‹ Exposé des applications de l'électricitéChapitre 21 sur 43 · IP · texte numérisé non relu

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aussitdt que le circuit électrique est fermé, la bobine attire la tige K dont le mouvement combiné avec celui de l'autre tige I, détermine Técirt des charbons et la production de Tare voltaïque. U fout toiyours que II force attractive de la bobine soit un peu supérieure à Taction du ressort antagoniste, ce que Ton obtient en tendant plus ou moins ce dœm'er. • Je possède un régulateur de ce genre et j'en ai été toujours très-satîsfUt dans toutes les expériences auxquelles je Tai employé.

2^ AéguUtevrt fondés sur le rapproehement des charbons, par 1* de déolanelienients sneeessifs opérés éleotro-mafnétiqnoBenl.

l"* Régulateur de M, Foucault. — M. Foucault est, comme nous Vaim vu, Pun des premiers qui aient conçu le régulateur à point lumineux flxsc^ fonctionnant sous Tinfluence de déclanchements successifs effectués électro-magnéUquement. Voici comment il décrit lui-même son appaid dans un mémoire adressé à TÂcadémie des sciences.

« Les deux porte-charbons sont sollicités, Tun vers l'autre par des ressorts: mais ils ne peuvent aller à la rencontre Tun de Pautre qu'en faisant défikf un rouage dont le dernier mobile est placé sous la domination d*une détente. C'est ici qu'intervient l'électro-magnétismc : le courant qui illumine l'appareil passe à travers les spires d'un électro-aimant dont l'énergie varie avec rintensité du courant; cet électro-aimant agit sur un for doux sollicité d'îiutre part à s'en éloigner par un ressort antagoniste. Sur ce fer doux mobile est montée la délente qui enraie le rouage ou le laisse défiler à propos, et le sens du mouvement de la détente est tel, qu'elle presse sur le rouage quand le courant se renforce, et qu'elle le délivre quand le courant s'affaiblit. Or, comme précisément le courant se renforce ou s'alïaiblit quand la distance interpolairo diminue ou auj,'mente, on comprend que les charbons acquièrent la liberté de se rapproclier au moment même où leur distance vient h s'accroître, et que ce rapprochenient ne peut aller jusqu'au contact, parce que l'aimantation croissante qui en résulte leur opposa bientôt un obstacle insurmontable, lequel se lève de lui-même aussitôt que la distance interpolaire s'est accrue de nouveau.

« Le rapprochement des charbons est donc intermittent» mais, quand l'appareil est bien réglé, les périodes de repos et d'avancement se succèdent si rapidement qu'elles équivalent à un mouvement de progression continu. »

M. Foucault n'explique pas comment il a réglé le rapprochement plus o<t

id des charbons; il est probable que c'est en donnant aux poulies lies s'enroulent les fils qui les sollicitent, un diamètre inégal et ; avec les quantités dont ils s'usent. Il ne décrit pas non plus la 3nt agit la détente; mais il paraîtrait» d*après sa description, que me simple pression contre un tao4)Our fixé sur Taxe des deux r lesquelles s'enroulent, en sens inverse, les cordes des porte-

'il en soit, cet appareil a été le point de départ de tous ceux dont is parler et qui nécessitent tous une plaoe déterminée pour le de la pile.

mr de M. Jules Duboscq. ^ M. Jules Duboscq, bien connu des ur ses appareils d'optique si bien feits et si ingénieusement comnaginé plusieurs systèmes de régulateurs électriques qu'il avait ians l'origine, à la projection des principales expériences de Avant d'arriver à Fexcellent régulateur auquel il se tient ai^ouru'il a construit sur les indications de M. Foucault, il a passé par modèles que j'ai décrits avec détails dans la seconde édition de B^, mais dont je ne dirai ici que quelques mots pour laisser plus la description de son dernier modèle.

:ipe de ces différents systèmes est à peu près le même que celui ■eil de M. Foucault, et la fig. 4, pi. III, représente celui auquel il 1 préférence en 1856. Dans ses premiers modèles, c*étaient des ) Vaucanson assez fines qui réagissaient sur les porte-charbons et d'intermédiaires entre eux et le mécanisme d'horlogerie régulateur, it reconnu que ces chaînes se cassaient quelquefois ou s'enrouis un mauvais sens sur leurs poulies quand l'expérimentateur s familiarisé avec ces sortes d'appareils, M. Duboscq a cherché cr ces chaines par des crémaillères, et cette substitution Ta forcé er le système régulateur pour Tavancement des charbons qu'il [)té dans Torigine.

se reporte à la fig. 4, pi. III, on voit de suite la disposition du 1 question.

îlectro-aimant droit qui commande le mécanisme; il est renfermé )cle de l'appareil et est constitué par une simple bobine dont le ; en fer doux. Cette disposition a été commandée par la néceaire passer l'une des crémaillères à travers Télectro-aimant. armature de cet électro^mant ; elle consiste dans tm disque de évidé et vissé à l'extrémité d'une pièce articulée B, à laquelle est ig levier G, qui fait fonctionner la détente d'embrayage du mèca« lorlogerie.

484 LUMIÈRE ËLEGTRIQUB.

M est le mouvement d'horlogerie composé de quatre mobiles, et oommandé par un pnetit barillet adapté à la roue N, laquelle engrène avec la crémaillère 6 H. L'axe de cette roue est muni d'une clef pour remonter le système et en même temps le barillet.

0 est la roue qui met en mouvement la crémaillère I J. Cette roue est adaptée à un canon qui est monté à frottement dur sur l'axe de la roue N. et qui correspond à un bouton au moyen duquel on peut soulever oo abaisser la crémaillère IJ.

y est la vis sans un qui porte le modérateur à ailettes du mouvement d'horlogerie et la roue d'embrayage à rochet R. Cette vis reçoit soo mouvement d'une autre roue à rochet Q, qui le reçoit, par rinterméditire d'un pignon, d'une roue P dont Taxe, portant également un pignon, engrène avec la crémaillère doublement dentée 6 H. Celle-ci sert alon d'intermédiaire de mouvement entre la roue N et le mécanisme d'borith gerie proprement dit.

D est la détente d'embrayage placée à l'extrémité d'un petit tefiff articulé, sur lequel réagit le long levier C. Cette détente, en s'introduisvit dans les dents du rochet R ou en s'en retirant, arrête ou rend libre le mouvement des deux crémaillères, mouvement qui n'est pas égal de ptrt et d'autre, puisque les roues N et 0 sont d'mégal diamètre et dans le même rapport entre elles que les quantités dont s'usent les deux charbons.

SI est une traverse qui soutient le porte-charbon supérieur. Ce porte charbon est ajusté sur une partie sphcriquc, de manière à pouvoir être incliné dans tous les sens.

Enfin T est le porte-charbon inférieur adapté à l'extrémité de la crémaillère G IL

Une petite détente articulée, qui n'est pas figurée sur le dessin, permet d'embrayer la roue R lorsque le mécanisme électro-magnétique ne fonctionne pas ou lorsqu'on veut régler l'appareil.

Pour suppléer au système régleur du mouvement des charbons. M. Duboscq recommande de prendre dans un môme morceau les deux charbons que l'on place ensemble dans l'appareil; si on n'oublie pascettf précaution, l'appareil ne fait jamais défaut de ce côté.

Voici maintenant comment on se sert de cet instrument :

On commence d'abord par éloigner les porle-charl)ons l'un de l'autre lû moyen de la clef adaptée à l'axe de la roue N. Comme le frottement dn canon de la roue O sur l'axe de la roue N est très-dur, on met focilement les deux crémaillères en mouvement, et on tend par cela môme le ressort du barillet. Quand la crémaillère inférieure est arrivée à Textrémité de ^

Nine, on arrête le mécanisme au moyen de la détente articulée qui se lAoœuvre à«la main. On place alors le charbon, qui est de forme carrée, ins une cavité, également carrée, pratiquée dans un petit cylindre de livre composé de deux parties semi -cylindriques. On fixe ce cylindre uiB le porte-charbon inférieur T, soit avec les mains quand l'appareil n'est 18 échaufië, soit avec des pinces quand on fait cette opération au milieu î8 expériences. On en fait autant pour le porte-charbon supérieur, et on isse ensuite les charbons se rapprocher Tun de Tautre jusqu'à ce que la Miite du charbon inférieur soit arrivée devant une ligne de repère tracée ir la colonne support X. Alors on arrête de nouveau le mécanisme au oyen de la détente articulée. 8i le charbon supérieur est trop éloigné du larbon inférieur, on le rapproche au moyen du bouton monté sur Taxe de roue O, qui alors ne peut entraîner Taxe de la roue N, puisque le mécasme est embrayé. On Téloignerait de la même manière s'il était trop près 1 charbon inférieur. 8i, au contraire, il s'agissait de déplacer le charbon férieur, on ferait usage de la clef adaptée sur l'axe de la roue N» Quand le eharbon supérieur, au moyen de l'articulation de son portelarbon, est placé exactement dans la position qui lui convient par rapport 1 charbon inférieur, c'est-à-dire un peu en avant, afin que le charbon le ,ua lumineux soit tout à fait découvert, on ferme le courant, et on dégage mouvement. Au premier moment, aucune lumière n'apparaît, parce que s charbons étant en contact, le courant les traverse sans passer par le lilieu aérifbrme qui est nécessaire au développement de la lumière élecique. Toutefois le mécanisme se trouve alors de nouveau embrayé» mais HXe fois par la détente D du mécanisme électro-magnétique, qui fonctionne rec d'autant plus d'énergie que le courant n'éprouve alors aucune résistance. our foire apparaître la lumière, il suffit de détacher les deux charbons in de l'autre au moyen du bouton de la roue 0. Alors on doit procéder 1 règlement de l'appareil :

Régulateur de MM, Foucault et Duboscq, — Nous ne croyons pouvoir lieux fiûre que do rapporter ici Tintéressantc notice que M. Duboscq a ibliée sur cet appareil :

c Léon Foucault s'est proposé de combiner un système de régulateur ectique qui résolût le plus absolument possible les conditions de la iiesUon : — élimination de toutes les causes d'extinction ; — fixité du point unineux. — Les deux causes principales d*extinction qui sont à annihiler, mi : réloignement trop grand des charbons ; leur arrivée accidentelle au ootact. ^ Il faut, pour qu'elles soient absolument anéanties» que les tuurbons puissent être indépendants l'un de l'autre, et cependant se com. nander mutuellement à un moment donné.

