I. ^ Sonneries d'appartement avec leurs accessoires
' Il est inutile ici de faîre ressortir Timportance des sonneries d*apparte^ ment. Leur besoin s'en est fait sentir de tout temps, et tous les jours leur emploi trouve de nouvelles applications. Toutefois, ce n'a pas été sans peine que l'usage des sonneries électriques s'est répandu dans l'économie domestique. On a renoncé difficilement aux anciens systèmes de sonoettes à tirants, et encore aujourd'hui, dans plusieurs provinces, on trouve des personnes qui préfèrent Tancien système au nouveau. Si on racontait toutes les stupidités que ces partisans de Tarriéré débitent pour justifier leur préférence, il y aurait de quoi s'égayer, et je n'en veux pour preuve qœ cette croyance qu'ils ont généralement que les fils des sonneries électriques doivent attirer le tonnerre ! ! ! et ce sont des personnes ayant une certaine éducation qui vous disent de pareilles énormitcs! !! Ce qui a nui beaucoup dans l'origine à la mise en pratique des sonneries électriques, c'était d'une part la disposition des piles qui exigeaient un entretien trop assigettissant et trop dispendieux pour qu'on voulut s'y soumettre, et d'autre part la mauvaise installation des communications électriques qui, étant faites avec des fils beaucoup trop fins et de mauvaise qualité, se coupaient soit sous une influence électrique résultant des dérivations à travers les murs humides, soit par l'effet de la rouille des pitons ou clous autour desquels on les entortillait, soit du mauvais recouvrement des fils. Heureusement ces inconvénients ont disparu k la suite de la découverte de la pile Leclanché et des précautions que Ton a prises dans la pose des fils, et aujourd'hui les sonneries électriques fonctionnent de la manière la plus régulière et la plus satisfaisante. On pourra voir, du reste, dans notre tome II, p. 382, comment doivent être établies ces communications pour être dans de bonnes conditions. Sous ce rapport, les constructeurs de ces sortes d'appareils ont fait de grands progrès, et il est bien rare aujourd'hui que Ton ait à s'en plaindre.
Si Ton considère qu'avec le système électrique les fils de communication peuvent être aussi longs et aussi contournés que les circonstances l'exigent,
APPUCATIONS AUX USACES DOMESTIQUES. 213
X de renvois de mouvements, que ces Ûls peuvent être dissi- I, et que l'on peut pincer en quelques heures des communi- B ce genre dans toutes les pièces d'une maison, on peut com- [nodrc que l'iDStallation des souoeries électriques est non-seulement la pbu E&cile, mais encore la plus économique et la moins déraugeanto de tontes les installations de ce genre, et comme la pile peut rester chargée deux ans sans qu'on s'en occupe, il n'existe plus aucmie raison qui puisse vàBSet en ftiveur des anciens systèmes. On peut d'ailleurs prendre mainisaot des abonnements avec les constructeurs qui se chargent, moyennant au somme assez peu élevée, de maintenir en bon état toute l'installation. Hous iTOiia &it dans notre tome lU, p. 495, l'histoire des sonneries élec-
Pif . 55.
Fig. IH.
iSioes, et nous avons Étudié les diiTérentes dispositions qm leur avaient
tu données. Toutefois, dans leur application aux usages domestiques, on
D'Boplote guère que lc« sonneries tremblcuscs h petite rèfiislancc, du
Badèle que nous reproduisons fig. 55, Quelquefois cepeudant on comphque
k ooDvemenL du marlciu d'une articulation, pour en rendre la course plus
pude et les coups plus Torts. Nous roprèsctitons flg. 56, le dispositif adapté
doK/»|>Mt [var M. MildÔ Ris, et qui est du reste très^simple. H se compose,
I 1(: voit, d'une bascule horizontale b bras trts-inêgaux, articulée
! i-st ailaplée la via de contact du ressort iiit«rrupteur, et au petit
'V isl nliéo, au moyen d'une bielle, l'annatiire. Le système
: il'un grand timbre dont k support s'élève entre les
iiiiml, et le tout est recouvert d'une enveloppe cJmi-
i|iie nous rt-prcsctiliiiis fig. ^"- Ce syxiinie pMnd tris-
Fig. 57.
gSO APPLICATIONS AUX USAGES OOHESTIQDBS.
peu de place, est très-portatif, et peut s'accrocher en tel endroit qu'il convient. La sonnerie de M. Breftuet représentée flg. 33 est du reste une sonnerie du mfime genre.
Quelquefois on emploie des sonneries k coups isolés dont nous ^présentons un dispositif, flg. 13, pi. I. Comme ces sonneries peuvent servir & une transmission en quelque sorte télégre|>hiqae, les coups doivent être fbrts et sonores, et c'est pour cela que, comme dans le système précédent, on a dâ ampliflff la course du marteau. Le dispositif de la tigure 13 est celui qu'avait combiné, vers 1845, M. Froment, et il avait été disposé de manière à produire l'eSét des timbres employés encore dans certainat nuisons.
Dans la figure en question, A est l'armature do l'électro • aimant ; ells «bt articulée en E à une tige Ed qui réagit sur le levier coudé PCD dont la branche P porte le marteau, et est rappelée contre un butoir B par un ressort à boudin F. Un autre butoir G placé devant le tige du marteau, . fait arrêt pour relever celui-ci aussitôt qu'û a frappé sur le timbre T.
On comprend que cette disposition des leviers PC, DE, CD amplifiant considérablement la course de l'armature, provoque im coup d'autant plus énergique que la croissance de la force électro-magnétique, & mesure que l'armature A s'approche de l'électro-aimant MM, est plus omsidérable.
On a obtenu des effets encore plus forts, en faisant réagir, comme nous l'avons déjà indiqué, tome III, p. 509, l'armature de l'élcctro-âimant mise en vibration, sur une roue b rocbet commandant la levée du marteau. On comprend en effet que cette lovée étant ofTectuèe sur un arc qui peut être considérable et en sens opposé de l'action d'un ressort antagoniste, on peut ^ro en sorte qu'une excentrique adaptée à l'axe du rochet écarte les cliguets do la roue à rocbet à un moment donna, et fosse retomber le marteau vigoureusement sur le timbre. Ce système imaginé par M. Froment en tS&3, a été souvent réinventé depuis cette époque, et un des meilleurs modèles est celui qu'a construit M. Devos.
Quelquefois, dans différentes fonctions d'avertisseurs électriques, on met & contribution des sonneries trembleuses & mouvement continu, dont
nous avons décrit les différents types dans notre tome m. Ces appareils n'ayant rien de particulier, nous n'en parlerons pas davantage ici, pas plus que des sonneries à mouvement d'horlogerie qui ne peuvent être d'aucune utilité dans les applications dont nous nous occupons en ce moment. Je dirai seulement que la fabrication des sonneries électriques ooQstitue aujourd'hui une industrie assez importante, qui est exploitée avec succès en France par MM. Breguet, Mors, Deschiens, Mildé,Jarriant,Biloret, Greaet, Boivin, PeUetier et Messager, etc. etc. Chacun de ces constructeurs a^ulu apporter une petite variante à la disposition et à la forme des pièces qui les composent; mais le principe est toigours le même. H est toutefois résulté de cette concurrence, que les sonneries électriques qui dans l'origine coûtaient de 15 à 25 francs, sont tombées de 6 à 7 francs, et sont toat aussi bonnes.
