II. — Systèmes pouh les annonces d'incendies
Les effets désastreux provenant des incendies, viennent le plus souvent comme nous le disions encore p. 130, de ce que les postes de secours ne sont pas prévenus à temps ; il est certain que si dès le moment où un incendie est aperçu, les postes des sapeurs-pompiers en étaient avertis et surtout étaient fixés sur le lieu du sinistre, on pourrait étouffer le feu dès son origine et en éviter les terribles suites. La télégraphie électrique pouvait évidemment prêter dans ce but un concours très-effîcace ; mais soit insou* ciance des administrations municipales, soit calcul de la part des compagnies d'assurance qui croient que le nombre de leurs clients diminuerait du moment où ils seraient rassurés, aucun essai sérieux n'a été tenté en France dans cet ordre d^idées, bien que de nombreux systèmes aient été proposés.
L'Amérique pourtant a été moins indifférente» et l'application du télégraphe autokinétique dont nous parlerons à l'instant, a résolu en partie le problème. Quand secouerons-nous donc la torpeur qui nous engourdit et qui fait que des inventions, souvent toutes françaises, ne peuvent être appli* quées dans notre pays que quand elles sont déjà appliquées ailleurs ! ! !
Déjà, dans la seconde édition de cet ouvrage, je publiais (t m, p. 113) un système proposé en 1856 par M. A Paysant, chef des sapeurs-pompiers de CSaen, pour résoudre la question, et on espérait alors qu'il serait prochainement établi dans cette ville ; aujourd'hui il n'en est même plus question* Quoique ce système soit maintenant un peu en arrière de ceux qm ont èlé proposés depuis, je crois devoir en dire quelques mots» car il peut s'i^pli-
APPUGATION AUX ANNONCES D*INCENDIB8. 271
qner encore dans les cas très-nombreux où le corps des pompien n'est composé que de volontaires. Voici ce que j'écrivais à cet égard en 1857.
c Dus les villes de province où le corps des sapeurs-pompiers n'est pas enégîmenté comme à Paris et dans les grandes capitales^ il arrive souvent qu'en ne peut réunir les hommes qui le composent que longtemps après ItenoQoe des sinistres, et alors^ non-seulement les dégâts sont aggravés, mais encore le feu devient plus difficile à éteindre. Pour remédier à cet îneonvénient, M. Antonio, capitaine des sapeurs-pompiers à Gaeni a proposé d'établir des communications électro-télégraphiques : 1^ entre Fhdtel de ville, où l'annonce des sinistres doit être faite, et sa maison; 2« entre sa maison et la demeure de ceux des chefe des sapeurs-pompiers qui habitent des quartiers différents de la ville. Ayant été consulté pour rétablissement de ce système télégraphique, j'ai conseillé, par mesure d'économie et comme étant bien suffisant, puisque les signaux dont on a besoin pour ce service peuvent se réduire à huit ou dix,; le système des sonneries télégra^ phiques de M. Mirand, avec un système particuher de conjoncteur pour inter l'emploi d'un trop grand nombre de fils. Voici alors conmient s'effec-' tuerait le service :
« Au moment de Tannonce d'un sinistre à l'hôtel de ville, le gardien de cet établissement préviendrait le capitaine des sapeurs -pompiers par un coup de sonnette. Celui-ci, en répondant qu'il a entendu, demanderait, par un signal de convention, de quelle nature est le sinistre et dans quelle direction de la villç il s'est manifesté. Sur la réponse du gardien de l'hôtel de ville, réponse qui n'exigerait que deux sortes de signaux, le capitaine jugerait immédiatement de la quantité d'hommes qui lui seraient nécessaires, ci par sa communication électrique avec les chefs les plus voisins du heu du sinistre, il les avertirait de fadre mettre tant d'hommes sur pied et de se diriger dans telle direction. Il suffirait encore de deux sortes de signaux pour la transmission de cet ordre. Voici comment pourraient être combina ces signaux, en représentant, comme nous l'avons fait, les roulements de la sonnerie par le signe — et les coups isolés par le signe •
- ATerUssement. — Réponse.
^ . Incendie de peu d'importance. — Petit nombre d'honmies.
Incendie de grande importance. — Tout le monde sur pied.
. . Nord.
. — Nord-est.
. — . Est.
- • . Sud-est . . • Sud.
• • • «^ find-otiesl.
• — • • Nord-ooest*
Dans les villes où le service des sapeurs-pompiers est organisé et où par conséquent il est procédé à des rondes de nuit faites assez fréquemment, le problème est plus facile, et, avec des appareils assez simples, les postes de surveillance peuvent être toujours mis en état de recevoir avis des sinistres dès le moment où ils sont constatés. IjOs systèmes proposés sont nombreux» mais nous ne nous occuperons que de ceux qui semblent avoir le plus d^importance^et de ce nombre sont ceux de MM. Hermaim, GoUin^ Davos et le système dit autokinétique, appliqué en Amérique et dans certaines villes de TAngleterre.
Système de M. Hermaiinu -*• Ce système comporte trois appareils, quelque soient le nombre des rondes à faire dans les 24 heures, le nombre d'endroits à visiter, et le trajet à parcourir ; ces appareils sont :
i^ Un tableau indicateur.
29 Une pendule à cadran tournant ou compteur.
Z^ Des boutons transmetteurs.
Le tableau indicateur et le compteur sont placés dans le bureau du chef de service ou de l'agent chargé de la surveillance générale du service, et les boutons transmetteurs dans les différents endroits qui doivent être successivement visités.
Le tableau indicateur n'est autre chose qu'un cadre à numéros, analogue à ceux déjà employés dans les hôtels, pourvus de sonneries électriques pour indiquer les numéros des chambres qui ont appelé; chaque numéro correspond à un des endroits qui doivent être visités, et tous les numéros sont placés les uns à la suite des autres sur une même rangée horizontalei dans l'ordre où les endroits auxquels ils correspondent sont visités. S'il n'y a qu'une ronde, une seule rangée de numéros peut suffire^ mais s'il y en a deux ou plusieurs, il doit y avoir autant de rangées que de rondes à effectuer dans les 24 heures.
Le mécanisme qui fait apparaître ces numéros dans les ouvertures correspondantes du cadran indicateur est des plus simples ; c'est im électroaimant dont l'armature porte une dent sur laquelle vient s'accrocher U plaque numérotée. Quand celle-ci se trouve soulevée, le numéro est caché, mais aussitôt que l'ëlectro-aimant devient actif, elle tombe, et le numéro apparaît. Il ne s'agit donc que de toucher successivement les différents boutons transmetteurs pour faire apparaître successivement tous les numéros, et comme pour fournir de nouvelles indications il faut que les plaques soient renclanchées, deux ou plusieurs émissions de courant, produites successivement sur un même bouton transmetteur n'ont aucun effet sur l'appareil indicateur.
APPUGATION AUX ANNONCES DWCENDIES. 273
La iohitkm du proMème pour le cas où une seule ronde est à effectuer, M donc ainsi obtenue de la manière la plus simple. Mais quand deux ou phuieura rondes doivent être faites dans les 24 heures, le mécanisme précédent doit être compliqué d'un ihéotdme conjoncteur et disjoncteur^ afin que tes mômes boutons transmetteurs étant de nouveau touchés^ puissent foomir de nouvelles indications sur le tableau indicateur. Pour cela, la donière plaque de la première rangée de numéros, porte un butoir taillé CD plan incliné, ayant pour fonction^ au moment de la chute de cette plaque, de pousser de côté une tige horizontale reUée à des conjoncteurs à bascule qui oorrespondent à chaque électro-aimant de la rangée. Par Fintermédiaire de ces conjoncteurs et de cette tige, la communication électrique entre ces électro-aimants et les boutons transmetteurs se trouve interrompue au moment de rabaissement de la plaque en question; mais grâce à Tinter-- Tention d'une bascule qui tombe en même temps sur un contact métallique, cette communication des boutons transmetteurs se trouve rétablie tfec les électro-aimants de la seconde rangée; de sorte que les nouvelles émiasîons de courant, fournies par les boutons transmetteurs, n'ont plus d*efiét que sur les munéros de cette rangée. La dernière plaque de cette 2* rangée étant pourvue d'im mécanisme analogue à celui que nous venons de décrire, la communication des boutons transmetteurs se trouve établie an moment où elle tombe, avec les électro-aimants de la troisième rangée, et cet efltet se reproduit jusqu'à la dernière rangée de numéros, qui peu le passer de mécanisme rhéotomique. Une simple pédale placée en dehors de I^pareil permet de replacer d'un seul coup, toutes les plaques sur leurs crochets» et de mettre l'appareil en état de fournir de nouvelles indications.
Le compteur se compose d'une pendule dont le cadran est tournant, et
sur lequel on fixe toutes les 12 heures un disque de papier divisé en heures
et en minutes» Un porte-crayon placé devant un repère et sur lequel réagit,
un électro-aimant, peut fournir une trace en s'abaissant sur le cadran, au
moment où i'électro-aimant devient actif; de sorte qu'il suffit d'interposer
cet électro- aimant dans le circuit cofrespondant au tableau indicateur,
pour que chaque émission de courant qui fait apparcdtre un numéro, laisse
en mime temps une trace sur le cadran, et la position de cette trace par
Apport aux divisions du cadran, donne Theure à laquelle le numéro est
tombé.
M. Hermann avait étabU plusieurs de ces appareils dans des prisons et ei établissements industriels.
de M. Collia* — Le système de M. GoUin parait l'un des T. V. 18
fH
plus com[^t8 et des plus pratiques qui ont été proposés, et se rattacha à tout un grand système de distiibutioD de l'heure dans les villes, et en même temps, aux systèmes de contnJleurs de rondes qu'on a d^ introduits à Paris dans le senice des sapeurs pompiers.
Ce système de contrdleur consiste, cooime on le sait, dans une sorte de
botte en fonte fixée en certains pointa choisis par lesquels doivent penar
Fig. 70.
les veilleurs de nuit dans les rondes qu'ils sont obligés de faire tous les jours, et qui permet, par l'introduction dans cette botte d'un chronomèW enregistreui-, de constater non-seulement si les points en question ont été visités, mais encore à quelle heure le veilleur a passé. A cet effet, la iwlieen fonte qui est d'ailleurs fermée par une porte également en tbnte, est pourvue d'une cavité cylindrique de la grandeur exacte du chronomètre, et au fond de laquelle est fixé un poinçon portant gravé en relief le nom de la me,
fcPPUCATION AUX ANNONCES D'INCENDIES.
léro de la station correspondante.
OaièLre igui est conlié au vëiUcut
1^ est un clironomètre dont les
QQt remplacées par un cadran
lequel est placé un [mtit disque
qu'on renouvelle tous les jours.
foit un tour en 13 heures, et les
papier sont divisés en heures et
d'heure, ce qui permet de voir
Bment, par la position qu'occu-
divisions les impressions pro-
quelle heure la visite a été faite.
igaci Eacilement l'ordre dans
Bont ftiites les différentes rondes
rte d'un seul coup d'œd, le poin-
lumit les impressions/a une posi-
alù dans les divers contrôleurs
le circonscription ; de sorte que
ftcée par ces impressions succes-
lit une courbe allant do la cîr-
au centre du disque avec autant FiR. 71.
mocessife et également espacés
stations dans [a circonscription.
GM impressions puissent se foire
icnt, le chronomètre est muni
Bppeodices servant do repère.
Mit introduits dans trois rainures
latéralement dans l'ouverture
t, font arriver précisément devant
marqueur, une ouverture pra-
• le couvercle du chronomètre,
à Invers laquelle s'effectue le
fb sur le disque enrOgistrour,
vient i pousser le chronomètre
Ite. L'impression s'effectue d'ail-
Btermidiaire d'une feuilledepapier
r tMircie. qui recouvre le disque.
jciHeuts sont naturellement ré-
I las différents postes de sapeurs-
inslalUs dans les difTêrents quar-
; Qs sont appliqués dans les
ef tt'ottt jusqu'à jtrésent ^
»S APPUC&TION AUI ANNONCBS D'INCBNDIES.
lien d'élactrigiie. Ils ne pennettent pas, par cooséqnent, de signaler iutantanémeot aux postes de pompiers correspondants la déclaration d'os incendie. Or, c'est précisément pour permettre ces avertissements, qu M. CpUin a imaginé de leur adjoindre un système éiectnqiie, et pour uffiièSE en temps ordinaire cettd disposition, il a pensé h en tdite un majm de distribution de l'heure dans les villea.
