DE LA FOUDRE
Depuis la découverte faite par Fraoklin du pouvoir préservateur des pointes contre les effets des décharges électriques, les paratonnenes sont devenus Paccessoire indispensable de tous les édiflces importants, et comine de rétablissement plus ou moins parfait de ces organes, peut résultef une protection ou un danger pour les bâtiments qui les portent, des cornmissions de savants nommées par les divers gouvernements ont rédige à plusieurs reprises, des instructions pour leurs meilleures conditions dlnstallation. £n France, la première de ces instructions fût rédigée ea .1833, par le célèbre Gay-Lussac ; mais elle fut complétée plus tard par M. Pouiflet qui di\t l'approprier aux nouveaux systèmes de construction des bftUtiments (l). Nous avons rapporté ces instructions dans le tome III de b seconde édition de cet ouvrage, et nous les aurions encore rappelées dans 1 édition actuelle, si de nouvelles instructions émanées d'une coomiission nommée par la ville de Paris pour Tinstallation des paratonnerres des édifices municipaux [-2]^ n^ussent pas fourni des données plus exactes et plus en rapport avec l'état actuel de la science électrique. Ce sont donc ces dernières instructions que nous allons publier, en les faisant précéder de quelques observations sur les considérations qui ont guidé la commission dans ses décisions.
Le rôle des paratonnerres est plus complexe qu'on ne le pense ordinairement. Etant reliés au sol et aux diverses parties conductrices des bâtiments qu'ils surmontent, ils peuvent ouvrir une voie à la charge électrique provoquée par l'influence des nuages orageux, et neutraliser en plus ou
! M. liauihier-Villars a réuni en un petit volume in-12. c<.'S UifTéreotes instnictivn$ qui se tn^uveut accompagnées de nombreuses fi^ires.
,2 Celle commission était compc-sée de MM. Fizeau. Ed. Becquerel, DesainS' Ch. Saint-Claire Deville. du Moncel, Belgrand membres de l'Académie des science!, de MM. Duc, Ballu. archite«*tes, membres de l'Académie des beaui arts, J^ MM. Aiphand et F. Lucas ingénieurs des Poot^-el-Chaussces et de MM. Magne rt l)a\ioud inspecteurs d'architecture. M. Lucas en était le secrétaire, et M. R. Francisque-Michel le secrviaire-ad joint :
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icrint grande partie, par l'écoiilement eilt^ncieitx de celle chnrge, la l^osion kictrique dit tiiia^e orageux hii-inéme, et ]iar conséquent, en prévenir la éctiargu brusque ou Foudroj'ante. Celle action conslilue donc une sorte de loycn préventif de protection. Toutefois l'expérience a montré que, pour ueoe tnoven préventif put être complètement efficace, il faudrait employer n très-grand nombre de conducteurs et de pointes, et former autour de édifice à proléger comme une cage méullique. Ce moyen a été employé ernièrement par M. Melsens pour prolé);er rUO'.el de Vilie de Bruxelles, t eertainemenl les résultats ne pourront être que trés-satisraisants, car les xpériences qu'il a faites pour démontrer l'eSicacité de ce système sont [Kicltiantes. D'un autre cùté, les expériences qu'avait faites M. Perrotpour éiDontrer l'efUcacité des pointes multiples, l'étaient également, toujours au oint de vue dont nous venons de parler (t) - mai6 une installation sem- Ittble a celle de l'hôtel de ville de Bruxelles est ruineuse, et il e-t plus que robable que si oUe était regardée comme indispensable, on regarderait à eux fois avant que d'installer des paratonnerres. D'un autre coté, l'action iTonible des pointes multiples, bien qu'évidente dans les expériences de abinet, n'a pas paru aux différentes commissions qui s'en sont occupées net efficace, au point de vue de la nei/trulisalion électrique qu'elles OtUTsient produire dans les orages, pour qu'on pi\t s'y Ûer entièrement, et m coaclusiona de ces commissions ont toujours été qu'on devait s'en enir aux pointes uniques, mais en les disposant de manière que, efa'K }rappiet directrment par la foudre, elles pussent la conduire en trtTe tans ^aafftr pour les bdllmmU auxquels elles se lioueent adaptées.