I LUMtËHE ÉLECTRIQUE.

■ La figura ISft représente le nouveau rèttulateur ilonB «cm

plj lje elle est coupée de fiçon à ptr

mettra l'examen des organes dm leurs fonctions.

■ Le courant, entrant par h borne positive C, gagne lea flli di l'étectro-aimant E, puis louie h partie métallique D de l^ppaieil, pour arriver enfin au port».dM^ bon positif D. I« pdle négatifita circuit étant en H, on voit q« le courant se ferme quand rue lumineux se forme entre les àea pointes des charbons. Il faut taapnndre maintenant, d'aboni, le jeu de l'ëlectro-aimant téjtulateiiT; ensuite, le mode mécanique <|>ii rugit, d'après lui, la (bnctioa d»

charbons.

■ Ia' défaiil commun aux dJTffî modèle» de n'^tinlateiirs usiU-sjiKqii'ki est qui> l'armatun* dispov« en regard de l'électrfHiimiini.s' trouve, à l'égard des forces qui la solliciicnt (magnétisme développa dans IVIectro- aimant par le pusage du courant générateur del»

lumière, et ivssoit anUROoiilr dont lu TorcG mécanique doil éiaUi' iVKinililire). dans un état d'équilil>re inslahle, i-t, |)arsuile> obtig<' de se préi'ipilor sur l'un vn W' l'aulru des arrêts qui limiteni !" course, sans jamais pouvoir séjouruer fntrc eux dcnx. IVt iiiconn"nieni, dt'jii Iriv-grave dant "* autres appareils, aurait encon'

compromis davantage la fonction de celui.ci, curil eût été soumis t ^' oscillation perpétuelle, comme on en jugera d'apn's l'organisation du m(C>nisme moteur des c barbon s.

0 tessort antagoniste R n'agit plus directement sur l'armature, mais il pliqué à Textrémité P d'une pièce articulée en un point fixe X, et dont cd, foçonné suivant une courbe particulière, presse, en roulant^ a prolongement qui représente ainsi un levier de longueur variable. àttare doit donc toujours rester flottante entre les deux positions 31; car, à chaque instant, la furce antagoniste opposée par l'action du iêt k la puissance attractive de Télectro-aimant, est compensée par ^ (k levier ainsi produit (i). La position de Tarmature est, autrement ■chique instant, l'expression de l'intensité du courant de la source igiie.Tant que cette intensité conserve la valeur voulue et corrélative ^distance gardée entre les charbons, l'armature est équilibrée de façon pêcher tout mouvement d'approche ou de recul ; mais dès que le pu devient ou trop fort ou trop faible, il y a recul ou rapprochement M qu*il fout comprendre en examinant comment la tète t, du marteau mt T, fixée à la branche du levier-armature, commande le jeu du bisme encastré dans la boîte B. — - L' est le barillet dont le ressort ttdne le mouvement des roues dentées qui s'engrènent avec les crékres des porte-charbons ; le rapport de leur diamètre étant 1:2, il t de même do la vitesse relative des charbons eux-mêmes. Ce mount se transmet à cinq mobiles dont le dernier terme est le volant o' tnve au contact possible de la tête du marteau T. Par conséquent, si Ént o' est lâché par l'obstacle t, le jeu de tout ce système est de faire her les deux charbons l'un vers l'autre.

!d L, il y a un second barillet qui anime un second système de 68 dont le dernier terme aboutit au volant o qui, lui, sera arrêté par 9 1 du marteau oscillant, lorsque o sera débrayé par lui^ et vice versa. "oue satellique S est disposée entre les deux systèmes de mobiles, de à les reprendre alternativement, en sens inverse l'un de Tautre; k-dire que, o étant embrayé, o est lâché. Le rôle de la roue satellite 8 me alors de déterminer le mouvement inverse, c'est-à-dire de recul, mes qui animent les crémaillères porte-charbons. — Ceci étant comions n^avuns plus qu'à considérer la fonction générale de l'appareil, 'arc étant établi entre les deux charbons, l'action attractive de ro-aiinant est contre-balancée par Tcffet du ressort antagoniste, da à ce que la tùte du marteau T embraye le volant o\ Les charbons it, Tarmature F est d'autant moins attirée que l'arc s'allonge davanmais aucun mouvement brusque ne se produit; Tarmature, sollicitée

V«st le répartiteur de M. Roberl-Uoudin que nous avons décrit tome II, p.iiS.

Régulateur de M. Serrin. — De tous les régulateurs imaginés jusqu'ici, celui de M. 8errin est celui qui est le plus appliqué et qui semble le mieux et le plus régulièrement fonctionner, quand il s'agit d'un éclairage prolongé.

Nous avons eu le plaisir de suivre les différentes phases par lesquelles cet appareil a passé depuis son origine, et nous avons été le premier h eu foire une description complète dans le t. IV de la seconde édition de cet ouvrage, publié en 1850. Plus lard, M. Pouillûl, dans un rapport fait à l'Acadûmio dcs sciences , eji niojitra les ingénieuses coinbinuisons ; enSn, les expériences faites avec les machines de la comliîignie l'Alliance, montrèrent que c'était le seul appareil qui piil alors fonctionner avec k's courants ulternativcm^nt renversés. Depuis cette rpuque, ce régulateur a été constacnmenl employé dans les diffcreiitesexpériencesqu'on a faites de la lumière électrique, et c'est lui qui est em|>loyé pour l'éclairage des pli aies.

JLU5I1ËRE ÉLECTRIQl'E. 491

Nous devrons donc nous étendre un peu sur cet ingénieux appareil, qui est tellement sensible qu'une bague de caoutchouc interposée enlre les deux charbons suffit pour arrêter son défilement, sans que la bague en soit déformée. La fig. 128 en représente le dispositif.

Cet appareil qui peut d'ailleurs, comme celui de M. Duboscq, maintenir fixe le point lumineux, se compose essentiellement de deux mécanismes reliés Tun à l'autre, mais exerçant chacun une action propre sur la marche des charbons ; l'un de ces mécanismes, en rapport direct avec le système électro-magnétique, forme un système oscillant, constitué par une sorte de double parallélogramme articulé auquel est adapté le tube £ et les accessoires du porte-charbon intérieur. Ce système est composé de quatre bras parallèles horizontaux I et L pivotant sur le tube du porte-charbon supérieur et reliés par deux traverses verticales K.

L'autre mécanisme que nous appellerons mécanisme de défilage qui est relié aux porte-charbons, est constitué par les rouages que Ton voit au milieu de la figure, la crémaillère Â, et une chaîne de traction qui vient s'attacher en F. Le premier mécanisme tout en réagissant directement sur le porte-charbon inférieur £D, comme nous allons le voir, commande Faction du second mécanisme, et celui-ci réalise définitivement TefTet mécanique commencé par le premier, en régularisant le rapprochement des charbons suivant leur usure. Â cet effet, le tube E du charbon inférieur qui fait partie du système oscillant, porte un butoir d'arrêt en forme d'équerre qui réagit sur les branches d'un moulinet, lequel constitue, avec un volant à ailettes, le dernier mobile du mécanisme du défilage. Le système oscillant, relié par deux traverses verticales K, porte en U une armature cylindrique qui, étant placée à portée d'un électro-aimant G agissant tangenttellement sur elle, peut l'abaisser plus ou moins suivant l'intensité du courant traversant le système, et ce sont deux ressorts antagonistes adaptés aux bras inférieurs H du système oscillant, lesquels ressorts sont fixés au¥ supports des rouages, qui relèvent le système quand le courant ne réagit pas assez ùnergiquetnent pour combattre leur action. H résulte donc de cette disposition que, pour une intensité électrique sufïi.<(ante, le système oscillant est assez abaissé pour arrêter le système du défilage et que pour une intensité insuffisante, ce dernier système, étant mis en liberté, permet aux charbons de se rapprocher sous la seule influence du portecharbon supérieur, qui est assez lourd pour provoquer le mouvement du système. Examinons maintenant comment est disposé le système du défilage.

il te compose d'abord, comme on le voit, d'un système de rouages corn-

m LUMIÈRE ÉLECTRIQUE.

posé de quatre mobiles dont le premier qui engrène avec la crémaîUère du porte-charbon supérieur A, est muni sur son axe d*une poulie autour de laquelle est enroulée une chaîne de Vaucanson ; cette chaîne, après avoir passé sur une seconde poulie, vient s'accrocher sur une pièce F adaptée au porte* charbon inférieur £. Il en résulte que quand le système oscillant par suite de rinaction de Télectro-aimant G a dégagé le mécanisme des rouages, le porte-charbon supérieur est libre de s'abaisser, et, en s'abaissant, M tourner non-seulement tous les rouages, mais encore relève par rintermédiaire de la chaîne de Vaucanson le porte-charbon inférieur. Cette action se continue jusqu'à ce que le courant, étant devenu suffisamment fort, provoque une action plus forte de Télectroaimant G qui embraye alors, par l'intermédiaire du système oscillant, le moulinet de-s rouages. L'appareil se trouve alors arrête, jusqu'à ce que Ténergie manque de nouveau à rélectro-aimant G. Un second ressort antagoniste qu'on voit au-dessus de la pièce F et qu'on manœuvre au moyen de la vis et du levier que Toa aperçoit sur la gauche de l'appareil, permet d'augmenter ou de diminuer à volonté la sensibilité de l'instrument. Enfin une chaîne pendante que Ton aperçoit au-dessous de la pièce F, joue le rôle de contre-poids, et est destinée, en s'élevant, à compenser, dans le système oscillant, la perte de poids que subit le charbon inférieur en s'usant.

Le courant est d'ailleurs transmis au charbon inférieur au moven d'une lame repliée et flexible qui peut suivre celui-ci dans ses mouvements, et au charbon supérieur par le massif de l'appareil et l'électro-aimant G dont l'extrémité libre de l'hélice aboutit à un bouton d'attaché que Ton aperçoit en bas à gauche de rappareil.