Dam son système, l'appareil contrôleur que nous venons de décrire «et placé dans la base d'une colonne en fonte analogue à celle de nos candilabret à gaz, et qui est surmontée d'un double cadran d'boiloge. Ce cadno est disposé de manière à constituer deux foces d'une lanterne, comme duH les lanternes borioges dont nous avons parlé dans notre tome IV. Nous «n représentons %. 71 le dispositif pour les candélabres droits fixés sur ii bord des trottoirs et âg, 70 le dispositif pour les candélabres placés le long Hg. 72. Fig. 73.
des murs. Ces cadrans, butons-nous de le dire, sont mis en mouvement pir des horloges ordinaires, placées dans la base du candélabre, et n'ont de rapport avec l'électricité, que par le système de remise à l'heureque nousavons décrit théoriquement tome IV p. 70, et que nous représentons fig. 73 et ÎJ telqu'ilaété appliqué. Dans la &g. 71 on a supposé ouverte ta porte fennaat la base de la colonne, afin de montrer la disposition des différents appareils qui y sont placés, et l'horloge dont nous venons de parler y est vue ds , cdté à la partie inférieure. L'appareil contrôleur est au-dessus, seulemHit il est surmonté d'un petit mécanisme à manette, portant le numéro da contrôleur, et se trouve accompagné, en dessous, d'une sonnerie électnqu*. Ce dispositif est du reste représenté sur une plus grande échelle, fig. 74; c'est lui qui permet de signaler au poste de pompiers le plus voisin ta déclic ration d'un incendie, et le point où elle se monter mais comme on le
it, ce dispositif ne peut fournir ce réaullat qu'autant des fila au poste de pompier dont il dépend, et qu'un idicateur se trouve mis en communication électrique ce posliî. Co n'est donc qu'un simple transmetteur, mais un transiposé de manJÈre à fonctionner régulièrement, et avec les cûud)curité qui ont été si recherchées pour les signaux transiois sur s de fer.
[netteur en eflet se compose de trois dispositifs dèpondant les
tutres : !• d'un mouvement d'horlogerie mis
qui accomplit un mouvement
d'un quart de cercle, comme
'tui la figure 74. C'est un méca-
11 qui a pour mission de faire
■ un interrupteur à la manière
iett«urs des tél6graplies à ca-
I lui faire produire un nombre
i de courants correspondant au
l'appareil de contrôle; 2" d'un
bonteuT sur lequel est inscrit le
contrôleur ou de la station,
toujours incliné de côté
ippareil a lonctionné. C'est au
es bouton, qu'on remonte le
I dlioriof^rie du transmet- ^ Ur que lo veilleur soit forcé au Vi'-**'^"^ t n ronde de lo remonter, ce mécanisme fuit descendre une neUe de fer qui traverse la boite du contrôleur et vient se placer ITertore cylindrique oii doit être introduit le chronomètre. Dès i ne peut pas y pénétrer, et pour avoir son conlrfile, le veilleur est
de tourner le bouton du transmetteur ; S» d'un interrupteur de a en action par la languette dont il vient d'entre question et qui, lettonnemcnt complot du transmettcur.ferme le courant il tTaven I placée ftu-dcssous du contrdlcur, et la foit tinter indéfiniment, que le poste ait, en eRïçant le signal au récepteur, répondu que entendu. Si la sonnerie ne fonctionne pas, c'est que le circuit ipu, et celui qui aura t&il fonctionner l'appareil, saura que l'est po« parvenu pour cause de dérangement, et devra prendre !ieacûn»6quenc«,
II importe qu'on sache à quelle heure un incendie a commencé.
nt APPUCATION AUTt ANN0NCK8 niPiCENDntS.
afin qu'on puisse Juger de l'empreBscmcnt qui mira 6t^ apporté & li en sction des inuyene de sauvetagr*, M. CoUin & «ticoro oduplé iiti m/icii dont noue venons de parler, un systËme particulier ayant pour effet, i
Kit!, li.
fig. 7B.
fcire un pointage sur un cadran de papier divi»t^ odaplû à l'Il cuidélabre el luurclianl avec oUo comme celui dos clironomJttn
M i^ question, soit d'arrCter les mouvements du balancier de cette hartogf, afln.quesouE l'innwiicede la mise en action de l'appareil d'appel, rtwure de cet appel se trouve enregistrée sur l'iiorioge elle-même de la station où il a été fait. Les figures 15 et 78 montrent les dispositif mécaniques imagina dons ce but.
!« récepteur, dans le sysit'me de M. Collin, consiste dans ime sorte de lèlè({nplie h cadran que nous représentons fig. 78, et qui est dirige par un mmstiisme d'horlogerie à écliappement. Ce mécanisme fait avancer une ^^Ue indicatrice autour d'un cadran dont les divisions, en nombre égal »«hu des stations avec lesquelles il est en correspondance, portent gravés te noms et les numéros de ces stations. Un appareil do ce genre est
FiR. 78.
I chaque poste de pompiers, et se trouve accompagné d'une me qui est interposée dans le circuit du récepteur lui-mémo ; j^ûèravorliBsement est accompagné immédiate me-nt de l'indication 4d tieu où lu signfti » été envoyé, et c'est Iquand les pompiers do ser\ice ont "xifi Ifl courant k travers cette sonnerie d'alarme, et ont, par ce seul Tait, immà l'aiguille du récepteur au repère, que la sonnerie du poste trans- BMenr cesse également de tinter. Cette nipture ducircuit peut d'ailleurs se ^ou mùjta d'une pédale de mise au repère.
8i l'on no voulait pas employer de candélabres à gsir., on pourrait résou- ^ la probl^mi; d'une autre manière, en plaçant chez les concierges des m «oicnos des pointa oli oa voudnit foranir des avertissemente, une
horloge qui serait reliée aux ûls télégraphiques du récepteur duposte, et qui pourrait donner l'heure gratis à la maison, à la condition que, en cas dlncendie dans le voisinage, le concierge ferait marcher le petit dispositif que nous avons représenté fig. 74, lequel serait installé à la partie inférieure de rhorloge commeon le voit ûg. 77. La petite languette agirait alors de bas en haut pour arrêter l'horloge au moment précis où le signal d'alarme aurait été envoyé, et une sonnerie serait placée au haut de l'horloge pour donner avis, comme dans le système précédent, que le signal est parvenu.
Conmie on le voit, ce système est bien complet, fort simple et dhme application facile. Espérons que les administrations mimicipales en tiendront compte, et réaliseront enfin un vœu qui est exprimé depuis si long* temps dans les divers pays.
Pour terminer avec ce système, nous devrons dire que le transmetteur devant être mis en action par toute personne qui s'aperçoit d'un incendie, devrait être placé en dehors des candélabres où sont installés les appareils; mais comme plus d'un mauvais plaisant pourrait abuser de ce moyen de donner l'alarme, M. Ck)llin a préféré le renfermer à Tintérieur de la base du candélabre, quitte à confier la clef de la porte qui fepme cette base, soit à une personne de confiance demeurant dans le voisinage et qui serait dési- .gnèe à cet effet, soit aux gardiens municipaux de service, qui auraient tous une clef commune à tous les candélabres.
Système de M. A. de Bepfi^mallep. — A l'Exposition universelle de 1867, on remarquait dans la section Autrichienne, un système pour l'annonce des incendies, qui avait quelque rapport avec celui que nous venons de décrire et qui, disait-on, avait été déjà appliqué. Voici comment je décrivais ce système dans mon article sur la télégraphie à l'Exposition de 1867 (1) :
a Ce système comporte plusieurs sortes d'appareils : d'abord des bornes télégraphiques en fonte, placées aux points les plus importants des grandes voies publiques ; en second lieu, un poste télégraphique établi au bureau central de [police ; en troisième Ueu, une voiture télégraphique munie d'un câble électrique de communication, qui se déroule à mesure que la voiture marche, et qui est destiné à reUer les différentes bornes aux différents points où se déclare un incendie et où se produit un accident.
« Les bornes télégraphiques sont des espèces de colonnes creuses en fonte, qui portent à hauteur de la main ime espèce de transmetteur télé-
(l) Voir Etudes sur VExposition de 1867, Librairie B. Lacroix, t. I, p. 44.
APPUCATION AUX ANNONCES DINGENDIES. 281
grapliîqne composé de dix touches ; chacune de ces touches étant poussée, produit un signal automatique qui correspond aux indications suivantes :
Feade chambre ou de cheminée; Encombrement de rue;
Ineendie de magasin ; Écroulement de maison ;
Grand incendie; Inondation;
Seooun aox blessés; Appareil de sauvetage;
Cberanz blessés; Appel de troupes.
c Ces indications sont inscrites en face des différentes touches, et sont reimdmtes par des combinaisons de points et de traits déterminées par le frottement de la touche abaissée contre un contact découpé en conséquence. Une petite porte ferme en temps ordinaire ce transmetteur, afin que les passants n'envoient pas de faux avis; de sorte qu'il n'y a que les hommes de police qui sont en possession de faire fonctionner ces appareils. Toutes ces bornes télégraphiques sont, bien entendu, reliées télégraphiquement avec le poste central où se trouvent, en réserve, toutes les ressources nécesf aires pour parer aux accidents.
• L'installation du poste central n'a d'ailleurs rien de particulier ;' elle se compose d'un télégraphe Morse, d'un relais, d'un manipulateur, d'une alarme, et de deux galvanomètres. Celle de la voiture électrique ne comprend qu'un télégraphe Morse, un manipulateur, une sonnerie, un galvanomètre et un niveau à bulle d'air pour bien poser les appareils. Cette installation est disposée en avant de la voiture, qui n'est autre qu'un petit char-à-bancs, et le câble est enroulé en arrière sur un cylindre. Ce càUe est composé de deux fils recouverts de gutta-percha et enveloppés dans une gaine de cuivre du genre de celle que M. Siemens avait appliquée à ses câbles. Les deux bouts du câble sont fixés à deux boutons d'atta* che placés derrière le transmetteiur de chaque borne télégraphique. Voici maintenant comment ce système est utilisé.
c Aussitôt qu'un agent de police constate un accident du genre de ceux dont ii a été question, il se rend à la borne télégraphique la plus voisine et appuie sur la touche correspondante du transmetteur. Les agents du poste central envoient alors la voiture télégraphique à cette borne, d'où elle repart après y avoir attaché son câble, pour aller sur le heu du sinistre. En même temps des secours sont envoyés, et tout le matériel nécessaire se trouve successivement demandé au fur et à mesure des besoins, par l'intermédiaire du poste électrique ainsi établi. »
Sjrstéaae de M. Ch. Deiroa. — Ce système, comme les précédents, a pour objet de permettre à toute personne, même complètement étrangère à la télégraphie, de transmettre instantanément à un bureau central.
l'annonce d'un incendie ou d'un accident quelconque survenu dans un rayon donné. Il ne met à contribution qu'un simple appareil télégraphique» avec transmetteur^ récepteur et fils de jonction.
Le transmetteur est contenu dans une boîte en fer ayant ime fermeture spéciale. Cette boîte se fixe dans im endroit fréquenté, sur les murs des maisons, sur les candélabres éclairant les rues ou encore dans un local occupé d'une façon permanente par un poste de pompiers, d'agents de police, de veilleurs, etc. n se compose essentiellement : 1» d'un mouvement d'horlogerie muni d'une disposition réglant l'envoi des courants qui doivent être transmis au poste de réception ; 2<^ d'un cadran sur lequel sont inscrites les indications à donner à ce dernier ; 3* d'une manivelle placée devant le cadran, et dont le bouton peut être amené sur chacune des indications ou divisions du cadran, c La manœuvre de transmission dit M. Davos, est très-simple et à la portée de tout le monde ; il suffit en effet d'ouvrir la boite contenant l'appareil et de tourner la manivelle jusqu'à ce que son bouton arrive sur l'indication à transmettre. Dès qu'on abandonne la manivelle à elle-même, elle revient à son point de départ, et,|dans ce mouvement, les courants fournis par la pile sont envoyés automatiquemoit vers l'appareil de réception.
