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la communauté depuis Jésus-Christ jusqu'à aujourd'hui les communistes actuels sont donc les disciples, les imitateurs les continuateurs de Jésus-Christ.
Respectez donc une doctrine prêchée par Jésus-Christ.
Examinez-la, étudiez-la.
Dites si vous voulez qu'elle est trop belle, que c'est un rêve, une utopie impossible à réaliser, et c'est déjà beaucoup U de vous accorder un pareil langage quand Jésus-Christ dit le contraire. Mais il ne vous est pas permis de dire qu'elle est immorale, méprisable, détestable.
Ne dites pas que le communisme c'est la loi agraire, car . ,~ c'est tout l'opposé, puisqu'il ne veut pas de partage (1). u
Ne dites pas que le communisme c'est la spoliation car il ^.^ ne veut ni dépouiller ni appauvrir personne. |j^
Ne dites pas que le communisme c'est la violence, car il n'invoque que la discussion, la prédication, l'opinion publique et la volonté nationale.
Ne méprisez pas le communisme, car c'est la doctrine la plus morale, la plus pure, et même la plus vraiment reiiligieuse, parce que l'homme, heureux alors par les riches- L ses qu'il a reçues de la nature ou de la divinité, n'a plus J pour elle qiie l'admiration, que la reconnaissance de l'amour.
Ne haïssez pas surtout, ne méprisez pas les vrais communistes car ils ne désirent que la justice et l'ordre, le travail
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(1) Rien n'est, enefffet, si opposé à une loi agraire, à un partage quelconque, que le communisme qui prêche la mise en commun des | ressovrces sociales et leur répartition seloa les besoins. Au temps où ; écrivait Cabet, VAgrarianisme avait beaucoup de partisans en Amérique. Dans ce pays, par leurs journaux, par leurs meetings, ses principaux partisans : Th.-A. Devyr, W. Lyons, Makensie, Mike Walsh, L.-S. Manning, John Windt, entretenaient une grande agitation. Il ne faut les confondre avec leurs contemporains, les AssociationisteSf qui, par leurs théories, se rapprochaient plus des socialistes de France. \