LU É
«rebelles ; »
Pluriel emphatique : Diem PT er F ns
na = M — ra = à — nu, «A LES aa (jen TRE ENT CR De CES > « RUES DAINETE Neil na — 1 — ra - à — na.
Les substantifs masculins qui ont le pluriel en ut forment le pluriel emphatique en äu, üta, ati. Par exemple :
Singulier : ns | Ÿ >
lo sa nu, «langue ;» (xwb)
Pluriel simple : >: ab Ÿ >7— À
hi — sa - nu - ut; Pluriel emphatique : pH) 4 >7— er En h — sa-nu - tu, LH bi er a: a) h — sa-nu - (a, ae RENE ré h — sa-nu —- üù - ü.
Singulier : > 1 m0 dit: \ NES RENE «serviteur;» (727) Pluriel simple : >—]] 22 >—]4: QUE ÊT ME CT Cul ; «serviteurs ; »
Pluriel emphatique NS EE LE LI AO — 1 — ru - à - tu (ta, hi).
Les substantifs féminins qui ont le pluriel simple en àt forment le pluriel emphatique en &tu, alta, äh.
Singulier : Qi hi
MAN IINE hat = at; «reine ; » (5°0) Pluriel simple : | ETTT œA| LS)
mas = al 1 ka — ät, ereines:»
Pluriel emphatique : | ET | Ÿ] pis [ “EP À >—T« |
moe Cale Lara tu (ta, ti).
Les substantifs féminins qui ont le pluriel simple en # forment le pluriel emphatique en tu, üta, th.
Singulier : con TOUS
bi = dé, «souveraine , » (9v2)
Pluriel simple : ss HOTE = 4]
bé ît;
Pluriel empbatique : at {I me ET Re | PE >]
bi tu (ta, ti).
Le pluriel des substantifs féminins est toujours dérivé de la forme
simple du singulier.
Singulier : d« as eu
kis — sa — at, «légion ;» (WW)
Pluriel : dx LA24 W >——T«
lis — sa — à — ü, «légions.»
Le pluriel des substantils masculins, au contraire, est généralement
formé de l’état emphatique.
Singulier : 4 = cie LEE ka — va an «corne 3» (19P)
État emphatique : a spi >7—
= nu ;
Pluriel simple : 4 T PTS >
ka ar m1 ;
Pluriel emphatique : de, LATE) Fu i Fi
Singulier : | æ)| TT
ku - pu — ur, «bitume ;» (952)
Etat emphatique : Ÿ ï —- (FT
ku — up — ru;
Pluriel simple : Va es LP
bu dup or
LE SUBSTANTIRE. 63
Pluriel emphatique : Ÿ EE a » |
ku — ri = ra" =) an.
Les changements graphiques qui proviennent des nécessités grammaticales amènent une particularité relative aux substantifs qui renferment un » à la troisième radicale, qu'il est bon de signaler ici, d'autant plus que les lois phonétiques qui régissent cette nasale s’écartent de celles de l’hébreu etinfluent sur toutes les parties du discours. En hébreu , le » ne s'assimile qu'à la première radicale, tandis que, en assyrien, les articulations qui dépendent de ln s’'assimilent, toutes les fois qu’elles terminent une syllabe, à l'articulation suivante, et finissent même quelquefois par disparaître tout à fait; ainsi on trouve :
LME : AA au lieu de {4 [4 T1 man — da — an — tu, «tribut ,» (373) lo fon D— NY 445— la forme AT EET LE man = da — ut — tu,
(N R. 1. 9. — Sargon, les Fastes, [. 29.)
et même | |{ ET
ma — da — at tu.
(hd, 4. 97, 39.)