« La boîte contenant les transmetteurs ne peut s'ouvrir que par une clef spéciale qui est déposée entre les mains d'une personne que ses occupations obligent à séjourner d'une façon constante dans le voisinage du poste d'appel.
t Une disposition simple et nouvelle évite l'inconvénient du remontage de cet appareil. Lorsqu'on amène la manivelle sur l'indication à transmettre, on tend par ce fait le ressort moteur qui actionne le mouvement d'horlogerie. C'est ce ressort qui, en se détendant, rappelle la manivelle en arrière jusqu'à ce qu'elle ait atteint sa position de repos. >
Le récepteur est composé d'une boîte en bois contenant un mouvement d'horlogerie à échappement électro-magnétique. Sur la face antérieure de cette boîte est ménagé un cadran, présentant suivant le rayon, les mêmes indications que celles inscrites sur les appareils transmetteurs, et disposées dans le môme ordre. Lorsque les courants arrivent dans l'appareil, une aiguille qui se meut devant le cadran avance d'une division pour chaque émission, et s'arrête précisément sur l'inscription à laquelle a été arrêtée, au poste transmetteur, la manivelle indicatrice. Pendant le mouvement de cette aiguille, un timbre résonne appelant l'attention du personnel chargé de donner suite à ces avertissements.
De même que l'appareil transmetteur,' le récepteur se remonte de lui-
APPLICATION AUX ANNONCES D'INCENDIES. ans
tsbae de la manière suivante : L'aiguille ayant Été amenée sur l'indicAlion voulue, reste dans cette position jusqu'à ce que, en pressant un bouton fn saillie sur la boîte, on lui permette de retourner à sa position verticale. C'ect pendant ce mouvement en arrière, qu'un ressort se remonte de lu i|iuatitâ nécessaire pour que l'ai^llc, sous l'action de cette force, puisse bi» BU moins une fois le tour du cadran lorsque les courants animent de wareau l'appareil.
Le 01 de transmission ainsi que la pile peuvent d'ailleurs être disposés dv telle manière qu'il convient et par les procédés ordinaires.
* Les applications de ce systitme, dit M. Devos, peuvent Être trËs-variêes. Ir nombre des indications difTérentes qu'il est possible da lui faire fournir peureot s'élever jusqu'à trente. Pour ce qui regarde le service de la police, un ttansmctt«ur serait par exemple installé au centre de cbaque section do furrallancc, et les avis transmis par chacun d'eux, parviendraient au bureau de police de la division.
• Dus les localités où un personnel spécial n'est pas constitué pour le ferrice des incendies et où l'annonce d'un sinistre s'effectue par la sonnerie du tocsin, on peut, au moyen d'un dispositif assez simple, foire en sorte que toute personne qui s'aperçoit d'un incendie, puisse faire sonner le tooin k telle distance qu'elle peut se trouver de l'église ou du beffroi.
t Pour obtenir ce résultat, on installe en des endroits déterminés, au cauie dos principales agglomérations de la commune, par exemple, des ■{ipanils transmetteurs fixés sur la façade des maisons. Ces transmetteurs uikt câotcnus dans une botte dont la clef est déposée chez l'habitant le plus nuïin, et sont reliés ù la tour de l'éghse par des Bis. Prés de l'horloge, dans It clocher, est disposé un mécanisme dont le moteur est constitué par un pûdi si muni d'une détonte électro-magnétique. Dés qu'un certain nombre di courants sont transmis à cet appared, le mouvement d'horlogerie entre m action, et un marteau spécial frappe la cloche aussi longtemps que le poids motour peut agir sur le mécanisme. La durée de ces coups dans les ^pireils que je construis, est au moins de dix minutes. Pour obtenir le t de cet appareil, il suffit que le transmetteur soit pressé I fois de suite par le doigt, et cette particularité fait que les cou> aott atmosphériques no peuvent exercer aucune action sur lui. >
SyMèNie dit Mléji^Bphe aatoklnétiqne. — Ce système déjà ■npioyi en Amérique et dont a parte t plusieurs reprises le TélêgraM^ iMnwl) dans ses numéros des 1^ septembre, 1" aoât, I" novemb^^H 1" décembre 1876 (1). peut être non-seulement appliqué pour signalf^^H
284 APPUCATION AUX ANNONCES D*INGENDIE8;
incendies, mais encore pour appeler du secours et signaler les vols, eld, etc. Il comporte, en conséquence, une liaison électrique avec une station située au centre d'un certain nombre de postes de pompiers ou de police, soit même de certaines maisons choisies à cet effet, qui permet de concentrer les avis et de combiner les moyens d'action. Dans certains systèmes usités jusqu'ici, on a dû employer un 111 spécial pour chaque station afin qu'il n'y eût pas de confusion dans les transmissions. H est vrai qu'on aurait pu réduire le nombre des fils en interposant plusieurs appareils dans le même circuit; mais dans ce cas on n'aurait pu transmettre à la fois qu'un seul avis, et une station ne pourrait entrer en correspondance que quand les autres auraient terminé. Un pareil système n'est évidemment pas pratique quand il s'agit, par exemple, d'annoncer un incendie; car alors peu de personnes ont assez de présence d'esprit pour attendre patiemment que la hgne soit libre, et pour donner seulement alors le signal d'alarme. Avec le système dont nous allons parler il n'en est pas ainsi :
« Quand il s'agit, dit le Télégraphie Journal, de prévenir d'un incendie ou d'un vol, toute manipulation doit consister dans le mouvem^it d'une manette ou la pression d'un bouton, chose que les personnes même les plus nerveuses peuvent exécuter fecilement. Le problème était donc de trouver un appareil qui, par le simple mouvement d'une manette, pût indiquer le genre d'assistance que l'on voulait réclamer, et le lieu où l'on avait besoin de cette assistance; or c'est ce problème qu'a résolu le télégraphe autokinétique avec deux fils seulement, en faisant en sorte que deux signaux transmis simultanément de plusieurs stations différentes, ne pussent se produire à la station de réception que successivement.
a L'appareil se compose de trois parties : le récepteur, le transmetteur et le commutateur. Chaque circuit (de deux fils) a un récepteur placé à la station centrale à laquelle il s'agit de donner Talarme, et un transmetteur avec un commutateur à manette, à chacune des stations d'où le signal doit partir.
« Le transmetteur est un appareil à mouvement d'horlogerie. Sur Taxe de Tune des -roues sont fixés des disques dont la circonférence est munie d'entailles. Un petit levier appuie centre la circonférence de ces disques et entre dans les entailles ou en sort, pendant que le disque tourne, produisant ainsi une série de contacts courts ou longs, suivant que les entailles sont rapprochées ou éloignées les unes des autres. En disposant convenablement ces entailles, il est clair qu'on pourra faire en sorte que la rotation des disques transmette constamment les signaux voulus. C'est un électroaimant qui produit le déclanchement du mouvement d'horlogerie.
c Le commutateur à manette manœuvré par la personne qui donne le signal d'alarme, est muni d'un ou de plusieurs boutons de contact correspondant aux disques du transmetteur. Si Ton place^ par exemple, la manette sur un des contacts marqué feu, le disque correspondant à ce contact tournera, et transmettra en lettres Morse la lettre /*, suivie d'un munèro indiqiiant la station, les entailles du disque étant disposées de manière à produire ce signal.
f La pile est placée à la station centrale, et quand on manœuvre le com* mntateur à l'une des stations, son circuit est mis à la terre par le commu* tateor et Tun des disques. Dans le circuit de la pile se trouve le récepteur, qui est un Morse ordinaire, dont le mouvement d'horlogerie est déclanché pirleoourant. Quand la manette du commutateur est arrêtée sur un contact, eOeyest maintenue par un électro-aimant, tant que le signal ainsi envoyé n*egt pas achevé ; mais à l'aide du second ûl, dès que le signal est achevé, l'action de cet électro-aimant cesse, et la manette revient à sa position imtialey indiquant ainsi que le signal est bien terminé et reçu. Go mouvement de retour de la manette, replace tout l'appareil transmetteur dans sa poaitîoQ normale, et met en action le transmetteur de celle des autres italioiis qui a déplacé la manette de son commutateur.
i Le récepteur est disposé de telle sorte, que le courant fait fonctionner tout d'abord une sonnerie, et ne passe dans l'électro-aimant du Morse que quand la sonnerie a marché quelques instants.
< Les commutateurs peuvent être placés dans de petites colonnes placées dans les principales rues où les policemen peuvent les fiaûre manœuvrer qnand besoin en est. »
l^après M. H. Davies, directeur-gérant de la Compagnie télégraphique d'icbange, ce système aurait parfoitemont réussi dans les différentes villes d'Aménque où il est appliqué, notamment à New- York et à San-Francisco, et suivant M. Moir, grâce à Tintervention du second fil, l'on peut envoyer fimnllmément les signaux en aussi grand nombre que l'on veut et sans qnHB soient mêlés en aucune fEiçon. c En rendant possible, dit-il, la réunion <k tomes hs maisons de Londres et même de vingt villes semblables dans Qnste dicuit, on pourrait,par un moyen analogue, envoyer des signaux de difliceots genres à une ou plusieurs stations. Ainsi on pourrait envoyer un égoal pour le ièa à la station des pompiers, et envoyer un signal pour vol à h stalkm de police ; on pourrait même faire en sorte, p» nne modifica* tion qnportée k l*&ppareil, d'envoyer en màiP' les slitioiis. Le télégraphe aotokinétigoe t de tjfois oa quatre «ignmit. M'
appareils combinés en conséquence, on pourrait l'employer à l'envoi automatique d'un nombre infini de signaux qui pourraient même constituer des phrases toutes faites. »
ni. — Machines a yotbr.
Ceux qui ont assisté aux réunions des assemblées délibérantes ou qui en ont fait partie, ont pu reconnaître combien est long et minutieux TémissiOQ et surtout le dépouillement d'im vote. Pour rendre cette opération moim longue, on SI, à diverses reprises, combiné des mécanismes ingénieux qui pouvaient, à la manière des machines à calculer, compter les votes et indiquer les résultats ; mais ces machines ne présentaient pas des condiUom d'exactitude et de commodité suffisantes^ et ce n'est que quand on a pi leur appliquer les moyens électriques, qu'on pût entrevoir les avantages sérieux qu'elles pouvaient fournir. Toutefois, les caprices de l'électricité ont effrayé un peu les assemblées, et jusqu'à présent, ces machines n^ont éti adoptées que dans des cas assez restreints, bien que plusieurs des système proposés sembleraient devoir satisfaire les esprits les plus scrupuleux*
Les systèmes qui ont été proposés jusqu'ici peuvent se répartir en dew catégories : l^* les systèmes dans lesquels chaque votant a son transmetteui et son récepteur de vote, et dans lesquels la récapitulation des votes est fournie par un appareil qui réagit d'après les indications fournies sur Ifô récepteurs ; 2^ les systèmes dans lesquels les votes ne sont exprimés que sur les transmetteurs et ne sont recueillis qu'au moment même du dépouillement du vote, au moyen d'une machine qui se trouve mise successive ment en rapport avec ces transmetteurs; alors les votes se trouvent inscris en face des noms des votants en même temps qu'ils se trouvent additionnés Dans ces deux catégories d'appareils, une disposition assez simple permet du reste, de rendre les votes secrets.
S'il faut en croire une réclamation récente de M. Martin de Brettes, ce serait lui qui, dès l'année 1849, aurait eu la première idée des machines à voter, et son projet qui aurait été autographié et présenté au président de l'assemblée nationale, aurait été mentionné et partiellement reproduit pai les journaux de l'époque. Plus tard, en 1860, M. Saigey, inspecteur de lignes télégraphiques, a également combiné un appareil de ce genre, maii sans en donner la description. Ce n'est qu'en 1862, que Ton a pu voii pour la première fois en France, une machine à voter exécutée et suscep tible de fonctionner d'une manière satisfaisante, et cette machine, breveté en 1861, a été imaginée par M. Gallaud. Aujourd'hui, par suite d'un
MACIttNES A VOTER. U7
Kttje ne me suis pas rendu compte, cette machine est attribuée à m. MorÎD -, oiais par le (ait, ce dernier n'en a, été que le conslrucleur, et quand elle a été présentée à la Société des ingénieurs civils en i8G2, et à la Société d'encouragement en 1664, on n'a eu à s'occuper que de M. Gallaud, ti \v rapport de M. Mulinos, fait le 10 aoAt 1864, à !a Société d'encouroRCmflnl, ne relate que le nom de cet inventeur. Depuis celte invention, un ^il nomJn« do projets ont été proposés, et les plus importants d'entre eiu ont été combinés par MM. Clérac, Jacquin, de Gaulne, Daussin, iilSo'j, Debajeux. Nous allons les passer successivement en revue :
ttptkrit «t an aombra tgai à •
A celte première catégorie se rapportent les systèmes do MM. Martin do Krettas, Gallaud, Clérac, Jacquin.
