‹ Exposé des éléments de la grammaire assyrienneChapitre 171 sur 178 · INSCRIPTION DE KALAH-SHERGHAT · texte numérisé non relu

INSCRIPTION DE KALAH-SHERGHAT

L'inscription dont nous allons donner un fragment est la plus ancienne des inscriptions royales exhumées des ruines de l’Assyrie. Elle est écrite sur un prisme octogonal qui renferme plus de sept cents lignes d'écriture. On en a trouvé quatre exemplaires, plus où moins bien

conservés, aux quatre angles du grand temple d’Assour, dont on voit les ruines à Kalah-Sherghat sur le Tigre. En comparant ces quatre exemplaires qui reproduisent un texte identique, on en a facilement comblé les lacunes, l’ensemble de linscription ne présente aucune interruption. Le texte a été publié dans le Recueil des inscriptions de l'Asie occidentale, par MM. Rawlinson et Norris. C’est cette inscription qui a servi, en 1897, à cette sorte de concours ouvert devant la Société asiatique de Londres sur la proposition de M. Fox Talbot, et qui a donné lieu aux quatre traductions présentées avec la sienne par MM. Rawlinson, Hincks et Oppert. En se reportant à l’époque où ces quatre traductions ont paru, il est déjà facile de voir que les auteurs obéissaient à des principes communs, à une méthode qui pouvait être systématisée malgré les lacunes qui existaient dans les travaux de chacun d’eux. Ce premier travail devait être complété par une analyse philologique du texte; aucun des traducteurs cependant ne Fa publié. M. Oppert seul est revenu sur ce document et en a donné une traduction française en 1865, dans les Annales de philosophie chrétienne.

Cette inscription, d’une très-grande importance pour lhistoire du grand empire d’Assyrie, soulève, à ce point de vue, des questions du plus haut intérêt, mais qui sont étrangères au but que nous nous proposons ici. H nous suflit de dire que le récit embrasse tout le règne de ce roi que nous appelons Téglathphalasar I, et dont le règne peut être fixé vers l'an 12b0 avant J. CG. Nous avons donné, dans notre citation précédente, un exemple du récit des batailles des rois d'Assyrie; le passage que nous détachons maintenant servira surtout à mettre en relief certaines formes verbales propres à l’assyrien, et qui sont d'un assez fréquent emploi, particulièrement dans les invocations et les prières qui terminent la plupart des inscriptions.

INSCRIPTION DE TÉGLATHPHALASAR I. (120 AV. 1. c.) (W. A. L pl. 16, col. vn, 1. 29.)

ET EM ET. ,T dE EN, DEIrEET.

(39) Li — ta al kur = “di ya — nn — tu (ho)

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