L'action préventive des pointes sur les nuages orageux n'étant pas prise m considération, les conditions de bonne installation d'un paratonnerre se èduisaient à combiner un syslème qui piU offrir à la fouJre la t-oie la plus aeile pour l'ievuler, qui put étendre It plus loin possible la zone de protectétt, ex qui fut lui-même dans d'assez boiwes eondilioni de solidité pour ne os ttre allirè par la di'charge foudroyante.
Pour reconnaître ces meilleures conditions, l'expérience seule pouvait 4ckler, et bien que certaines expériences aient pré<:édé les premières kstnictions données par Gay-Lussac, on pouvait croire que les connaiskocts plus complètes qu'on possède aujourd'hui sur les transmissions l«ottiques, pourraient y apporter quelques modifications. Déjii,eR 1866, la
<t^ Voir un b«au truviU qiiu .M. MeUoiis a publie ïur m sujcl et qui est Lnlilulé : ■■ fvntorvifnn à p rinlti à tonducttun et à ratxordrotrnlt Irriritret multipla-
• imi.
conducteur massif de plus petite surface, et de section inAnima grande. D'après ces expériences, la loi de Ohm se trouve d défaut pour rélectricitô de haute tension, quand on considère Vt moment de la période variable de sa propagation, et la conclusion i{ pouvait en tirer, était qu'on devait donner aux conducteurs des p nerres le plus de surface possible sans se préoccuper de la secti décida alors que les communications h la terre des parafoudres d être établies au moyen de lames de cuivre de 4 à 5 centimètres de sur un millimètre au moins d'épaisseur, et que ce conducteur devai muniquer au sol humide par Tintermédiairè d'une lame métalUqiu au moins un mètre carré de surface. Un pareil conducteur pouvait» ! la commission, suffire pour une ligne de 5 à 6 fils. Toutelbi», con décharges foudroyantes sur les lignes télégraphiques n'arrivent gj ment aux parafoudres que très aflfaiblies, par suite de la longueur du métallique qu'elles peuvent parcourir, les instructions pour rétabUi des conducteurs des jaratonnerres de nos édifices devaient cond peu différemment. Il est certain, en effet, que les communications à I indiquées précédemment ne pourraient suffire dans la majeure par cas, et qu'il fallait prendre surtout en considération l'effet de fus pourrait résulter d'une décharge d'électricité de quantité, passant à an conducteur de trop fuible section. C'est pourquci les instruction commission indiquent que les conducteurs des paratonnerres doive
seur de ces pointes. Quand elles sont très-aigucs tt très-fines, elles pen^t rapprofhées avantageusement les unes dei autres jusqv'à une distance de deux millimètres; mais avec les pointes ordinaires de la grossear d'an épingle, la meilleure distance est de cinq millimètres. Ltur 4cartement d*aM à Tautro est soumii à des conditions analogues, mais ta sens inverse; aio les pointes sont fines et aiguës, moins il est nécessaire de les rapprocher; to la meilleure distance est un millimètre.
90 Comme Taction des parafoudres est complexe et qu'ils doiTent non-tct parer aux décharges atmosphériques foudroyantes, mais encore diminuer Iti la tension des nuages orageux, on a»dù examiner la question à ce dernier f vue, et on a reconnu, à la suite d'expériences nombreuses, que les parafe pointes avaient, sous ce rapport, un avantage marque sur les autres systèoM que les parafoudres à plaques fussent, ainsi qu'on a pu le voir, généralemc efficaces sous le rapport de la protection. Ainsi, si l'on met le condjcteui machine électrique en communication avec la terre au moyen d'un parafoi voit la tension élcctroscopique devenir très-faible quand il s'agit d'un ap pointes, et conserver une valeur plus grande lorsque la communicatioa réservoir commun est établie à l'aide d'un parafoudre à lames. Cet faits il donc que les parafoudres télégraphiques doivent être à la fois à plaques et à Le système à plaque protéfera contre les coups foidroyants; le système i affaiblira la teosion élsctrique des nuages orageux.
fermés par des barres de fer de 2 centimètres de côlé, au moins. Ou reste les conducteurs des paratonnerres sous forme de plaques ont été depuis longtemps préconisés en. Angleterre par M. 8now Harris, et c*est dans ce système, que sont installés les conducteurs des paratonnerres des vais* seaux de guerre de la marine Anglaise.
