COSTA-RICA EN
et capitaine général de la province de Veragua, je comparais devant Votre Altesse en la personne de mon procureur et déclare que Sa Majesté a émis une real cédula, délivrée par son conseil royal des Indes et datée de Yalladolid au mois de janvier de Tan cinquante-sepi, dans laquelle il est ordonné au gouverneur de la province de Tierra-Firme de nommer une personne pour coloniser et conquérir ladite province de Veragua, qui fut le duché de l'amiral don Luis Colomb et que Sa Majesté incorpora à sa couronne royale*.... »
X, Costa-Rica ou Cartago de 1560 à 1573.
64. Le^realea cédulas datées de Tolède les 13 décembre 1559 et 23 février 1500 renferment la commission et les instructions transmises au licencié Ortiz de Elgueta, nommé alcade major de Nicaragua, pour coloniser « le territoire qui s* étend entre la province de Nicaragua et celle de Honduras et le Desaguadero de ladite province, du côté des villes de Nombre-de-Dios et Panama, entre la mer du Sud et la mer du Nord * ; » c'està-dire, exclusion faite du duché de Veragua, la province de Nuevo-Carlago et Costa-Rica, la Veragua royale de la capitulation passée en 1540 avec Diego Gutierrcz et qui
\, Le6.^ FernAndez, Colecciân^ lY, p. 134.
élait soumise à l'audience des Confins ou de Guatemala, alors que la Veragua ducale élait placée sous la juridiction de l'audience du Pérou.
Ceci est confirmé par la cédula du 9 janvier 1560 adressée à l'audience du Nuevo-Reino-de-Granada et dans laquelle on donne le nom de Cosla-Rica au territoire que le licencié Ortiz avait commission de soumettre*.
Et pour qu'il ne puisse subsister aucun doute sur l'identité de cette province de Costa-Rica ou Nuevo-Cartago de Diego Gutierrez avec celle que l'on confiait au licencié Ortiz, l'audience de Guatemala confirme cette identité par sa lettre du 18 décembre 1559 : « La province de Veragua, nommée aussi Nueva-CarlagOj se trouve dans ce district et confine à la province de Nicoya, où V. M. a toujours un corrégidor*.... » Elle la confirme également dans sa provision adressée au licencié Cavallon le 50 janvier 1560".
La real cédula du 18 juillet 1560 adressée a l'audience de Guatemala en réponse à sa lettre du 18 décembre 1559, apporte une nouvelle confirmation de l'identité des deux provinces. Elle s'exprime en ces termes :
« Pour la colonisation de Nicoya et des territoires
i. Fersàndez, Coleccion, IV, p. 165.