‹ Exposé des éléments de la grammaire assyrienneChapitre 131 sur 178 · AT KP ER QT. EN · texte numérisé non relu

AT KP ER QT. EN

matat sa a — gan — na id — hu - ru.

Provinciæ quæ hic coïere.

(Darius, Inscript. H.)

A4 D— e. Des 1] 20 > TX ET, ou Eat ST 'ET. vailleurs, » correspond au perse apalaram, sans traduire toutefois rigoureusement ce mot.

« (Voilà) ce que j'ai fait ici et ailleurs. »

sf DOTE || Caen Dhs al ET. <-

— na — ku & — par = na L Le us — su au ne ego hic feci et AT. PMR ET. = ne Er | =— . A (FT . D—|4l 44 »>— 22 ina kak — ka — ru Sa — nam — ma : — US — su. in terra exlera feci.

(Xerxès, Inscript. E, 1. 8.)

« Dans une ville étrangère (dans une ville ailleurs).

an. md EN PTE.

Ta na ae; num — mA.

In urbe extera.

(Nabuchod. W, 4. I. pl. 57, c. van, L. 90.)

20 B—YT— — > PES D ER — et a, |, t& AINSI. ?

« Celui-ci, c'est (romatès le Mage qui mentit ainsi. »

Met ENS, SEE

a — ga — à Gu — ,ma - a — Ma Ma — gu - sù sa Iste (est) Gomates (vir) Magus qui MATE. RIET.

ip CAN 1 / À = su um — ma.

mentitus est ita.

(Bisit. inscripl. dét. n° 1.)

LT ET T, «quand, après que,» correspond au perse yathd.

« Après que j'eus tué Gomatès le Mage. »

FR Fe RTE Re ESS

sa anaku an du —: ku Gu — ma - a — tar Le ego oceidissem Gomalem AE ET.

Ma — pu — su.

(virum) Magum.

(Bisit. 1. 29.)

< : J 2 : . à A9 EE B-: «ensuite, après, » est à la fois préposition et adverbe.

Nous l'avons, en eflet, déjà vu comme préposition; il figure comme adverbe dans les phrases suivantes, où il traduit alors le perse paçdva : « Ensuite tout le peuple s’éloignaide Cambyse. »

memes DE ar j = kum gab = br la — pa = mx AS Postea populus ominis a LR Ce) mi TES VE El al AROPTARE La Kam = bu :—- mn — ya dt — 1k =" vu.

Cambuzia defecerat.

(Bisit. 1. 16.)

« Ensuite jai envoyé une armée en Médie.»

« B—4 D —< >— D——< EE —— >— LE Mat = lient} le De SET ar — ki anaku u — kum al — {a = par ana - Postea ego exercitum misi ad >— EDE TT F ie Dates. - — Mediam.

(Bisit. 1. 44.) 44 > : : à LÉO 12; 7, «de nouveau, comme autrefois, » trouve sa signifi-

cation dans le perse paruvammacty avathä de l'inscription de Bisitoun. «Je l'ai fait comme autrefois. »

Fee Ne, Toto

is anaku CRE Va UOTE LE Le olim ego feci.

(Bisit. 1, 25.)

« J'ai rétabli l'état sur ses bases, comme autrefois. »

ETES FIL: GT

anaku u — kum ina as ® — su ul — ta # kan Ego imperium in locum suum stabilhivi x - & 44 14 44 >—| HS — is.

ut olim.

(Bisit, 1, 26.)

7 PP AT 7, «comment (?) » M. Oppert, en restituant le texte de Nach-1-Roustam, rapproche cette expression de l'hébreu 3354.

« Comment Darius pouvait-il être roi de nations si diflérentes? »

M." PET AT AU E REY d7.

malat an — ni — tav ak = 1 — ki “ad - sa - ?

Terræ - illæ 2 . variæ Æ T4 TT NT EU CC ET Da — à — r — ya — vus sarru kul — lu.

quas Darius rex tencbat.

Quelques adverbes se terminent en ET, comme en chaldaïque x et en arabe L, bien qu'on ne puisse considérer cette terminaison comme essentiellement caractéristique : c'est ainsi que nous lisons : umma, sanamma, kima, anama, amma, etc. en est autrement de la terminaison en ts, ou anis. M. Oppert remarque, en effet, que la langue assyrienne connaît une désinence spécialement affectée aux adverbes formés de substantifs ou d'adjectifs; c'est la terminaison ts, ou anis, quand l'adverbe implique une comparaison avec des substantifs au pluriel!