n est encore un autre point sur lequel les expériences entreprises depuis quelques années par différents électriciens, ont pu fournir des indications précieuses à la nouvelle commission. C'est celui qui se rapporte au mode de liaison des conducteurs de paratonnerres avec le sol. Autrefois on croyait que la terre étant un mauvais conducteur, il fallait, pour écouler la charge électrique, employer le même système que celui appliqué pour sa diffusion dans l'air, et de là ces espèces de fourches ou de herses, dites perd" fluides, qu'on employait pour établir la communication des conducteurs avec le sol. Quand les expériences faites sur les lignes télégraphiques eurent démontré que le sol pouvait constituer un excellent conducteur, à la condition d'employer comme intermédiaire entre lui et les conducteurs de la décharge, des plaques métalliques de la plus grande surface possible, lesquelles devaient être plongées dans un terrain humide, on se trouva conduit à abandonnerles perd-fluides à pointes, qui ne présentaient qu'une très petite surface de contact, et l'on substitua l'eau au charbon de braise qui. d^rès les anciennes instructions, devait entourer ces perds-fluides. C'est dans ce sens qu'ont été rédigées les instructions de la nouvelle commission, it sous ce rapport comme sous beaucoup d'autres, les installations actuelles des paratonnerres de la ville de Paris sont bien supérieures aux anciennes. Yoici maintenant les instructions données par la nouvelle commission.
iBStnMtloM dm Im Coaaiitftiea «liArfé* d'étndUr réiablÎM«m«at d«t per«toaa«rrM d«t édifi««t m«m«îpaaz d« Varit.
I. — Pointes des paratoBnerres. — Une tige constitue un conducteur s'élevant au-dessus des bâtiments à une certaine hauteur dans Tatmosphère. Quelque puisse être l'effet primitif produit par la pointe, cette dernière doit avoir une masse et une conductibilité suffisantes pour résister à Une décharge disruptive ; cette pointe doit donc être faite en métal bon conducteur.
La Commission trouve inutiles les pointes en platine, et adopte, pour lliCfir au sommet de chaque tige, une flèche en cuivre rouge pur, d'envirou il centimètres de bngueur, terminée suivant un cône dont l'angle au somnel fera de 15^^ avec la verticale, soit 30<* pour l'angle total.
Cette flèche sera vissée» goupillée à vis, et soudée au joint fliit à faxtiémité de la tige en fer.
II. — Tintes des paratoimerres. — La tige sera en fer forgé, d*une seule longueur,' polygonale ou légèrement conique. Elle sera autant que possible, galvanisée en zinc, mais sous aucun prétexte elle ne devra être peinte. La mise en communication de la tige avec le conducteur du paîttonnerre sera établie par ime pièce ajustée et boulonnée, comme Tindiqni la fig. 23, pi. m, et finalement tout ce joint sera recouvert d'une forte couche de soudure à Tétain (1).
m. — Délimltatioii de la sone de protection de elumee tif^. — La Commission admet que, dans une construction ordinaire, tme tige protège efficacement le volume d'un cône de révolution, ayant la poinie pour sommet et la hauteur de cette tige, mesurée à partir du foitage, multipliée par 1,75, pour rayonde base. Ainsi une tige de 8 mètres protêt efficacement un cône dont labase, mesuréesurle foitage, aura 1,75x8=14 mètres de rayon. Dans la pratique, on pourra donner un écartemeot tm peu plus considérable aux tiges, à la condition de foire usage d*un circuit des faîtes, établi suivant les instructions de l'Académie.
On appelle circuit des faites un conducteur métallique qui règne sam interruption sur les faîtages de tous les édifices qu'il s*a^it de proté^r, qui est relié métalliqiiement à toutes les tiges de paratonnerres et au conducteur, et par suite à la nappe d'eau qui forme seule le réservoir commun.