Ce principe nous explique comment le n de la racine peut disparaître du corps des mots; il nous suffit d'en voir encore les applications suivantes :
État simple : + EN PQ DU
He na Late «alliance; » (312)
Emphatique : ZT >——<T4 pour LT Lim <<}
hi, Han, DEN is (Sargon , les Fastes; 1. 30.) État simple : — 4 EE bb tn A) al, “argile ;» ( 12° ) PTS nn Le PL Emphatique : 1 DE LR. le El ><] Pour si 1 He re ><] Fi TEE ha. = Bo im — ü.
{Nabnchodonosor, W. A, {. pl. 54, cr, 1. 0.)
L'état emphatique, insensible au singulier, dans l'expression idéographique, se caractérise, au pluriel, d'une manière bien significative; en eflet, la terminaison emphatique est rejetée après l'expression idéographique du nombre. Ainsi, nous avons d'une manière générale :
ADD bn EL -vrr T« an TE | TK CTRÈR «rois,» ut, «villes,»
et, au pluriel emphatique,
pos ] >— ci ] —— Er Cv nt 1 y sarrant, «les rois,» ram, «les villes,»
(Surgon, los Fastos, 1, 43, 149 ot passim.)
Nous avons dit que le rapport qui existe entre deux substantifs est exprimé, en assyrien, par une flexion ; il se trouvait caractérisé, dans les textes anciens, par la mimmation; mais la flexion ne persista pas toujours dans l'écriture; quand elle disparut, il ne resta plus que la juxtaposilion des termes pour indiquer leur rapport. Toutelois ce rapport, qui était exprimé dans la langue parlée, doit revivre dans nos transeriptions.
Nous avons d'abord la certitude que le substanhf régent doit se mettre toujours à l'état simple. C'est ainsi que nous devons lire :
« L’autel des destinées, »
D EI NI ET } { = >—4 | 4 parak si — MA — à hi; (Nabuehod, 1, 4, 4, pl, 64, col, ur, 1, 66.) parce que nous trouvons
Er EE. EN pa — va - ak si - ma à — À,
D ENabuchod, W, 4.1, pl, 66, col, v, 1, 1h.)
el non pas parakku simät.
« Sargon , roi d'Assyrie, Es EG TC à AT Sarlrin ser Assur,
(Sarpon, les Mantes, À 2.)
« Hanon, roi de Gaza,
EN ee K : TE MR
Ha — nu = nu “ur [a 71
(Sargon , leu Fastes, 1, 45, 46,)
et non pas Sarlin sarru Assur, Hanunu sarru Han. Cette lecture est assurée, du reste, par un passage des inseriptions de Sennachérib qui a déjà été relevé par M. Oppert!.
Nous avons également la certitude que le substantif régi prend aussi la flexion ?. Si le système graphique anarien ne permet pas toujours de la reconnaître, parce que le substantif est exprimé idéographiquement, ou parce que l'écriture n'en lient pas toujours compte, nous devons cependant la faire sentir dans nos transcriptions, parce que cette nuance était rigoureusement observée dans la langue parlée.
On peut, en effet, en suivre la persistance à travers les différentes phases de l'écriture. Dans les anciens textes, la flexion n'est pas douteuse, car on disait, vers le xvi° siècle avant J, C.
« Le peuple de Soumir et d'Accad , »
mi? APT ar ff ner + 1e 4
nisi Su — mé - ou EE. di . im
(Hammourabi, e, 1, 1 11 et 19.)
Plus tard, lorsque les formes se furent altérées en w, 4, 1, nous trou-
vons encore :
« Le pays de Soumir et d’Accad , »
ETAT ET Le Et
mul Su — m CLP = ka — (h.
(Inscriptions de Ninive passim, )
Mais, lorsque la flexion eut disparu de l'écriture, quelques textes nous ont donné la certitude qu'elle subsista toujours dans la langue,
! Bpéd. scient. en Mésop. 1. W, p. 101, — * Rawlinson, Analysis, ete, p. 3.
car nous la retrouvons jusque dans les inscriptions des Achéménides, où nous lisons par exemple .
