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IV. GÉNÉRATEURS DE LUMIÈRE ÉLECTRIQUE

Nous avons décrit dans nos tomes I et II les générateurs qui peuvent être appliqués le plus convenablement à la production de la lumière électrique; mais, comme depuis la publication de ces deux volumes, de notables améliorations ont été apportées à la construction de ces générateurs, surtout aux générateurs magnéto-électriques qui aujourd'hui produisent d'énormes elTets sous un petit volume, nous croyons devoir y revenir.

De grandes études ont été récemment faites en Angleterre sur la valeur relative de ces différentes machines pour l'éclairage des phares, et nous extrayons des rapports qui ont été faits, le tableau suivant résumant les expériences de M. Douglas, lequel tableau a été contrôlé et vérifié parMM.Tyndall, Sabine et autres électriciens anglais. On pourrait conclure des chiffres qui y sont relatés, que ce seraient les petites machines de M. Siemens qui devraient être préférées, et en effet leur rendement serait réellement trèssupérieur à celui des autres, surtout quand on en accouple deux ensemble; mais nous devons' dire que les chiffres donnés dans le tableau en question pour la machine Gramme, se rapportent à des machines du modèle de 1873; or, les nouveaux modèles de 1876 ont donné des résultats infiniment supérieurs, non-seulement par rapport au rendement des machines Gramme essayées en Angleterre, mais encore par rapport au rendement des machines Siemens préconisées par la commission anglaise. D'après les expériences faites chez MM. Sautter et Lemonnier, ce seraient les machines Gramme qui auraient l'avantage à tous les points de vue.

U'MIËnE ËLECTniQL'E.

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S23 LOMIËRE ÉLECTRIQUE.

Bien que dans les expécicnCBS qui précèdent, la macliine dyramo-âefr triiuQ de M. Lontiii n'ait pas figuré, nous croyons devoir donner icite rosiillals que, suivant l'auteur, ollo aurait fournis, pour qu'on puisse comparer. Cotte machine dont le prix est de 8000', dont le poids est de I toont et les dimensions de I'",15 sur O^.ST et O^.g", aurait fourni, avec unelbtt» de Q chevaux et à raison de 300 à 330 tours pur minute, G byets de lumiî^re de îiO becs Carcel cbacun, soit 1500 becs Carcel en totalité. Ut cliarboDs avaient un centimètre carré de section. Ces cLtfTres, touleloi^. nous paraissent cxagi^rés, et l'on serait plus pr^s de !a vérité; en eetimanli a ou 10 chevaux la force motrice.

lUaohlae dynamo-ËlectrIt|ue de M. Gramme. — Depuisla description que nous avons faite des tnachincs Gramme, dans noW tome II, p. 219 et 538, de nombreux perfectionnements leur ont été apporta,

rip. 137.

et aujourd'iini, sous un trtjs-petit volume, elles produisent une !nmi5f( électrique équivalente à 120 becs Carcel ; c'est un résultat vraiment in«veilleux, surtout si on n'flpchil qu'il ne fent guère que deux ckenui àt force pour obtenir des effets aussi étonnants. La fig. 137 représente la disposition actuelle de ce petit modèle, Ati

l^ure 138 montre la manière dont est dispose l'anneau qui fournit les effets d'ioduction. Sans revenir sur la tliéorie et la description de cette machine dont nous nous sommes suflîsam- |...j, ,.|^

méat occupe, nous dirons que, dans 14 nouveau modèle, les 4 élcctroaitoants inducteurs sont placùs horizon Islement en haut et eu bas de ta machine, que l'anoeau induit tourne entre les deux semelles de dur reoouri>ées qui forment l'épanouissement des pûles nord et sud des ilectro-airaauts, et que le courant induit est employé tout entier au renforcement d 'action des électroaimants inducteurs. L'anneau de fer lui môme, au lieu d'être constitua par un anneau de fer plein, est formé par la réunion d'une masse de fils Fig 134

de fer, comme dans les machines d'induction voltai'que, et les commutweun sont formés de faisceaux de Bis de cuivre retenus aux deux

extrémités. On a vu dans le tableau qui précède, les dimensions de cet appareil et son rendement.

Le modèle construit pour M. Jabloschkoffet dont nous avons parlé p. 518, est un peu différent et se rapproche, quant au principe^ de celui de M. Lontin dont nous parlerons plus loin. C'est lui qui est employé pour illuminer les 16 bougies Jabloschkoff qui éclairent en ce moment la place de l'Opéra et qui brûlent au nombre de deux par lanterne. Ce modèle consiste : 1^ dans un générateur analogue à celui que nous venons de décrire; 2* dans un large anneau immobile disposé à peu près comme celui de la fig. 138, mais n'ayant que quatre hélices juxtaposées, sans liaison entre elles; 3* d'un système électro-magnétique inducteur composé de 8 électro-aimants disposés circulairement à Tintérieur de Tanneau et animés par le courant du générateur. Sous Tinfluence de la rotation de ce système âectiomagnéUque^ des courants induits de sens contraire et très-iœrgîqoeB naissent dans les hélices de Tanneau/et ces hélices peuvent fournir ehacuoe dans un circuit particulier, un courant assez intense pour illuminer 4 bougies électriques.