Le porte-charbon inférieur n'a rien de particulier : c'est une douille D munie d'une vis de pression dans laquelle on introduit le charbon; mais le porte-charbon supérieur est plus compliqué pour lui faire fournir deux mouvements rectanj^ulaires susceptibles de fixer bien exactement les deux charbons dans la position relative qu'on veut leur donner. Le charbon positif, en effet, est maintenu au-dessus du charbon négatif au moyen d'un tube supporté par deux bras horizontaux articulés, commandés par deux vis. L'une de ces vis, celle du haut, permet d'imprimer au porte-charbon un déplacement dans un plan parallèle au plan du dessin. L'autre vis, au moyen d'une excentrique, déplace le charbon dans un plan vertical pe^ pendiculaire au plan de la figure.

M. V. Serrin a établi plusieurs modèles de son régulateur pour s'adapter aux intensités électriques plus ou moins fortes qui doivent agir sur lui; son plus grand modèle est disposé pour brûler des charbons de 15 millimè

très de côté, soil de 225 millimètres carrés de section, et, malgré ses grandes dimensions, il est aussi sensible que les plus i>etits modèles. Dans ce modèle, construit pour les phares, Tauteur a apiM)rté plusieurs modifications importantes. Ainsi, au moyen d'un petit dispositif adapté aux chaînes des porte- charbons» M. Serrin a pu foire en sorte de déplacer le point lumineux sans éteindre la lumière, ce qui est très-important pour l'application de ces appareils aux phares, afin de donner la possibilité de bien centrer le point lumineux par rapport aux lentilles.

D'un autre côté, comme ces régulateurs doivent agir avec des courants extrêmement énergiques, et que la chaleur développée dans le circuit serait capable de bn\ler l'enveloppe isolante de l'hélice de l'électro-aimant, ce qui pourrait annuler ses effets, M. Serrin a composé les spirales électro-magné* tiques avec des hélices métalliques dépourvues de toute couverture isolante et disposées de manière que les spires ne puissent se toucher. Pour que ces hélices puissent être adaptées aux noyaux magnétiques, et aux ron-* délies de l'électro-aimant avec un isolement suffisant, M. Serrin a recouvert d'une couche assez épaisse d'émail vitreux les noyaux en question, ainsi que les parties internes des rondelles; et pour obtenir le plus grand noml^e de tours de spires possible avec le maximum de section, il a évidé ses hélices dans un cylindre de cuivre d'une épaisseur égale à celle des bobines. De cette manière, les hélices électro-magnétiques sont représentées par une sorte de filet de vis à pas assez serré, d'une saillie égale à celle des rondelles, et dont la partie centrale est représentée par les noyaux magnétiques et leur enveloppe d'émail.

On comprend aisément qu'avec cette disposition, les hélices peuvent être porléesà une température très-intense sans que les spires cessent d'être isolées les unes des autres, puisqu'elles ne se touchent pas et qu'elles sont séparées de la carcasse de l'électro-aimant par une substance qui ne peut être altérée que par les chaleurs les plus élevées. Du reste, la grande section des q>ire8 ainsi formées en rend réchauffement plus difficile qu'avec les dispositions ordinaires, et ce n'est pas un des moindres avantages de cette sorte

Pour être juste, je dois dire que, avant M. Serrin, M. Duboscq avait cornpour son régulateur un électro-aimant de ce genre, mais il n'avait pas pris soin d'émailler les parties en contact avec les hélices, regardant cette précauiion comme inutile, en raison de la grande section des sfnies de rbéliee qui les empêchait d'être portées au rouge. H ne construisait pas non plus ses spires de la même manièrei c'était simplement une bande de ouîTTO qu'il martelait de manière à fournir une spirale.

49i LUMIERE ÉLECTRIOUC

Les accessoires de l'appareil Serrin sont très-nombreux et nous les décrirons successivement à mesure que nous exposerons les applications

de la lumière électrique.

Régulateur de MM. Siemens et Hafner-Alteneeh. — Ce régulateur asseï employé en Allemagne et en Angleterre et que nous représentoos âg. 9, pi. II» ressemble assez, comme mode de disposition générale, i ceux de MM. Serrin et Duboscq. La position des charbons est ré^ comme dans l'appareil Serrin par le poids du porte-cbarbon supérieur, lequel tend à rapprocher les charbons au fur et à mesure de leur usure, tandis que le courant électrique, en réagissant sur un petit mécamsme électro-magnétique, les écarte. A cet effet, le support supérieur qui peut se mouvoir librement du haut en bas, est relié au porte-charbon infkieur pu rintermédiaire de deux crémaillères et d'une double roue dentée avee laquelle ces crémaillères engrènent. L'axe de cette double roue dont les diamètres sont dans le rapport de 2 à i , porte une plus grande roue dentée qui engrène avec un pignon portant une autre roue R, engrenée avec le pignon d'un volant W. Sur Taxe de cette seconde roue est adaptée une roue à rochet à dents très-fines sur laquelle appuient des cliquets de retenus ( fixés sur la surface de la roue R placée parallèlement derrière elle, et un cliquet d'impulsion U qui est disposé à Textrémité d'un levier A A' feisanl partie du système éleclro-magnétique. Ce levier bascule, en effet, sous l'effort d'un ressort antagoniste /*ou de l'attraction d'un électro-aimant E inte^ posé dans le circuit de la lumière; un butoir fixe 6, convenablement placé, dégage le cliquet de la roue à rochet quand Télectro-aimant est inactif, et alors cette roue se trouve entraînée sous l'influence du poids du porte-charbon supérieur et des engrenages qui lui correspondent, de manière à permettre aux deux charbons de se rapprocher avec une vitesse qu'on peut régler au moyen du volant \V. Quand au contraire l'électro-aimant devient actif par suite d'un trop grand rapprochement des charbons, il réagit sur le cUquet U qui, en poussant la roue à rochet, écarte le système des deux charbons ; mais le courant se trouve alors interrompu dans l'électro-aimant par une fermeture du circuit exercée par le levier du cliquet d'impulsion, lequel ouvre alors au courant, par le contact de deux ressorts r,c{ disposés surunedérivation établie sur le fil aboutissant au porte-charbon inférieur^ une voie plus directe qu'à travers l'électi'o-aimant E. Le cliquet se trouve donc alois ramené à sa position de repos, tout prêt à recommencer la manoeuvre, si le courant, devenu trop. faible par suite de l'éloignement des charbons qui i eu lieu, a provoqué une nouvelle action de l'électro-aimant E.

Ce système est disposé pour fonctionner avec des courants continus ou

LLHiEnr- ËLECTniQlE. 495

i, et on opère la commuUilion au moyen do l'écrou F qui, par l'inlermÈdiûirâ d'une vis, permcl d'engrener la crémaillère du porte-cliarbon inffirieur avec 1a pelile ou la Kratido roue du système moteur des deux crémaillères. On prétend que ce système se fait remarquer par la régularité de »on fbnclionnement. -i Cflte piùcision, dit M. FonUiine, est obtenue piincipalement par l'emploi d'un seul point d'appui pour l'armature au lieu de deux, correspondant a la péiiiKle d'altraclion et h la période de relâctiemeat. De plus, il n'cnlro dans la construction aucun mouvement diaorlogerîe nécessitant des remontages réguliers.'' (Voir le Tetegraj'hic journal, tome II, p. 39-2.)

fguiateur lie M. Girouard — Ce système de régulateur présente cette Fig.t39.

Siularilé qu'ayant pour organe réglant un régulateur placé à telle TC9 que l'on veut de l'appareil oi'i so produit le point lumineux, il peut aianasiivré & distance et rendu aussi sensible qu'il convient. Ce ne comporte donc deux appareils que non sreprésentonsflg, I29et 130, Aqiti sont r«liés par deux circuits diffîjrents donnant passage à deux co-jlUIs distincts . l'un tri^-fort, qui détermine l'arc voltaîque, après Ivoir fiBMè à travers l'électro-aimaiit du relais régulateur : l'autre assez ûiible, qni o'b à produire que des déclanchements de mouvements d'horlogeria pour Tawicement et le recul dt>s charbons de la lampe.

La relab régulateur se compose essentiellement d'un électro-aimant k gros fllft dont l'armature n adaptée à un levier basculant, sollicité par deux ! uitaetmistes o et o', peut occuper une position déterminée et

Fig. 130.

m LUMIÈRE ÉLECTRIQUE.

placer, pur conséquent, un ressort de contact que porte le levier, entif deux vis de contact p et g, en rapport avec les systèmes électro-magnitiques commandant la maicbe des «bubons do la lampe. La tension des ressorti» et 0' titant calculée de manière que, pour une intensité de courant capable de toutnir une belle lumière, l'armature en quel* tion ne détermine aucun contact sur la vis p et q, il arrive que si le courant devisnl trop fort ou trop faible, le levier baaculuit Bppuiij sur l'une ou l'autre de CM vil cl détermine un déclanchemenl, qui hitanocer ou reculer les charbons de la liinpb Il est clair que, si les cliarbons sont ea contact, le courant appelé à fournir la luiniin aura une iuten! ité supérieure à celle qm correspond h la position normale de l'vmature du relais, et un contact sera éi^ sur la vis p, d'où résultera le recul dd charbons; au contraire, si la distance da charbons devient trop grande, le contact s'effectuera sur la vis q, et entraînera uoe fermeture du courant qui provoquera k rapproclicment de ces charbons. Four un réglage convenable des deux ressorts o et o', et un écart plus ou moins grand des visf et p. on pourra donc rendre l'appareil auto sensible qu'on peut le désirer, et celU régularisation pourra s'ciTectuer à distance, tans qu'on ait besoin de toucher à l'ai^ reil producteur de la lumière. Un intetrupteur d permet d'ailleurs de fermer ffi d'interrompre le courant destiné k p(0duire la lumière.

La lampe sa compose, comme les lampes électriques ordinaires, de deux longs crayons de charbon portés par dus crémaillères convenoblomenl équilibrées et mises en action sous l'inDucncc de deux mouvements d'hoilogerie distincts, bien que commandes par un même barillet. Le demict mobile de chacun de ces mouvements est embrayé par une détente

lépendant d'un système électro-magnétique particulier, qui correspond lectriquement, l'un à la vis p, l'autre à la vis q du relais, et les rouages les deux mécanismes sont calculés de manière que, au moment de avance ou du recul, le mouvement relatif des charbons s'effectue dans les ionditions voulues pour maintenir fixe le point lumineux.