S^Mt^ne de H. Martin de Brettes. — • Le problème que je n'rtais proposé de résoudre, dit M. Martin de Bretlcs, était le suivant :
■ Trouver le moyen de rairc voter, d'indiquer, d"autograpiiier et do noU^er les voles.
• L^paral, depuis perfectionné et sîmpliâé, au moyen duquel j ot résolu et pnddème, en 1849, comprenait : un manipulateur, un indicateur, un appartit autographique, un eonlrâleur mécanique, da pitu et circuits éiecinqua.
• U Bvinipulatmr, au moyen duquel s'opère le vote, se compose de deux bwianB placés dans le pupitre de chaque député. L'un est blanc, pour ™i«j»«r, l'autre noir, pour voter contre. Les pupitres sont tous numéro- UtaHermeot àclof. Il suffît d'exercer une pression sur le boulon relatif ■ me, pour l'exprimer. On ferme ainsi un circuit électrique spécial qui Anoit à Ilndicateur.
■ L'indioatrur se compose de deux tableaux, placés l'un à droite du préttdm, poarles votes pour.et l'autre à gauche pour les votes contre. Cliaque Wwn contient autant Je petites fenêtres qu'ily a de députés. Ces fenËlres ni habituellement fermées par de légers écrans, qui se déplacent sous l'infanea de courants électriques, et laissent voir les numéros des pupities V> wt praduit ces courants. Les circuits électriques de chaque tableau vont teiita napectivement à un appareil d'impression.
• L'appareil outoijraphiquc se compose de deux espèces particulières '^■ppveis d'impression : im pour les votes pour et un pour les votes contre. (^»am d'eux est disposé de manière que les courants électriques, <l ■niipula pression des boutons di's pupitres, produisent l'impresdè*^''
sur une feuiHe de papier divisée comme le tableau indicateur correspondant, d'une marque indiquant les numéros ou les noms des votants. Les circuits retournent ensuite aux piles.
a Piles électriquesy circuits,^ Il est probable qu'une seule pile électrique d'un petit nombre d'éléments pourrait suffire, si Ton employait des courants dérivés dont les circuits auraient la même résistance. Elle serait disposée de manière que tous les couples, zinc et charbon, plongeassent à la fois dans le liquide excitateur, le bi'-chromate de potasse, et en sortissent de même.
« Contrôleur mécanique. — Ce contrôleur consiste en un appareil qui permet à une boule de la couleur du bouton, de se mettre en mouvement et de se rendre dans im récepteur compteur qui reçoit toutes les boules d'une même couleur.
a Fonctionnement de PappareiL — Avant de prononcer Touverture du scrutin, le président fait abaisser les stores sur les tableaux indicateurs, £gdt mettre la pile en activité et préparer les appareils autographiques.
a Chaque député se i^end à sa place, agit sur le bouton de la couleur du vote qu'il veut émettre, et le vote est terminé.
« Quand le président prononce la clôture du scrutin, les courants sont interrompus, et de nouveaux votes sont impossibles.
« Les stores sont alors levés, si le vote est public, et les numéros qui apparaissent sur les tableaux indicateurs, donnent le nombre des votants pour et contre, et Ton en déduit les noms au moyen d'un livret où ils sont inscrits près de leurs numéros.
d Les feuilles imprimées automatiquement donnent aussi le nombre des votants pour et contre, ainsi que leurs noms : c'est un premier contrôle.
« Enfin, le contrôleur mécanique des boules nimiérotées donne aussi le nombre des votants pour et contre, ainsi que leurs noms : c'est un second contrôle.
« La suppression de l'indicateur dont Futilité ne se fait pas sentir, et du contrôleur mécanique qui est superflu quand les votes sont enregistrés automatiquement, réduirait l'appareil à voter à un appareil autographique des votes. »
Syatème de M. Gallaud. — Ce système, dont le spécimen présenté h la Société d'encouragement a été exécuté par M. Morin, constructeur d'appareils électriques, devait satisfaire aux trois formes sous lesquelles un scrutin peut être fait, savoir :
io Le vote par assis et levé, dans lequel il s'agit d'apprécier le nombre des votants pour et contre, sans indication de personnes, et qui suppôt une majorité évidente et incontestable ;
MACHINES A VOTER. iS9
2* Le TOte nominatif dans lequel on constate le nom du votant en même (mps que la nature de son vote ;
3* Enfin le vote secret, dans lequel il faut compter le nombre des votants our et contre, en enlevant tout moyen de rechercher Topinion de chacun. Toutefois, dans le modèle présenté, la machine ne correspondait qu'au raisième de ces systèmes, et voici comment M. Molinos la décrit dans le apport dont il a été question.
« Le principe de l'appareil est facile à saisir. Chaque votant ^ devant lui^ xir sa table, et à la place qui lui est attribuée dans rassemblée, deux bou- 008 agissant chacun sur deux lames métalliques, naturellement écartées, it que la pression met en contact.
( Ghacim de ces boutons fait partie d'un circuit particulier, qui ordinairement est interrompu, mais qui peut être complété par la pression du bouton. Un fil conducteur partant d^ne pile vient aboutir à une des deux limes dont nous venons de parler ; un autre fil est relié avec la seconde lame et va s'enrouler autour d'une bobine placée sur im tableau dont nous décrirons le rôle plus loin ; au sortir de la bobine, le fil retourne à la pile. Bn poussant le bouton, on détermine le passage du coiuant dans le circuit K l'aimantation de Taxe en fer doux de la bobine, c'es^à•dire qu'on peut ùosi produire à volonté une force qu'il s'agit d'employer à traduire le vote.
I Le tableau de vote, placé dans Tendroit le plus apparent de la salle, porte uitant de couples de bobines qu'il y a de votants. L'appareil destiné à mettre e Tote en évidence étant le môme pour chaque votant, il nous suffira de lécrire la disposition d'une seule couple de bobines, comme s'il ne s'agissait lue de recueillir un seul vote. Cet appareil est répété autant de fois qu'il y ï de votants.
t Les deux bobines qui correspondent aux deux boutons placés devant tm meoibre, sont fixées sur le tableau, à peu près l'une au-dessus de l'autre. Entre elles on aperçoit du dehors un disque vert, à travers ime petite locaroe ménagée à cet effet. A côté de la bobine supérieure, se trouve un i^œ tournant autour d'un arbre excentrique, et maintenu en place par im cKtœt, de manière que, si on enlève ce cliquet, le disque tombe naturellenxQt sur le disque vert et devient apparent dans la lucarne ; ce disque est Uaoc Demême, à côté de la bobine inférieure, se trouve un disque maintenu par un rochet agissant sur son axe de rotation, qui est également excentrique, de manière qu'en enlevant le cliquet, le disque se relève sous l'action l'un contre-poids et vient se poser sur le disque vert ; ce disque est noir.
I En pressant le bouton correspondant à la bobine supérieure, bouton qui
era blanc comme le disque, le votant complète un circuit et détermine
raimantation du fer doux de la bobine ; le cliquet est attiré, et le disqiu blanc apparaît; le vote est affîrmatif. De même, en pressant l'autre bouton on £Edt apparaître le disque noir ; le vote est négatif.
c Lorsque chaque votant a fait la même opération» il y a autant de disque tombés qu^il y a de votes exprimés. On conçoit très-bien, par la dispositioi même de Fappareil, qu'il est impossible de voter dans le même scnitii deux fois dans le même sens. Mais il faut, en outre, que chaque votant m 'puisse revenir sur son vote, pour réparer une erreur par exemple, et votei dans le même scrutin, avec les deux boutons. Ce serait une cause d'erreui dans la sommation des votes non nominatifs, qu*il ne faut pas laisser intm duire, et une disposition très-simple s'y oppose en effet.
« Lorsque le disque noir, par exemple, est en place, il maintient au contacl deux petites lames de ressort qui sont placées sur le circuit conduisant an disque blanc ; par la chute même du disque noir, ces lames se séparent, el le circuit conduisant au disque blanc est forcément interrompu. De même, lorsqu'on a fait tomber le disque blanc, ime disposition identique empêche d'agir sur le disque noir.
« Lorsque le scrutin est terminé, et qu'il faut procéder à la sommation des votes, Tappareil ne doit plus en admettre de nouveaux. A cet effet, un bouton interrupteur est placé devant le président. Ce bouton pressé, met en action les compteurs, rompt en même temps la communication de la salle avec le tableau, et empêche ainsi tout vote ultérieur.
« Les compteurs sont au nombre de deux; ils fonctionnent de la manière suivante : un contre-poids soutenu par la palette d'un électro-aimant est mis en liberté sous la pression du bouton du président. Il donne, au moyen d'une transmission, le mouvement à deux roues d'un diamètre égal, dont la face antérieure porte une dent faisant saillie sur leur circonférence. Par cette dent. Tune de ces roues compte les disques blancs tombés, Tautie les disques noirs.
« A cet effet, sur une circonférence concentrique à chacune des deux roues, sont disposées autant de lames de ressorts qu'il y a de disques : ces lames se trouvent dans un courant qui n'est complété que par la chute d'un disque; elles se présentent comme autant de génératrices contigucs d'un cylindre, que viendra toucher intérieurement la dent saillante de la roue.
a Le courant, passant alors par cette dent, agit sur la palette d'un nouvd électro-aimant et lui donne un mouvement d'oscillation, transformé, à l'aide d'un échappement à ancre, en un mouvement de rotation, qui se transmet à un cercle de carton portant sur la circonférence autant de numéros qu'il y a de votants. Chaque fois que la dent saillante donne passage à un
MACHINES A VOTER. m
eoonnt, c'est-à-dire rencontre une lame correspondant à un disque tombé, le carton numéroté tourne d'un cran et fait passer devant une lucarne du tableau un nouveau chiffre, c'est-à-dire ajoute une unité au nombre déjà indiqué. Lorsque la dent a parcouru toute la circonférence, le résultat dMmtif du vote apparaît à la lucarne de chaque compteur.
f Yoid maintenant comment le résultat du vote nominatif est constaté^et pour ainsi dire, imprimé par l'appareil même, sans erreur possible :
c 8ur la foce postérieure du tableau se trouvent autant de lames de Rssorts qu'il y a de disques. Elles sont disposées comme les disques, suinoX deux rangées horizontales, et portent, à leurs extrémités, des pointes. Lorsque l'appareil ne fonctionne pas, en pressant avec une barre mét^lique, par exemple, sur une rangée de ces pointes, on peut faire fléchir les ressorts et les ftdre tous rentrer dans le tableau ; mais, si un disque vient à tomber, une petite masse s'interpose derrière la lame de ressort correspondante^ en empêche la rentrée dans le tableau et maintient la pointe en saillie : en aorte qu'après le vote, les deux rangées de lames sont hérissées d'autant de pointes qu'il y a de disques tombés.
i Pour traduire sur le papier le résultat de ce vote nominatif, il suffit de prendre une feuille de même longueur que les rangées de lames de ressorts, partagée par des lignes verticales en autant de colonnes qu'il y a de couples de disques, et par conséquent de couples de pointes; ces colonnes sont elles-mêmes partagées par des lignes horizontales en trois cases : dans la première sont inscrits le nom du votant et le numéro de sa place ; la seconde dut se superposer à la pointe correspondant au disque noir; la troisièmCi à la pointe du disque blanc. Cette feuille, placée entre deux planches de CQÎTre repérées, percées de trous correspondant à l'emplacement des pointes, eit appliquée sur la face postérieure du tableau au moyen d'un levier. Les pointes saillantes percent alors le papier aux cases convenables, et la feuille porte ainsi l'empreinte indélébile du vote; ce procédé est donc aussi sûr que rapide.
• L'emploi de cette machine suppose évidemment que chaque votant a, mr le tableau indicateur, une case déterminée, correspondant à la plaee qu'il occupe dans l'Assemblée. Il s'ensuit que l'œil s'habituera vite, par la iKole inspection du tableau, à mettre le nom du votant sur le disque apparu, te qui présenterait un inconvénient sérieux pour les votes secrets ; on l'a ait disparaître dans l'appareil mis sous les yeux de la société, par une disposition ingénieuse.
ir A la partie su|)érieurc du tableau sont placés deux peignes horizontaux, Pun taxe, l'autre mobile, suivant sa longueur; le peigne fixe porte autant de
m . MACHINES A VOTER .
dents qu'il y a de boutons de vote» et chacim des fils venant de ces boutons aboutit à une dent. Le peigne mobile porte un plus grand nombre de dents» dix par exemple; chacune de ces dents est reliée au fil des disques par lin* termédiaire d'un boudin flexible; en déplaçant le peigne mobile, on inte^ vertit Tordre des bobines» de manière qu'il est impossible de reconnattn les votants.