Les sonneries électriques, quant aux sons produits, ont été disposées de difliraites manières; le plus souvent ce sont des timbres qui sont employés ; nuds quelquefois on met à contribution des clochettes, des grelots et môme des timbres en bois de Gaïac. Ces derniers sont surtout employés pour les SQoneries de bureau. Pour obtenir avec ces sortes de timbres de bons résul* ttts, il faxii prendre certaines précautions que M. Mirand a étudiées d'une mamère particulière au moment où il a complété son invention. U a en effet reconnu que pour obtenir de la part de ces timbres des sons un peu forts, Q fallait que leurs bords fussent très-rapprochés de la planche qui leur sert de support, et comme par suite de ce rapprochement il était nécessaire de donner issue aux vibrations deTair emprisonnées à Tintérieur du timbre, il dut pratiquer sur le bord de celui-ci ime petite ouverture.
Dans ces derniers temps, on a imaginé de rendre électriques les timbres d'appel que Ton place ordinairement sur les tables, et pour cela on les a oootés sur une petite boîte cylindrique de quelques centimètres de hauteur dont ils forment en quelque sorte le recouvrement. Le bouton transmetteur ttt alors adapté à la partie supérieure du timbre, au-dessus de la tige qui ui sert de support et qui est alors creuse, et le mécanisme de la tremblcuse lîec sa pile est introduit dans le socle de l'appareil. Des timbres assez petits faomissent dans ces conditicyis im tintement assez fort, et il pandt que la pile peut durer longtemps chargée, quoique de petite dimension. Je n'ai po avoir de renseignements sur cette pile, mais MM. Gaiffe et Trouvé en construisent qui pourraient être parfaitement appliquées dans ce cas. Ces appareils lont bien montés et on les vend boulevard des Itahens, n^ 30.
Nous avons vu au chapitre des appUcations de Télectricité aux chemins deferquCy dans le système d^avertissement électrique de M. Prudhomme
Fig. 58.
adapté aux trains en mouvement, la sonnerie d'alarme avait dû être munie d'un mécanisme susceptible d'empêcher la vibration du marteau, déterminée par les mouvements de trépidation pix)duits sur les wagons. Ce mécanisme avait été imaginé dès l'origine par M. Mirand, et voici en effet comment je le décrivais dans la seconde édition de cet ouvrage, tome in, p. 91 : t Quant au mécanisme destiné h empêcher les sonneries électriques de tinter lorsqu'elles sont mises accidentellement en mouvement, il consiste simplement dans une petite détente de liège fixée à l'extrémité d'un long levier, dont le mouvement est commandé par un petit électro-aimant annexé à celui de la sonnerie. La tige du marteau de cette sonnerie bute en temps ordinaire contre cette détente, qui l'empêche d'atteindre le timbre; mais, quand le courant réagit, cette détente est écartée, et le marteau devient
libre dans ses mouvements. Quand la longueur du circuit n'est pas considérable, ime bifurcation du courant suffît pour Caire marcher séparément les deux électro-aimants; mais, quand cette longueur devient plus grande, l'électroaimant additionnel devient relais, tout en foisant fonctionner la détente de Uége. »
Les transmetteurs employés pour faire fonctionner les sonneries électriques, consistent généralement dans deux lames de ressort munies de contacts en argent ou en platine, dont Tune étant abaissée sur Tautre, détermine une fermeture de circuit passagère qui cesse aussitôt que l'on n'appuie plus sur le ressort. Pour donner plus de raideur au ressort tout en lui conservant son élasticité, on contourne en spirale plate le ressort supérieur. Ordinairement ces interrupteurs sont adaptés à de petits disques de bois qui sont recouverts d'une enveloppe hémisphérique de bois ou de porcelaine, et un petit bouton d'ivoire légèrement creusé, adapté au ressort supérieur, permet en passant librement dans un trou pratiqué dans la couverture, d'effectuer avec le doigt l'abaissement du ressort, comme on le voit fig. 58. Cependant on emploie assez souvent des transmetteurs on forme de poire qui s'adaptent alors à l'extrémité de petits câbles semi-métalliques fixés à la partie supérieure des appartements, comme les anciens pendants de sonnettes. Cette disposition, que nous représentons fig. 59, présente de grands a\'antages pour les malades, qui, de cette manière et par le moyen d'un long câble, peuvent se fiùre suivre du bouton de sonnerie en quelque point de l'appartement où trouvent.
APPLICATtONS AUX USAGES DOMESTIQUES.
as3
6 disposé ces transmolteurs pour s'adapter aux tirants des reset même aux avertisseurs d'incendie, comme on l'a vu p. 130. mt on leur a donné toutes les formes en usage dans le com- BWffi, il comme ces formes n'ont rien (jui puisse intéresser, nous n'en parlerons pas davantage, et nous nous bornerons a indiquer dans la fig. 60
fièle le plus usuoL tnuiamettcurs peuvent encore être multiples, c'esl-à-diro pourvus de m ixiutons do contacts. Ces boutons se trouvent alors rangés les uns
ng. Gl.
Vif. fi
^^^mB Kitres sur une petite planchette d'acajou ou de palissandre su
^P^iwMiit gravées les indications des sonneries auxquelles ils corrcspon-
^fA. Celle disposition est particulièrement employée pour les cbeb de
^'^nau, et alors l'appareil est disposé de manière il en feire un presse-
ïipiïr. En conséquence, il est muni d'un c/ible extensible qui permet de le
^gCT do place. D'autres fois, les boutons sont rangés autour d'un appareil
^Indriquo suspendu au plafond par le c&bic même renfermant lei fils do
MniDunicaiion, comme on le voit tlg. Gl.
Enfia on a encore disposé ces transmetteurs sous des pédales adaptées à
I Piirtje des pieds du maître de maison, dans les salles li manger, alin qu'il
puifto dirigvr le service sans se déranger et sans qu'où s'en aperçoive. La
%. IS au uu transmetteur de ce genre.
a des somieries d'appartement sont assez nombreux. Ce
m X?PUCMIMS AUX USAGES DOMESTIQUES.