La disposition de cet appareil qui permet son fonctionnement dans toutes es positions le rend apte à un certain nombre d'applications, par exemple lui opérations militaires, à la navigation, aux représentations théâtrales, lax recherches sous-marines et même à la projection des expériences de [)hysique, car un petit mécanisme adapté aux deux crémaillères permet le déplacer verticalement le point lumineux, sans éteindre la lumière et par conséquent de le bien placer au foyer des lentilles de projection.

Dans le modèle représenté fig. 129 et 130, la pile destinée à faire fonctionner les électro-aimants de )a lampe est renfermée dans le socle du relais. C'est une petite pile portative composée d'éléments à sulfate de mercure; mais, suivant l'auteur, on pourrait s'en passer en employant les courants d'in* duction que pourraient développer, sur des bobines d'induction entourant les bobines de Télectro-aimant du relais, les variations de l'intensité du courant de la pile appelée à produire la lumière électrique.

Régulateur de M. Lontin. — Nous extrayons d'une notice publiée sur les machines Lontin la description suivante qui est donnée de ce régulateur :

• Le premier et le principal avantage de ces régulateurs, c'est que les organes de mouvement et de réglage sont tels que le régulateur peut fonctionner dans toutes les positions, debout, couché et même renversé, sans que les plus fortes oscillations puissent arrêter ni modifier sa marche.

c L'application entièrement nouvelle qui a été fiaite dans ces régulateurs d'un fil métallique par réchauffement que produit le passage du courant afin de produire l'écart des charbons et de le maintenir rigoureusement ooDStant, a permis de supprimer l'emploi des électro-aimants, dont la résistance interposée dans le circuit était la cause d'une augmentation notable dans la dépense d'électricité, et de régler d'une manière absolument fixe la longueur de Tare, afin d'obtenir une lumière plus régulière.

« Le rapprochement des charbons au fur et mesure de la combustion est obtenu par une autre application non moins heureuse de l'emploi d'un courant de dérivation pris sur le courant de lumière même et qui fonctîoane de la manière suivante :

« Dans l'appareil se trouve un solenoïde formé d'un bobine garnie de fil

assez fin et en quantité suffisante pour offrir au passage du courant une

tito-grande résistance. Cette bobine renferme une tige de fer mobile, qui, T. T. 32

m LUMIÈRE ÉLECTRIQUE.

au repos, tient en arrêt le moteur destiné à opérer le rapprochement te charbons. Tant que les charbons se trouvent à la distance réglée pov rêcart nécessaire à la production d'une bonne lumière, tout le oomnl passe par les charbons, à cau<;e de la grande résistance qu'il renconttt dans la bobine; mais dès que l'écart augmente, une petite partie di courant passe par le fil fin de la bobine et la rend active; dansceoiih tige de fer mobile est attirée, et le moteur, se trouvant dégagé de son anl^ rapproche les charbons de la quantité nécessaire pour maintenir h loigucur de Tare; à ce moment le solenoïde cesse de fonctionner, et la tjp de fer vient de nouveau arrêter le moteur; ce moteur n'ayant qu^opénr le rapprochement des charbons est d'une très-grande simplicité, t

Cet emploi d'une dérivation prise sur le courant de lumière peut s'appliquer également avec avantage à tous les régulateurs qui produisent d'eosmèmes Técart des charbons et rend leur fonctionnement sûr et régiAr. quelles que soient les variations d'intensité du courant.

RégulateuJ' de M, de Mcrsanne, — Le régulateur de M. de Mersanneaili combiné pour permettre, avec des charbons droits, de fournir une huniiM électrique pendant seize heures consécutives au moins.

Ce système se compose essentiellement de deux boîtes à glissières fixé» sur un fort bîitis vertical en fonte et à travers lesquelles glissent, sous l'influence d'une action motrice et régulatrice, deux charbons cylindriqu» ayant chacun 75 ceiitiniotres ou plus de longueur. Comme ces charix» doivent pouvoir être déplacés, pour avoir leurs pointes placées exacte ment Tune au-dessus do l'autre, les boîtes à travers lesquelles ils glissert peuvent osciller autour d'un pivot sous l'influence d'une crémaillère circulaire et d'une vis tangente qui devient alors vis de réglage. U système de glissière des deux boîtes consiste d'ailleurs dans quatre gaWi évidés, dont deux adaptés aux deux extrémités d'une bascule et poosii contre les charbons par un ressort à boudin servent de guide, et dont lei deux autres d'un diamètre plus grand et armés de crans servent d'orçanei mott»urs des charbons. A cet effet, ces galets sont mis en mouvement pv une roue adaptée à un axe qui est relié dans chacune des deux bol» par un système d'engrenage à roues d'angle, à un arbre vertical qni, pouvant tourner dans deux sens différents, suivant l'action de TappiKi régulateur, peut faire avancer Tun vers l'autre les charbons, ou les cltug* l'un de Tautre. Les charbons sont d'ailleurs soutenus en dehors des boto par des tubes qui les protègent et qui sont disposés de manière à constitoff i des colonnes.

U appareil régulateur est fixé dans un boîtier au*dessus de la boite I

gMiBièro du charbon supérieur. H se compse d'une sorte d'électro-moteur, oomposé de quatre ou six électro-aimants, dont une moitié, celle du haut, est interposée dans un circuit qui correspond à une dérivation du courant prise nr les deux charbons et disposée d'une manière analogue à celle que H. Lontin a introduite dans son régulateur, et dont l'autre moitié correspond à une dérivation analogue mais disposée d'une autre manière. La pranière dérivation réagit sur les charbons pour leur rapprochement, Ikntre sur les mêmes charbons pour leur écart et voici comment :

Quand le courant est bien réglé, et que la distance entre les deux sherix>n8 est convenable, la portion du courant passant par les électroakoants du haut de l'électro-moteur n'est pas assez forte pour mettre IMve vertical en mouvement; mais si cette distance des charbons devient tiop considérable, le courant passe alors en plus grande quantité dans la dWT&tîon, et le moteur marche dans le sens voulu pour faire tourner Taxe vertical qui relie les deux porte-charbons, de manière à foire avancer l'un Tautre les deux charbons. Afin que cette action du moteur prenne le de force possible, ce n'est que par l'intermédiaire de trois roues que le mouvement se trouve communiqué à l'arbre commandant le mouvement charbons, et c'est sur celle de ces roues qui constitue le dernier mobile réagit le moteur.

Quand, au contraire, la distance des eharbons est très-foible et que le

eemnt ne passe presque pas à travers les trois électro-aimants du haut

ée moteur, le courant se trouve alors assez énergique pour passer par la

tiriislinii correspondante aux électro-aimants du bas du moteur, et ceux-ci.

Il Tappareil en marche en sens opposé du premier mouvement,

it sur l'arbre commandant le mouvement des charbons d*une ma-

iinver80,en déterminant leur recul. Comme les fluctuations du courant

alsoUenl d'une lumière électrique soumise à l'action d'un régulateur ne

i Jamais de longue durée, le moteur ne peut jamais se mouvoir que sous

peu étendu, mais ce mouvement est amplifié d'une manière con-

par rinterventîon des trois mobiles; il en résulte que le système

tiUie une sorte de balance dont les oscillations représentent le fonc-

du régulateur.

La sjsième électro-moteur adopté par M. de Mersanne est d'ailleurs

simple. Les six électro-aimants sont ranges circulairement de

à laisseTi entre la série supérieure et la série inférieure, un espace

pea large dans lequel se font les oscillations du système portant les arma-

lequd système n'est qu'une sorte d'étoile munie de dix armatures.

VtoB de cette étoile est disposée une roue qui engrène avec un pignon

faisant partie du troisième mobile du rouage dont nous avons parié et qui a été combinée de manière que les plus gran<ls mouvements du moteur ne fournissent qu'une avance ou un recul convenable des charbons Tun ven Pautre. Les électro-aimants ont d*ailleurs la disposition de ceux de Faradaj» et les armatures passent successivement entre leurs pôles qui se font bot.

Avec cette disposition, on comprend aisément qu'il n'est plus de limite pour la longueur des charbons puisqu'ils dépassent des deux côtés Tappareil sans qu'il leur soit assigné aucune limite, et que leur avancemeot ou leur recul s'elfectue comme si ces charbons glissaient entre les doigtsdes deux mains et sous l'influence des deux pouces qui dirigeraient leur marche.

11 est à remarquer qu'aux deux commutateurs du moteur interpœéf dans les deux dérivations, les étincelles qui se produisent ordinairemeot sur ces sortes d'organes sont considérablement diminuées, et pourront peniêtre même arriver à être annulées, en disposant convenablement les dèiivations de l'appareil.

Régulateur de M, Carré. — Le régulateur de M. Carré ne diffère guère des régulateurs du système Serrin que par Faction électro-magnétique. M. Carré fait en effet usage d'un solenoïde double d'une forme toute particulière, et Tarmature est disposée en S; elle oscille en son point milieu autour d'un point fixe et pénètre quand le courant passe dans une bobine courbe par chacune de ses extrémités. L'enroulement du fil sur les bobines du solenoïde est d'ailleurs fuit de telle sorte, que les actions des bobines s'ajoutent et entraînent l'armature dans le même sens. Lorsque le couranl ne passe pas, Tarmature rétrograde par l'effet de deux ressorts antaifo nistes, et un roche t dégageant le volant du mécanisme, les charbons arrivent en contact; mais dès que le courant traverse Tappareil, Tarmalure est attirée dans le solenoïJe et produit Técart des charbons. L'attraction augmente assez réguhèrement et en proportion directe de son engagement dans les bobines, pourvu toutefois que la course ne dépasse pas certaines limites.

3° Régulateurs à diiques oîreuIaif«s âé eharboa.