« Enfin il fàut^ après un vote, remettre tout l'appareil en état de fonctionner de nouveau, ce qui se &it très -facilement au moyen d'un levier extérieur manœuvrant deux tiges qui relèvent les disques tombés en agissant sur de petits taquets qu'ils portent à cet effet. Le même levier relève le contrepoids des compteurs, pousse latéralement chaque ancre en dehors de son rochet et abandonne le cadran à lui-même. Ce dernier, convenablement équilibré, revient au zéro, et Tappareii est prêt à fonctionner de nouvean.
€ Les modifications que M. Gallaud se propose d'apporter à l'apparei existant, en vue d'une application importante, ont toutes pour objet dte simplifier l'exécution et d'en assurer encore mieux le fonctionnement
« U compte d'abord remplacer les deux disques indépendants d'une mèoe couple, par deux disques, fixés aux extrémités d'un levier coudé, équilibréi pouvant osciller autour d'un axe horizontal et dans un plan perpendiculaire à celui du tableau. Les deux bobines seraient placées derrière le levier, Tune au-dessus, l'autre au-dessous de Taxe ; en laissant passer le courant dans la bobine supérieure, le disque inférieur sortirait complètement de la lucarne correspondante et réciproquement. Un petit volet soulevé par le disque au moment de sa sortie et tombant derrière lui, l'empêchera de rentrer et, par suite, s'opposera matériellement à ce que le même votant émette deux votes différents dans le même scrutin ; tous ces volets seront attachés à une même tringle, et en la tirant parallèlement au plan du tableau, après l'opération, on fera rentrer tous les disques équilibrés, qui sercmt ainsi prêts à fonctionner de nouveau. Cette disposition a l'avantage de simplifier la construction de l'appareil et de réduire la place nécessaire à l'établissement d'une couple de disques; de plus,. elle est d'un fonctionnement plus sdr que la disposition actuelle. Dans l'appareil existant, le cou* rant allant à la bobine du disque noir, passe, ainsi que nous l'avons dit, par deux petites lames de ressorts qui sont écartées par la chute du disque blanc, et réciproquement II pourrait arriver avec cette disposition que lei deux lames restassent en contact, et dans ce cas rien n'empêcherait de voter deux fois dans le même scrutin ; cette cause d'erreur ne peut se produire dans la nouvelle disposition.
t Pour le scrutin secret^ le peigne mobile pourra être {dus aimplement
MACHINES À VOTER. i9S
placé par un rideau qui, en tombant sur le tableau, le cachera entièreit et remplira le but cherché.
Une modification également importante portera sur le système des ipteurs.
Sans l'appareil actuel, chaque disque est relié par un fil aux lames qui mrent la roue du compteur. Dans ime machine construite pour TOtants, par exemple, il faudrait donc placer, seulement pour fedre foncmer les compteurs, 600 fils, ce qui ne laisserait pas que d'entraîner une aine complication. Au moyen d'une disposition très-ingénieuse, GaOaud se propose de faire disparaître cet inconvénient. : ;
Les axes de tous les disques seront confondus en une seule tige qui rra livrer passage à un courant; un appendice métallique faisant saillie la face de chaque disque sera relié à Taxe par un fil conducteur. Entre les deux rangées de disques se trouvent deux bandes métalliques, oant un plan incliné, sur lequel se meut une paire de roues montées on essieu, mais isolées électriquement par un manchon en ivoire. Cet BU portera à ses extrémités deux lames de ressort : l'une s'élévant verlement sera maintenue dans sa position par un contre-poids, l'autre bera naturellement sous l'action de son propre poids. Ces deux lames doivent, parla manœuvre de la paire de roues, rencontoos les appendices des disques sortis; l'une rencontrant les appendices disques à votes positifs et les mettant en communication avec le rail du pleur oui; Tautre rencontrant les appendices des disques à votes négap H les mettant en communication avec le rail du compteur non. Lorsqu'on voudra procéder à la sommation des votes, il suffira d'abanler à lui-même ce petit appareil ; il se mettra en mouvement sur le plan né, et, chaque fois qu'il rencontrera un disque sorti, le circuit sera piété, et le courant agira sur les compteurs. La paire de roues sera I en liberté par la pression du bouton du président Enfin le mécanisme des compteurs sera contenu dans un tableau dont ice antérieure, percée de trois lucarnes, laissera voir les chiffres des b, des dizaines et des centaines.
Le mouvement initial sera donné par les oscillations d'un levier à peu horixontal, qui, attiré à chaque rétablissement de courant, retombera ion poids pour être attiré de nouveau et faire chaque fois avancer s division la première roue du système. 'jm autres parties sont mises en action à la manière ordinaire. » pourra TOir dans le tome XI (2« série, page 1Î3) du BuiUtin de la té {TeneawragemmtitBûanée 1864), les dessins de l'appareil de M. Gallaud,
Ml MACHINES A VOTEB.
aT9c une légende explicative suflisanle pour en donner une idée bîca complète.
Byatèaie de HM. Clérfto et Gniolienot. — Dans ce sj-gtime, les appareils sont chargés de fonctions multiples; ils doivent :
4* Permettre & l'assemblée tout entière de suivre des yeux les phaset da scrutin, et, par suite, d'en pressentir le résultat avant même qu'il soit proclamé; f Recueillir les votes et les totaliser instantanément; S* Les enregistrer;
4* Enfin, donner à chaque député le moyeu de s'assurer, de sa place, que son suffrage a hion été recueilli et enregistré.
Voici comment ce système est décrit dans les Annaies téléifraphiqua ds l'année 1875.
€ Descripticn des apparais. — Pour résoudre un problème aussi complexe) les inventeurs ont dû hire appel aux ressources qu'oSrent l'ëlectiomagnétisme et l'électro-chimie. De chaque cdté de la tribune, ils disposent deux gtsnds tableaux divisée en autant de compartimenta que l'assembUe compte de membres. L'un do ces cadres est destiné à recevoir les votai afflrmatife, l'autre, les votes négatifs; chaque député possède ainsi deux cases, l'une dans le tableau des pour, l'autre dans celui des contre, flur son pupitre sont placées deux tou- Fip- "!•- clies que nous représentons en
• t,t' fïg 82, et qui sont reliées respectivement à ces cases par des tll^ éleetrtqiies, lesquels permettent d'y conduire le courant d'une pile installée dons une salle voisine.
« La ûjf. "9 ci-contre représente l'intérieur d'un compartiment; il se compose : 1* d'un électro-aimant E, dont l'armature A retient un petit volet V de couleur voyante, et un bias b, tous deux solidaires et mobiles autour d'un axe a; 2» d'un tube incliné T, contenant des boules en ivoire, et dont l'extrémité inférieure l percée latéralement, ne laisse sortir qu'une seule de ces boules par scrutin; S" enfin, d'une came c implantée dans un arbre D, traversant toutes les cases d'une même rangée verticale. Une
lelite fenêtre f est ménagée dans la &ce du compartiment qui regarde .^assemblée.
I Fonctionnement de Pappareil. Apparition et dénombrement des votes. — Cela dit, le fonctionnement de Tappareil est focile à saisir. — Dès que le nembre auquel appartient ce compartiment pose le doigt sur la touche CQRespondante, Tèlectro-aimant, animé par le courant, attire Tarmature A qui laisse échapper le volet V; celui-ci se ferme alors sous l'action d'un ressort en spirale r, et devient visible du dehors. En même temps le bras b obéissant aussi à Timpulsion du ressort r, pousse hors du compartiment la bonle là plus engagée; cette dernière tombant dans le conduit vertical t, arrive dans un tube collecteur où viennent s'empiler toutes les boules échappées d*un même tableau.
• Ces diverses fonctions s'accomplissent pour ainsi dire simultanément dans les différentes parties des deux tableaux; de sorte que l'ensemble du scrutin 18 manifeste aux yeux de l'assemblée par ^apparition des volets fermés, en même temps que le vote se totalise automatiquement dans les tubes coUecteors gradués, où la dernière boule tombée indique, par sa position, le nomfate de suffrages exprimés (1).
t L'appareil que nous décrivons avait été conçu en 1869, c'est-à-dire à one ^K)que où la chambre ne se composait que de deux-cent-soixante-dix dépotés. Un seul collecteur suffisait alors pour recevoir toutes les boules d'an même tableau; mais l'assemblée comptant aujourd'hui septH^nt-cinqoante membres, chaque cadre devrait avoir trois de ces tubes. Cette modihitîon n'aurait d'ailleurs d'autre inconvénient, que de forcer les scrutatems à foire ime addition de trois nombres pour obtenir le total des boules de chaque couleur.
« Les auteurs du projet indiquaient également dans leur brevet, (2) un antre moyen moins élégant, mais presque aussi rapide ce totaliser le vote; i consistait à peser les boules tombées.
i Dispositions accessoires. — Après le scrutin, les volets et les bras de toutes hi cases qui ont fonctionné sont ramenés d'un seul coup dans leur position primitive à Taide des arbres verticaux D, armés de cames c, que l'on oanœuvre de Textérieur. L'appareil est alors prêt pour un nouveau vote.
c Les boules en ivoire introduites à Tavance dans chaque compartiment par l'orifice T du tube incliné, sont au nombre de vingt, ce qui est plus que ufBsanl pour une séance. Elles sont toutes exactement de même diamètre.
(I ) La face antérieure des tubes collecteurs est formée d^une glace épaisse graduée. (2! Le brevet a été pris le 28 janvier 1870.
SM BUGHINES A VOTER.
et chacune d'elles porte le numéro de la case, ou mieux encore le n d'un député; cette indication est reproduite sur la îàce apparente du a partiment. Ajoutons que toutes les cases sont indépendantes, ce qui pen d'en enlever une quelconque sans déranger les autres.
« Comme il importe que les touches ne soient à la disposition que député auquel elles appartiennent, elles devraient être placées dans pupitre ou dans une botte fixée à ce pupitre, et fermée par un boutoi combinaisons de lettres.
c Enregistrement du scrutin. Presse électrcxhimique. — Tel qu'il v» d'être décrit, l'appareil est déjà complet, puisque le dénombrement < votes pour et contre s'effectue instantanément et qu'il suffirait d'enlei après chaque scrutin les boules tombées des tableaux et de les dépouiliei l'issue de la séance pour dresser la liste des votants; mais les inveatei ont tenu à supprimer également ce travail qui, si bien îaXi qu'on le suppof laisserait encore subsister des chances d'erreur; ils ont voulu, en cxm quence, que l'appareil fixât lui-même sur le papier les résultats de chaq opération qui a déjà provoqué l'apparition du volet et la chute de la bon en lui confiant le soin d'imprimer le nom du député et d'indiquer la naU de son vote sur la feuille d'enregistrement du scrutin. Ils obtienneat dernier résultat par l'emploi d'une presse électro-chimique d*une grai simplicité.
« Sur un tablier métallique T (fig. 81), on étend avant le vote une feu de papier sensibilisé par un sel facilement décomposable par Télectric le cyanoferrure de potassiun (1) par exemple; puis on rabat ce tablier : une plaque en caoutchouc durci C, dans laquelle sont incrustées des tiges plots métalliques t (Ûg. 80), portant gravé à leur extrémité en contact a le papier le nom d'un député. De même que pour les tableaux, cha< membre possède ici deux compartiments ou plutôt deux tiges à son ne l'une en fer et l'autre en cuivre, lesquelles communiquent respectivem avec les touches pour et contre.
f La marche du courant est combinée de telle sorte que le fluide électri( émis par une touche, traverse îa feuille sensibilisée au point même où est en contact avec le plot correspondant à cette touche. Sous l'influence ce courant, le sel qui imprègne le papier est décomposé, et il se forme i tantanément avec le métal de la tige, une nouvelle combinaison chimi( de couleur bleue ou rouge foncé, selon que celle-ci est en fer ou en cuit
(1) Afin de maintenir le papier dans un état hygrométrique convenable, on ajo à cette solution une petite quantité d*azotate d'ammoniaque.
sgT
1 que porte le
Fig. 80.
tinte résultant de cette combinaison est celle du n
a couleur indiijuo la naluro du vote.