MM. Breguct et Gramme ont construit pour les cabinets de physique m modèle avec aimant Jamin que nous représentons ûg. 139 et qui a une force relativement très-grande. Nojs renvoyons, du reste, à Touvrage de M. Fontaine, p. 05 et suivantes, pour tout ce qui a rapport aux machines niagnêlo-électriques propres à la lumière.

Machine de M. IViaudet*Bpeg^uet. — M. Â. Niaudet-Breguet a combiné récemment une machine de Clarke multiple possédant Favanta^ de pouvoir se passer de commutateur. La fig. 140 représente cet appareil. C'est, comme on le voi', une série de 12 bobines placées entre deux plateaux et tournant entre les pôies de deux aimants fixes. Los Ix^bines ».los oltvîro-aimanîs sont toutes rattachées les imes aux autres. le bont entrant do chacune étant lie au bout sortant de la bobine voisine, exactement comme une série dMéments voltaiques réunis en tension. Qiia:ivl le pîatoau tourne dans le sons de la flèche, en supposant le pôle nord de i\iinianî eiî Ixis et le ivie sud en haut, voici ce qui se passe dans une K^l^ine v]iîelco:\]ue à mesure v;;i\\!e s'éloigne du pô!e N : il s'y développe un coiirant d*;:n certain sens, et ce courant reste de même sens pendant toiit le : mps v;v.e la Iv^l^ine va i:: rOie N :.u [vVe 5^; mais pendant !i SiW'^nde vicm>:o\v' !::::.":: de la ^:bice, e-le s'é'.oi^^r.e du pu!e S et s'approche dn polo N. c: iv»r c.-:>l :-.:e:.: !•• s<::.s du courarit est inverse de cequ'^l était dar.s la i^romicr;^ m:::ié ù;: n:?::Teu:.enî.

roiiîcfKÙs on ov..plvnA::: uu d;s:^osI:if ar.al.^^je à celui de la machin?

LUMIÈRE ÊLECTRTQLE. S3S

Gramme, on peut envoyer lous les courants produits dans la même sens à travers le circuit extérieur.et le commutateur se rùdnit à un simple eoUecteur.

llf«cbine de UU. Slomoas et Hafner-Altcncck. Lïti' '.::-a-

chine, que nous représentons en perspective fig. 141. est celle qui, dans les expériences rciat&es p, 521, a fourni les meilleurs résultats; elle est ua ptfEectioaRomcnt de la machine do M. Siemens, que nous avons décrite dans notre tome II, p. ^31, et est remarquable par l'excellente disposition des différentes pièces qui la composent.

Bien que les Uguros 112 et 144 représentent un autre modèle que cetu reproduit dans la fig. lU, elles peuvent donner une idée plus complète de n di£tK>sitioR, en raison de la coupe et des détails do la maclitne qui nous ont été obligeamment fournis par M. Crookcs.

En définitive, cette machine se compose de la bobine d'induction magnétiquo de Bismens tournant entre les pâles épanouis circulai rement de 4 éloctroaimants opposûs par leurs pôles semblables, comme dans la machine de Gramme, et qui, étant munio intérieurement d'un nojau magnétique immobile et de plusieurs hélices distinctes rangées longitudinolemenl les unes â côté des autres, peuvent fournir des courants successifs qu'un collecteur peut ensuite recueillir à la manière des courants issus des Qucbines Gramme,

La lig. m peut donner une idée exacte de la disposition de la macliine qui Mt supposée coupée tongitudiuulemeal suivant l'axe de rotation. Les

SM LL'MlfCBK ELECTIIIQUE.

parties NN| S8, nprésotitont lus pdles ûpaiiouis circuIainiS oimanls fixes, ot le cylintira portant le Itl induit mt ea a b c d. Cti c est disposa de manîcirc h tourner sur des paliûre placés & seâ deux < mitôs, paliers à travers lesquels passeut deux maoctiuns cylindriquM OIMI fuisnnt partie des doux piôuo^ qui loniiiue-iit les deux bouts du qrlindrt. Ce cyLinilro est constitué par une première enveloppa d'arguiit n sur laquelle sont earoulâes longitudinalCDient quatre hÊlicus dial coiiipos6câ d'une longueur assez grande de fU ([ui est la mfimo pour 1 Les bouts de ces flls oboulisaent à un collecteur p ;>' placé k 1*11

extrémités de l'appareil el dont la llg. i*i tloiiuo lu ili^imsition. Noosmi parlerons plus tard. L'intérieur de co cylindre est lui-ménui dispoeé di manière à ren(urccr l'action inductrice au moyen d'une carcnssa de ia portée par un axe fixe sur lequel roulent IvJi twut» du cylindre. ( casse se compout d'urmaturas horitontales fi,n,f,.fi maintenues f tif(es bonlonnéos et gui se IMUTenl placées le pliuprht pouibledoU Intérieure du cylindre. Ces armatures correspondent aux pûlai nnuis NN,, 8 S, de maniera h en subir éiiergiquemont Tuiduction l tique ùiverse, el il «d résnlU! que Les liélic«i do 111, ai lounuai«

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