circuit composé de conducteurs de grosse sectkm ou de bonne conductibilité, s'échauffent d'autant plus qu'ils ont un plus flûUe diamètre ; d'un autre cdté, à ce que la polarisation étant d'autant plus énergique que les charbons sont plus petits, concentre davantage VeOn calorifique qui en résulte et dont nous avons parlé p. 459; enfin à ceqaa pour obtenir le maximum de lumière, il faut que hi résistance du drcoit de l'arc voltaïque se rapproche le plus possible de celle du générateur.

4* Que la métaUisation en permettant d'employer des charbons de psiili section au lieu de gros, pour une même durée d'action, donne dea lésultsti avantageux. Cette métalUsation s'effectue d'ailleurs gaivaniquement.

n va sans dire que ces deux dernières conclusions ne s'appliquent qu'au cas de l'emploi d'une machine magnéto-électrique pour produire le courant; on comprend en effet qu'avec ces machines les éléments génénteurs étant invariables dans leur disposition, la résistance de la machine reste toujours la môme, mais avec une pile, il serait facile, par l'arrangement convenable des couples, de rendre égaux en intensité les arcs voltaSques produits par de gros ou de petits charbons.

Ijumlère prc»duile stu moyen de oondaoteiirs d'iwsvfleiuite oonduotibllité. — Nous avons dit au commencement de ce chapitre, qu'un des moyens de produire la lumière électrique était réchauffement que prenait, sous Tinfluence du passage d'un courant énergique, un corps solide d'une conductibilité insuffisante interposé entre deux rbéophores de bonne conductibilité. Nous avons également vu que des baguettes de charbon et des corps réfractaires pouvaient constituer ce corps de conductibilité insuffisante, et que M. Jablochkoff d'un cdté et MM. Lodygine et Kosloff de l'autre, avaient fait à cet égard des expériences très-intéressantes. C'est de ce nouveau système de production de la lumière électrique dont nous allons maintenant nous occuper, et nous coaunencerons par le système de M. Jablochkoff, qui est le plus curieux.

Système de M, Jablochko/f. — Dans ce nouveau système, ce aoot les courants d'induption résultant d'une bobine de Ruhmkorff de médiocie dimension, qui sont mis à contribution, et c'est un morceau de kaolin peu cuit, d'une épaisseur de deux millimètres et d'un centimètre de largeur qui constitua le corps demi-conducteur appelé à fournir le point Inr andeacent on

LUMifiRE fiLECTRIQUE. 473

plutôt le fbyer lumineux, car toute la masse semble alors illuminée. Avec une seule bobine, on peut ftuûlement obtenir 2 foyers lumineux dans un même dicuii, mais en augmentant le nombre des bobines d*induction et la locoe du gtaéiateur, on peut augmenter indéfiniment le nombre de ces ftijers» ce qui pourrait résoudre jusqu'à un certain point le problème si difficile de la division de la lumière électrique. Nous nous occuperons du lesla plus tard de cette question.

La disposition de ce système est du reste fort simple : le petit morceau de kaolin est introduit entre deux petits becs de fer qui constituent les élecstrodes polaires, et qui sont eux-mêmes portés par deux pinces suscep- HUee de se mouvoir horizontalement au moyen de vis de rappel. Ces petits becs saisissent le morceau de kaolin, placé sur champ, par son arête aiqiArieure légèrement amincie, et dépassent même un peu cette arête pour qu'ion puisse plus iiEu^ilement allumer Tappareil; car cet appareil doit être ■llumëy et cela se comprend aisément, puisque cette matière n'esVpas asses eondoctrice par elle-même, même pour des courants induits, pour pouvoir laisser passer un courant capable de produire de la lumière électrique. Pour suppléer à ce défaut de conductibilité, il faut que la plaque de kaolin •oit éehauflëe dans le voisinage des électrodes, et on obtient ce résultat d*iiiie manière très-simple, en joignant à la main les deux becs de fèr dont nous avons parlé par un crayon de charbon de cornue. En provoquant d'abord Fétincelle sur Tun des becs» le charbon rougit, transmet sa chaleur à la partie du kaolin la plus voisine qui entre en fusion et donne passage à Teffluve électrique, d'abord sur un très-petit parcours (i ou 2 millimètres), puis sur une longueur de plus en plus grande à mesure qu'on &it glisser successivement le charbon sur le kaolin, et qui finit par occuper toute la longueur de celui-ci quand la pointe rougie du charbon a atteint le second bec de fSer. Alors le courant suit un sillon de matière fondue qui se creuse successivement et qui dessine à la vue, un ruban de lumière éblouissante paraissant beaucoup plus large qu*il n'est réellement, en raison de l'irradiation. Il ftuit, par exemple, avoir soin de concentrer la chaleur développée par le charbon au moyen d'un réflecteur en matière réfractaire, lequel peut n'être, du reste, qu'une lame de kaolin. La lumière ainsi fournie est, comme je l'ai dit déjà, très-stable, très-brillante et beaucoup plus douce que la lumière des charbons. Sa puissance dépend naturellement de la résistance du circuit et du nombre de foyers lumineux interposés, mais avec une faible force électrique, elle équivaut à un ou âeux becs de gaz. Le kaolin est la substance qui a paru la meilleure parce que, étant préparée en pête, elle peut être rendue très-homogène; mais d'autres malièrsk