sont d'abord des cadres indicateurt destinés ft indiquer l'^pi l'on a sonné ; en second lieu des iransmcllcurs à réjtonse sur lea penoana ap|ioléo préWeat que le signal s été onlundii; ea Iroisitm deâ avertisseurs de < l'ig. 63. cierge pour loiir dire ni l'on
sj^rfd-..irfj ri'i.riitou si l'ouneri
' , cnKu des trc 'I s d'ordres de ser , ' iioeltontOclùlog) un certain nombrel ilri^s sans qu'on ait ■ nipurd'aucuaemaiH ii:ii'.i;rapluquo. Koutfl iMssc.r succ«asiv(Mii rovue ces diirirenl^ tï'mes d'appareils q ' "' ' L'técombinogdodiffl
manit^ros, mais qui w i'alt;icltoiiliirt.siiUQ tou.s aujourd'hui au type f iiuii^'ini^ par M. Miraod cl qui est iTCilaiiuiiiiciil le plus siniplo,
TablMbiuE lndleKt«nrH. — Vk-s dilÏÏTDnts systèmes dont nous de parler, te plus ulilo est bien certainement celui au moyen dut numéros des différents ap|>arlGments ou chambres qui duivent Mre commuiii(»Uoii avec k sonnerie, se trouvent dignes en mémo se fait entoodre la signal. Ai^jourd'hui tous les gtands hdtels pourvus, et on on est fort satisfait. I.a tig, G3 on indique l'aspL'ct exi
D'aprÈs les renseignements qui m*ont étn fournijl, il paraElnut M. Froment qui aurait inioginû le premier disposilif do te goui système remonterait è ^a^l)l^o \Mh. Il consistait dans uu cai d'autant d'électro-uîmants qu'd y avait de numéros (i rairu paraître,j conséquent d'appartemeuts ou da cliamltres A dî-signor. Ces èU étaient rang^ verticalement les uns h cdté des autres, et cl réagissait sur un mécanismo que nous reprûâoulons lïg. 11, pi. I, et' imposait essentiellement d'un tubsT fc l'intériour duquel pouvait voir une tige V sollicitâe par un ressort k boudin V. Cette tige mui èchuncrure a. portait à sa partie supérieure la plaque P, sur laqui biscrit lo numiTo de la cliambro avec laiiuuUe l'électro-aimant M il en rap[Kirt. Uu levier l'jimlé AQC n^ésurrarmaturodo cet élecl embndait en temps ordinaire ctitto tige V par son bras AB; Qi^iSti t'annalute venait & Un alLrtc, la lige AC, basculant en C, M
iqalée 60 airière et dégageait la tige U qui, sollicitée par le ressort à bou« dîD, s'élevait spontanément en fidsant apparaître la plaque P au-dessus du adre. Le numéro se trouvait donc ainsi désigné, et, pour le faire disparaître, il sufiSsait de repousser la plaque à Tintérieur du cadre. Le ressort G, tenant de ressort antagoniste à l'armature de Télectro-aimant, permettait m même temps de renclancher la tige U. Dans cet appareil, la traverse LoDxontale H, que l'on voit en coupe sur la figure, servait de butoir d'arrêt à toutes les armatures, et la traverse I, de distributeur de courant à tous les électro-aimants.
Le système de M. Mirand est encore plus simple que le précédent, et permet certaines combinaisons qui peuvent être très-importantes dans beaucoup de circonstances.
Dans ce système, chaque mécanisme est en rapport avec les différentes chambres, n se compose uniquement d'un électro-aimant M, fig. 18, pi. I, dont Tarmature est une bascule aimantée oscillant entre ses pôles ou phxtôt entre ses bobines, et portant une carte sur laquelle est inscrit, d'un côté seulement, le numéro de la chambre à laquelle elle correspond. Avec cette disposition d'appareil, le magnétisme rémanent suffît pour maintenir la bascule aimantée inclinée du côté où Ta fait dévier la dernière fermeture de courant. Par exemple, il faut que ces électro-aimants soient assez petits, et que l'armature bute contre le fil, et non contre les pôles, car alors la réaction de Faimant sur. le fer empêcherait l'action du courant. En temps ordinaire, les bascules aimantées doivent se trouver toutes inclinées du même côté, de manière à ne présenter que la partie noire de la carte qu'elles portent ; mais, quand on ferme le courant dans Tune ou Tautre des chambres mises en rapport avec l'appareil, et cela à l'aide d'un conjoncteur i inverseur, la bascule correspondante à ce conjonctcnr dévie du côté opposé, et feût apparaître le numéro dans un guichet ménagé en place convenable sur le cadre. Dès lors,ce numéro reste visible jusqu'à ce qu'une inversion du courant fasse de nouveau tourner la bascule. Or, cette inversion du courant est produite par un second commutateur placé au-dessous du cadre, et que celui qui a été appelé doit toucher avant que de se rendre ^l'invitation qui lui a été fedte.
Goomie ce genre d'appareils est plus spécialement susceptible d'applica^tion dans les auberges, et, comme dans ces sortes d'établiîîsements c'est ^méme domestique qui est chargé d'un certain nombre de chambres voisines, M. Mirand a disposé son cadre à numéi*os de manière à ce que tous les numéros apparus disparaissent, sous 1 influence d'une seule pression exercée sur un bouton commutateur placé au bas de ce cadre. La
258 APPLIGilTIONS AUX USAGES DOMESTIQUES.
fig. 19, pi. I, représente la disposition de ce commutateur et des liaison électriques; A,B,G, sont les électro-aimants du cadre en rapport arei trois chambres, dont les transmetteurs sont en a, 6 et c. Le commutateoi est en K, et la sonnerie électrique en 8.
Le commutateur K se compose d'un levier de articulé en e et maintenc élevé par un ressort g h placé sous une pièce fg fixée à l'extrémité libre à levier de. Cette pièce fg appuie supérieurement contre une petite éqnem fm en rapport avec la sonnerie S ; mais, étant abaissée, elle peut rencon trer une lame de ressort 7i en rapport avec le pôle + ^^ ^^ P^^^- ^^^ ^^ métallique ij, fixée sous le levier ed dont elle est pourtant isolée métalliquement, complète, avec les lames de ressort o,p,q,r, le commutateur. Gee dernières lames sont en rapport chacune avec un des électitHdmants du cadre à nimiéros, moins la dernière, qui correspond avec le pôle — delà pile.
Le jeu de l'appareil est facile à comprendre. Supposons qu'on appuie sot le transmetteur a, le courant ira de a en A, de A en B, puis en C par les dérivations x,x'. H arrivera au ressort g h, et, par les contacts /* et y, k réquerre m, d'où il pénétrera dans la sonnerie S pour en ressortir parle fil y et aboutir à la pile ; le numéro de Télectro-aimant A apparaîtra donc seul dans le cadre, et la sonnerie fonctionnera.
Supposons maintenant qu'on touche le transmetteur b, le courant ira de b en B, de B en C, etc., et accomplira le même trajet que précédemment Le numéro de rélectro-aimantB apparaîtra donc, et la sonnerie fonctionnera de nouveau. Les deux numéros resteront toujours visibles dans le cadrt Jusqu'à ce que le domestique se soit aperçu de leur apparition. Alors, poui les fedre disparaître, il appuiera sur le commutateur K. Voyons, en effet, « qui a lieu dans ce cas : le courant va alors de la pile au ressort n, entn dans la pièce fg qui se trouve en ce moment en contact avec elle, pénètK dans le ressort g h, et de là se dérive dans les électro-aimants C, B, A, don il ressort par les ressorts opq pour regagner la pile par la traverse ij etl< ressort r. Le courant se trouve donc renversé dans tous les électro-aimanb à la fois, et, partant, les bascules sont immédiatement déviées.
Par une combinaison un peu plus compliquée de fils, M. Mirand estpa^ venu à (aire en sorte : l** que l'apparition d'un numéro sur le cadre indicateur provoque toujours la disparition de celui qui Ta précédé ; 2® que i désignation de 55 numéros différents puisse être fournie par im cadre d 10 numéros seulement en emploN-ant deux numéros à la fois.