Comme nous l'avons déjà dit p. 477, ces régulateurs sont les premiers eil date, mais tels qu'ils étaient combinés dans l'origine, ils ne pouvaient guère fonctionner régulièrement. Suivant M. Fontaine, Tare voltaïque, dans l'âp* pareil de M. Thomas Wright imaginé dès l'année 1845, jaillissait cnW deux disques de carbone ayant leur circonférence tîdllée en V et recennl le mouvement d'un mécanisme quelconque; plus tard, en 184^, M. Lemolt* reprenant l'idée de Thomas Wright, construisit un appareil mieux défini

dans ses fonctions et dans lequel les deux disques de charbon supportés ptr deux leviers recourbés et articulés se trouvaient mis en mouvement pftr un double système de poulies qu*animait un môme mécanisme d*horlogerie; un ressort à boudin reliant les deux leviers courbes faisait ^>puyer l'un contre Tautre les deux disques de charbon qui se trouvaient éloignés à des intervalles donnés et trës-rapprochés, par Taction d'une excentrique mise en mouvement par le mécanisme d'horlogerie. Ce mécanisme, réagissant en effet sur deux taquets adaptés à chacun des leviers porteurs des charbons, les faisait ouvrir de Tintervaile nécessaire au dévelop* pement de Tare voltaïque. Gomme ces leviers étaient isolés métalliquement Pun de l'autre, on pouvait transmettre par leur intermédiaire le courant aux charbons. La lumière résultait donc, dans ce système, d'une série d'étincelles successives et assez rapprochées les unes des autres pour ftmmir une lumière continue, mais qui ne pouvait être intense. Le dessin de cette machine, assez ingénieuse pour Tépoque, se trouve dans l'ouvrage de M. Fontaine, p. 19. Après ce système, est venu celui do M. Uarisson qui date de 1856, à peu près, et que nous représentons ci-après flg. 131 ; je le décrivais ainsi dans le tome IV, p. 488, de la deuxième édition de cet ouvrage :

« Pour atténuer les inconvénients de Tusure si prompte des charbons

dans la lumière électrique et obtenir la fixité du point lumineux, M. Harisson

a proposé de remplacer le charbon positif par un cylindre de charbon

tournant sous Tinfluence d'im mouvement d'horlogerie. De cette manière,

le point où s'échange Tétincelle se trouve constamment déplacé sur le

charbon positif, et Tusure de celui-ci, ainsi répartie sur toute sa circonfé-

nnce, est d'autant moins appréciable que Taxe sur lequel il tourne est

muni d'un pas de vis. Pour obtenir le rapprochement du charbon négatif

au fur et à mesure de son usure et de celle du charbon positif, M. Harisson

adapte, au-dessous du cylindre de charbon A, une poulie B montée sur une

tige verticale, laquelle est tirée de bas en haut par une chaîne, sous Tin-

iluence du poids de la monture du second charbon C qui conserve sa forme

de crayon. Toutefois le défilement de cette chaîne qui est enroulée sur la

poulie et qui s'effectue sous l'influence même de la rotation du cylindre A

mTec lequel la poulie est en contact, peut être modiflé par Tintcrmédiaire

d'un électro-aimant £ qui, en réagissant sur une poulie de renvoi G, peut

écarter cette chaîne à gauche ou à droite de sa position normale. 8ous

l'influence de la pouUe B, le charbon négatif descend au fur et à mesure

de rueure du charbon circulaire, et, par suite de la rotation de cette poulie

({ni déroule la chaîne, la course de ce charbon négatif est sufflsnnto

m LvuiÈDE Electrique.

pour satishira à la (bis k l'usure dos deux charbons. Tant que 1« couitol conserve la même intensitc (celle qui a été primitiveoient récite), le rspprocheœenl des charbons e'eSbctue de la manière pi^ ^'S- '31. cédente ; mais bildt qu'il vient à Bûblir ou kaugmenur,

réluclro<Bimant réagit sur la chaîne en la rapouuul h gauche ou à droite, ce qui produit son allong«meot ou son raccourcissement, et par suite un rappradMment ou un éloigncment des charbons.

a Un mventeur dont le nom nous Àcbappe m et moment, a voulu perfectionner le système de H. Hftriison en employant pour organe excitateur de la luinièn électrique deux disques de charbon taillis «ngulait*ment sur leur circonrùrence et opposés l'un fc l'autn dans deux plans rectangulaires. L'inventeur croit, pv ce moyen, dégager complètement le point lumiHSi et le placer dans les mêmes conditions qu'avec da crayons de charbon; les disques de charbon. coiUM dans te système précodenl, tourneraient d'ailleurs lentement au mojui d'un mécanisme d'horlogerie qui les rapprocherait en môme temps d'une quantité constante. Pniir iJvitcr les contacts qui pourraient résulter de Tlo^ galité d'usure des difTiircuts points de la circonférence des disques, et pour maintenir ceux-ci taillés angulairoment, l'inventeur dont nous parlont fait passer ces disques devant un système de couteaux qui les taillent ï mesure qu'ils tournent. Comme le mouvement de rapprocheineat de> charbons est tm peu plus considérable que la quantité moyenne dont ili s'usent, les couteaux opèrent anjj^ulaircment cotte taille et les maintienneol ainsi à une distance rigoureuse, s

M. Dogrand, alors ingénieur des phares, a dUposé aussi un régulateur avec des disques de charbon tournants, lesquels se rapprochaient sou l'influoiice d'un mouvement d'horlogerie ; mais ce système n'ayant pu tanttiocmer i-égulièrement, il n'en a plus été question. Ce n'est que dans ci> derniers temps, que ce systéuie de régulateur a pu être établi dans d'assV bonnes conditions pour devenir susceptible d'être appliqué dans li p^** tique, et l'auteur de ce Byslémc est M. £. Heynier dont nous allons mainlt nant étudier avec détails l'invention.

Bigulaleur à rhéophoret circulaires de M. M. Reynier. -~ Duu tous ^ systèmes pr^>c6denu, sauf celui do M. Ilarisson qui n'était pas protiqiM pnnr d'outrés causes, lo délaut capital qui les empêchait de f

d*une manière satisfaisante, éait rapi)li:ation au ra;);>rochcinent des charlKins d'un mouveuituit régulier compiélement indopendant de leur usure. Or, comme tous les charbons sont loin de s*user Ci^alement» il en résultait des creux et des bosses sur la circonférence des disques qui avaient pour résultat d'éteindre la lumière par suite de leur contact immédiat ou par un trop grand éloi;;neinent. Pour éviter cet inconvénient, il fallait appliquer à ce système de ré^^ulateur un dispositif capable de faire tourner les charbons indépendamment, et n'opérer leur éloignement ou leur rapprochement que sous Tinfluence même des variations de l'intensité du courant, en un mot, il fallait appliquer aux régulateurs à électrodes circulaires et tournantes le système électro-magnétique appliqué aux autres régulateurs. Or, c'est ce problème qu'a résolu d'une manière ingénieuse M. E. Reynier, dans la lampe que nous représentons ci-après fig. 132.

Dans cet appareil, les disques de charbon représentés en d, d' sont portés, comme dans le dispositif de Lemolt, par deux systèmes de leviers articulés isolés l'un de l'autre; mais les supports de ces charbons sont deux mouvements d'horlogerie indépendants /, f qui les font tourner individuellement avec une même vitesse. Ces mécanismes d'horlogerie sont supportés à leur tour par deux piliers bb, b'b' sur lesquels ils sont articulés, et leur inclinaison plus ou moins grande qui entraîne le rapprochement ou l'éloignément des charbons, est commandée par deux leviers articulés h et rs qui dépendent, Tun h de la vis k qui permet de fixer le charbon d dans une position déterminée, l'autre l's d'une tige t en fer doux qui, comme dans le régulateur d'Archereau, est enfoncée plus ou moins dans unsolenoïdem, et en même temps d'un ressort à boudin dont les attaches sont en u,v et qui détermine un e£fet contraire à celui du solenoïde; la tension de ce ressort antagoniste est d'ailleurs réglée par la vis :; et la bascule xx. Les rhéophores de la pile sont fixés aux coloimes 66' au moyen des vis de pression 2 et 3.£nfin l'une des extrémités du lil du solenoide étant ûxce au montant 6' qui est isolé de la colonne b\ transmet au charbon d, par l'intermédiaire du conducteur flexible f, le courant qui lui vient de l'autre extrémité du solenoïde, laquelle est mise en rapport avec la colonne 6', et le circuit est complété par l'ai-c voltaïque et le massif du support du charbon fixe.

Le fonctionnement de l'appareil est très-simple : quand tout est bien réglé, les deux disques de charbon se touchent par leur bord intérieur qui forme la partie aiguë du biseau de leur circonférence, et cela sous l'influence du ressort antagoniste ur qui tire sur le levier r; le courant est alors supposé ne pas passer. Aussitôt qu'il est fermé, le solenoïde réagissant sur la tige (

dont la partie de fer est au bas de l'appareil, repousse le levier r en cninb tant victorieusement le ressort antagoniste, et le cbarbon if se In» éloigné de l'ai tre charbon, jusqu'à ce que lecouranise trouve assez a& pour avoir son action contrebalancée par le Fes»ort aata^nisle. Si la o

Flf. 13Î.

rant faiblit encore par suite de l'usure ou de l'inégalité des parties d disques en présence, le ressort antagoniste prend le dessus et rapproc les disques, absolument comme dans les systèmes de Gaiffe et d' Archeroi

LUMIÈRE ÉLECTRIQUE. f(05

On remarquera quo, dans cet appareil, les charbons circulaires s'affrontent angulairement et dégagent complètement le point lumineux; ainsi sont évitées les occultations considérables jusqu'ici réputées comme inhérentes à remploi des disques. Cet avantage, joint à celui de Tindépendance des> mouvements de rotation et de translation des charbons, a résolu le problèine des régulateurs à rhéophores circulaires.

8i Ton considère que les charbons rectilignes s'usent assez promptement et exigent une surveillance permanente pour procéder à leur remplacement, on peut comprendre les avantages du système dont nous parlons en ce moment, système qui permet de fournir une belle lumière pendant vingtquatre ou trente heures, c'est-à-dire pendant un temps plus que suffisant pour les éclairages de nuit. Des expériences ont été faites au chemin de fer du Nord avec ce système de régulateur et ont fourni de bons résultats, mais il exige un générateur électrique puissant. Je Tai vu fonctionner pendant près de deux heures dans les ateliers de M. Bréguet, et l'usure circulaire des charbons s'était faite d'une manière assez régulière; toutefois une flamme assez développée surmontait Tare, mais cela tenait aux charl3ons qui n'étaient pas purifiés et provenaient de dépôts de cornue taillés.