471 UJMIËRB ÉLECTRIQUE.

peuvent produire les mêmes effets; la magnésie, la chaux, OQt toanà m effet de très-bons résultats (1).

Une chose assez intéressante à constater dans les- expérieDceB eùttëpâm par M. Jablochkoff» c'est que les courants fournis par l'appareil d'induetin destin^à produire la lumière» gagnent beaucoup, dans ce genre d'applîeatioo, à être excités par un générateur magnéto-électrique à coiurants aHemUivement renversés, tels que ceux que fournit la compagnie l'Alliance oa h compagnie Lontin. Avec un pareil générateur, l'appareil d'indoetioa n'i plus besoin, en effet, de condensateur ni d'interrupteur, et l^intensité dn courant induit gagne considérablement à cette suppression. En revaodie^ sa tension est notablement diminuée, car dans les expériences dont j'tt été témoin, l'étincelle n'avait guère plus de 2 millimètres de longueur; m» pour obtenir des effets calorifiques, c'est l'intensité qui est surtout néoMsaire, et nous avons vu que, sous ce rapport, les résultats fournis ne taisaient rioA à désirer. Grâce à ce système, une machine d'induction di Ruhmkorff peut donc fournir de la lumière électrique, et c'est un résultii d'autant plus important qu'il n'est j^s besoin d'un régulateur de lumièR électrique pour la fixer et que l'usure du kaolin est pour ainsi dire iosîgmfiante (1 millimètre par heure). Le générateur magnéto-électrique lui-mèffle n'a pas besoin d'être énergique, et on peut d'ailleurs, comme nous TaTons dit, le proportionner au nombre de becs lumineux qu'on veut avoir, en ayant soin d'y adjoindre un nombre convenable de bobines d'induction dont le fil induit ne soit pas trop fin.

Quand on veut obtenir Tillumination d'une longue lame de kaolin sous l'influence d'un courant très-énergique, il devient nécessaire, pour Tallumage, de tracer à la mine de plomb sur l'arête supérieure du mauvais conducteur, une li^ne allant d'une électrode à l'autre et servant d'amorce. Le courant d'abord conduit par cette ligne, n'est pas longtemps à échauisr le kaolin et à produire les efiets que nous avons indiqués. Cette disposition permet d'obtenir, sur un espace assez restreint, une grande quantité de

(1) La conductibilité de ce kaolin, étudiée au moyen du procédé employé dans mes recherches sur les corps médiocrement conducteurs, n*a révélé quelques traces da passage d*un courant voltaïque résultant de 12 éléments Leclanché, que quw) réchantillon avait séjourné à la cave pendant plus d'un jour. Maintenu dans no appartement habité, il n'a fourni aucune déviation, et quand on Ta chauflé an rooge à la lampe à esprit-de-vin, il n'a fourni qu'une déviation, de 1 degré. Il faut donc, pour obtenir les effets importants qui ont été signalés, que rélectricité de temiM. par suite de la résistance qu'elle rencontre dans son passage, s^accumule tu mîd même de la substance du mauvais conducteur et se transforme en chaleur, ne pouvant pas écouler suffisamment vite la charge électrique.