Pour résoudre le premier problème, M. Mirand emploie des transmetteui à trois contacts disposés comme on le voit fig. 20 pi. I. L'un de ces contact
estnUéan pAle positif delà pile;le8deux autres aet^ontleur point de liaison pboé difKremmenty selon que les transmetteurs auxquels ils appartiennent sont pain ouimpairs, par rapport aux numéros sur lesquels ils sont destinés à réagir. Pour les transmetteurs impairs, le contact a correspond au oûotaci b' des transmetteurs pairs, et le contact b est relié directement à la bobine de gauche de Télectro-aimant correspondant du cadre aux numéros. IHxir te transmetteurs pairs, ce contact a' correspond au pdle négatif de la pde» el le contact 6' est relié aux bobines de gauche des électro-aimants oQRQspoaidants du cadre aux numéros. Dans tous les cas, les bobines de droite de tous ces électro-aimants, pairs ou impairs, sont reliées ensemble* IHNir peu qu^on suive la marche ducourantsur la figure, on pourra s'assurer foe le courant envoyé par l'un des transmetteurs réagit à la fois sur trois Sectro-atmants ; mais le sens du courant à travers l'électro-aimant correspondant à ee transmetteur, est difSrent de celui qui traverse les deux autres HeetnMdnumts, d'où il résulte la destruction de l'eflbt primitivement produit
tHxir résoudre le second problème dont nous avons parlé, M. Mirand nploie des transmetteurs à quatre contacts; mais les combinaisons en sont taOoneDl complexes, qu'il faudrait une grande figure pour les expliquer. Da lesle, en se pénétrant de la disposition précédente, et en fieûsant inter- Teoir le quatrième contact du transmetteur dans les liaisons électriques, OQ peut comprendre comment doivent être combinées te commimications êiectnqoes pour réaliser Teffèt voulu.
n est llMâle de comprendre que les différents proUèmes dont nous venons de donner la solution la plus ingénieuse» peuvent être résolus de beaucoup d^antres manières. Ainsi Ton peut, par exemple, remettre en place méca* niqoement te numéros tombés, sous Finfluence d'une traction exercée sur tmoQcdoa qui réagit, au moyen d'une tige munie de bascules ou de plans indinéB, sur les tiges'des numéros. On peut d'un autre côté foire en sorte V^ le déplacement du numéro s'effectue sous Finfluence d'im déclanche* aïoit électro-magnétique, ayant pour effet de laisser tomber la plaque, soit de haut en bas, soit en avant du tableaiL Dans ce dernier cas, la plaque piM à travers une fente pratiquée dans le tableau, et le numéro est vu de <M, ou lu au-dessous de la fente. Pour la remettre en place, il suffit de la iile?er à la main, ce qui la renclanche sur Farmature et sur le crochet de dileote (1). On peut encore employer le système électro-magnétique repré-
(<) Voir on petit opuscule publié par M. Bregœt sur ia poêt et IttUntim eu ékictrkimt^ page 93.
lïfl APPLICATIONS AUX USAGES DOHI8TI0UK8.
sente flg. th. t. n, bTst&inti dont l'amiatiiro cylindrigiin en décrinuit un Ve de corcld, [lOiit fournir nu levier du iiuni6ro uno course assex gntitilo pour que le numéro paraisso et disparaisse du guicliot, M. Dn'fçuot a emploj'é quolqucfui», pour bcs uadrus h nuniitros, uiio disposiUoD de ce genre qw noua représontons Ag. 6V. Los éleclro-aimonls sodI alors plocte Donittl*metit il la planche du fond du cadre, et l«nr aimatiire cyllndrkiDe, plBcèa oxcentrifiuement, tait ea tournant, raleror devant lo guichet la plaqua auioirotËe, laquelle, est. h l'cUt normal, TO\iiuv> (souk l'intliionco d' ressort) le long des bobincu de l'élcctro-aimanl correspondant. M.
m wfir[
emploie du resta, le plus souvent, pour eSfacoT les AignAxa do ma indic»tcurs, l'action wÈcaiiiqui], ot cette action est provoquée au tno;en de phi- BÎBur» liraiils qui réagissent cliacun sur toute une rangio verticale.
Uu peut oncoro employer pour les cadres ti numéros, ot c'est métaa L* systimo adopta pur WL Uip|) ot Dcscbicns, le systîime ^lectro-megDÂtiqnB ' représenté flg. a, et que M. Uipp avait appLqué a ses pianos; ce synlow 1 permottanl d'obtenir une grande course circulaire de la part d'une ■ luro, est tout k Tait propre au relèvement d'une plaque k tiuméio*. inc en arriére du tobluau sous un angle de 45", Cotte dispoeilion [ l'avantage de pemiotLrti de rapprocher les urw dos autres les gujclicu da numéros, et d'en placer im beaucoup plus grand nombre sur u Eur&ce. Dans ce eystëmu, lo numéro relevé pur l'actiou ma^étique, ■» I urttè ocmtie ua lil métallique leodu eu avant de loua c
APnJCATIONS AUX USAGES DOMESTIQUES. ÎS9
m cbteîs articulé, et il suffit de faire pivoter mécaniquement celui-ci au mofend^m bouton, pour les reporter en arrière et efilEu^r tous les appels. NatureUemeat les électro-aimants, dans ce système, se présentent debout, kê pâles en avant
Vranmietteiir ii péponse. — Le transmetteur à réponse reprénoté fig. 21, pL I, tel que Pavait combiné dans Torigine M. Mirand, conaie dans un mécanisme exactement semblable à celui de cbaque numéro (tans le cadre indicateur du même auteur décrit précédemment ; seulement, qouidii doit être mis^en rapport avec ce cadre, les combinaisons électriques da fils doivent être telles, que l'abaissement du commutateur K, fig. 19, pi. I, ait pour eOét une fiermeture de courant dans le sens voulu, pour fedre appar nftredans le guichet du transmetteur, ces mots : on tient ou c'est compris. De 0U8» comme le courant envoyé dans ce cas à la sonnerie et au cadre Utetear est obligé de passer par l'électro-aimant de cet appareil à réponse, fl en résolte que chaque fois qu'on &it un appel, le signal de réponse dispanlt Inutile de dire que la réaction qui peut se fedre pour un de ces transmettoin, ATefibctua également dans le cas où il y en a plusieurs.
^TnrriMTfwr ëiem eomoiergem. — H est souvent nécessaire pour lespenoones qui ont à s'occuper de nombreuses afifoires, de fedre savoir, pinneors fbis dans la journée, à leur concierge, si elles peuvent recevoir ou si elles veulent fermer leur porte. Or, pour peu que Ton demeure à im itage âevé, ce soin devient tellement fàtignant, qu'on préfère la plupart du temps ne rien dire au concierge, au risque de rendre inutile la peine prise par les visiteurs de monter plusieurs étages. Au moyen d'un appareil fondé sur le principe du transmetteur à réponse dont nous venons de parler, le concierge peut être prévenu sans qu'on ait à se déranger; et comme le signal qui est fourni reste immobile jusqu'à ce qu'on le remplace, on a riivantage de laisser au concierge un indice certain qui peut suppléer à sa mémoîfe. Par exemple, il faut no pas être distrait, et on doit avoir soin, quand on veut recevoir, de fedre arriver le signal de Monsieur est rentré, Bgnil représenté par la lettre R. La lettre S indique au contraire que Ibnsieur est sorti.
