‹ Exposé des droits territoriaux de la République de Costa-Rica: soumis à S. EChapitre 44 sur 137 · NOMBRE DE JÉSUS · texte numérisé non relu

NOMBRE DE JÉSUS

84. Il n'est p.ïs difficile de déterminer la position géographique de ces villages. Les Goclos étaient limitrophes du golfe de Osa ou Dulce et leur centre correspond plus ou moins à l'intersection du méridien 85° ouest de Greenwich el du parallèle 9** de latitude nord. Boruca est situé au sud-ouest de Goto et à Test se trouvent les villages de Cia, llriaba, Cabra, Xarixaba, sur la rive gauche du Rio-Chiriqui-Viejo et au nord-est de Punta-Burica; et Tabiquiri, dans la plaine de Chiriqui, près des limites du duché de Veragua, sur le territoire occupé aujourd'hui par la ville colombienne de David.

Fera fan de Ribera le dit d'une manière qui exclut toute espèce de doute dans la lettre qu'il adresse au roi le 28 juillet 1571 : « Je suis arrivé jusqu'à la limite de ce gouvernement vers le duché de Veragua; j'ai traversé les montagnes d'où l'on voit les deux mers du Sud et du Nord; j'ai parcouru sur le littoral de la mer du Sud près de cent lieues dans la direction de Nala jusqu'à la frontière de mon gouvernement, à la recherche de la fameuse vallée du Guaymi et Duy*. »

85. Dans les actes de fondation de la ville du Nombrcde-Jesus la géographie des limites de Costa-Rica et de Veragua n'est pas moins compréhensible. C'est le même

i, Peralta, Costa Rica, Nicaragua y Panamd,ly p. 800. — FernXndez, Colecciôn, V, p. 46.

80 EXl'OSÉ DE COSTA-RICA.

Perafan de Ribera qui parle : « .... et ayanl entendu parler de la fameuse vallée du Guaymi qui se trouvait à rextrémité de ce gouvernement il s'en fut à sa recherche et traversa avec grande difficulté et beaucoup de danger^ tant à cause des ouragans que des violents orages qui s'y déchaînèrent, les montagnes qui divisent les deux mers du Sud et du Nord, et il arriva aux villages de Duarca, Tariramael Tabiquiri ainsi qu'aux savanes de Chiriqui sur le littoral de la mer du Sud ; et il s'en fut à la découverte de cette vallée jusqu'au camp qu'on appelle Las Palmas oh il fit halte avec tous ses gens, et il envoya à la découverte l'illustre seigneur don Diego Lopez de Ribera, son lieutenant, à la tcte d'une troupe légère. Celui-ci arriva jusqu'aux premiers villages de ladite vallée, mais vu le danger et la détresse dans lesquels se trouvait Sa Seigneurie il retourna sur ses pas, convaincu que cette terre ne convenait pas pour y fonder ladite colonie*. »

Le 6 mars 1571 Perafan fonda la ville duNombre-de- Jcsus et la plaça dans la plaine du rioCobtoà cinquante lieues du palenque de Cobto, à huit de la province de Ara, à dix du port de Coronado dans la mer du Sud et à la même dislance du golfe Dulce' ou Dosm qu'il com-

1. PEnAUTA, Costa Rica, Nicaragua y Panama, I, p. 430. — Fernândez, Colecciôn, V, p. 56.

2. Voir la carie de Cosla-Rica A insérée dans Y Atlas hisiôrico qéogrdfico qui accompagne cet Exposé.

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