■ pourrait ainsi recevoir sur uqq raùme feuille les votes affirmatifs et
tiifs; mais il scmltlurèfôrabte d'avoir deux 1 distinctes l'une enrof[iilranl les pour, l'iiutre les iHMrt. Telle est la deniiLro ^tion à laquelle on ^Vsl
ji preue ilectro-chimiijiie e donc à elle seule un )be & voter, rOpondaiU I les twsoins. Avec cet " appareil, un scrutin n'exigerait i[itfqudciues minutes, sinouitt que fiU l'assemblée.
presse pourrait I servir à faire l'appel al, à vërifler si rosseint en nombre, à enregist alwtensions voloulail 6lir les membres du k, etc. La première per-
) serait apte il la maniruvro.
h papier sensibilisa peut, comme on le sait, se conserver plusieurs altération; il pourrait donc être préparc looRlemps il l'avance. Il de l'bumectcr lùgttrement au moment de l'employer. tiUnSU ùidividucl du vote. — DËsiranl prévenir jusqu'à la possibilité r, les auteurs du système ont placé sur cbaque pupitre, entre servant k voter, une petite boussole différontidie 6 (flg. 82), s'incline à droite ou à gauche, stilon que h vote est aflirmaif, et qui nu fonctionne qu'autant que lo volet est fenn6, la boule et le scrutin enregistré par la presse électro-chimique, tii par une identelle, le vote ne parvenait pas à destination, le député intéaverti par l'immobilité de son aiguille galvanométrique, et il y itmédier en remettant un bullelm au scrutateur.
tnarche du courant. — Les piics sont insLiUécs dans une salle tJa comiLutateur C (fig. S!j, placé sur le bureau du président,
permet de ne les mettre à la dlspogition de rassemblée que penda
durée du scrutin.
« La figure théorique n® 82 montre la marche du courant dans les circuits desservant une même place. Le fluide positif partant de la batte arrive aux touches t, t' ; lorsqu'on abaisse Tune d'elles, ce courant est < d'abord dans la case correspondante dont il traverse Télectro-aimant,
Fig. 82.
CONTBE
revient à la pile par le fil du retour F et le commutateur C qui est fermé ; mais à peine Tarmature a-t-elle fonctionné, que le volet v» frapper contre le butoir qui limite sa course, le fluide détourné de sa revient à la batterie en traversant la feuille électro-chimique en face tige correspondante à la touche abaissée.
t La boussole b n'ayant que quelques tours de fil, son aiguille boi peine tant que le courant parcourt les spires de l'électro-aimant, d résistance est relativement grande (100 à 150 unités BA^; mais dès <
couiaDt s'établit à travers la feuille sensibilisée, son intensité augmente subitemait, ei l'aiguille indicatrice dévie fortement, indiquant ainsi que le vote est recueilli et enregistré.
c On n'a fidt passer le courant que successivement dans Télectro-aimant et à tiaven le papier sensibilisé, afin qu'il pût concentrer son action sur chacun de ces points, au lieu de la diviser en les parcourant simultanément.
i Une pile de six éléments Marié-Davy, grand modèle, suffit pour desservir six places; cbaque député n'emploie donc en réalité qu'un seul élément^ soit 750 vases pour l'assemblée tout entière, ce qui n'a rien d'excessif. « Scrutins secrets. — Arec les appareils que nous venons de décrire, on peut également pratiquer les scrutins secrets. Dans ce cas, on masque les tableaux par des stores, et les boules tombées sont mêlées au sortir des tubes collecteurs. Dans la presse» on substitue de simples tiges sans indications à celles portant les noms des députés. Une disposition spéciale permet d'opérer instantanément cette substitution. Le secret du vote est ainsi assuré.
« Suppression des votes par assis et levés. — Les votes par assis et levés donnent souvent lieu à des constestations; ils pourraient être remplacés avec avantage par les procédés ci-dessus qui les égalent en rapidité et les surpassent infiniment en précision. »
Système Ja<^iiin. — L'appareil proposé par M. E. Jacquin (t) offre une grande analogie avec celui de MM. Clé^pac et Guichenot. H en diffère toutefois quant au mode d'enregistrement du scrutin qui est remplacé ici par un pointage individuel sur autant de feuilles q-ïil y a de rangées de cases. L*opération du vote ne se manifeste pas non plus aux yeux de rassemblée.
Nous extrayons des Annales industrielles et nous reproduisons ci-après la description de ce système faite par Tauteur lui-même.
c Ce système donne instantanément les résultats des scrutins : épreuve, coQtre^preuve et indications d^ abstentions. En plus, un pointage nominal se fait sur des feuilles spéciales qui servent à établirt après cbaque séance, un tableau complet et détaillé de toutes les opérations individuelles (même des opérations erronées), relatives aux divers scrutins de cette séance.
< Exposé du système. — Deux boutons analogues aux boutons des sonnettes électriques sont placés devant cbaque député ; pour exprimer son vote, il
(1) Ce STttème a été présenté à rassemblée par voie de pétîtioii le 8 mars 1874.
appuie sur le bouton placé à gauche ou à droite, selon qu'il veut voter afB^ mativement ou négativement. Ces boutons transmetteurs peuvent être placés dans un pupitre fermé à clef.
€ A chaque bouton transmetteur correspond, au fond de la salle^ à proximité du bureau de rassemblée, un petil appareil qui renferme une provision de boules et qui en laisse échapper une lorsqu^on appuie sur le bouton qui lui correspond.
« Les appareils qui renferment les boules blanches sont échelonnés dans un cadre spécial, et ceux renfermant les boules bleues dans un autre cadre. Les boules tombent des appareils dans des entonnoirs et parviennent dans deux urnes, au moyen d'un système de tubes ramifiés et par Teffet seul de la pesanteur.
« Les boules étant toutes exactement du môme poids (1), il suffit de peser les deux urnes aussitôt le vote terminé, pour obtenir immédiatement les nombres des voix exprimées dans les deux sens (afiirmatif et négatif).
« On opère ensuite mécaniquement, d'un seul tour de manivelle, la décharge des appareils qui n'ont pas fonctionné, ce qui donne le nombre des absents et abstentionnistes.
t Afin d'éviter l'emploi d'un barème pour convertir en nombre de boules les poids fournis par les pesées, on peut adopter pour type du poids d'une l)oule une unité décimale, par exemple 10 grammes, ce type donnant des boules d'une dimension convenable. Alors, en lisant le poids d'une urne, on pourra énoncer immédiatement le nombre des boules qu'elle contient. Ainsi une urne pesant 1500 grammes contient 150 boules et indique, par conséquent, 150 voix ^^misos. Nous entendons par poids d'une urne, le poids des boules qu'elle renferme; quant à l'urne elle-même, elle est tarée d'avance et n'influe pas sur les pesées.
« En plus des indications fournies par les boules, un pointage automatique se fait dans chaque appareil sur de petites bandes de papier qu'on y introduit avant la séance. A la fin de la séance, les feuilles pointées, retirées des récepteurs et collées les unes à côté des autres par ordre niunérique, forment un tableau complet et détaillé de tous les scrutins de cette séance. Chaque député est représenté au tableau par deux feuilles portant son numéro d'ordre; sur l'une sont inscrits les votes afiirmatifs, et, sur l'autre, les votes négatifs.
(1) n est possible de fabriquer des billes en ivoire et en verre dans ces coDdilioat de précision.
MÀCH.NES A VOTER. 301
On pourra trouver la description complète de ce système dans les Annales télégraphiques, tome II, p. 65.
Système de M. lialoy. — Ce système ne présente de particulier que son compteur des votes, qui est composé de deux appareils identiques, correspondant à chacun des tableaux pour et contre. Chaque appareil . comprend un mouvement d'horlogerie et un électro-aimant. Sur la face*
uilérieurey est placé un cadran en émail, dont la circonférence est divisée
en autant de parties qu'il doit y avoir de votants. L'aiguille du cadran est
mise en mouvement à chaque émission de courant, et parcourt à chaque fias une division. Lorsque le vote est terminé, Taiguille est ramenée à sa position normale, afin qne l'appareil soit prêt pour un nouveau scrutin. Q suffit pour cette opération de presser un bouton placé sur la botte de l'appareil, comme dans les récepteurs télégraphiques à cadran pour le rappel à la croix. Cet appareil est, suivant l'auteur, d'une manipulation simple, &cile et peu susceptible de dérangement; voici comment il fonctiomie:
Lorsque le votant a émis son vote, c'est-à-dire lorsqu'il a appuyé sur l'un des boutons de son manipulateur, un des effets produits est de précipiter une boule dans un entonnoir et de là dans le tube collecteur de chacun des tableaux. Ce tube, fermé à l'une de ses extrémités, est garni à l'orifice par où doivent sortir toutes les boules, de deux pièces semi-circulaires en matière isolante, ivoire ou ébonite. Dans chacune des pièces isolantes, sont enchâssées deux lames métalliques mises en communication, l'une avec le pâle positif d'une pile, l'autre avec le pôle négatif; la lame métallique supérieure est armée de cinq ou six fils de platine formant ressort et plantés en brosse. La plaque inférieure peut être légèrement granulée ou cannelée pour établir un meilleur contact de frottement. Le tube collecteur ayant une inclinaison suffisante, la boule entraînée par son poids irri?e à l'orifice de sortie; étant en métal, elle réunit à son passage les deux pôles de la pile dans le circuit de laquelle se trouve placé le compteur, et fait fonctionner l'électro-aimant, qui, agissant sur l'échapppement du DKNnrement d'horlogerie, fait avancer l'aiguille d^une division. Il en est de inême à la sortie de chaque boule, quel qu'en soit le nombre.
Cent six votes peuvent être émis simultanément au même tableau sans changer le résultat ; car le tube collecteur destiné à emmagasiner les boules ^ les laisse échapper qu'une à une par son unique sortie, et la plaque uiétallique supérieure armée de ses ressorts en platine donne forcément ^ émîasioa de courant au passage de chaque boule, émission suivie i^ôoesB&irement d'une interruption de circuit, à cause de la forme sphérique
de la boule. En e£fet, si Ton admet que les boules aient un centimètre et demi de diamètre, le frottement sera réglé de manière à agir sur la sur^e pendant un demi-centimètre ; il restera donc un demi-centimètre à parcourir sur la boule pendant sa sortie, sans qu'il y ait contact avec les ressorts, et autant sur la boule qui suivra, ce qui sera plus que suffisant pour établir l'intermittence des contacts et des courants qui en sont la suite, quelque rapide que soit Técoulement des boules, c'estrà-dire quelle que soit Tinclinaison du tube collecteur. Chaque contact ayant pour résultat invariable de faire avancer d'une division l'aiguille du compteur, il en résulte que ces appareils sont la représentation automatique Adèle et incontestable de l'opération.
Pour indiquer au votant que son vote est parvenu au tableau, que l'appareil a fonctionné et que conséquemment son vote est enregistré, il suffit de modifier la marche du courant et d'établir un galvanomètre dans le circuit près du manipulateur. Le galvanomètre fonctionnera lors de rémission du vote, mais l'aiguille restera immobile ensuite, jusqu'à ce que Pappareil correspondant ait été réarmé. L'opérateur, après son vote, pourra appuyer sur le bouton de son manipulateur, et si l'aiguille reste immoUle, il en concluera que son vote est enregistré. En effet, si l'on fait passer le courant dans la tige de Tarmature et de là dans la bobine, le circuit se trouve rompu dès que le déclanchement s'est produit; d'où il résulte rimmobilité absolue de l'aiguille au contact du manipulateur.
Pour rétablir ou plutôt pour réarmer les appareils de chaque votant, on imprimera, au moyen d'une manivelle, une demi-révolution à un aibro horizontal principal muni d'une came en regard de chaque appareil; comme il y aura autant d'arbres horizontaux que do rangées de récepteur» et qu'ils seront rendus solidaires du premier au moyen de bielles, le mou* vement imprime sera simultané pour tous. Pour éviter de dépasser 1» limite nécessaire, il sera placé un diviseur en fer recevant l'arbre à son centre et muni de deux arrêts limitant d'une manière exacte l'espace ^ parcourir par la manivelle.