Le transmetteur de cet appareil tel que l'a combiné M. Mirand, consiste dans un double bouton analogue à ceux des sonneries électriques, mais dont les ressorts sont tellement combinés entre eux, que le courant passe directement à travers l'appareil ou se trouve renversé, suivant qu'on touche le bouton de gauche ou le bouton de droite. Bien plus même, il suffit de les toucher Instantanément pour que le signal soit transmis, quand bien même eeliiM ne serait pas arrivé à son point de repos au moment de l'action dn
courant. J'ai représenté fig. 10, pL IV, du tome I** de la seconde édita de cet ouvrage, le détail de ce commutateur qui est très-simple et tièiingénieux. Le problème du reste ne présente rien de difficile et peut ètie résolu d'une foule de manières différentes.
IndioateuF télé^raphiqtae pour le service des kfttob* <-- Ce système imaginé par M. Debayeux, est en quelque sorte un petit télégraphe capable de transmettre les ordres de service les plus usités duis les hôtels ou dans les grands établissements industriels, sans qu'on ait à faire Fapprentîasage de la manipulation télégraphique. Ordinairement m appareils sont combinés pour quinze transmissions d'ordres; mais on pooniit les disposer pour \m plus grand nombre, et d'ailleurs conune les ordres sofit indiqués sur ime petite carte que Ton peut changer à volonté, on peut non-seulement fûre un choix des ordres les plus utiles, mais encore multiplier le nombre de ces ordres dans une grande proportion, en comlmuot entre eux leurs numéros, et en interprétant ces combinaisons d'après les indications d'un vocabulaire spécial établi par les intéressés.
Le transmetteur de cet appareil a pour organe principal un écrou mdde dans une rainure qui» en poussant sur un interrupteur un frotteur à galets, à mesure qu'il descend dans la rainure, détermine successivement les quirue fermetures de courant nécessaires à la transmission successive des diffirents ordres qu'on a à donner. Cette descente s'efifectue sous l'influence même du poids de l'écrou, et se trouve régularisée par un mécanisme d'horlogerie à ailettes, composé de trois mobiles. Une carte sur laquelle sont inscrits les uns au-dessous des autres les différents ordres à transmettre, est introduite entre deux rainures à coulisses, en avant de l'écrou mobile, et chacune des lignes sur lesquelles sont écrits les différents ordt*es, correspond comme espacement à celui des contacts métalliques de l'interrupteiir. Un index se mouvant verticalement le long de cette carte, et pouvant se fixer devant tel ou tel des ordres qui y sont inscrits, est muni en dedans de l'appareil d'un butoir que vient rencontrer l'écrou mobile au moment de sft chute, et qui l'arrête devant Tordre à transmettre; comme le nombre des contacts est en rapport avec les différentes hauteurs de chute de l'écroa mobile. On peut obtenir que l'index du récepteur, en occupant sur un tad)le8ii indicateur la même position relative, désigne le même ordre à donner. Pour rendre la course de l'écrou mobile plus douce, on le fait rouler sur quatre galets, et Je frotteur lui-même est pourvu d'un galet molleté.
En temps ordinaire, Técrou mobile est crocheté sur un cliquet de détente dont le jeu est commandé par une petite pédale, placée à la partie supè* rieure de l'appareil, et pour le remettre en position après qu'il a accom-
^PPUGATIONS ÀUl USAGES DOMESTIQUES. 2Q1
pi fs eoime, on appuie sur un levier qui passe dans une rainure sur le côté droU de la botte, et qui a pour effet de remonter le mécanisme d'horlopnt an moyen d'un cordon enroulé sur un treuil adapté au premier mobile; de plus, comme par suite de cette ascension de Técrou^le firotteur peomii établir inopportunément de nouveaux contacts en rétrogradant, on tàaçùBè le levier remonteur de manière à fiaire écarter du firotteur Tinterraptenr hii-mème. A cet effet» cet interrupteur, constitué par une simple phnchette ea buis ou en ivoire, est articulé sur le côté comme la porte Am meuble, et se trouve sollicité à s*incliner en dedans de Tappareii sous finfloence d'un ressort; mais il ne peut, en temps ordinaire,céder à cette action, jarnite de l'effet du levier remonteur qui porte une came disposée à hauteur ooBveoablepour remonter une dent adaptée au-dessous de la planchette de Tmlonipteur, et qui soulève par conséquent cette planchette ; comme ce Mer est lui-même sollicité par un ressort spiral qui le maintient soulevé, laptaocbettede l'interrupteur se trouve donc à hauteur convenable pour être leDeootrée par le firotteur, et dès lors Teffet de celui-ci s'effectue conune il iMè dit plus haut Ce n'est que quand on remonte Técrou et que le levier naoDtear est abaissé, que la planchette de l'interrupteur, n'étant plus soutemie, s'incline en dedans de l'appareil et échappe au frotteur, au moment oii il vient reprendre sa position normale. Puis, quand Técrou est renclanché et que le levier a repris sa position normale, l'interrupteur se trouve de nouveau disposé de manière à fournir des contacts.
Pour que le levier remonteur puisse revenir à sa position initiale après afoir rttnonté Técrou mobile, la corde qui réagit sur le mouvement d'horlû^ierie n'est relice au levier que par Tintermëdiaire d'une boule qui la niaintient suivant la verticale et qui vient s'engager dans un trou pratiqué dans le levier, au moment où Técrou est tout à £gût descendu; à cet eiet le cordon passe à travers ce trou, et quand on abaisse le levier, celui-ci nDCODtre toujours la boule à un point plus ou moins éloigné de sa course, sutraot le degré d'abaissement de Técrou.
le récepteur de l'appareil est fondé sur le même principe que le récepteur; c'est également un écrou qui descend longitudinalement sous Tin^ fluMioe de son propre poids et d'un système d'échappement, auquel il est îeliè par l'intermédiaire d'un cordon enroulé sur un treuil adapté à la roue d'échappement. Cet écrou porte sur le côté une aiguille indicatrice qui se meut avec lui devant une carte semblable à celle du transmetteur et où se trouvent inscrits les mêmes ordres.
