eœil,n { YY “les deux yeux
ÊT- “oreille ,» à YY cles deux oreilles, »
"= « CÔÉ, n? & TT «les deux côtés, »
Comme en égyptien, où lon écrit également :
ie “les deux yeux.»
ra «les deux bras,»
bien que des articulations spéciales de ces formes ne soient pas passées dans la langue. Il en est de même en assyrien : le duel ne paraît pas avoir eu une flexion distincte de celle du pluriel. C’est, du moins, ce que lon peut induire des passages dans lesquels on a pris soin d'indiquer, après le chiffre 2 , employé avec sa valeur numérique, la flexion ordinaire du pluriel?.
Le pluriel est une plus grande extension de lunité que le duel; son expression idéographique a été reconnue dès les premières lectures; elle se caractérise par la répétition de l'expression idéographique ou allophone qui correspond toujours, dans les textes trilingues, à un pluriel du texte arien :
E AA “roi ,» E AS EAS “O8, »
! Conf. Hincks, On assyrian verbs, dans Journal asiatique, 1857. — Éléments de la le Journal of sacred Literature, july 1855, grammaire assyrienne, n° 43. Extrait du p. 391, et october 1857, p.147. Oppert, Journal asiatique, 1860.
Inscription de Borsippa, p. 29-57. Extrait du ? Conf. W.A.L LE, pl, 15, col. vr, L 87.
hi
EU cpaysr ETETQ ETEIQ pays»
Le pluriel se caractérise encore par l'adjonction d'un signe spécial «, dont le rôle n’a jamais été douteux. Lüwenstern avait déjà signalé la fonction de ce signe dans son premier essai /; nous avons ainsi :
EX “roi, » Ah IQ crois.
> tpays,r pe FK« # pays.»
Lüwenstern chercha l'explication de ce signe dans les hiéroglyphes égyptiens; le pluriel est, en eflet, exprimé, sur les bords du Nil, par la triplication de lobjet, ou par la représentation de lobjet suivi du
chiffre 3 :
[l ns « homme , » “ 1 «hommes.»
On le trouve encore exprimé par le htuus suivi de trois petites lignes perpendiculaires 9 m, ou bien par la cœlle suivie des mêmes lignes Ÿ ii. Quelle que soit l’analogie que ces formes présentent avec le signe assyrien, il est bien entendu qu'il n'y a là qu'un rapport de procédés qui ne peut établir un rapport plus ou moins éloigné entre les deux systèmes graphiques ou les deux idiomes. Le signe F« est d'origine anarienne et il a son explication dans le système même auquel il appartient. Dans les syllabaires de Sardanapale (k.110) ce signe est expliqué par le mot ET ET , et madu, dans les inscriptions trilingues, est traduit par le perse vaga, qui veut dire « beaucoup ?. »
Il ne saurait donc y avoir d'équivoque sur l’origine et la sigmification du signe «, et des observations, pour ainsi dire, à chaque ligne répétées, ne permettent pas de douter du rôle qu'il joue dans les imscriptions assyriennes.
On a été assez longtemps à déterminer la flexion du pluriel, car son
! Exposé des éléments constitutifs du sys- 1849, p. 4 et 5; — Oppert, Grammaire tème de la troisième écriture cunéiforme de assyrienne, n° 4h. Persépolis, p. 85. — Voyez également de ? Conf. Oppert, Expédition scientifique en
Sauley, Mémoire autographié du 1 4 septembre Mésopotamie, L IE: p. 131.
LE SUBSTANTIF. 51 expression phonétique est assez rare, tandis que la forme idéographique se rencontre à chaque instant. I est facile de comprendre que l'expression idéographique du pluriel soit la dernière que l'écriture anarienne devait abandonner, puisque nous n'avons pas encore chassé aujourd'hui la forme idéographique ou conventionnelle du pluriel de notre langage technique ou familier.
La flexion du pluriel a été constatée par la comparaison des différents passages des inscriptions où la même idée se trouvait reproduite sous ces deux formes. Ainsi, par exemple, nous connaissons, par les inseriptions trilingues, un monogramme qui traduit le perse duvartim ; il signifie « porte : »
Eat Ce monogramme est transerit, au singulier, par le groupe
>—Y 4<4 D—Y 44 : De—— ou >— >— «< b—1 <<
ba — bu ba — bu —u. (33)
Les inscriptions des pavés de Khorsabad nous montrent la même idée au, pluriel, exprimée idéographiquement et phonétiquement : nous avons d’une part l'expression idéographique :
Ent Te
(Botta , pl. 16, 1. 108.)
et, dans un passage parallèle, le groupe phonétique
D—| D 4 ba — bi.
(Ibid. 1. 116.)
Les Assyriens fléchissaient done le pluriel en ?. Des exemples devenus de moins en moins rares avec le progrès des études ont permis de généraliser cette forme !; nous avons ainsi :
El (a
a — gur, «brique; » a pu = ri, vbriques.» (73N)
1 Conf. Oppert. Elements de la grammaire assyrienne., p. 45. ( (e] y Ï
TI BarctslA na — ki - vu, «rebelle, » na — ki — ri, crebelles;:» (55) EN ET — fu, FE,
ga
renmerai, » ga rennemis. » (72)
Les groupes purement idéographiques ne peuvent former leur pluriel par la flexion du dernier caractère, parce qu'on altérerait ainsi la composition du groupe, aussi ils ne comportent que l'expression idéographique:
ee Th EE [AK “citadelles;»
(Sargon , les Fastes, L. 40.)
Er = | 2T ul TK * SOUVETNEUTS. »
(Jbid, 1. 2e.)