€ Le circuit des faîtes est composé de barres de fer carrées de 2 centimètres « de côté, ayant 4 ou 5 mètres de longueur; ces barr s doivent être jointes « l'une à Tautre, par superposition des extrémités, avec deux boulons el u une bonne soudure à 1 etain.
a La nouvelle branche se termine en forme d'un T, dont la traverse se « superpose à la ligne principale, où elle est boulonnée et soudée à U € manière ordinaire, tandis que la tige du T se prolonge pour constituer « rembranchenient.
a Dans certains cas, le circuit des faîtes pourra reposer immédiatement «• sur le faitap^e; cependant comme il importe que ses joints et soudure; u ne soient en rien compromis, soit par les réparations des couvertures,
[{) Dans les premières instrurlions de Gay-Lussac, les liges de paratonoenvi d'une seule pièce n'étaient [kis exij^ées; on adiiieliait qu'elles pouvaient èlre c«'>up^ en deux parties D et E, lig. 20, pi. III, au tiers ou aux deux cinquièmes environ dektif longueur, à partir de leur base, c La partie supérieure, dit te rapport, doit s'emboiicf alors exactement par un tenon pyramidale de 19 à 20 centiuiètres, dans U ^^ inférieure, et une goupille doit l'empôcher de s'en séparer. >
PXBATONNEBHES.
en
ntt pv d'sutres causes, il est probable qu'en général il &u<lra le soutenir à une certaine hauteur par des supports convenablement espacés. Cqs Mutports pourront varier suivant la forme et la disposition des (aîlaKes mimfls; quelquefois il f^tudra recourir aix supports fixes ; alors ils sont âtr« à rourcbette, afin d'empèclinr des déplacements latéraux e trop grande a m pli lu do, en tnêino temps qu'ils permettront le Jeu de Istation. D'autres Tois, on pourra se borner à de simples coussinets de I, du poids de 5 ou 0 kilo;,'rammes, simplement posés sur le faitago brtant à leur face supérieure une gorge destinée à recevoir la burre. ■ 7 — MasseM métalliques reiiéei» au conducteur. — hles pièces mélalliques de masse un peu considérable entrant dans !a iclion des édifices, seront reliées mélalliquement aux systèmes de ptnerres.
tor les édifices qui nous occupent, les plombs des cbcneaux sont ajusnec tant de soin, qu'il est permis de les admettre comme ne raisaot n tout continu ; dans ce cas, il suffira d'établir do loin en loin quel* p bonnes communications entre les chéneaiix et le circuit des fuites, inications pourront se faire, soit avec des lames de forlo ^soit avec des fers plais ou autres dont la section soit au moins de lltimëtre carré; mais sous la condition, toujours néct^ssaire, que les I soudures des extrémités, celle qui se fiiit sur le plomb du ctiéneau hle qui se fait sur la barre du circuit, aient chacune ^0 s "5 centis carrés d'<HenLlue superficielle.
lant aux antres surËtces métalliques de la couverture, il faudra
lt)>. que possible en rendre les parties solidaires entre elles, en les
|ut au besoin avec des bandes de tôle s «udées d'une pièce à l'autTi.';
mutions prises, on les fera communiquer métalliquement anic
e de circuit, ou, si on le trouve plus commode, on les fera commu-
T aux chéncaux, puisque ceux-ci sont directement reliés au circuit. •
•■ Coudueteur. — Si le conducteur est formé de barres de fer
L ces barres seront galvanisées ; les joints seront ajustés, boulonnés
9 définitivement d'une forte couche de soudure. Ces barres
a fer carré de 18 it?0 millimètres de c6\i. S'd n'est pas jiossible de
i galvanisées, on les recouvrira d'une forte couche de peinture (U.
