PRÉFACE
Ces difficultés reposent sur :
La lecture ;
La grammaire:
Le vocabulaire.
La lecture des textes assyriens s'appuie sur la connaissance de la valeur des nombreux signes de l'écriture anarienne, mais leur nombre et les valeurs multiples de la plupart d'entre eux paraussaient une anomalie au moins étrange dans la formation des Systèmes graphiques. L'auteur s'est d'abord attaché à démontrer que les articulations simples de lidiome assyrien étaient représentées par des signes dont la valeur était rigoureusement déterminée, et que ces valeurs suflisaient pour en déduire celles de tous les autres caractères et assurer les lectures assyriennes, malgré les découvertes qui restaient à accomplir. Le Syllabaire que l’auteur a ainsi formé, et qui devrait paraître le premier dans l’ordre logique du développement des études assyriennes, a rencontré des difficultés matérielles qui en retardent seules l'impression.
La grammaire, que l’auteur présente aujourd'hui, suppose la vérification des valeurs du syllabare; sa publication offre moins d'obstacles. D'un autre côté, les formes générales du discours se prêtent à une synthèse plus rapide que l'examen détaillé des signes. Un certain nombre de caractères n’a, 1l est vrai, que des valeurs idéographiques, mais on a pu pénétrer dans l’analyse de la phrase avant que leur signification, ou même leur articulation, ait été rigoureusement déterminée.
La formation du vocabulaire renferme des difheultés d’une autre nature. On doit chercher d’abord à déterminer dans quel ordre
on pourra ranger tous ces mots écrits avec un système graphique
PRÉFACE. | il si étrange, pour ne pas trop sécarter de l'ordre auquel les lexiques de toutes les langues nous ont habitués. D'un autre côté, la valeur des mots ne se déduit pas par synthèse : une racine connue ne conduit pas nécessairement à la valeur d’une racine inconnue; une acception connue, à une autre acception qui reste à découvrir. Aussi les bases d’un dictionnaire ne sont pas encore posées; dans tous les cas, le vocabulaire assyrien ne s'élévera que par la patiente analyse des textes, et ne s'achèvera que lorsque tous les textes auront été épuisés.
Telle est la triple série de faits sur laquelle la philologie comparée, appliquée aux textes assyriens, s’est exercée, particulièrement dans ces dernières années, et dans laquelle l’auteur s’est efforcé d'apporter le contingent de ses recherches personnelles.
Ces tentatives semblent, au premier abord, ne toucher que médiocrement le grand public qui ne demande pas, après tout, à être imitié aux eflorts d’une science qui s'essaye, et qui ne cherche, dans ces études, que des résultats dont la connaissance puisse intéresser la vie de l'humanité. Mais les inscriptions assyriennes ne se bornent pas à quelques textes isolés, 1l y a là, on. le sait, un grand ensemble; et si, pour se prononcer, l'historien peut attendre que les questions philologiques soient éclaircies. que les problèmes soient résolus et que les solutions soient accep= tées, 11 lui importe peut-être de connaître les progrès d'une science qui lui ouvre de si vastes horizons, et sur laquelle 1l s'appuiera un Jour.
D'un autre côté, si, parmi ceux que les études philologiques peuvent caphver, quelques-uns ne semblent demander aux ex-
plorateurs des textes assvriens que des découvertes, dont ils puis-