Mais, lorsque l'idéogramme est accompagné de son complément phonétique, ce complément suit alors la flexion :
LE VE 11 D—D— sadu, «montagne ,» sadi , «montagnes ; » (v7%) (Comp. Sargon , les Fastes, 1. 38 et 39.)
LECT DAT Er yuin , «jour, » yurna , jours.» (ay)
(Ibid, 4. 13 et 10.)
De même que nous avons avec l'expression phonétique :
PTE FPE
su = Mo", «montagne,» sa" M — 1, «montagnes ; » (Comp. Xercès à Van, 1. 90. et W. A. J.t. 1. pl, 64 c. ax, 1. 4.)
SUR à Siètec 2
(Comp. Sargon , les Fastes , 1. 13, 27 et 1. 10, 110, 147, etc.)
La terminaison en 1 n’est pas la flexion générale et unique du pluriel, Un grand nombre de substantifs masculins en « font aussi leur pluriel en ul :
1147 Mara
a— bu, «père,» a— bu - ut, “pères: » (2N)
LE SUBSTANTIEF. 03
Êr + Êr= <a
ki — din nu, «loi,» ki -— din- nu -ut, «lois.» (72)
Les substantifs féminins font leur pluriel en allongeant la terminaison; cet allongement insensible dans l'écriture, lorsque le mot est écrit avec le signe de la syllabe complexe, n’en existait pas moins dans la langue parlée, car il devient apparent dans l'écriture dès que la décomposition de la syllabe se produit. |
Ceux en at font at:
=] ET A4 ET = F 44>— >—| 44 44>— >—| LE ba — tu -lat, vierge,» ba tu — la -à- tu, «vierges ;» (nn)
4 AELINGE hi — rat, «épouse,» li — ra -à- tu, «épouses;» (fn) in.
FÉETTEUTE FRET TENRIET a — Li — da — at, «mère,» a- li — da ä tu,
«mères.» (79)
Ceux en tt, font tt :
PTE fit
bé
Us «maîtresse,» bé — di — 7% it, «maîtresses. »
Un certain nombre de substantifs masculins et féminins ont deux pluriels; ainsi on trouve, par exemple :
Singulier : I} L—
a— bu, «père ;»
d >——< ) 4< Pluriel : FF DÉSR ER APS àT a— bi a — bu -ut, «pères.»
De mème que nous avons :
3 . D—Y 44 Singulier : Ce LP cc ba = bu, «porte; > >——<« >— Pluriel : | CPP a e SE) ba — bi ba — ba — at, « portes. »
(Inser. de Sennachérib et de Sardanapale, passim. )
Quelques substantifs sont même des deux genres; ainsi nous trouoO ?
vons, pour le même mot, une forme masculine en an :
Singulier : ER | =] >— |
UM — MA — an, «armée ;» (305) £ D——Ÿ DT D— Pluriel : [es y | aTz UM — MA - MN, «armées ; »
(Sargon , les Fastes, . 73.)
et une forme féminine en at :
Singulier : sa | =] ee qi a
um — MA — na Le | ET TN ET >— : x S D— Pluriel : PTE J >< 44 um — ma — na —a—.\ tu,
{ Jbid. 1.120.)
I serait facile de multiplier le nombre des exemples. Pour le moment, il nous suflit d'avoir constaté l'existence de la flexion; car, pour comprendre l'influence qu'elle exerce sur l'expression graphique de l'idée, il nous faut encore connaître certaines modifications qui affectent les substantifs, suivant le rôle qu'ils jouent dans la phrase.
S IE — De l'état emphatique et de la mimmation.
Les phénomènes de la mimmation assyrienne ont été observés pour la première fois par M. Oppert. H les a signalés dans le Journal de la Société asiatique, puis dans la relation de son Expédition scientifique en Mésopotamie, et enfin dans sa Grammaire assyrienne !. Voici les faits sur lesquels M. Oppert appuie ses observations.
Le moteterre, » dit-il, s'écrit idéographiquement avec le signe B: ou phonétiquement :
es ee = | ir il. (Y'N)
Inscription de Borsippa, dans le Journal scientifique en Mésopotamie, 1. 11, p.195.—asiatique, mars 1857, p. 145.— Expédition Éléments de la grammaire assyrienne . P. 10.
L'expression idéographique traduit l'idée exprimée par le perse
bumi, dans les inscriptions trilingues; mais on trouve ce mot écrit
avec le monogramme et des compléments phonétiques différents. Par exemple :
E— safe è ) re Jos | { 1 ta !
E—- (ss) 4E> pre) (Ta) enfin le mot se trouvait écrit à Vân :
D ir
(este }
c'est-à-dire avec un signe nouveau, dont la valeur, avant les observations de M. Oppert, était fort indécise. On savait cependant, depuis longtemps, que ce signe renfermait une dentale, mais sa valeur n’a été fixée que par les syllabaires de Sardanapale, qui lexpliquent par tm ou iv. Ce n’est pas tout, on trouva que d'autres groupes, qui laissaient soupçonner une terminaison en #, la, et mème f, présentaient des signes qui accusaient des terminaisons en tam, tim et tum. Les expressions phonétiques pures offraient les mêmes phénomènes que les différents compléments phonétiques du même idéogramme. M. Oppert fut amené ainsi à soupçonner que ces terminaisons, dont la nécessité euphonique ne pouvait rendre compte, représentaient des flexions grammaticales qui devaient avoir leur raison d’être dans lidiome. Or, en comparant ces formes avec celles qui sont fournies par la nunnation arabe, il en a conclu l'existence d’une ancienne déclinaison, dont les cas se caractérisaient dans l'écriture, en um pour le nominatif, et en am et im pour les cas obliques. La lecture des textes prouve que l'assyrien donne, surtout pour les substantifs féminins en général, et pour Îles masculins en T et en N, la mimmation entière’. Ainsi nous avons :
Cas droit :