M. Renan a critiqué cette forme: elle lui semble renverser les analogies de la grammaire générale des langues sémitiques?. Quoi qu'il en soit, cette forme existe, et il faut bien l’admettre comme un des caractères propres à la langue assyrienne; en eflet on a la preuve 1° que les expressions de cette nature sont bien des adverbes; 2° que cette terminaison est bien phonétique.

1° Pour prouver que Îles expressions de cette nature sont bien des adverbes, nous signalerons d’abord les passages des inscriptions identiques où elles permutent avec l'expression radicale et une préposition. Nous trouvons, par exemple :

De ET pour 2. ET:

sal la EEE, a — na sal = la - tu.

(Sargon, les Fastes, 1. 97.) (Botta, S. xux, pl. 155, 1. 5.)

ès.

CURE TE por LE Te 1 18 AU. su Se ris, kè — ma issur.

(Sargon, les Fastes, 1. 50.)

ès.

AO D , VE 4< >——4 F De Leu | < pour ET El ÆY] Ï 427% a bu = ba ris; ki — ma tuba, = UE

( Sargon , les Fastes, 1. 134.)

. Les terminaisons en ts caractérisent donc bien des adverbes. 2° Pour se convaincre que cette terminaison est bien phonétique, il suflit.de se rappeler que, si c’est une-terminaison idéographique, elle sera invariable, quelle que soit la terminaison vocale du mot qu'elle

! Oppert, Grammaire assyrienne, p. 73. — * Journal des Savants, avril 1859, p. 254.

détermine. Si, au contraire, elle est phonétique, elle se combinera avec la terminaison du radical, et, dès lors, le signe pourra changer suivant les syllabes complexes qu'il formera, de manière que la prononciation restera la même, malgré les changements qui pourront aflecter les signes syllabiques. Or nous avons de nombreuses décompositions de cette forme, même dans des passages et dans des mots identiques. Nous lisons, par exemple :

RIT cd) Et sal — la — tis CEE CENT ME EN

( Sargon , les Fastes, 1, 76.)

El Eiiite ES EN

ra — bis pas

(Sargon, les Fastes, 1. 16.)

Les terminaisons en ts sont donc bien des terminaisons phonétiques ; aussi nous les voyons figurer comme compléments phonétiques des expressions idéographiques pour en faire des adverbes, par exemple :

>— >— rab = 1.

(Sardanapale LIT, W°. A. J. pl. 17 et passim.)

Voici, du reste, une liste d'adverbes ainsi terminés, assez longue pour ne pas permettre de considérer cette désmence comme un accident; aussi je crois qu'il faut désormais Padmettre comme une forme assyrienne dont le rôle et la signification sont parfaitement caractérisés.

i es TT

di — ‘ns, « Lute, » (59N) «fortem reddere.»

(Sargon , les Fastes, 1. 41.) DAY 0— T æ] rt Ni as — seli à « radicitus.» (9YN) «radix.»

(Sargon , les Fastes, 1. 131.)

F au 7

Er EM bis: “insidiose. » (39N) insidiari.»

(Sargon, les Fastes, 1. 73.)

ET

dan — ms, tfortiter.» (7) «dominare.» (Inscript. de Sardanapale IT, W, 4.1, pl. 18, 1. 48.)

HOT et ROM

ha- dis, ha — di — is, «omnino. » (7n) (Mylitta, 1. 22.)

ä F4 autel | — mu — dis, « festinanter.» (70ñ) «concupiscere.»

(Sargon , les Fastes , 1. 86.)

Mae ie "al

ka — an — di is «cum studio.» (7m) «concupiscere.»

(Prisme de Sennach, W. 4, 1. pl. 41, ce. v, 1. 56.)

A — el «fauste.» (211) «bonus esse.»

(Sargon , les Fastes, 1. 157.)

ER R Cnieter ||

ki -— ms, ki — mi - is,ein sempiternum.» (312) «stare.»

(Sargon , les Fastes, 1. 156, 188.)

ME K | kar — pa — ns, «sicut karap.» (n7D) ...# (?)

D——v p— À Me lab — ns, «in antmo.» (29) «cor.»

(Sargon , les Fastes, 1. 4o.)

E « Cr

mu — sis, «cedendo. » (#19) «cedere.»

( Sargon , les Fastes, 1. 126.)

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