4* Aéfulatenrt à réaetlont hydrostatiques.

Cette catégorie de régulateurs comprend les appareils qui ont pour organes régulateurs des liquides et qui réagissent, soit à la manière des vases communiquants, soit en servant de véhicule à la décharge sous certaines conditions, soit en agissant à la manière de l'huile dans les lampes à modérateur. Les principaux modèles de cette catégorie sont ceux de MM. Lacassagne et Thiers, de M. Pascal de Lyon, de MM. Marçais et Dubosq et de M. Way.

Régulateur de MM. Lacassagne et Thiers. — On a fait beaucoup de bruit aune certaine époque (1856) de ce régulateur dans lequel l'ascension des charîx>n8 pouvait se faire sans intermittences et n*exigeait aucun rouage pour cette réaction mécanique. Cet appareil a été l'objet d'un examen sérieux de la part de M. Ed. Becquerel qui a fait sur lui un rapport trèsétudié à la Société d'encouragement; toutefois, nous devons le dire, il n'était pas le seul régulateur à marcher sans rouages et d'une manière continue, puisque celui d'Archereau était exactement dans le même cas.

Le système de M^f. Lacassagne et Thiers se compose de deux appareils : 1* d'un légulmteur de courant appelé par eux régulateur électro-métreur; ^ dTun rêgulat&ur de lumière électrique.

Pour comprendre le régulateur électro-métreur, supposons que le tuyau d'écoulement des gaz accumulés sous la cloche d'un régulateur de couFaot soit un tuyau de caoutchouc T, fig. 8, pi. III, et que ce tuyau passe dans uo trou ÂB pratiqué à travers le fer d'un électro- aimant M pour retourner sur ses pas en passant dans un second trou CD ouvert à côté du premier dans le même fer de Télectro-aimant : on comprendra qu'avec cette dispositioo l'armature £6 pourra servir de bouchon à ce tuyau en l'étranglant en BC au moment de son attraction; au contraire, elle le débouchera quand elle cédera à Teifort de son ressort antagoniste au moment d'une interruptioa de courant; mais en raison de la force élastique du caoutchouc, le ressort antagoniste pourra être réglé de manière que le tuyau ne soit jamais complètement bouché.

Admettons maintenant que le courant, avant d'atteindre les électrodes de platine du régulateur, passe par cet électro-aimant : il arrivera nécessairement que tant que le courant aura une intensité suffisante, le tuyau sen plus ou moins étranglé, mais aussitôt que la force électrique diminuera, l'armature, en se soulevant, laissera échapper une certaine quantité de gaz, et de cette évacuation résultera l'immersion plus complète des lames de platine dans le liquide sur lequel elles réagissent. Comme alors le courant sera devenu plus intense, Tarmature sera de nouveau attirée pour être ensuite repoussée quand les gaz seront revenus en excès, et ainsi de suite indéfiniment.

Pour que l'appareil puisse se prêter à des intensités de courants trèsdifférentes, MM. Lacassagne et Thiers ont ménagé une seconde issue aux gaz de l'appareil régulateur, au moyen d'un robinet muni d'une clef et que Ton ouvre plus ou moins, de manière à laisser échapper précisément la quantité de gaz qui s'échapperait par le jeu régulier de l'armature, sans trouble causé par ses oscillations normales : « Cette nouvelle disposition, « dit le Cosmos, présente un avantage ; on peut recueillir le gaz éliminé « dans une éprouvette graduée installée sur une cuve hydro- pneumatique, « et le mesurer; connaissant la quantité de gaz dégagé dans un temps « donné, on pourra, à l'aide des tables d'équivalents chimiques et élec- « triques dressées d'avance, calculer, soit Tintensité du courant régulier « qui traverse l'appareil, soit, s'il s'agit d'eflets gai vano- plastiques, déter- « miner à •priori la quantité d'or, d'argent, de platine, etc., déposée dans a le bain. »

Arrivons maintenant à la description du régulateur de lumière électrique qui est, du reste, fondé sur le même prûicipe que l'appareil précédent.

Imaginons un réservoir A, fig. 9, pi. III, rempli de mercure, et communiquant avec un autre vase G par un tube de caoutchouc BKPCDEU replié à travers un électro-aimant M, comme nous l'avons vu précédemmenL Concevons qu*à la surface du mercure remplissant en partie le vase G» surnage un flotteur I convenablement dirigé en ligne droite par uu guide et terminé par un porte-cbai*bon J au-dessus duquel sera tixé un autre porte-charbon L : on comprendra que si le courant qui devra illuminer les charbons L, J pusse à travers Télectro-aimant M, Tarmature de eet électro-aimant se trouvera attirée tant que le courant aura une énergie déterminée, en rapport avec la dislance voulue pour Técartement des charbons. Par conséquent, le tuyau de caoutchouc sera bouché, ou plutôt sera affaissé en DG d'une quantité qui sera en rapport avec cette énergie électrique. Aussitôt que la distance entre les charbons augmentera, Télectroaûnant devenant plus fiaible, attirera moins fortement Tarmature, et la partie DG du tuyau sera moins affaissée. Gomme la quantité de mercure qui passe du vase A dans le vase G dépend de la largeur du tuyau do caoutchouc, on comprendra que l'ascension du flotteur I sera subordonnée Domplétement à la réaction plus ou moins énergique de Télectro-aimant, c'est-à-dire à la distance plus ou moins grande qui sépare les charbons : ainsi pendant que la combustion tend sans cesse à séparer les charbons, lu pression hydrostatique du mercure gouvernée par le jeu de Tarmature, sous l'influence du courant, tend sans cesse à relever le charbon inférieur et à le rapprocher du charbon supérieur, et si le ressort de Tarmature a été bandé autant qu'il doit l'être, ce que Ton obtient par un tâtonnement de quelques instants, les deux effets d'éloignement et de rapprochement se compenseront exactement, et les deux pointes de charbon resteront à la même distance.

MM. Lacassagne et Thiers ont cherché toutefois à rendre plus régulier le jeu de leur appareil, en faisant varier la tension du ressort antagoniste de l'armature de l'électro-aimant M, suivant rintensité plus ou moins grande du courant A cet effet, ils ont prolongé cette armature au-delà de son point d^articulation, et ont fait réagir sur ce prolongement d'armature un électro-aimant additionnel interposé dans une dérivation trés-résistante du dreuit principal; il résulte de cette disposition que la tension du ressort antagoniste s'afhiblit avec la diminution d'intensité de la pile, mais sans pour cela être solidaire des inégalités accidentelles survenues dans l'intensité du courant produisant la lumière, puisque les deux circuits sont indépendants Ton de l'autre. Get électro-aimant additionnel évite donc de toucher au ressort antagoniste à mesure que la pile s'a£Eiûbiit, conune on est obligé de le fiiire avec les autres régulateurs.

Pour mieux faire comprendre les appareils de MM. Lacassagne et Tbi^s, nous avons supposé que le tuyau de caoutchouc qui traversait le fer de rélectro- aimant régulateur se recourbait au-dessous de Tarmature, de manière à ne former qu'un simple et unique tuyau ; mais les exigences de la construction ont forcé de le diviser en deux parties précisément au poiot de sa brusque courbure. C'est alors une espèce de petit capuchon de caoutchouc disposé de manière à envelopper la partie supérieure du fer de rélectro-aimant qui continue le tuyau et qui reçoit la pression de Tarmature.

Régulateur de M Pascal de Lyon, — M. Pascal a voulu perfectionner le régulateur de MM. Lacassagne et Thiers en faisant réagir sur le flotteur qui soutient le porte-charbon inférieur, dans cet appareil, la force élastique du gaz résultant de la décomposition de Teau par le courant; c*est donc en quelque sorte une combinaison du régulateur des courants et du régulateur de lumière do MM. Lacassagne et Thiers.

Régulateur de MM. Marçais et J. Duboscq.— Ce système, imaginé en 1858 et réinventé dernièrement, est fondé sur le principe des lampes à modérateur; mais, malgré la manière ingénieuse dont il a été combiné, il a été abandonné par ses auteurs qui n'ont pas trouvé davantage à Texploiter.

Ce régulateur, comme une lampe ordinaire, consiste dans un socle cylindrique AB fî^. 133, rempli d*huile jusqu'à une cloison soudée en C et au dedans duquel se meut un piston D. Ce piston est pressé fortement de haut en bas par un fort ressort à boudin R, et porte supérieurement une crémaillère terminée par une potence à laquelle se trouve adapté le porte-charbon supérieur H. Sur le bras vertical EGde cette potence qui est carré, se meut une glissière El qui soutient le porte-charbon inférieur J. A cette glissière est adaptée une grenouillette à losanges articulés FLMK NOP qui se meut autour d'un axe K, èl dont le jeu est cfimmandé par une cheville fixée sur la crémaillère et réagissant sur rarliculation P. Quant à Taxe K, il est fixé eu dehors de la crémaillère sur une tij^e SQ vissée sur le socle A B. Il résulte de cette disposition que la crémaillère, en s*abaissant, réagit à la fois sur les deux porte-charbons, en abaissant l'un H qui fait corps avec elle et en relevant l'autre J par l'effet du redressement de la grenouillette; mais comme les losanges de cette grenouillette sont de différentes grandeur et calculés de manière que leur cotés soient entre eux dans le rapport des différences d'usure des charbons, il arrive que quand le losange KNPO s'est ouvert d'une certaine quantité a, le losange KLFM s'est ouvert d'une quantité plus grande b qui est par ra[>port à a, comme l'usure du charbon positif est à l'usure du charbon négatif. T^ point lumi-

LUMiiRB ÉLGCTRIODE. SW

neux ne change donc pas de place, et cette partie du problème se trouve résolue sou8 l'influence d'un seul mouvement màcaiiique qui dépend du piston 0. Nous allons voir pj^ {jj.

maintenant comment ce mouvement est mis en rapport avec l'intensité du courant qui fournit l'arc voltaïque.