« Palais du roi Darius, * B— 4 >— AA D—-—4 FA 4 ni “(2 ; ere El
bi it Da sn. ri en ga Mg ivus sar.
(Darius, Inseript. des fenêtres, L.)
Du reste, les textes grammaticaux de Sardanapale, fils d'Assarhaddon (vi siècle avant J. C.), qui doivent être rédigés, à ce point de vue, avee plus de soin que les textes historiques, font toujours sentir la flexion. Quand ils donnent un substantif au nominatif, ils présentent la forme en #. Ainsi nous trouvons, dans la liste du syllabaire K 110 :
AS oo
ha — ma — mu, «la chaleur.» (obn)
aie Eire
1 «la naissance.» (-55N)
Mais, au contraire, quand le sens appelle le génitif, la flexion paraît :
A at: Dre soi
kussu sar «le trône du roi;»
44< au-dessous : Fe (FT et au-dessou pe Ï =) qu; «le roi;»
a LR at a harat sar rt. «le sceptre du roi;»
if a11-dlacc 1 et au-dessous : PAT IT sar — Tu, «le roi.»
Nous lisons encore, avec le génitif :
+ Les insignes (?) de la puissance, »
Had:
u — gi bi ti
LE SUBS TANTIR. 67
«Les insignes (? ) de la royauté, »
F Fa: =
pt sarru = l.
DD ER fs
(Collection photographique K. 169 .)
Comment la flexion a-t-elle pu se perdre dans l'écriture et se conserver dans la langue? — Il y a là un fait que nous devons peut-être nous borner à formes graphiques, que, dans certains cas, lorsque les articulations se
constater. Nous savons déjà, il est vrai, par l'étude des
sont modifiées, l'écriture n’en à pas moins persisté: ainsi nous trouvons écrit nabiuv quand nous savons qu'on prononce nabu; hablu, quand on prononce pal ou bal. Dans le cas qui nous occupe, c'est le contraire qui a lieu, la flexion orale a survécu aux formes graphiques. Aussi nous pouvons supposer que le caractère idéographique de l'écriture anarienne, qui a porté les Assyriens à prendre, chez leurs maîtres en l’art d'écrire, des idéogrammes et même des flexions, auxquelles ils accordaient un pouvoir idéooraphique, a fini par faire considérer, par les À ba ab | P ( Assyriens eux-mêmes, leurs propres transcriptions comme des idéoorammes. Îls ont ainsi exprimé les mots, dans toutes les circonstances, avec une flexion unique, tout en les prononçant avec la flexion que leur rôle dans la phrase pouvait réclamer.
Enfin ce qui a pu contribuer encore à faire disparaître la flexion dans l'écriture, c’est que souvent la relation des deux substantifs est indiquée par un signe spécial, d'un assez fréquent emploi.
q gne. Sp P
M. de Sauley en a déterminé le premier la valeur et le rôle; c’est
P ; le sione Ÿ qui joue le rôle de la particule de flexion hébraïque swx. Si 5 jui ] | l’'hébreu ne fournit pas la particule &, 1l n’en est pas ainsi du phénicien P l P ÿ qui est, à chaque imstant, employé comme imdice du génitif; et qui
sert, comme le chaldaïque 5, à la fois de pronom relatif et d'indice du
téressent aux études assyriennes. Malheureusement nous ne pouvons pas loujours
! Le Musée britannique a fait faire des photographies d'un certain nombre d'ins-
criptions provenant de la bibliothèque céramographique de Sardanapale. Les Trustees ont libéralement offert des exemplaires de ces photographies aux personnes qui s’in-
citer cetle précieuse source de renseigne-
ments; d’abord parce qu'elle est peu ré-
pandue, ensuite parce que nos photographies
s’effacent de jour en jour et que cette cirñ J.
osénitif!. Nous reviendrons, au surplus, sur cette expression, en traitant de ce signe au chapitre des pronoms.