U.MJERE ELKCTniQUE.

lomièn, car il suffit de replier la lame plusieurs fois sur elle-même pour accumuler les efTets à la manière d'un multiplicateur électrique.

Suivant M. JabloclikofT, nnlensité lumineuse de ces différents foyers vuie suit-ant la disposition et les dimensions de la bobine et le nombre des becs interposés sur chacun des circuits de ces bobines. On a pu, en consèquenco, les disposer de manière à fournir des lumières de diverses intentàiès, depuis une lueur minimum de i ou 2 becs de gaz jusqu'à une lumière équiTSlente à une quinzaine de becs.

<i Dans ce système, dit M. Jablochkoff, le mode de distribution des eounnts se réduit, en définitive, à une artère centrale représentée par la li(ne des fils antérieurs correspondant aux hélices inductrices des difTésantes bobines, et à autant de circuits partiels qu'il y a de bobines; ces derniers circuits correspondent aux tils induits des bobines et aboutissent s^Wièfflenl aux différents foyers lumineux qu'il s'agit d'entretenir. Chacun de ces foyers est donc alors parfaitement indépendant, et peut être éteim ou allumé séparément. Dans ces conditions, la distribution de l'étoctricilé devient trés-analogue à celle du gaz, et j'ai pu obtenir jusqu'i SO foyers illuminés simultanément avec des intenûtés lumineuses variables, n

Oemièrement M. Jablochkoff a rendu plus pratique le système que nous venons de décrire, en faisant réagir directement le courant fourni par le petit modèle de machine magnéto-électrique de la compagnie l'Miaoce- Poiu- donner aux courants plus de tension, il adapte sur l'un des fils allant de la machine ù chaque appareil à lumière, un condensateur d'une assez grande surfoce, composé de feuilles d'étain. de feuilles de caoutchouc et de fouilles de taffetas gommé, alternées et repliées comme dans les condensateurs anglais pour les c&bles sous-marins. De cette manière, il peut avec une surtice totale de condensateur de 200 mètres carrés, obtenir sept foyers de lumière au lieu do deux, et, ce qui est plus curieux, l'accroissement de Vtttal s'effectue même avec des courants alternativement renversés. La déposition du système est d'ailleurs d«s plus simples : l'une des armures de chaque condensateur aboutit h un des deux fils de la machine, et le tùcood (Il de cette machine aboutit à l'une des griffes de choque appareil à Itunifere dont l'autre griffe correspond à la seconde armure do chaque condeonlmir. H se produit alors au sein du condensateur des (lux successifs d'tiactrjclt^s contraires qui, pour opérer la charge de ces condansateurs, buniisseat l'illumination des lames de kaolin sur lesquelles sont empreintes de* tnc«i plombaginées d'une griffe n l'autre.

xik MM. Lûdyginr el Kosloff. — Des dilTërents systèmes employés

pour obtenir des effets lumineux par ramoindrissement de la seelkm d'un bon conducteur, celui combiné par MM. Lodygine et Koeloff a fourni les résultats les plus intéressants. Ces résultats ont même en, en 1874, beaucoup de retentissement, car les effets étaient à peu prèi semblables à ceux dont nous venons de parler; mais il fallait, pour les produire, une force électrique beaucoup plus considérable, et les organes appelés à rougir au blanc, qui étaient des charbons de cornue de petite section, ne présentaient pas les conditions de solidité et de stabilité désirables.

Dans ce système, ces petites aiguilles de charbon étaient éividées dans des prismes de charbon de un centimètre au moins de côté, et étaient fixées entre deux pinces isolées mises en rapport avec les deux branches du circuit, comme dans le système Jablochkoff (t); pour empêcher leur combustion, on les renfermait dans des récipients vides d'air ou simplement hermétiquement fermés, afin que l'oxygène de Vmt emprisonné ne fût pas renouvelé. Avec une forte machine de rAliianoe,(m a pu, dit-on, obtenir de cette manière jusqu'à 4 foyers lumineux qui avaient un pouvoir éclairant assez satisfisusant. Malheureusement, oei charbons se rompaient fréquemment et c'était tout un travail que de lei remplacer. On imagina alors, pour obvier à cet inconvénient, plusieurs dispositifs ingénieux dont nous parlerons plus tard; mais en somme on n'a guère obtenu de tous ces systèmes rien de bien satisfaisant au point de vue pratique.

m RÉGULATEURS DE LUMIÈRE ÉLECTRIQUE OU LAMPES ÉLECTRIQUES.