Le fond du socle cylindrique A G, au lieu de cor»

respoodre k un tuyau nscensioiinel montant k la mëcbede la lampe, comme dansles lampes ordinaires, communique avec un tube recourbé UT qui s'ouvre également à la partie supérieure du cylindre AC, mais qui présente en T un orifice muni d'une cloison en caoutchouc. Sur cette cloison appuie un tampon ou marteau adapté k un long levier TV, lequel est articulé & un autre levier VY qui porte l'armature X d'un électro-aimant tu< bulaire Z. Sous l'influence du ressort R, le piston D tend à s'abaisser, mais il peut £tre retenu, ou bbre d'effectuer sa descente, suivaiit que l'huile qui est au de«ou8, peut trouver ou non une issue pour s'échapper. Tant que le tuyau U T est ouvert, cette issue «M naturdlement trouvé^ «t Iliuite, après rav(^ tntveraâe, retombe au-dessus du pistou.

512 LUMIÈRE ÉLECTaïQUB.

De cette manière, les pointes des charbons, sans cesse pressées, mais ne pouvant céder à cette pression qu'au fur et à mesure de leur usure, restait toujours à la même distance respective, et Tare voltaïque varie peu, suivant M. de Baillache. Un appareil de ce genre a pu fonctionner chez M. Tbénard pendant huit heures consécutives, et sa lumière était supérieure à celle produite avec de simples charbons, à cause des supports de magnésie qui permettaient au magnésium de brûler à Tune des électrodes. Au bout de Texpérience, les cônes de magnésie avaient acquis une extrême dureté et étaient devenus jaunes.

Régulateur de M. J. van Malderem, — M. J. van Malderem a imaginé, pour de petites forces électriques, un régulateur qui fonctionne relativement bien et qui est de la plus grande simplicité. C'est une sorte de compas suspendu dont les branches articulées portent à leur extrémité les portecharbons, qui se trouvent par conséquent placés Tun vis-à-vis l'autre horizontalement. Ces deux branches du compas, étant isolées Tune de l'autre et très-mobiles, sont mises en rapport avec les deux branches du circuit ; et quand les charbons sont arrivés au contact, sous TinQuence de la tendance des porte-charbons à se placer verticalement, le passage du courant qui a alors lieu détermine une répulsion de la nature de celle produite dans le régulateur de M. Fernet et qui, en provoquant l'écart des charbons, engendre l'arc voltaïque. Il s'établit alors entre cette force répulsive et l'action résultant de la pesanteur un état d'équilibre stable suffisant pour entretenir la fixité de l'arc. Cet arc peut fournir un point très-brillant de lumière équivalent à quatre becs de gaz, avec les machines du peut modèle de V Alliance à quatre aimants.

C'^ Régulateurf k charboni înoandefoenti.

Les essais intéressants entrepris par MM. Lodygine et Kosloflf ont engagé plusieurs inventeurs, entre autres MM. Konn, Bouliguinc et Fontaine, à imaginer des lampes pour obtenir la lumière électrique par l'incandescence des charbons. Il paraît du reste, d'après M. Fontaine, que ce serait M. King qui dès l'année 1845 aurait conçu la première lampe de ce genre.

Lampe de M. King,— La lampe de M. King, représentée p. 208 de l'ouvrage de M. Fontaine, consiste dans un mince crayon de charbon de cornue fixé par ses extrémités dans deux cubes de charbon et soutenu par une potence à deux branches en porcelaine. Le tout est renfermé dans un tube fermé privé d'air, et les conducteurs rigides traversant ce tube interposent le petit crayon de charbon dans le circuit du générateur électrique, ce qui le £ut

rougir assez pour fournir une lumière éclatante. C'est, comme on le voit, un système assez analogue à celui de MM. Lodygine et Kosloff dont nous avons parlé p. 475.

Cette idée fut reprise en 1846 par MM. Greener et Staite, et en 18)9, par M. Pétrie. « L'éclairage par incandescence, dit M. Fontaine, et le principe de sa production étaient depuis longtemps tombes dans Toubli, lorsqu'en 1873 un physicien Russe, M. Lodygine, ressuscita Tun et Tautrej et créa une petite lampe qui fut depuis perfectionnée par MM. Konn et Bouliguinc. »

Dans sa lampe, M. Lodygine employait des crayons d'une seule pièce en diminuant leur section à Tendroit du foyer lumineux, et il plaçait deux charbons dans un môme appareil avec un petit commutateur extérieur pour foire passer le courant dans le deuxième charbon quand le premier était usé. M. Kosloff qui vint en France dans Tespoir d'exploiter le brevet Lodygine, perfectionna un peu cette lampe sans aboutir cependant à quelque chose de passable. Un des parents de M. Truc, lampiste à Paris, chez lequel les expériences de M. Kosloff furent faites, y travailla également avec beaucoup d'ardeur sans y apporter des améliorations bien notables, et ce n'est que quand M. Konn eût imaginé en 1875 sa Limpe, qu'on put entreprendre des expériences assez sérieuses pour faire penser un moment que les lampes de cette espèce pouvaient avoir quelques avantages pratiques. C'est M. Duboscq qui construisit pour la première fois en France cette lampe dont M. Fontaine donne le dessin dans son ouvrage, p. 213.

Lampe de M, Konn. — Dans cet appareil, chaque foyer au lieu de n'avoir

qu*un seul charbon, était muni de quatre à cinq, et tous ces charbons disposés

verticalement et circulairement, étaient terminés par de petits cylindres

de charbon sur lesquels étaient incrustées, supérieurement, des tiges de

cuivre do longueur successivement décroissante. Leur partie inférieure

communiquait à Tune des branches du circuit, et leur partie supcrieuro

n'était mise en rapport avec l'autre branche de ce circuit, que par Tintermé-

diaire d'une sorte de couvercle métallique articulé qui appuyait sur eux

par son propre poids. Toutefois, comme leur hauteur était différente, ce

couvercle ne pouvait en toucher qu'un à la fois, et c'était le plus loug.Or, il

résultait de cette disposition que, si celui-ci venait à se rompre ou Ix s'user

complètement, le couvercle tombait avec lui, et en rencontrant dans sa

chute le charbon le plus long après lui, faisait passer le courant à travers

ce nouveau charbon qui s'illuminait instantanément. Celui-ci venant de

nouveau à se rompre, le couvercle transportait le courant dans un troisième

charbon, et ainsi de suite jusqu'au dernier. L'expérience avait montré que

cinq charbons ainsi disposés étaient bien suffisants pour une soirée T. J. 33

514 LUMIÈRE ÉLECTIUQUE.

d*éclairagc, et pendant les expériences auxquelles j'ai assisté, j'ai pu voir la lampe fonctionner deux fois au moment de la rupture dd'deux d'entre eux.

Naturellement chacun de ces systèmes quintuples de charbons était renfermé dans un récipient hermétiquement fermé ou privé iÏBxt, et leur différence de hauteur était calculée pour que la courbure résultant Je rinfluence de la chaleur excessive h laquelle ils étaient successivement portés, né donnât pas lieu à une division du courant.

Quand tous les charbons d'une môme lampe étaient usés, le couvercle en rencontrant une tige de cuivre continuait le circuit; de sorte que s'il y avait plusieurs lampes interposées dans le même circuit, Pextinction de Tune n*cn traînait pas celle des autres.

D'après les expériences faites chez M. Florent, h, Saiut-Pétersbourg, où trois de ces lampes sont installées, chacune d'elles fournit une lumière équivalente à 20 becs Garcel, et elles fonctionnent sous Tinfluence de courants produits par une machine de la compagnie TAlliance.

Lampe DouUgidnc. — Cette lampe atteint à peu près le même but que la lampe précédente, mais en n'employant qu'un seul charbon. Elle se compose, comme la précédente, d'un socle en cuivre, de deux tiges verticales, de doux barres de prise de courant et d'une soupape d'évacuation.

Tue dos ti^TS est percée d'un polit trou de haut en bas, et possède sur prcscpio toute sa longueur une fente permctlanl le passage de doux polilos oivillos latérales. Le charbon est introduit dans cette tige comme la mine d'un i)oito-cruyon ordinaire, et il est sollicité à monter par dos conlro-[)oids reliés, au moyen de doux câbles microscopiques, aux oreilles du support ou croix sur lo(juol repose le charbop. La partie du charbon (jui doit outrer en incandescence est retenue entre les lèvres de doux blocs coniques en charbon de cornue. Une vis placée sous le socle, permet d augnientor ou de diminuer la longueur de la tige qui porte le bloc coni(pio supérieur et, par suite, do donner à la partie lumineuse une plus ou moins grande longueur. La fermeture du globe est obtenue, comme dans l'appareil précédent, par la pression latérale de plusieurs rondelles de caoutchouc.

Loiscpie la lampe est [)lacoc dans un circuit, la baguette de charbon rougit et s'illumine juscju'à ce qu'elle vienne à se rompre. A ce moment, un polit mécanisme commando par un électro-aimant, ouvre les lèvres des porto-charhons; le contre-poids du haut chasse les fragments qui pourraient reslor dans IVulaille, et les contre-poids du bas relèvent la tige en charbon, laquelle pénètre dans le bloc supérieur et établit le courant. Le mécaiiisoie commandé par Télcctro -aimant agit do nouveau, mais en sens inverse de

sa première manœuvre, les porte-crayons se resserrent et la lumière renaît.

Ce système ne fournit pas toujours de bons résultats à cause de la multiplicité des organes, mais quand par hasard il fonctionne régulièrement, la lumièfe fournie est plus intense que celle de la lampe Konn^ et cela dans le rapport de 80 à 60 becs.

M. Fontaine entre dans de grands détails sur le travail de ces lampes^ mais nous ne nous y arrêterons pas, car cela nous entraînerait trop loin ; nous renverrons le lecteur que celte question intéresse au livre de M. Fontaine, p. 218-224.

Quant à la lampe de M. Fontaine construite chez M. Breguet, elle est caractérisée par les deux points suivants : !<> les charbons sont encastrés par chacune de leurs extrémités dans des contacts rigides et maintenus fixes, ce qui permet de foire fonctionner la lampe dans toutes les positions ; 2« le courant électrique passe automatiquement d'un charbon à Fautre par l'action d'un électro-aimant intercalé dans le circuit.