En outre du chéneau placé dans la case de chaque député et qu J contient le nombre de billes ou boules nécessaires aux votes d'un séance, on peut, au moyen do cases mobiles adaptées à chaque appareil percées d'un trou correspondant au chéneau, en préparer un nombre plu considérable, pour une semaine ou une quinzaine, si c'était jugé conve nable. Les casiers mobiles, légèrement inclinés seraient garnis de qui remplaceraient au fur et & mesure celles qui seraient employées les votes»
• Ui ¥olès ■entmaiatasau «xpiiBi •ill» «t iDCeriU qa* i ^■■■■t àm dépsailUmaBt, p«r l'aoUon d'nna maebÎD* qna l'an tonm* kl» ^u^m mt p«T l'iatarmidiair* de comptann Alaatro-mBgnétiqaas,
SyvMaie de H. Dausalii. — « Dans ce système desliaé aux ehiinbres législatives, dit M. Daussîn, la machine compte et inscrit les dictés présents, les votes affirmatifs, les votes négatib et les abstentions. « I4 système comprend de petits commutateurs placés aux bancs des députés, un appareil compteur-enregistreur installé sur le bureau de l'assemblée, une pile et des fils conducteurs mettant en commuuicalion kt KKnmutateurs et l'appareil. Les fig. 83, 84 et 85 représentent ces diffé- KDta dispositib.
I Qoque député dispose d'un commutateur, Ces instruments (la 6g. 83
Fig. 83.
^ représente trois) comprennent quatre plaques conductrices portant restiectiTemeot les mots oui.non, abstention et prisent. Chacune de ces plaques, «eliée & un iU spécial auquel aboutissent également les plaques semblables
^ autres commutateurs, peut-être mise en communication avec une
t>laque a au moyen d'une clievillo.
I L'appareil se compose de trois formes typographiques 1), C et D
(flg. 84 et 83), de trois mécanismes imprimeurs fi',C' et D', de trois comp-
t«urs marqués oui', non et abstention, et d'un commutateur E,
■ Les formes sont circulaires et portent, gravées en relief sur la circonli- *tnee extérieure de leur limbe, les noms de tous les membres de l'assemblée.
suflSt d'appuyer sur lo curseur BB, et c'est précisément ce que fait la premiëre couverture de la boite T WO, quand on vient à la fermer. D fwat seulement, auparavant, placer le curseur B B de manière que le frotteur F soit placé au-dessus du contact correspondant au vote qu'on veut émettre. Le compas à crochet DGH qui est articulé en G, produit l'enclandieinart de cett« couverture quand elle est abaissée, et il est fecile de comprendra comment cela a lieu, quand on sait que sur la goupille Z adaptée b ca compas, appuie une lame de ressort, et que la pitce X en limite la course. En effet, quand l'ouverture 0 pratiquée dans le bord de celte couverture, vient se présenter devant le crochet D, celui-ci s'y introduit et maintient la boite fermée, tout en prolongeant le contact du frotteur F avec la plaque C Dans cette situation, il est bien évident que la bofte ne peut plus étn Rg. 86.
ouverte sans un dispositif particulier, car on ne peut atteindre d'aucu cdté l'encUquetage. Cependant si la couverture en question porte un^ entaille longitudinale W P, et qu'une pièce arquée P K adaptée à la soconi^' couverture U V de la boîte s'y trouve introduite, cette pièce arquée étaïc^ terminée en K par une coche, pourra rencontrer une cheville adaptée à u^— second compas KLI qui, par son bras I pourra réagir sur le compas D G t=^ et écarter en arrière lo crochet D, et pour peu (]u'un ressort sollicite ^ couverture i s'ouvrir, (et ce ressort est celui qui sollicite le frolleur à se mair» tenir élevé), elle pourra être aisément désencliquctéo. Si les choses retlaieC ainsi, le votant se trouverait donc en possession d'un moyen d'ouvrir ^
■ Pour bira l'appel, le bureau embraye les roues arec le rochet en plaçant le tenon h, flg. 84, dans les mortaises fixées à la poulie u et à la nue B; U établit ensuite la communication, au moyen du commutateur T, entre le fil P, %. 83, et le fli A' passant par l'électro-aimant Q ; il relève k levier m. ûg. 85, retenant le bras t, et il &it tourner la roue & goi^e sinueuse V. Les sinuosités de la rainure de cette roue font osdller le lerier y. Chaque mouvement de bas en haut de ce levier &it avancer d'une deat le lochet X et amène en contact avec les armatures, les éloctro- ÛDsnts fixés sur l'axe L,
Flg 85.
Issquds, par suite du mou- Tsawnt du levier y, oscillait de haut en bas.
t Le premier mouvement ascendant du levier y apour effet de foire passer le ressort (, fig. 83, de la ptaqae isolante e du corn- BQtsteur è la première plaque conductrice /'rehêe au premier petit commutateur. 8i la cheville de ce eanmutateur est placée dans le trou de la plaque 'prêtent t le circuit de la pile se trouve établi de la
manière suivante : pôle positif, bras (, ressort s, plaque /, fll /', premier commutateur, fll P, commuteteur T, èlectro.aimant Q et ptie négatif. De sorte qu'aussitôt que le ressort i arrive sur la plaque f, le courant passe dans l'élcctro-aimant Q et l'aimante pendant qu'il des<»nd pour venir CD contact avec son armature.
< Le mouvement suivant du levier y est descendant; il produit le relèwaent des électro-aimants et le glissement du cliquet R, Bg. 85, sur le rochet X maintenu alors immobile par lo cliquet r et par im poids attaché à la courroie t) enroulée sur la poulie u, % 84. L'èlectro-aimantQ, tnversé par le courant, remonte en entraînant son armature forifimeat attachée à ses pôles, foit buter le rouleau contre la roue D et imprime le premier nom sur la bande de papier D'. Les deux électro-aimants 0 ■tp, Ûg. 83, n'étant pas traversés parle courant, suivent le mouvement du pnmier sans soulever leur annature laquelle est retenue pv leur ressort T. T. 20
tuées par le transmetteur, peuvent réagir sur Tenregistreur des TOtes, el quels sont les effets produits par celui ci.
Enregistreur des votes. — Nous avons vu que le transmetteur porte troif contacts de vote, et un contact d'absence. De ces quatre contacts partent quatre fils, qui aboutissent chacun à un compteur particulier correspoa* dant Tun aux oui, l'autre aux norif Tautre à Vabstention, et enfin le dernier aux absences. Ces compteurs sont munis d'électro-aimants avec Iràquels ees fils sont en correspondance et qui sont tous reliés à Tun des pôles de la pile. De chaque manipulateur part un fil distinct qui aboutit au res» sort R. Ce fil vient se fixer à l'aide de bornes isolées sur un appareil auquel on a donné le nom de distrifmteury lequel permet, au moyen dHin système de frotteur tournant, de mettre successivement le second pôle de la pile en rapport avec les différents manipulateurs. Or, il résulte de cette disposition, que si chaque manipulateur est sur tel ou tel des quatre contacts dont il a été parlé, il y en a toujours forcément un de touché ; le courant pourra donc être ainsi transmis successivement à travers tels ou tels des compteurs dont nous avons parlé, et pourra additionner par conséquent les votes. Le mouvement de ce système de frotteurs pourra d'ailleurs Mre déterminé au moyen d'un mouvement d'horIop;orie, dégagé au moment de la fermeture du scrutin.
Suivant MM. de Gaulne et Mildé, quand le nombre des votants ne dépasse pas iOO, ce système peut suffire, et il ne Haut pas plus de iOi fils, dont iOO correspondent au distributeur, et 4, communs à tous les mani* pulatcurs, se trouvent reliés aux 4 compteurs. Mais pour un nombre plus considérable de votants, par exemple pour 500, la disposition devrait être nécessairement modifiée, et il faut diviser le vote par sections de 100 votants. Alors les quatre fils communs des manipulateurs, avant d'arriver à leurs compteurs respectifs, aboutissent par séries à des contacts isolés, disposés autour d'un commutateur, qui les relie ensuite successivement aux compteurs au moyen de 4 fils distincts. Les fils allant au distributeur, doivent passer successivement par les difTôrentes séries do iOO manipulateurs.
Quand on ne veut obtenir que les résultats des votes secrets, le système que nous venons de décrire est suffisant; mais pour les votes nominatifs, le système doit être complété. par un appareil imprimeur qui s'adapte h la dernière disposition que nous venons de décrire.
Telle est la disposition générale du système. Nous allons maintenav^t étudier la manière dont ont été combinés les différents mécanismes qui tf^n font partie. Nous ne parlerons pas naturellement des manipulateurs ^:^^
insmetteurs qm ont été décrits précédemment, et qui sont tout à ftdt stincts de la machine. Tous les autres dispositifs sont groupés ensemble, ) manière à constituer une seule et même machine que nous représeniBs flg. 1, pi. ÎI, Tue en coupe. La partie droite de cet appareil se rap' Qfte au mécanisme du distributeur; la partie gauche au commutateur.
La première se compose d'abord d'un plateau d'ébonite ST, sur lequel lODt incrustés circulairement une série de contacts, dont le nombre repré- WQte celui des i^anipulateurs qui compose chaque série reliée au corn* omtateur. Dans l'appareil construit par MM. de Gaulne et Mildé, ces séries étant au nombre de quatre et comportant chacune 15 manipulateurs, le distribateur se trouve donc muni de i5 contacts. Ces contacts sont naturellement reliés, par séries de quatre, aux manipulateurs, c'est-à-dire que le contact n« 1, je suppose, sera relié par un fil muni de 4 dérivations aux manipulateurs a* 1 des quatre séries de 15 ; le contact n« 2 sera relié de la même manière aux manipulateurs n« 2 des mêmes séries et ainsi de suite. Cette liaison, comme nous l'avons dit, s'effectue par la charnière articulée T de la couverture métallique de chaque manipulateur. Au-dessus de ces eootacts tourne un frotteur à piston G, mis en mouvement de rotation par on mécanisme d'horlogerie, lequel est commandé par le poids P et régulariié par un modérateur à volant qui n'est pas représenté sur la figure, mais qm est conduit par la roue F G. Le bras qui porte ce frotteur est lui-même pourvu d'un doigt d'encliquetage, ayant pour fonction d'arrêter le méca- Qiime après un nombre déterminé de révolutions du firotteur G, nombre qui correspond à celui des séries entre lesquelles ont été répartis les ma* nipolateurs- Ce nombre, dans le modèle que nous avons reproduit, est comme on Ta vu, de quatre.
Le mécanisme commutateur, disposé à gauche de Tappareil, se compose d'an cylindre A'B'G'D' en matière isolante, à la surface intérieure duquel lont fixés 8 contacts, disposés quatre par quatre sur deux rangées et lor lesquels viennent s'appuyer, à chaque quart de la révolution d'un arbre &F mu par un second mécanisme d'horlogerie K' p, deux fh)tteur8 a,b. Crs contacts correspondent aux oui et aux nofi des compteurs. D en ftiu- (irait naturellement deux rangées de plus pour correspondre aux abstm^ thns et aux absences. D y en a quatre pour chaque frotteur, afin de séparer b votes des quatre séries de manipulateurs qui doivent être enregistrés sous rinfiuence du même distributeur. En conséquence, les firotteurs sont mis en rapport avec les électro-aimants des compteurs par des bagues c et î, sur lesquelles appuient des ressorts communiquant à ces électro-aimants, *i les contacts de chaque rangée du cylindre sont reliés avec tous les
3i2 MACHINES A VOTER.
contacts des manipulateurs de chaque série qui expriment le même TOteu Ainsi le contact n^ 1 de la première rangée de gauche, du commutateur, correspondra par un ûl» pourvu de dérivations, avec tous les contacts otsi des manipulateurs delà l^* série; le contact n* 2 correspondra aux mèmetf contacts oui de la 2* série du manipulateur, et ainsi de suite. Il en sera de même des contacts des 2*, 3* et 4* rangées du commutateur.
Le mécanisme qui fait tourner Tarbre E'F n'ayant pas de modérateur* peut entraîner brusquement les frotteurs a, 6; mais il est gouverné par une pièce de déclanchement G' F', dont le jou dépend du mouvement de l'arbre AB du premier mécanisme, et qui est disposé de manière à ne fiùre tourner Tarbre E'F' que d*un quart de tour à la fois. Ce déclanchement s'effectue immédiatement après chaque révolution du frotteur G autour du distributeur T 8, et par conséquent les frotteurs a, b appuient sur les eontacts correspondants du cylindre commutateur, tout le temps que le firotteur G accomplit sa révolution autour des contacts du distributeur. On comprend, d'après cela, qu'il fout que celui-ci ait accompli quatre révolutions entières pour que le vote soit entièrement dépouillé. Or, pour obtenir l'arrêt du mécanisme après ces quatre révolutions accomplies, on a dû adapter à l'appareil le dispositif particulier, dont nous avons parlé précédemment, et dont nous allons maintenant indiquer le mode de fonctionne ment.