le les conducteurs on iwuveui ^trii i:oiiBii'uiU facile meut d'une i«ul« pièce, • da Gay-Liissuc iudiquciil qu'un duil lus rfuiiir i)ti la nianièr« rvpié- [. It. pi. 111. (T Cti coiiiluuteur, dil \e r*p|iurl, iluil élr« auuMnu i (i ou 11 I, pa rail élément au tuil, par das crampons k fourche. auti|uuK pour empi- Wr rinUltratioa <1b l'eau par leur pini tlunii le bitimetit un duii donner U forme igmato : ■ Au Uau de M terminer en pointa, il» oni une pktle (fis- 23 et It pi. Ill),
La GommisBioQ prescrit remploi/ n jfcammeQt pour la cireiiil àm têHm» des eomperwMi/m d$ dUoÊoUm itablii eooBMmfaneiit eux initeiictiQQi di rAcadémie, et dont yoici la deacxqition. c Compensateur de dilatatiotu — La dilatatian du te eet pieiqnia de i millimètre par mètre pour une variation de lempétalon et 80 degrés centigrades; or, dans nos dimata, les bartea du drcoit pourront sans doute, pendant Pètè, s'élever à 60 degcéa an-desiui de séro, et pendant Thiver descendre à 20 degrés au-desaoua de aérop ce qui fait une Tariation de température de 80 degrés; ainsi chaque 100 oètm de longueur du circuit peut s'allonger de 1 décimètre m passant de f rextrème froid à Textrème chaud, ei réciproquement. » fl en résuite que, dans le cas où le circuit des Istles aurait une triigrande longueur en ligne droite» il pourrait être nécessaire d'intraduiie dans les grandes longueurs un compensateur de dilatationp afin d'èrter des tractions et des poussées très-lbrtes qui compromettraient l'qoile* ment de l'appareil lui-même,
• Dans ces circonstances probablement rare?, et dont Tarchitecls ert k meilleur juge, nous proposons l'emploi du compensateur. » Il se compose d'une bande de cuivre rougé de 2 centimètres de taigeur, de 5 millimètres d'épaisseur et de 70 centimètres de longueur, dont les extrémités reçoivent à la soudure forte des bouts de fer du calibre ordinaire et de 15 centimètres de longueur; alors la bande de cuivre est pliée et n'oppose qu'une résistance peu considérable à une flexion un peu plus grande ou un peu plus petite. On comprend, par exemple, que les bouts de fer étant maintenus sur une même li^^ne horizontale, si une force les oblige à se rapprocher ou à s'éloigner davantage, le soomiet de la courbe formée par la bande de cuivre montera un peu plus haut ou descendra un peu p^us bas.
• Supposons maintenant, que, pour le jeu des dilatations, on aitconserrê une lacune d*environ 15 centimètres entre les deux bouts disjoints du circuit, la température étant, par exemple, de 20 degrés centigrades au moment de la pose; supposons qu'en même temps, pour combler cette lacune et pour rendre au circuit sa continuité métallique, on ait
formée par une plaque mince de 25 centimètres de long sur 4 de largeur, à Feitivmité de laquelle s'élève la tige du crampon, en fai^nt avec la plaque ou no aa*le droit (flg:. 22), ou un an(;le égal à celui que forme le toit avec la verticale (fig, 24). Li patte ge glisse en:re les ardoises; mais pour plus de soUdité, on doit remplacer par une lame de plomb Tardoise sur laquelle elle reposerait, et oa clous eoiiœiAt, » dessus d'un chevron, cette lame et la patte du crampon. 9
^^^^HH PARATONNERRES. m
• boulonné et souda les fers du cnnipsnsatGur en les alignant sur les
■ extrémités disjointes du circuit : alors c'est en ce point que viendront ^c
• concentrer tous les efforts delà chaleur et du froid.
■ A mesure que ia tempcrature s'êlùve et marche de plus en plus vers
• son maximum de CO degrés au-dessus de zéro, la dilatation rapproche
■ les extrémités des barres, de telle sorte qu'au maximum de chaleur la
■ lacune est réduite, par exemple, à 10 centimètres, et le compensateur s atteint son maximum de Fermeture.
B Au contraire, le refroidissement au-dessous de + '20 degrés écarte de a pluâen plus les extrémités des barres; la lacune augmente, de telle sorte
■ qu'au maximum de froid, elleanive,p3rexemple, a ?0 centimètres, et le
• compensateur atteint son maximum d'ouverture.
• S'd anivait que le compensateur dilt être exposé à dos chocs a:ci-
■ deiitels, on trouverait aisément des moyens de le protéger. »
Si l'on fait usa^e de c&bics en fils de fer galvanisés, ces &\s auront 2"",5 à S"" de diumélre, et leur nombre sera tel que la somme «les aires de leurs sections droites soit égale à celle d'une barre de fer carré de SO** decâtéplus '/s' Ces c&bles seront d'un seul bout, en lUs de fer continus, recuits et galvanisés. Leurs extrémités, aussi bien celle partant do U tige que celle qui aboutit au soi, seront encastrées et goupillées à vis dans des pièces da fur; ces assemblages seront ensuite noyés dans la soudure.