7*^ Sjttèmet parlîoulîert.

Bonnes «labloschkolT. — Si on place parallèlement Tun à côté de l'autre deux charbons en les séparant par une lamelle isolante susceptible de se volatiUser ou de se fondre sous Tinfluence du passage du courant entre les deux charbons, on peut obtenir une lampe électrique sans aucun mécanisme, et éclairant à la manière d'une bougie, c'est-à-dire en s'usant successivement jusqu'à ce que la bougie ait été entièrement consumée : tel est le principe des bougies de M. Jabloschkoff.

Pour allumer ces bougies à distance, les deux charbons qui sont légèrement taillés en pointe à leur extrémité supérieure, sont réunis par une petite aiguille de plombagine de i milUmètre de diamètre, qui affleure la cloison isolante et qui est retenue par une petite ligature en papier d'amiante. Le courant en passant à travers cette petite aiguille la volatilise, et détermine instantanément la formation de l'arc.

Ordinairement la bougie ainsi disposée est enveloppée à son extrémité inférieure par une hgature noyée dans une pâte soUde qui empêche les charbons de se disjoindre et permet de les adapter dans une sorte de chandelier que nous représentons fig. 134. Cette bougie dentales charbons sont munis à leur bout inférieur de deux tubes de cuivre pour les contacts, est pincée dans ce chandelier entre les pièces B et F, et un système de genoux et de ressorts nettement indiqués sur le dessin, opère naturellement le serrage parallèle des bougies quelle que soit leur largeur, laquelle largeur est variable avec le diamèlxe des charbons et la distance qui les sépare l'un de l'autre.

La continuité de l'éclairage se fait par l'un des deux procédéa suinnU ;

1" L'emploi d'un commutateur à plusieurs fils;

2> L'emploi d'une sorte de chandelier revolver qui marche ftulonutiqufr mont et qui a clé comijiné Ue plusieurs manières.

Le premier système exige la présence continue d'un homme qui, à des

intervalles do temps plus ou moicis rapprochés et variant selon la longueur

Fig. 131.

des charbons (à raison de 11 cciilimttres par heure), fait passer au moj*" du commutateur le courant de la bougie usée dans une bougie neuve.

Le second système que nous représentons vu en plan et en élévatioa fi^. 135 et 130, effectue automatiquement la transmutation au moyen d'un interrupteur à enclanctiement M M' qui se trouve soulevé quand la bougi' n'est pas usée, parce qu'un fil do platine /"adapté à une borne M' vient buts contre la boii^-io AU tant qu'elle n'est pas consumée, mais qui retooilK sur lo contact 1' quand le lil n'est plus soutenu par suite de l'usure di la bougie. Ce contact opéré en P, fait alors passer le courant à tnm> un système de bougie neuve A' B' qui, étant muni d'un mécamuafl leo-

LUMIÈRE électuique. m

Ml lo renvoyer dans une troisième bougie, et sinsi de suite tout I qu'on a besoin de la lumière. Les bornes D, D sont les points % des rli6ophorGs de la pilo, et les communications électriques sont 5C8 par les plaques pjg. 133.

i un autre système, la tation s'effectue par QÔdiaire d'un Ûchaplélectro-magTïétique à lame d'horlogerie qui noe toutes les fois que ière est sur le point jindre dans l'une ou des bouffies, lumière rournie par igies JabloscliliofF ne |8 aucune variation fa éclat : elle peut être NWeur plus ou moins V suivant la nature hant intermédiaire i cbarbons. Si cet 1 du kaolin, la luun peu bleufttre; tnt est constitua tin, la teinte est IMptus agréable.

3t l'épaisseur de ;, entre les charde 3 millimètres, raulre sens, de

s seulement.

Ixità du point luleot h ce que les se trouvent tou- JDteDus à la même lans aucun mou-

t à la petite diVi- Fi?. <sg.

actrice de l'isolant fondu qui établit constamment la stabilité de

Tare. Par suite de cette dérivation, le courant électrique subit aussi moins de déperditions qu'avec les charbons séparés par l'air, et il en résulte qu'avec les machines de TAUiance à quatre rouleaux, on pouvait obtenir sur le même circuit trois foyers lumineux très-intenses. Avec un nouveau système de machine Gramme à courants alternativement renversés, <m avec les machines Lontin qui s'en rapprochent beaucoup, le nombre de ces foyers peut même être grandement augmenté, et il est probable que si Ton pouvait employer avec ces bougies les courants redressés des nou* veaux générateurs électriques, on pourrait obtenir des effets bien supérieurs encore ; mais comme avec des courants redressés les charbons s'useraient inégalement et finiraient par s'écarter tellement l'un de l'autre qu'une extinction de lumière en serait la conséquence inévitable, on a dû s'en tenir aux courants alternativement renversés. M. Jabloscbkoff prétend cependant qu'on poiurait obtenir le même résultat en augmentant suffisamment le diamètre du charbon positif pour qu'il brûlât deux fois plus lentement que l'autre. Naturellement les bougies électriques une fois éteintes ne peuvent plus se rallumer automatiquement.

Quant à l'éclat de la lumière produite par une bougie Jabloscbkoff par rapport à celui d'un bec de régulateur ordinaire, les opinions sont contradictoires. M. Jabloschkoff prétend qu'il est plus grand, et la plupart de ceux qui se sont occupés de lumière électrique prétendent le contraire ; il en est même qui disent qu'il y a une perte dans le rapport de 33 à 100, pour une même intensité de courant. Ceci n'aurait rien d'extraordinaire, théoriquement parlant, si on considère que l'action calorifique dépensée pour la fusion de Tisolant est autant de perte pour Faction calorifique affectée à la production de l'arc lumineux et à l'illumination des particules charbonnées qui constitue le véritable éclat do la lumière électrique produite entre les charbons. D'ailleurs ce qui passe de courant à travers la dérivation entre les deux charbons et qui contribue à maintenir sa force, ne peut profiter en rien à la lumière.

Régulateur amplificateur de la lumière électrique. — Ce système régulateur a pour effet d'étendre dans tous les sens la portée des rayons lumineux émanés d'un centre de lumière électrique, et d'en faire le centre d'une sphère éclairante aux différents points de laquelle on pourrait obtenir une intensité lumineuse égale à celle que l'on perçoit quand on se trouve dans le cône de lumière projeté par un réflecteur.

Cette idée conçue en 1856 par M. Martin de Brettes, est certainement mgénieuse, et il est malheureux que des expériences en grand n'aient pas été exécutées; toutefois, comme ce système est fondé sur la persistance des

imiMressions visuelles» il est probable que ce que Ton gagne en étendue dans Tespace, on le perd en intensité lumineuse à un point donné. Ceci ne serait pas toutefois un défout au point de vue de l'éclairage public. Voici du reste ce que j'écrivais à ce sujet en 1856 dans le 3» volume de cet ouvrage (f édition) p. 252.

« Le système que M. Martin de Brettes a proposé pour éclairer un grand espace, est fondé sur ce principe, que, si un système de lentilles disposé autour d un foyer de lumière électrique tourne assez vite dans deux directions rectangulaires pour que le passage d'une projection de lumière à l'autre soit moindre qu'un dixième de seconde, Toeil conservera l'impression d'un éclairage permanent correspondant à la réunion dans l'espace de toutes ces projections. Ainsi, en admettant que, par l'intermédiaire d'une lentille, la lumière électrique éclaire à une distance triple de celle à laquelle elle pourrait le faire sans lentille, celte amplification, dans le système de M. Martin de Brettes, ne donnerait pas lieu à un simple cône de lumière dirigé sur un point, mais à une immense sphère lumineuse qui éclairerait l'espace à longue distance autour du point lumineux. Ce système comporte deux appareils distincts : un régulateur de lumière électrique et un appareil amplificateur à rotation.

« Ce dernier consiste dans une carcasse poly^nale de fonte EE, ûg, 11, pi. III, sur le pourtour de laquelle sont montées six lentilles de phare rr,y, z et dont le centre porte deux tourillons creux à travers lesquels passent les porte-charbons du régulateur. Cette carcasse est montée par ses tourillons dans un cadre de fonte DD qui peut pivoter lui-même sur deux de ses côtés, dans un sens perpendiculaire à celui dans lequel tourne Tappareil lenticulaire. De plus, des engrenages g et des poulies de renvoi a^ b adaptés aux tourillons de ces deux systèmes tournants, permettent que le mouvement communiqué par la roue motrice M (laquelle est montée sur le support de tout cet ensemble mobile) soit transmis d'abord au cadre de fonte DD, et en second lieu au prisme lenticulaire £E.

« Avec cette disposition, si les rouages sont combinés de manière que la roue lenticulaire EE fasse environ deux tours par seconde, tandis que le cadirequi la porte en accomplira cinq, le problème sera résolu; car les lentilles passeront pkis de dix fois par seconde dans deux directions rectangulaires, et, comme les cônes de lumière qu'elles projetteront engendreront une sphère, tout l'espace, à une grande distance autour du foyer lumineux, sera éclairé.

c Ainsi, sans augmenter l'intensité de la lumière électrique, on peut ramplifier d'une manière considérable et la projeter au loin dans toutes les

directions à la fois, comme si elle passait au travers d^une sphère de vem composée d'un nombre infini de lentilles.

a Le régulateur employé par M. Martin deBrettes est fondé, comme ceux que nous avons décrits, sur les effets mécaniques de Télectro-magnétisme.

<K Les porte-charbons passent, comme nous Tavons déjà dit, au travers des tourillons de Tappareil lenticulaire; ils sont sollicités à marcher Tun vers Tautre par deux ressorts à boudin, mais ils sont arrêtés à une distance convenable par deux frotteurs dentelés mis en rapport (à l'aide de leviers à bascule) avec un électro-aimant interposé dans le circuit Quand le courant passe, les frotteurs empêchent les charbons d'avancer, parce que rélectro-aimant les tient appuyés; mais aussitôt qu'il s'af^Eiiblit, les ressorts l'emportent et poussent Tun vers l'autre les charbons, jusqu'à ce que le courant soit rétabli dans toute sa force. En raison de la mobilité de l'appareO, tousfles contacts métalliques ont dû se faire par l'intermédiaire de frotteurs.!

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