A la partie supérieure du distributeur, est disposée une sorte d'étoile en croix de Malte entre les rayons de laquelle vient s'engager un doigt d'encliquetage qui termine le bout du levier du frotteur G, après chaque révolution de ce frotteur. L'un des rayons do cette croix do Malte a une largeur double de chacun des trois autres, et cette roue est tellement disposée par rapport au doigt d'encliquetage qui réagit sur elle, qu'après trois révolutions successives de ce doigt qui Tont fait tourner des trois quarts de sa révolution, le mouvement du frotteur se trouve arrêté par l'effet du rayon le plus large de la croix de Malte qui vient alors former butoir devant le doigt d'encliquetage.
Le mécanisme des compteurs n'a rien de particulier; c'est, comme nous l'avons déjà dit, celui des compteurs électro-chronométriques, seulement il est à déclanchement, pour que les effets soient mieux assurés.
Dispotition pour Us votes mminatifs, — Le mécanisme destiné à Tenregistration des votes nominatifs est disposé à la suite de l'appareil précédent. Sur le prolongement de l'arbre AB se trouve fixé un second arbre Q J qui peut participer ou non au mouvement du premier, par l'intervention d'une def d'engrenage 0. Sur cet arbre est montée une roue des types N P,
for laquelle sont gravées en relief et sur deux rangées, les lettres 0 et N répétées quinze fois, c'est-à-dire aux différents points de la roue correspondants aux positions du frotteur G sur les divers contacts du distributeur. Au-dessous de ces deux rangées de lettres, se trouvent disposées deux molettes imprimantes, adaptées aux armatures de deux électro-aimants qui sont interposés dans le circuit des compteurs; et une bande de papier CDtniaée par un laminoir, comme dans un télégraphe Morse, circule entre la roue des types et les molettes imprimantes.
Avec cette disposition, on comprend aisément que tous les oui ou tous ks non successivement transmis aux compteurs, se trouvent en même ternf» imprimés sur la bande de papier, et cela dans Tordre des manipulateurs mis successivement en rapport avec le circuit; de sorte qu'il sufELt de rapprocher la bande de papier imprimée d'une maquette divisée, où sont inscrits dans leur ordre les noms des votants, pour qu'inunédiatement leTOte nominatif soit connu; car en face de chacun de ces noms, se lira la lettre 0 ou N, c'est-à-dire oui ou non. Pour obtenir l'indication des abstentions et des absents, il faudrait que la roue des types eût deux rangées de lettres de plus, et qu'il y eût quatre molettes imprimantes au lieu de deux. Bout rendre le travail de report plus facile, MM. de Gaulne et Mildé ont aijouté aux caractères en relief de la roue des types, ime rangée de traits en relief qui correspondent exactement aux positions des lettres gravées. Le cylindre du laminoir entraîneur de la bande de papier, étant d'ailleurs exactement du même diamètre que la roue des types, la bande de papier se déroule de manière que les impressions se trouvent toujours équidistantes et séparées par un intervalle égal à celui des lettres sur la roue. La niaquette étant établie d'après ces conditions, il ne peut y avoir erreur daus les interprétations et les attributions des votes. La séparation des léries qui se fait sur la bande imprimée par un plus grand espacement des impressions, permet d'ailleurs de contrôler les résultats obtenus et de savoir, en cas de défaut d'alignement des votes, comment les votes doivent être interprétés.
Sjsièaae de M. Debayeax. — Dans ce système, le transmetteur de chaque votant se compose d'un commutateur à signaux persistants, et comporte en conséquence l'emploi d'une manette, se mouvant circulairement auteur d'un axe, et susceptible d'être transportée sur les trois contacts correspondants aux oui, non et blanc. De plus, un mécanisme électro-magnétique adapté à la manette elle-même, permet, quand le vote ist terminé, de la ramener au repère, afin que l'appareil soit toujours prêt à onctionner, quand bien même le votant oublierait de la ramener dans
cette position. Cette disposition ne présente rien de difficile ni dln portant à signaler. Nous y reviendrons du reste plus tard.
n n'en est pas de même de la machine à voter qui, malgré sa simpUdM remplit toutes les fonctions que l'on peut demander à ces sortes d'apparab Ce système comporte trois sortes de mécanismes : 1^ Un appareil imprimeo qui imprime les noms des votants présents et leur vote^ avec les totaux di oui, des non et des billets blancs, et qui fournit de plus le total général de votes. 2^ Un mécanisme compositeur qui feût arriver devant le mécanism imprimeur, les indications qui doivent être imprimées. 9* Un mécanism commutateur qui fait fonctionner le mécanisme précédent, en mettao successivement le transmetteur de chaque votant en rapport avec 1 dernier mécanisme. Ck)nmie ce dernier mécanisme est le trait d'onioi entre les votants et les indications qu'ils veulent transmettre, nous devon commencer par en faire la description.
Commutateur. — Ce commutateur se compose d'un cylindre construi avec une matière isolante et dont la grandeur est en rapport avec l nombre des votants. Il porte en effet sur sa circonférence intérieure, ui nombre de contacts égal à celui des votants, et, comme chacun des votant peut émettre trois votes diflférents, ces contacts doivent être divisés eux mêmes en trois parties. Ce cylindre est fixe, et c'est un axe muni de firot teurs à piston, qui, en tournant à l'intérieur du cylindre, établit successi vement les communications électriques destinées à réagir sur le mécanism compositeur, A cet effet, ces frotteurs qui sont composés chacun de troi pièces frottantes, sont distribués sur l'axe moteur sur trois rangs, et soi isolés métalliquement d'un rang à l'autre ; les contacts sont incrustés à 1 partie interne de la surface cylindrique, et sont reliés isolément par des fi) aux contacts du transmetteur, suivant leur numéro d'ordre. Il en résuit que, suivant la position de la manette du tran<*metteur sur l'un ou Tautr de ces contacts, le courant de la pile sera transmis au contact correî pondant du commutateur; mais il ne sera fermé que quand les frotteurî étant arrivés devant ces contacts, auront complété le circuit à travers 1 mécanisme compositeur. Si c'est un non qui est transmis par le cinquièm votant, je suppose, et que les non occupent la deuxième rangée circulair des contacts, le mécanisme compositeur transmettra un non à l'imprimeui au moment où les frotteurs du commutateur arriveront devant la cin quième série de contacts du commutateur, parce qu'alors la pile ne ser mise en communication avec le circuit que par les contacts de 1 seconde rangée circulaire. Les frotteurs sont au nombre de trois pou chaque rangée de contacts circulaires, parce que l'un est destiné h appuya
nr les contacts incrustés, en rapport avec les fils du transmetteur, et que la deux autres, en appuyant sur une bague métallique adaptée parallèlement à côté de la rangée de contacts, établissent la communication élecirique entre eux et les circuits du compositeur qui correspondent k ces biguei.
L'axe qui porte tous les frotteurs, est d'ailleurs pourvu d'une roue dentée, diipoiée de manière à engrener avec une vis sans fin dont est muni Tarbre qui transmet le mouvement aux mécanismes compositeur et imprimeur, et le nombre des dents de cette roue est tel que les trotteurs ne dûÎTflQt se déplacer que de Tintervalle d'un contact à l'autre, pour chaque tour accompli par Tarbre moteur.
Micanistne compositeur. — Le mécanisme compositeur dont nous repré- KQtûQS Tun des éléments, fig. 87, occupe la partie inférieure de l'appareil gui porte horizontalement sur sa partie supérieure le mécanisme imprimeur; de sorte que les deux mécanismes ne sont séparés que par la plaque sur laquelle est monté ce dernier. Ces deux mécanismes ont d'ailleurs plusieurs («ganes qui leur sont communs, et en particulier Tarbre moteur qui est placé horizontalement au-dessous de la plaque dont 11 vient d'être question.
Cet ari>re moteur est mis en mouvement à la main avec une manivelle, et porte en outre de la vis sans fin appelée à agir sur le conunutateur, quatre disques de cuivre reliés par des chevilles à des excentriques en limaçon qui, étant mobiles sur Tarbre lui-même, sont susceptibles d'être déplacées latéralenicnt. Ces excentriques dont on voit la disposition en BE, fig. 87, pour un système, sont prises chacune entre les branches d'une fourchette F, commandée par un électro-aimant M; de sorte que celui-ci peut, suivant qu'il est actif ou inerte, laisser dans son plan ou déplacer latéralement l'excentrique qui lui correspond, et qui tourne d'ailleurs d'une manière continue, sous l'influence de Tarbre moteur (représenté en coupe en A), et des trois petites chevilles a, a, a dont nous avons parlé et qiû sont plantées sur le disque D. Dans la figure 87, le disque D, fixé à l'arbre A, est supposé en avant, et l'excentrique à limaçon en arrière avec sa fourchette, et quand l'appareil est inactif, ces deux pièces sont séparées par un intervalle d'environ quatremillimètres ; maisquand l'électro-aimant réagit, elles arrivent presqu'au contact, et alors l'excentrique peut rencontrer dans son mouvttnent circulaire deux taquets G et K appartenant à des leviers LK,Hl ^constituent les parties actives des mécanismes imprimeur et compositeur.
Gonune nous l'avons dit, la figure 87 ne représente qu'un des éléments du système, et il y en a dans l'appareil quatre semblables qui sont rangés toiontalement les uns à c^té des autres. Pour économiser de la place, les
us MACHINES A VOTER.
èlâctïo-aimants qui commandent les excentriques sont disposte sur dan étages en H et M'. L'un des systèmes correspond aux contacts des oui, m autre aux contacts des son, le troisième aux contacts des bulletins blatia tt j le quatrième aux contacts des totaux. II y en a bien un cinquième, mais qui ne correspond à aucun électro-aimant et qui n'a d'autre fonction à remplir ' que de foire avancer le système mobile de l'imprimeur ou la forme (pu parte les noms des votants. 0 se compose seulement de l'excentrique BH et du levier H I, et fonctionne naturellement à chaque Uiuf de l'arbre A.
La forme sur laquelle sont imprimés les noms des votants et les numént des votes, se compose d'un grand châssis carré, porté sur quatre roulelta
Fig. 87.
B un peu comme un gril, c'est-à-dire avec une surface composw d'une série de lames parallcles, dont trois &ont maintenues dans une position fixe par les uaverses du châssis. Ces trois lames portent une série de pièces mobiles sur lesquelles sont gravés en relief les noms des votants. Ces noms se correspondent d'une lame à l'autre. Avec cette disposition, l'on comprend déjà que, si l'une de ces lames esl munie en dessous d'une crémaillère, on pourra faire en sorte qu'à chaque tour de l'arbre A, le châssis avance de l'intervalle séparant deux noms consécutits et présente par conséquent au mécanisme imprimeur un nom nouveau. Ur, cette fonction est précisément remplie par le levier HI dont cous avons parlé et dont nous étudierons à l'instant le mode d'action. Pour en finir avec la forme destinée il préparer tes impressions, nous dirons qu'entre les trois lames fixes portant
les noms ées votants, et à droite de chacune de ces lames, existent quatre loties petites lames mobiles munies en dessous, dé crémaillères ce^, dont le nombre des dents est égal à celui des votants et qui peuvent glisser» indépendamment, sous l'influence des leviers H l, lesquels réagissent sur leur oémaîllère comme un cliquet d'impulsion. Ces lames portent également gravées en relief les séries de chiffres^, b, b, etc., dont le nombre est égal à celui des votants et qui se trouvent placés dans l'alignement des noms gravés sur les lames fixes. Pour faciliter leur mouvement, elles sont portées, conune 1b diàssis lui-même, sur des roulettes dont une se voit en f, fig. 87. Ces chiffires, toutefois, comme du reste les noms des votants sur les lames fixes, sont mobiles de bas en haut dans des rainures pratiquées à cet eflfét, et se terminent par des tiges b P, entourées d'un ressort à boudin qui les maintient abaissées en temps normal. La disposition de ces dififérentes lunes est indiquée dans le diagramme ci-dessous, et pour peu qu'on l'étudié,
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