Les régulateurs de lumière électrique sont d'une date beaucoup plus ancienne qu'on ne le croit généralement. £n 1844 ils consistaient dans une sorte d'excitateur de Lannes dont les boules étaient remplacées par des baguettes de charbon qu'on avançait à la main au fur et mesiu^ de leur usure. Un peu plus tard, on chercha à rendre l'avancement des charbons automatiques, en assujettissant les porte -charbons à des mécanismes d^hor-

(1) Il paraît que la communication, avec les fils du circuit, des charbons destinés à rougir, a été Tune des difficultés qui ont le plus arrêté MM. Lodygine et Kosloff. En effet, en faisant pénétrer les fils dans le charbon, celui-ci se rompait, en raison delà différence de dilatation du métal et du charbon, et d'autre part ce métal, en touchant le charbon chauffé au blanc, fondait aux points de contact. M. KoslofT, après <le nombreuses expériences, a évité à ce qu'il paraît ces difficultés en employant un métal spécial pour fonner les supports des tiges de charbon.

lcmiEre Electrique. *tt

s électro-maf^étiques capables de réagir à ta manière

Ht ordre d'idées, les uns cherchèrent à résoudre te probtèmc, soit simples baguettes de charbon, soit sur des disques de i que l'on faisait tourner alin de fïiire durer plus longtemps leur le qui est curieux, c'est que, suivant M. Fontaine, te premier régutomatiquc a été construit dans ces derniîires conditions, et c'est k me que plusieurs inventeurs tendent à revenir aujourd'hui. Quotoit, voici la liste des principaux régulateurs qui ont été imaginés ^45 dans l'un ou t'autro de ces deux systèmes. Régulateurs de s Wright [i%ib\, JeMM.Staiteet Edwards (1816), de MM. Staite i (1848), de M. Foucault (1818), de MM. Lemoit et Archereau (1849), q (1850}, de MM. Jospar, Loiseau, Breton, Deletiit, Uarisson, ^, Reynier, Lacassagne et Thiers. Pascal. Serrin, GailTe, Foucault iq, Siemens, Girouard, H(u\-ais, Way, Lontio, Carré, de Baillachc, uine, van Malderen, Martin de Srettes. etc. Hde décrire ces diËTérents régulateurs, nous devons rappeler qu'un ■ s'est présenté à l'Académie des sciences, en 1851, àl'occasion d'une ton présentée par M. Foucault. Ce savant prétendait avoir te k construit un régulateur de lumière électrique, tandis qu'on en t l'invention à MM. Staite et Pétrie. Le foit est que les deux I ont été construits à peu près à la même époque, c'est-à-dire I; mais comme les régulateurs de MM. Staite et Pétrie étaient déyà || commerce lorsque Foucault n'avait pu présenter qiie son appareil kionté il l'Académie, on peut en conclure que les inventeurs anglais ']» pas sur notre célèbre physicien français; mais d'après les dates Ment, on voit que cette invention remonte même beaucoupplus loin, 'oettre de l'ordre dans les descriptions des régulateurs de lumière ) que nous aurons à faire, nous les répartirons entre six coté* lavoir : !■ les régulateurs fondés sur l'attraction des solenoïdea, igulateurs fondés sur le rapprochement des charbons par l'eflet de kements successifs opérés électro- magnétiquement, 3* les rc^^ul»iehariKins circulaires, A" les régulateurs à réactions hydrostatiques, |pdat«urs de démonstration, d' les bougies électriques et les régut charbons incandescenu.

I* Sig>Ula«ri fondai tmr l'mUractieD d«« ■•laa«ld«*,

de M, Archereau. — l-e régulateur de M. Archereau est le d» tous les régulateurs, et confié à des mains expérimentées, il

a pu fonctionner d'une manière asseï satisliEûiante; nous yerrons pins kÉi qu^il a donné naissance à plusieurs autres régulateurs dont on a eu besocoup à se louer, et le premier modèle du régulateur de M. 8errin qu'oo regarde généralement comme le plus pratique, a été disposé un peu d'apièi les mêmes principes.

