‹ Exposé des éléments constitutifs du système de la troisième écriture cunéiforme de Persépolis [Texte imprimé]Chapitre 4 sur 4 · DIFFÉRENTS · texte numérisé non relu

DIFFÉRENTS

8°. J’adopte les iiomotypes dans une application plus ou moins limitée dans les différentes classes des écritures cunéiformes ; en les considérant comme la preuve d’un système identique dans l’origine, pour toutes les écritures cunéiformes, dans lesquelles je ne vois qu’un même système d écriture ; et cela malgré la diversité complète dans la forme ou le nombre des caractères , et nonobstant les langues différentes que ces écritures servent à

exprimer. Je considère donc le système appelé sémitique et qui a tiré son origine du chamite, comme devant être appliqué aussi bien à la première écriture cunéiforme de Persépolis, qui représente l’ancien persan , langue japhétique , qu’à la troisième écriture de Persépolis , qui s’explique à l’aide de dialectes sémitiques.

9°. 11 résulte de la présence des homotïpes dans les différentes classes des écritures cunéiformes (aussi bien dans celle à laquelle appartient la troisième écriture cunéiforme , que dans cette autre qui se trouve résumée dans la première écriture de Persépolis), la faculté de pouvoir assigner à chacun de ces caractères indéterminés, que nous avons nommés homotypes, non-seulement les voix a, /, u ( ou ) dites primitives, mais encore la facilité de leur appliquer, à l’instar des sons vocaux de l’hébreu et du grec, ces autres voix, telles que 1’* et l’o, qui, d’après une doctrine particulière du sanscrit, mais inapplicable aux langues sémitiques, se trouvent parfois énoncées comme diphthongues.

10°. Le son de la voyelle est sous-entendu dans les consonnes pour toutes les classes des écritures cunéiformes , de même que dans le système des écritures sémitiques ; et il n’y est pas inhérent. La présence ou omission indifférente des signes pour les voyelles ( voir T) ou homotypes , qui représentent dans le principe la voyelle pure ou plus ou moins aspirée , exclut toute idée d’une combinaison syllabique effective : que cette combinaison soit considérée limitée à une seule voix comme dans le sanscrit, ou étendue à plusieurs comme dans l’éthiopien. De plus, la faculté que j'ai admise (voir 9") d’assigner aux homotypes outre les trois

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voix dites primitives, encore celles que l’on veut énoncer comme composées, s’applique, de plus, à tout son vocal sous-entendu dans les consonnes.

11°. Le système des écritures cunéiformes se présente comme formant l’intermédiaire entre les écritures sémitiques aux alphabets plus simplifiés, et l’écriture d’une nature si compliquée de l'Êgypte ; il sert en même temps pour démontrer la transition entre les principaux systèmes d’écriture, depuis la reproduction de signes figuratifs devenus phonétiques, origine de toute écriture , jusqu’à l’expression si simplifiée des idées au moyen d’un nombre limité de signes graphiques.

1 2°. La langue que la troisième écriture cuuéiforme de Persépolis représente est sémitique, mais môlée au chamite; elle montre les analogies les plus fréquentes avec le chaldéen, et d’autres non moins précises avec le copte saïdique.

Telles sont les conclusions les plus importantes auxquelles je suis arrivé : elles forment la base du système que mon déchiffrement m’a fait adopter pour la troisième écriture cunéiforme de Persépolis; elles donnent l’espoir d’arriver à la connaissance des écritures et des langues de l’Assyrie et de Babylonc ; de rectifier et de contrôler la lecture de l’ancien persan; elles confirment enfin le système des hiéroglyphes phonétiques de l’Égjpte, origine de toute écriture.

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