L'échappement est d'ailleurs analogue à celui des télégraphes à cadran de démonstration, et se trouve commandé par un électro-aimant interposé
Î62 APPLICATIONS AUX U8AGBS DOBOSTIQUBS.
dans l6 circuit de rinterrupteur et de la sonnene, laguelle est à mouvement continu. Les dimensions du treuil sur lequel est enroulé le cordon de suspension de raiguiUe indicatrice sont d'ailleurs [calculées de manière que, pour chaque quinzième de sa révolution, l'aiguille descende de TintervaUe séparant deux ordres consécutifs. Cette descente s'effectue, il est vrai, en deux ftMS par suite du mode d'échappement adopté, lequel fournit un double mouvement pour chaque fermeture de courant effectuée, mais les indications sent tout aussi précises. Quand le courant passe à travers ce récepteur, il dédanche donc la sonnerie et fait ensuite descendre successivement l'aiguille indicatrice jusqu'à ce qu'elle ait atteint la position en rapport avec le nombre de fermetures produites au transmetteur. Pour efi^Eu^er le signal et remettre l'appareil en position de fournir un nouvel appel, on tire sur un cordon à poignée qui pend au-dessous de l'instrument, et comme ce cordon réagit sur un levier qui commande le mouvement du treuil sur lequel est enroulé le co^ don de l'aiguille, on peut, en l'abaissant sufi^samment, ramener l'a^^uille à sa position initiale. Ce mouvement du treuil peut d'ailleurs s'efifectuff sans réagir sur l'échappement, par l'intermédiaire d'une roue à roçhet et d'un encliquetage.
Quant au mouvement continu de la sonnerie, il résulte de la mise m contact de deux ressorts, contact qui a lieu quand Técrou de l'aiguille indiicatrice a quitté sa position de repos pour descendre d'un ou de plusieurs degrés, et ce contact ne peut cesser que quand, en remettant Taiguilie indicatrice eri place, Técrou a éloigné Tun de l'autre ces dfeux ressorts.
Dans un modèle que construit M. Debayeux, l'appareil transmetteur est pourvu d'un système à réponse disposé de la mômemanière que dans le transmetteur à réponse dont nous avons parlé précédemment. Dans ce cas, le récepteur porte un interrupteur de plus, et cet interrupteur, constitué par un simple ressort en communication avec l'appareil à réponse, est mis en action par le levier articulé qui remet en place l'aiguille indicatrice.
Ces appareils sont fort bien exécutés et fonctionnent très-régulièrequent Us sont maintenant appliqués dans plusieurs grands établissements, et on leur a donné, particulièrement au transmetteur, des formes très-différentes. La plus prisée est celle qui a permis de faire de ce transmetteur un presse papier. L'appareil est alors monté sur une plaquette de marbre, et se trouve légèrement incliné en arrière, afin qu'on puisse lire plus facilement les ordres inscrits sur la carte. L'appareil est alors renfermé dans une boîte en bronze d'un agréable coup d'œiL Quant au récepteur, il est renfermé dans un cadre qu'on pend au mur et qui ressemble aux tableaux indicateurs dont il a été déjà question.
APniUTIONS AUX USAGES DOHSSTIQUEB. 3S9
H. Fioga, dans un breret pris récemment, a décrit un système du mftmft gmre, mais qui paraît dans de moins bonnes conditions. Le problème, «omme on le comprend aisément, ne présente aucune diiBculté dans M solution, et la réussite de semblables appareils dépend unliiuement de leur. bdoae axécutioQ et du prix auquel on peut les livrer dans le commerce.
TiaMMMiiHiiiii de BoiiBevie A mppel coBtlnn de M, de n^mmé. ~ Avant les sonneries trembleuses à mouvement continu dont MHS avons parlé dans notre tome III, on avait imaginé dans le même but dti tnuumettaurs à appel continu qui réalisaient le même effet, et dont le Bodéle le plus ingénieux était celui de H. de Vigand que nous représentaufig. 65 et 66. ■ Le système des transmetteurs à réponse, dit'M. de Vigand, M peut servir que pour les maisons où il y a constamment une personne Kcopée dans les environs de la sonnerie d'appel. Dans les petites maisons Qîi un seul domestique doit tout faire et peut, par conséquent, se trouver m tout autre endroit du logis qa'b. celui où est installée la sonnerie, ceux ifû fimt usage d'un appareil transmetteur simple, s'exposent k sonner inutilement, dans les momentsoù le domestique est éloigné, et à ne pas sonner dans les moments où il pourrait entendre. Pour obvier k ces inconvénients, j^ cootimie-Ml, imaginé un transmetteur qui, une fois touché, remonte lui-même la plaque de réponse et met la sonnerie en mouvement jusqu'è ce que le domestique ait répondu en provoquant l'abaissement de la plaque de réponse qui avait été remontée. Le mécanisme do cet appareil se compose cstentiellement d'un rhéotome à enctiquelage, réagissant à la fois sur une sonnerie El un système de poulies auquel est adapta la [daque à réponse. Ce rhéotome est constitué par un électro-aimant E, soutenu sur un poot doublement coudé et dont l'armature r $ t, pivotant en l, est terminée en s par un crochet. Cet électrolimant communique d'une part avec un petit ressort de contact p, qui peut être tocaement abaissé, et de l'autre avec un relais réagissant sur un dicuit de ittle locale dans lequel est interposée la sonnerie. Le transmetteur pro- ^«ment dit, consiste dans une espèce de clef adaptée extérieurement à l'appareil, sur Taxe de la pouUo F qu'elle doit faire tourner d'un quart de cercle. Cette poulie porte un doigt Jlexible /" et se trouve mise directement eo rapport avec la pile par l'inlermédiaire d'un Ul f et d'unlreaoït spiral g.
Fig. 65.
SM APPUCiTIONS AUX USAGES DOMESTIQUES.
destine à la répéter toiyouTS dans une paùtîon fixe. Enfla, sur cett est flxto l'âxtrémité d'un SI qui, après s'itte enroulé sur une poulû Toi G, soutient la plaque & réponse Â, laquelle est représentée sur la figure. Gel appareil fonctionne de la manière suivante :
Au moment où l'on tourne la clef du transmetteur, le doigt f tou la poulie F et rencontre Inentdt le ressort p qui complète le ciiou vers l'électro-aimant de la sonnerie. ;Gelle-ci ^' ' donc à tinter, et le crochet s de l'armature
SSi.'-'!' ,. n trouvant abaissé par suite de l'attraction de ! ^ aimant E, enclanche le doigt /, aussitdt qu'il t en H. Mais en même temps que ce mouvem opéré, la poulie F a réagi sur le fil qui soi plaque A, de sorte que celle-ci se trouve devant le guichet A' quand l'enclanchement di alleu.
. font que lo circuit complété par l'électro-a Ir^le' ressort p, le doigt / et le relais n'est pas inti lasonnerie continue de linter, et la plaque A r levée; mais quand la personne appelée ayant entendre l'avertissement qui lui a été doni interrompre le circuit sur un disjoncteur établi en conséquence la Bonnerie, celle-ci se tait, l'électro-aimant E devient inactif, l'i rsl s'éloigne, le doigt /'se trouvant déclanché revient à sa positio sous l'influence du spiral^, et la plaque A s'abaisse pour laisser a] dans le guichet A' les mots : on vient. Comme le contact du doigt ressort p s cessé par le &it même de son déclanchement, le coi peut réagir sur la sonnerie, quand bien même le disjoncteur aura le circuit avant le retour de la poulie F à sa position normale.