Ce régulateur est fondé sur Tattraction exercée par un solenoiiie sur une barre de fer à demi enfoncée dans le canon de la bobine sur laquelle est enroulée l'hélice; cette barre de fer étant disposée Terticals* ment et soutenue par un contre-poids en sens inverse de l'action ezeraée par le solenoïde, pouvait étant terminée par un charbon, et placée ea. tnd d'un autre charbon fixe, tous les deux introduits dans le circuit du soieiMAle et de la pile, être soumis à deux forces susceptibles de s'équilibrer et dépendantes de la résistance opposée par l'arc voltauiue. C'était une sorte de balance que la moindre différence dans l'intensité du courant poufsît ftûre trébucher, et qui pouvait, par conséquent, maintenir constant l'écsit entre les charbons au fur et mesure de leur usure. En effet, quand k courant était trop afiflûbli par suite de la distance trop grande des charinos, la force attractive du solenoïde qui maintenait les deux charbons éàolgok l'un de l'autre devenait plus faible, et le contre-poids en soulevant k charbon mobile, diminuait l'écart des charbons, tout en augmentant parée feit l'intensité du courant et par suite la force du solenoïde. Gelui-d s'opposait alors à un plus grand rapprochement des charbons, et les ramenait, par conséquent, à la distance d'ccartement qu'ils devaient conserver.

Nous avons représenté, fig. 3, pi. III, la disposition adoptée par œt habik praticien. Le solenoïde est en IH, la branche de fer en KJ; mais la moitié inférieure de cette branche était en cuivre afin que la partie supéheaie seule put subir les effets de l'attraction du solenoïde; le contre-poids est en Q, il consistait dans une espèce de gobelet de fer blanc dans lequel on mettait de la grenaille de plomb en quantité convenable, et réagissait sur la tige par l'intermédiaire d'une corde enroulée sur deux pouhes J et P. Le tout était soutenu par deux colonnes de cuivre AB,EO munies de traverses F G, D E, A G dont la dernière était en cuivre, et transmettait le oourant au charbon supérieur. Un tube à articulation Cardan J, permettait de placer exactement ce charbon au-dessus du charbon inférieur, adapté dans un autre tube i terminant l'extrémité supérieure de la tringle de fer K J. Un disque métallique K empêchait les fragments détachés des charbons pendant leur combustion de tomber sur la traverse D E qui, ainsi que la traverse FG était en trais. L'un des pôles de la pile aboutissait à l'une des colonnes, rautre à l'une des extrémités du fil du solenoïde qui, par suite du contact

la l^tatie ertrimitè de ce fil avec lecaium de la bobine, se trouvait par cda D6me introduit dans le courant de la pile passant à travers les charbons.

liuaîeora précautions devaient néanmoins être prises pour obtenir une MMuie marche de TappareiL U fieUlait d'abord régler l'action du contre-poids, ifin qu'étant opposé à l'action du solenoîde, il ne put fournir qu'un inter- ?alle assez petit entre les deux charbons, il Mait aussi placer les charbons dans Tappareil à une hauteur qui dépendait de l'intensité du courant Quand œlui^ était très-énergique, les charbons devaient être placés un peu bauty car» comme on l'a vu, l'attraction des solenoides augmente jusqu*à moitâé environ de leur longueur à mesure que le fer s'y enfonce. Au contiairey et par la même raison, les charbons devaient être placés un peu bas à la pile était fidble.

D*un autre cdté, comme la pile elle-même s'affaiblit toujours assez pRKnptement avec de courts circuits, il fallait avoir soin d'alléger de temps m temps le contre-poids afin de maintenir l'équilibre primitivement déterminé* et c'est pour cela que M. Archereau avait choisi de la grenaille de plomb conune contre-poids.

Bigulatewr de M. Joipar. — Ce régulateur, que nous avons représenté Ig» 69 pL m, ne diffère de celui de M. Archereau, qu'en ce que les deux charbons sont mobiles, et peuvent avoir leur marche réglée proportion* neUfliiient à km usure, par la combinaison de poulies de renvoi d'inégal diamètre.

