‹ Exposé des éléments constitutifs du système de la troisième écriture cunéiforme de Persépolis [Texte imprimé]Chapitre 3 sur 4 · RÉSUMÉ · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ

Je reprends sommairement les résultats que j’ai énoncés dans mon livre , et qui démontrent les principes suivants :

1°. La troisième écriture cunéiforme de Persépolis se présente comme appartenant à la classe des écritures cunéiformes de Babylone et d’Assyrie, que je comprends sous la dénomination d’araméennes; mais sans montrer des analogies plus précises avec l’une qu’avec l’autre de ces écritures. Elle s’applique cependant, vu la simplicité de ses combinaisons et les rapports plus prononcés entre certaines lettres . plutôt à l’écriture assyrienne qu’à celle de Babylone.

2". La diversité entre les écritures cunéiformes araméennes est plutôt apparente que réelle ; elle résulte de notre manque de connaissance des modifications de la forme identique des lettres appartenant à une môme classe : ce que confirment des transitions distinctes et régulières d’une écriture à l’autre; circonstance dont nous tirons l’argument, que des transitions pareilles doivent exister aussi bien entre toutes les autres lettres des différentes écritures cunéiformes araméennes.

3°. Les rapports effectifs que nous reconnaissons parmi les

formes de ces différentes écritures, autant que les rapports éventuels que nous pouvons inférer de ceux qui sont apparents , nous donnent la conviction que le déchiffrement complet de l’une de ces écritures doit conduire à la connaissance des autres de la même classe : de sorte que la lecture de la troisième écriture araméenne de Persépolis mènera nécessairement , à l’aide de la combinaison, i\ l’interprétation des inscriptions assyriennes et babyloniennes conservées sur le sol môme de ces anciennes contrées.

4°. Le déchiffrement de la troisième écriture de Persépolis est basé sur l’analogie que les noms propres de cette écriture offrent avec la première écriture cunéiforme de Persépolis ; quant au défaut de conformité qui se manifeste dans certains cas pour la lecture des noms propres de ces deux écritures , il s’explique par des faits basés sur des lois distinctes , tels que le redoublement , l’élision et le changement de certaines lettres dans la troisième écriture : conséquence d’un système plus primitif et, par cela môme , moins simplifié dans cette troisième écriture que dans la première.

5°. La troisième écriture de Persépolis, aussi bien que les autres écritures cunéiformes araméennes, présente une quantité plus considérable de caractères que celle que le besoin , pour la reproduction des sons dans une langue quelconque, pourrait justifier. Malgré le nombre plus limité auquel la connaissance exacte des formes doit réduire les caractères de cette écriture , il dépasse néanmoins la quantité de signes que les différents systèmes d’écriture qui nous sont connus, un seul excepté,

DE PERSEP0L1S.

pourraient appliquer, et surtout en ce qui concerne les liquides et les sifflantes. Le principe fondamental de cette écriture est donc celui de l’existence de signes équivalents pour exprimer une même voix ou une même articulation, c’est-k-dire des homophones.

6°. L’existence des homophones forme la preuve la plus positive DE l’identité ENTRE LE SYSTÈME DES ÉCRITURES CUNÉIFORMES ARAMÉENNES AVEC CELUI DES HIÉROGLYPHES PHONÉTIQUES DE L* ANCIENNE

Égypte, puisque l’application d’un même principe, celui des équivalents, est exclusif à ces deux systèmes d'écriture.

7°. La troisième écriture cunéiforme araméenne montre d’autres analogies très-prononcées en commun avec l’écriture phonétique de l’Égypte, mais qui s’appliquent aussi bien aux écritures sémitiques : telles que la présence ou l’omission indifférente des signes pour les voyelles; puis l’expression par un même signe ou type , de différentes voix , liquides , aspirations et même articulations. Je nomme ces signes particulière homotypes, comme présentant pour un même type plusieurs sons

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