VI. — Supports de» cunducteuri*. — Les supports des conducteurs seront sans isolateurs; ils seront ii fourchette si les conducteurs sont «1 fer plein, et à serrage si l'on fait usage de câbles. Leur nomhre soni aussi restreint que possible.
VII* — Arrivée en terre du condacleur. — Le conducteur péiiHra en terre après avoir traversé un fuurreau ou manchon en bois ou métal. A l'ettr>''iiilé ducnnductcursera lîxi>e et soudée une masse métallique, plaque ou cylindre creux, â surface aussi large que possible. Cette masse métallique devra toujours plonger d'au moins 1 mètre, même par les plus grandes sécheresses, dans la nappe d'eau souterraine,
Bi on ne peut pas utilis<'r des puits déjà existants et dont les eaux les plus basses aaânt au moins un mètre, on atteindra la nappe d'eau au IDO)'«i d'un trou de sonde avec tubage métallique établi en la forme ordinaire des puits forés à la .sonde. Lorsqu'on aura k proximité une Conduite mailrmtt des eaux de la ville et qu'd ne sera pas possible d'uttvîadre la nappe d'eau pour une raison quelconque, on pourra faire aboutir to conducteur à celle maîtresse conduite, mais en ayant soin de faire un ^ %)feç l^'i^Q Jsouloiuûa à àcrueiaeut ik plomb, le tgui dà^oititefaviii
650 PARAT0NNBRRB8.
recouvert d'une forte couche de soudure apris un déctpage énergiqui.
Lorsqu'il ne sera pas possible soit d'atteindre la nappe d*eau par des puits ou un forage, soit de se relier à une grosse conduite d*eau, il ftuit reoonoer à établir un paratonnerre qui serait plus dangereux qu*ulile.
YIII. — Dispositions i^nérales. — Toutes les fois qu'il s*agiri d'un monument un peu important, on emploiera deux ou plusieurs conducteurs distincts descendant au réservoir commun, c'est-à-dire à li nappe d'eau.
On établira des regards disposés de telle façon que l'on puisse toujoon examiner la partie souterraine du conducteur et l'état de la prise de terre; les pièces souterraines pourront être retirées focilement tant pour les examiner que pour les nettoyer et faire disparaître l'oxydation.
IX. *• Visite des paratonnerres. — La Commission demandi que les paratonnerres soient visités complètement et nettoyés au moins une fois l'an à la fin de l'automne ; en outre, on essaiera, en employant les procédés habituels, leur résistance électrique (paKie métallique et prise de terre).
Aussitôt un paratonnerre construit ou réparé, on mesurera ses conditions physiques, et on les notera sur un registre spécial, sur lequel seront égale* meut portés les résultats comparatifs des expériences annuelles.
Electro-BubfeitracteurB. — La faculté que possède les pointf'S de donner issue à une charge clcctriquc et de déterminer un mouvement électrique, a été le point de départ d'un grand nombre de recherches faites par plusieurs savants et inventeurs, pour obtenir, par leur intermédiaire, un effet favorable à Tacle de la végétation, en un mot pour appliquer rélectricité atmosphérique à l'agriculture, l^e système étant appliqué, aurait encore, suivant eux, Tavantage de prévenir les effets de la grêle en neutralisant la tension électrique atmosphérique donnant lieu à ce phénomène.
Pour obtenir ce résultat, on devrait placer en différents points des champs en culture, de longues perches armées de pointes en communication avec la terre. M. Dupuis Delcourt prétend môme qu'on pourrait obtenir de bien meilleurs effets en employant des espèces de ballons captifs munis de pointes et mis méialliquement en rapport avec le sol d'une manière permanente. Des expériences ont été entreprises à ce sujet dès Tannée 1746, par MM. Maimbury, Jallabert, Bose et Tabbé Menon, et bien que répétées en Angleterre avec un certain succès, elles ne conduisirent en France qu*à une complète déconvenue, ce qui fit al>andonner complètement cette idée. Toutefois, de temps à autre, on la roit de oou-
PABAT0N.VEBHE8.