Sonneplea des cimetières. — On a appliqué il y a < années au service de certains cimetières, notamment à celui du r Montmartre à Paris, des sonneries électriques do grande dimer permettaient au conservateur de ces lieux funèbres d'avertir les ga service de l'arrivée des convois.
u Grâce k cette innovation, disait le Cosmos du 8 septembre n'entendra plus dorénavant le long et lugubre coup de siFllet qui sait jusqu'ici à l'entrée de chaque convoi amenant un mort à sa demeure. ■>
Pour obtenir des coups de sonnerie assez énergiques pour être i desdiflérents points des cimetières, on a dH employer un système
APPLICATIONS AUX USAGES DOMRSTIQUES, SfiS
VW dont noua représentons, flg. G7, la disposilion, et qui a'ëlé combiné par H. Breguet. Dans ce système, c'est nne masse de laiton M de Torme cylindrique qui, en tonii>aiit, déclanche le rouage deâliné à soulever lo marteau du timbre. A cet effet, cette masse est percée d'un trou dans le sens vertical, H dons M trou, passe librement une tî^e d'acier qui oblige la pièce M à ne tt mouvoir que selon la verticale. Au repos, la masse M est accrochée fc Veitrtniité R du bras do levier H08. Quand le passage du courant dans r*)ectW)-aimant E fait basculer l'armature A et la lige t. le levier R08 est tisagé.el, en basculant, permet à la masse M de tomber. Or,*cel!e-d acquiert
1^ une cbuic do neuf centimètres, une vitesse et par suite une force vivo ■vfliiaates pour opérer le dêclanchement du rouage qui s'cfîectiie de la Bioièreriiriinte :
U masse M tombant sur l'extrémitû D du levier DCD qui est mobile xUour du point li, l'ergot C ijui relient le rouage fait un petit mouvement ^ tout tn bas ut le laisse Échapper, lin des mobiles du rouage soulève lion le marteau et le laisse retomber un certaiii nombre de (ois sur le timht, tuubs qu'un autrv mobile, après une révolution complùte, soulève le incr BIK qui pivote en I, et sa branche IK fait remonter la masse U t MB point de départ, où elle se runctnnche sur le levier H 0 S,
SwKwmrtim él^ctrUtu^». — Dès l'aimée Isjë, j'avais en l'idée d'uppli- 4Mr I^Ktkn clectro-magncitique k l'ouverture des serrures des portcs- » je i>eni>ais <iue la force aécessaire au jeu du pêne ne
pourrait 6tre obtenue avec un système ëlectro-magnitique, je songeai à appliquer celui-ci à la gftche de la serrure. Depuis, plusieurs inventeurs, entre autres MM. Lontin et Fortin, ont construit des modèles d'après ce principe, mais le plus pratique est celui de M. Fortin que nous représentons, flg. 68 et 69, et dont la construction a été confiée à H. Breguet Voici comment je décrivais le système que j*avais imaginé, dans le tome ni, p. 101, de la seconde édition de cet ouvrage.
« Les serrures électro-magnétiques ne peuvent avoir d'emploi utile que dans le cas assez rare où une porte, une grille, etc., doivent être ouvertes de fort loin. Elles ont alors pour accompagnement indispensable une sonnette électrique et mémo un électro-ferme. Supposons, par exemple, qu*il s'agisse d'un parc fermé» dont le cli&teau ou la maison d'babitation soient; trèséloignés de la porte d'entrée, et admettons qu'on ne veuille pas avoir de concierge à cette porte : il devient urgent, pour éviter des dérangements trop firéquents, de pouvoir ouvrir cette porte à distance, et c'est alors que les serrures électro-magnétiques peuvent être d'un grand secours. En effet, étant prévenus par la sonnette électrique, les domestiques du ch&teau n'ont qu'à toucher le bouton transmetteur en rapport avec la serrure électromagnétique, pour que celle-ci permette l'ouverture de la grille.
a Ce système de serrure est excessivement simple ; il ne diffère dos serrures ordinaires qu'en ce que le pêne, au lieu d'être mobile, est fixe, et que c'est une clavette mobile, sous l'influence électrique, qui sert de point d'arrêt à ce pôno. A cet effet, cette clavette taillée en biseau du côté où lo pêne rigide doit la rencontrer quand on ferme la porte, est fixée à angle droit à l'extrémité do Tarmature d'un électro-aimant. Cet électro-aimant est disposé sur le vantail dormant de la porte, do manière que lo propre poids de son armature (modifié pourtant par un contre-poids) serve do ressort antagoniste et abaisse la clavette à uno hauteur suffisante pour buter lo pêne rigide au moment où les doux vantaux sont formés. Afin d'offrir un point d'arrêt plus sûr, la clavette passe au travers d'une petite plaque do tôle disposée horizontalement au-dessus du pêne. Enfin, doux lames métalliques, faisant légèrement ressort, sont disposées dans la feuillure do chaque vantail de la porte, de manière qu'elles se touchent quand la porte est formée. Uno des extrémités du fil do rëloctro-aimont correspond à l'une do ces lames, tandis que l'autre lame est en rapport avec le bouton transmetteur, et il résulte de cette disposition que le circuit n'est complété au travers de rélectro-aimant que quand la porte est termée. Par conséquent, au moment où l'on ouvre la porte, le circuit est rompu, quand bien même lo bouton transmetteur continuerait d'envoyer le courant. On verra à l'instant l'importance de cette
dispoâtkm. Quant au jeu de la senrure, il se devine aisément, puisque la clavette qui bute le pêne se trouve abaissée ou soulevée suivant que le courant passe ou ne passe pas dans le circuit.
« Si, dans ce genre de serrure, je m'étais contenté de foire agir le courant
par un simple effet de fermeture, il en serait résulté : i^* que cette ferme-
tarel étant l&ite promptement, la porte aurait bien pu ne pas être poussée
assez vite pour que le pêne fût dégagé à temps de la clavette ; 2» que si
une lame de ressort avait été employée pour séparer les deux vantaux au
moment du soulèvement de cette clavette, Télectro-aimant n'aurait jamais
ea assez de force, sous Tinfluence seule du courant d'une pile de Daniell,
pour opérer ce soulèvement Voici donc comment j'ai disposé mon bouton
transmetteur :
« Deux lames métalliques, placées Tune au-dessus de l'autre, comme
dans le bouton transmetteur des sonneries électriquesi sont disposées
devant un très-petit électro-aimant dont l'armature forme crochet d'encli-
qoetage. Le ressort supérieur qui porte le bouton, étant poussé, peut se
trouver buté contre ce crochet, et, par conséquent, reste collé sur l'autre
nnorl. Le courant se trouve donc alors fermé d'une manière permanente
jusqu'à ce que l'encliquetage soit levé, et il suffit pour cela que le courant
passe au travers de l'électro-aimant qui lui correspond.