Cette modification fait que le système d'Archereau qui, comme nous rivons vu» ne nécessite aucun mécanisme d'horlogerie, jouit des avantages des autres régulateurs en présentant un point lumineux fixe et invariabla.

Dans cet appareilf Thélice magnétisante est placée dans le support ou le iode du régulateur, et la tige de fer, au lieu d'être sollicitée à monter par l'silét d'un contre-poids spécial agissant sur sa partie inférieure, se trouve loulevée par l'intermédiaire d'une chaîne et de cinq poulies de renvm sous Hnfluence même du contre-poids qui tend à abaisser le charbon supérieur. Ben résulte donc, de la part des charbons, un double mouvement qui peut toe transporté d'un côté et de l'autre, suivant le diamètre qu*on donne à Il poulie de tracticm, et qui doit correspondre à l'usure plus grande de i\ui ou de l'autre des deux charbons.

Extérieurement cet appareil ne présente qu'un socle surmonté d'une leule colonna do cuivre, à Tintérieur de laquelle circule la chaîne du portecbttbon lui-même. Celui-ci, maintenu par un guide et droulant entM deux gdets» ainsi que le porte-charbon mfècimiri est moni d'un épanleoMiit sur

lequel on place les disques de plomb ou de cuiTre destinés k servir ds contre-poids au double système.

Régulateur de M. Loiseau. — - Ce régulateur ne diffère du précédent que par la disposition des charbons qui est horizontale au lieu d*6tre Terticilei On sait que d*après M. Foucault cette position est la meilleure pour donner à la lumière électrique plus de fixité, parce que la flamme qui accompagne toujours Tare voltaïque s'élevant alors en haut, dégage toujours le point de lumière rayonnante. C'est pour satisfiaire à ce principe que M. Loisean i adopté cette disposition; les porte-charbons fonctionnent d'ailleurs oomnie les précédents, par riiitermédiaire de poulies ; Tappareil est en plus muni d'un réflecteur et d'une coupe pour recueillir les cendres des chart)onsetlei empêcher de s'introduire dans Thélice.

Régulateur de M. A. Gaiffe. — Ce régulateur, comme les deux précédeolii n*e8t qu'un régulateur d'Archereau perfectionné et disposé de manites k maintenir le point lumineux fixe; il est des plus simples et présente lei mêmes avantages que ceux qui sont plus compliqués. En voici la deicrip* tion faite par M. 6ai£fe lui-même, et la fig. 125 en donne la repréaenlatîoQ*

« Les porte^harbons H H' sont parfaitement équilibrés quant à isnr poids qui n*entre pour rien dans le fonctionnement de l'appareil; leor glissement est rendu seulement plus facile au moyen do quadruples systèmes de galets U qui empêchent toute espèce de frottement direct L'avancement des charbons est produit par la détente d'un ressort contena dans un barillet O et par l'intermédiaire de deux roues dlnégal diamètre MM' (afin de rendre le point lumineux stable) et de deux tiges à crémaillères K et I solidaires des porte-charbons H, H'. Dans son mourement, la tige de fer doux sur laquelle est fixé le porte-charbon U' pénètre plus ou moins profondément dans la bobine L qui porte un fil isolé enroulé en hélice. C'est comme dans les régulateurs de ce genre, l'attraction exercée par cette héhce sur la tige de fer doux, qui détermine Técartement dee charbons nécessaire à la production du point lumineux.

c L'hélice et le ressort du barillet O sont disposés de telle sorte que leurs puissances antagonistes restent dans le même rapport pendant toute la course du porte-charbon. Il en résulte que si l'arc voltalque a 3 millimètres de longueur, par exemple, nu moment où on allume le régulateur, il les a encore lorsque les crayons de charbon, étant usés, sont près de 8*éteindre. Le ressort pouvant être tendu plus ou moins, permet d'approprier à des intensités de courant très-différentes l'appareil, qui fbnctioone ainsi très-régulièrement avec des batteries variant de quinse petits oooplei de Buniea n* 16 à soixante couples n* 19,

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