Ut
veau surgit' comme par enchantement, et on croit toujours l'invention nouvelle! Nous nous sommes un peu étendu dans noire seconde édition •ur cette application, mais comme elle n'est en définitive jusqu'à présent qu'à l'état de rêve, nous n'en parlerons pas davantage.
Mboom qnal^uoi Doti inf la ttWpliDaai
Au moment de clore le présent volume, nous apprenons que d'importants perrectionnements lienncnt d'être apportés au téléphone par MM. Pollard et Garnier qui sont arrivés à leur adapter, pour accroître la longueur des circuits sur lesquels ils sont installés, une sorte de relais.
Dans ce système, les transmissions sont elTectuées par l'intermédiaire d'une pile et de pointes de plonihagine, comme dans le système de M. Ediaon, mais le courant fourni par b pile n'agit pas directement sur le rôcepteur qui n'est autre qu'un télépiiono de Dell ; il passe seulement à travers le fil inducteur d'une bobine de RhumkorlT placée près du récepteur, et ce sont les courants induits résultant des renforcements et afTuiblissementfi successifs produits par les vibrations de la plaque transmet- Uice, qui déterminent l'action du téléphone récepteur. Le courant reçu ■lors dans le récepteur a pour intensité la dérwéf de l'intensité du courant Inducteur, et, par suite, les variations produites ayant beaucoup plus d'amplitude, l'intensilé des sons transmis est furteuienl augmentée, tu valeur de cette augmentation dépend du reste du rapport entre les nombres de tours de l'hélice inductrice et de l'hélice induite, et l'on obtient de trèsbons résultats avec une bobine de 10 centimètres, dont le gl inducteur en 111 n* IG fournit 5 couches de spires, et dont le Ûl induit étant du a* 3?, fournit 30 couchus.
Si, en employant le transmetteur d'Ëdison, on bit fonctionner un téléphone Dell ordinaire avec un seul élément de Oaiiiitll, on n'obtient, comme on le comprend aisément, aucun eRet appréciable avec la disposition de circuits ordinairement employée, mais si on intercale dans le circuit comme relais la petite bobine, on pei't.^oil les sons avec une grande netteté et une intensité é^^ale â celle des bons téléphones ordinaires. L'amplillcation mt alors considérable et très-nette, et comme le courant employé est dans ce cas très faible, les pointes de plomba^jine ne s'usent pas. ce qui n.'nd le réglage plus persistant. IHii employant comme pile G éléments à bichromate ée potasse ou t'i éléments LecUnché, le téléphone peut, a?ec cet arrange- OMinL être entendu à ^0 ou OU cenliuiétrus de t'emtjoucbure. et les sons musicaux peuvent être perdus k plusieurs mètres. r*'MH. Pollard et Garnier -ont, du reste, reconnu que laa téléfkbonM de
BeU gigoant totyoun» mèma pour da paliles lé^ftaneet de dradt olèrieur» à avdr leur bobine iaJuite coDMrvite en Û\ trte4bi; Os MDpkMQt maintenent du flin« 42, et le bobine en ooqtient de 15 k SO gmauncs» ce qui lui donne une rtsitlanoe de iSp k 200 kilomètres. Quant au tfanmelteur, la disposition qui a fourni les meilleun résultats est la suitante :
A l'une des extrémiléB d'une eaisstf ejUndriqueen bois est adaptés ona plaque de fér bbuie ou de laiton da 15 k 20 eentièmes de milUmètie d'épaisseur» et au-dessus, une embouchures De ilsatre odté» on iostsBe deux porte-CTftjons disposés de manière k permettre d'élever ou dlsbaiwr les pointes de pkmibagine qu'ils portent» et ces pointss doiveot toigoon être en eontaet avec kl lame métslUque vibrante sous une preaskm qui doit être réglée. Pareette dispositkHi, on obtient deux wjMtnm transmsttsmt qui peuvent agir isolément ou collectivement et qui, étant associés soleosk» ou en quantité, peuvent être appropriés aux difBreotss loognsois de circuits. Toutefois, MM. PoUard et Gamior ont reconnu que les eflbis produits avec ces dmix modes d'assodatkm ne présentent de diflbencei sensibles que sur les circuits résistants. Sur les cireuits courts, ils reetent k pe|i près les mêmes.