i Ainsi, au moyen de ce transmetteur, on ferme le courant dans l'électrosimant de la serrure, et cette fermeture a pour effet le soulèvement permanent de la clavette jusqu'à ce que la porte soit ouverte. En ce moment-là le dicuit est rompu, comme nous l'avons vu, par la disjonction des deux lames métalliques qui se trouvent dans les feuillures des vantaux. Mais, un instant après, le vantail qui s'ouvre, met en contact deux ressorts métalliqnei en rapport avec le circuit de l'électro-aimant du transmetteur, et le ciituit de la serrure se trouve alors rompu, quand bien même la porte étant fermée de nouveau, les deux lames des feuillures seraient en contact. D n sans dire que le second circuit dont nous venons de parler, c'est-à-dire estai du transmetteur et 'son système de fermeture à chaque ouverture de Importe, peuvent constituer un électro-ferme. Il suffit, pour cela, d'interposer dans ce circuit la sonnerie électrique ; on serait alors averti, par ce nwyen, du passage des personnes qui voudraient forcer la porte. » SyiUme de Jf. Fortin. — Le système de M. Fortin a été combiné pour f appliquer à toutes les portes cochères et même aux portes d'entrée d'appariioient qui peuvent s'ouvrir à la suite d'un déclanchement.
t>n sait que les portes sont munies d'un ressort d'ader d'une force proporionnée an^ds de la porte ; ce ressort est comprimé et tendu quand la
W APPUCAnONS ADX USAGES DOMESTIQUES.
porte est tomée, et, quuid au moyen d'un cordon de tinge oa digSige la pAoe pondant un instant mdme tr6s-court, le ressort agit et ouvn la porte de quelques centimètres.
Pour obtenir 61ectri(iuement ce résultat, H. Fortin dispose la gftcbe comme on le voit en G flg. 6S et 69, et sulMtitue au oiëcanisme de la serrure le syitioie ilactromagnétiiiue que l'on voit en SA et qui est placé k l'intérieur même de la pièce qui porte
Fig. (8.
Fig. 69.
la g&che. Ce système u compose de trois puties, savoir:
!« La gftche pn)|B«ment dite G, montée sur deux pivots et pouvant tourner autour d'un axe vertical ; cette g&che est ramenée dans sa position normale (celle représentée sur la figure) pur le ressort R. La facile porte en outre un bras bb qui s'uccroche à un arrùt o et qui maintient la gilclic dans la position figurée tant qu'elle ii'ost pas (légiigéo éleotiiqiieiiiont.
Supposons la porte forcnée : le grand icssoit d'ouverture dont nous avons parlé en commetiçaut, pousse la porte et par conséquent agit sur la g&che en tendant à la faire tourner; mais aucun mouvement n'est produit, parce que le bras bb est retenu par son arrêt o, et cet arrêt o ub maintient le bras bb que parce que nous supposons inerte l'action èlectro-maguëtique. Pour que La porte s'ouvre, il iliut que le bras È b soit dégagé de son arrêt ; alors la gftctie tourne sous l'effort du grand ressort de la porte, et la porte s'ouvre ; mais aussitôt le ressort R ramène la g&che II sa position normale, le bras 6 b se réengage derrière son arrêt, et si l'action èlectro magnétique a cessé d'agir, la porte peut être refermée avec silreté.
^ Une pièce intermédiaire entre la gftclie et l'électro-aimant ; c'est une pièce qui peut pivoter autour d'un arbre horizontal m m. Elle porte, en dessous, une sorte de renflement o qui constitue l'urrét dont nous avons parlé et, en dessus, un crochet c qui peut être soulevé par la goupille g portée par l'armatiu^ A A de l'électro-aimant. Un ressort plat que ne montra pas la figure, ramène cette pièce dans sa position normale inférieure, auasildt que l'électro-aimant cesse de la soulever.
APPUCATIONS AUX LBAGES DOMESTIQUES. SCfl
Un ^lectroaiiDfuit E composé de trois braiichos dont la branche ceiiporte une bobine. Les deux autres renforcent l'action 61eclro-magné- !i comme cela a lieu dans les ëlectroaimantâ trifurquès ou tubulaires de Ntcklcs. L'armature AA do cet électro-aimant est portée par un ressort ptat adapté à la branche de gauche de l'éleclro-aimantcontre laquelle elle appuie Uvérement, et la goupille q, adaptée à celte armature, soulève comme oii l?a TU le crocbet c et par suite dégage la g&che. D^ que le courant cesse de yMMF, l'armature A A est ramenée vers le bas par le ressort qui agit sur tnn.
à l'heureuse proportion qui a été donnée aux leviers dans cet appail suffit d'une aimantation assez peu énergique pour dégager la gâche ler l'ouverture de la porte, malgré la force considérable du ressort qui ta presse, force qui ne peut être diminuée à cause de la considérable qu'elle doit déplacer. Le péno appuie, en effet, sur le fond de la gâche, presque sur l'axe, tandis que le dégagement du bru bb fui au contraire à une grande distance du même axe. Il suffit de six ou éléments Daniell ordinaires pour faire fonctionner cet appareil, mSme id il est appliqué à une porte cochère énorme. comprend aisément que quand l'appai-eil est posé, tout le mécanisme ité sur la figure est caché et noyé dans le bois de Ir porte, et se
abrité contre la poussière et les chocs extérieurs, ce système de serrure, on peut faire en sorte, par un dispositif IrèS' qu'il est facile de deviner, d'oumr une porto en même temps qu'on lonof, Cet arrangement est commode pour les visiteurs dans la journée, puce iju'il évite tout retacd dans l'ouverture de la porte. La nuit venue, le «mple mouvement d'un commutateur chez le concierge remet les choses J«B l'èiat ordinaire, et alors le visiteur sonne le concierge qui,fù son tour, ^ (iinctionner la g&che électrique et ouvre la porte. Qndiiucs constructeurs, entre autres M. Caumont, ont cherché il rësou- ^ le problème en Ihisant réagir l'effet ëlectro- magnétique sur le pèno kù-ntmo; mais c^s serrures exigeaient pour fonctiomier une pile de Dunseo, tluMnsdirequ'elles n'ont pu être appliquées.
Saii|u«H m«cnéilques de sûreté. — M. Chevassu a appliqué 'ut mnière assex ingénieuse la propriété attractive des aimants à la >lMè d« ■CfTures, en adaptant au-dessus d'un des crans d'arrêt du pêne, ■> pmia bascule boriiontale en fer, disposée transversalement de manière kkonr wrtc par un excès de poids que posséderait son extrémité ant^nmn. L^uitn bout de cetto bascule est placé k portée de l'entrée de la aetn* M t une petite dislance de l'extrémité de la clef lorsqu'elle y <•(
introduite, et il résulte de cette disposition, que, si le canon de la clef est aimanté, il dégage par le seul fait de son introduction dans la serrure, le pêne de son arrêt de sûreté qui se trouve alors soulevé sous l'influence de Tattraction magnétique. Naturellement quand la Clef est retirée, le pêne se trouve de nouveau embrayé, puisque l'attraction de la bascule ne subsiste plus. Ce système n'exclut d'ailleurs aucune des combinaisons que I'od peut apporter à une serrure ; c'est une sûreté de plus, et cette sûreté est encore augmentée si la branche postérieure de la bascule, cdle qui est attirée, présente des entailles et des évidements pour le passage du panneton, qui est double quand il agit pour ouvrir ou poiir fermer. De cette manière, les serrures sont incrochetables, car l'action du crochet ne pourrait que renforcer encore l'abaissement du crochet d'arrêt sur le pêne.