On comprend aisément que si, dans le système précédent, on substitue au téléphone récepteur un télcphoneà la fois récepteur transmetteur, pounru de sa pile, on pourra faire réagir celui-ci sur un nouveau circuit et le transmetteur intermédiaire jouera par conséquent le rôle de relais.
Depuis deux mois, les téléphones exercent, comme nous l'avions annoncé p. î\h, la sagacité des inventeurs, et nous voyons à chaque instant dans les journaux surgir de nouveaux perfectionnements. C*est ainsi qu*on a voulu, pour renforcer les sons, multiplier le nombre des lames vibrantes et augmenter leur masse tout en amoindrissant l'épaisseur de la psrtie vibrante: c'est ainsi qu'on a voulu employer dans les téléphones à pile le charbon au lie;i de plombagine pour les rendre plus sensibles, et associer les téléphones à ficelle aux téléphones de Bell pour que plusieurs personnes puissent entendre en même temps. Tous ces perfectionnemen s n'ont en somme que peu d'importance, et celui que nous avons décrit plus haut est le seul qui mérite de fixer Tattention. On pourra du reste trouver des renseignements sur les autres dans le journal les Mondes, les comptesrendus de VAcadémie des Sciencrs. le Télégraphie journal, etc. (1).
\^^ On pourra »Vlonner que nous a'ayon» pas parié dans ce volume de» fig. 1 eil H. Ul; mais il luffira do se reporter à notre toa|e II, p. 39S, pour en avoir Vim^ication. Celle e\plicaUon n avait pas sa raison d'être dans le tome V.
Nous voici arrivé à la fin de notre tâche, tâche lourde et ardue et qui nous a coûté d*autant plus de travail que Taide sur lequel nous avions compté nous a complètement Cût défaut. Nous croyons aujourd'hui notre ouvrage tout à fait à la hauteur des progrès de la science actuelle, et si quelques inventions nouvelles en télégraphie ont rendu notre tome III qui traite exclusivement de cette matière, un peu incomplet, nous espérons combler cette lacune dans un autre travail que nous publierons quelque jour. Si on joint aux cinq volumes qui composent cet ouvrage nos diffé* rentes publications sur la télégraphie, le magnétisme et les bonnes conditions de constructions des électro-aimants, publications ayant pour titre : Etude du magnétisme aufoint de vtie de laconstruction des électr<HUmants ;— Recherches sur les meiileures conditions de construction des électro<iimants; — Détermination des éléments de construction des électr>aimants ; — Recherches expérimentales sur les maxima électro-magnétiques ; -- Du rôle de la terre dans les transmissions télégraphiques; -* Recherches sur la conductibilité des corps médiocrement conducteur; — Rapport sur les effets produits dans les piles à bichromate de potasse, etc., on pourra avoir des notions complètes sur Tétat actuel de la science électrique au point de vue de ses applications. Certains amateurs de controverse ont voulu nous attaquer sur quelques points de nos travaux se rapportant aux électroaimants, mais nous leur répondrons que quand ils auront, comme nous, vieilli dans Tétude approfondie de cette question, quand ils auront fait les milliers d^expériences que nous avons entreprises; quand ils auront véiifiè comme nous leurs formules par Texpérience, nous pourrons prendre en considération leurs observations; jusque là, nous maintenons tout ce que nous avons dit, et nous ne nous donnerons même pas la peine de répondre à leurs insinuations malveillantes et inexactes. Nos lecteurs ont pu juger par les nombreux et longs travaux que nous avons entrepris sur Télectricité^ que nous nous sommes donné la peine de creuser les questions, et que ce n'est pas sans preuves à l'appui, que nous émettons notre opinion. Si nous avons péché dans le cours de cet ouvrage, c'est peut -être par trop d'indulgence; mais il vaut mieux pécher ainsi que par l'excès contraire. C'est plus encourageant pour les inventeurs et plus profitable aux progrès de la science.
riN ou ClKQiniMB VOLUNB.