CRE
= OU —- mn, «notre race ;»
(Bisit. 1. 3.)
cet exemple suflit pour qu'il ne puisse y avoir de doute à cet égard. La seconde personne au masculin donne également peu d'exemples;
elle se dit PT ENT ou DT >; nous pouvons citer : ÊTT ET ÊTF
hbbi — ku - un, «votre cœur.»
(W. A. I. pl. 9, col. 1, 1. 19, 20.)
Au féminin cette seconde personne n’a pas encore été rencontrée. M. Oppert ne l'a restituée que par analogie.
La troisième personne du pluriel se trouve très-fréquemment dans les inscriptions trilingues, et on en peut citer de nombreux exemples au masculin et au féminin: aussi elle ne souffre aucune difficulté dans sa détermination : elle se dit, au masculin, AS E-JYŸ ou 14 >. La forme sun provient de la forme amplifiée sunu, employée comme la forme kun et kunu, concurremment dans les textes.
Nous avons, avec un nom au singulier,
EE ] re] abu - su -nu, «leur père;» UMMU — SU — NU, «leur mère.»
(Bisit, 1. 12.) (Bisit. 1. 19.)
et, avec un nom au pluriel,
Re ICGLRE AAROE
salmant — su nu, «leurs images;» nisi — sù nu, «leurs peuples; (N.R. 1, 26.) ( Passim.)
de même que nous avons, avec un substantif exprimé phonétiquement,
bi — lu ti su — un, «leurs pouvoirs; »
ou D— à >—4|« Ê= am Ca de Et = fc 2 1 — du — tt — su - nu, «leurs divinités.»
(W. A:I.t.1, pl. 58, c 151.08, 88.)
Les exemples du féminin sont moins fréquents, cependant nous avons pu en constater quelques-uns; nous citerons, entre autres :
ae croi F7
mi 8 — na, «leur souveraine; »
(Taureaux de Khors. Botta, pl. 4a, 1, 67.)
LITE Ne (run
malat na ab — har — si -— na, «Lous leurs pays.»
(Obélisque de Salmanassar HT, Layard, pl. 90, 1. 18.)
I est peut-être superflu de rappeler ici que la sifflante des suflixes de la 3° personne au pluriel subit les mêmes altérations qu'au singulier. C'est une règle constante qui révèle même la flexion assyrienne du substantif à travers son expression idéographique. Nous voyons ainsi qu'il faut lire :
au pluriel 44 TK] et au singulier 44 &—TT
mali-su, «868 Pays,» mal —x 8u, «son pays.” (Sargon, les Fastes, 1. 30, 51, 5a , 84.) (Ibid, 1, 31, 46, 61, 74.) >— > D— ET TK] PT ET luräti — su, «ses femmes;» . hirat ‘— £&u, «sa femme,» (Ibid, 1. 80.) (Ibid. 1. 35.)
Avant de terminer ce qui nous reste à dire sur les pronoms possessifs, nous devons mentionner encore une locution fréquente en assyrien, qui accompagne, pour les renforcer, les pronoms possessifs de la pre-
mière personne. Cette locution s'exprime par | at, «appartenant à,» et nous donne la forme attua, attunu, après le possessif déjà ex-
; ; » àf ] primé. Nous lisons ainsi :
HET pis fé ET Sn N
abu — at - 4, «mon père mien,»
(Xerxès à Van, 1, 17.)
n comprend les difficultés qui ont dû masquer longtemps cette O0 d les difficultés q t dù I longtemps cett lecture, malgré la traduction perse, à cause du double rôle du signe “4 qui est pris à la fois idéographiquement et phonétiquement dans la même phrase; aussi, pour la comprendre entièrement, il a fallu trouver d’autres locutions analogues, qui n’ont plus laissé de doutes 5 I [ sur cette forme. Nous avons :
au singulier Fr ELITE PEERMETCT
— NA — à —tav at tu — u-a, «mes lois ; »
(N. R. 1. 11.) ET TN. EE ET N kusgu tu — uw — a, «mon trône;»
(N. R. 1 26.) et au pluriel Tr. ET: Et
bit 01: at tu — nu, «notre maison.»
M (Bisit. 1, 95, 28.)
Les formes des pronoms suflixes sont donc bien caractérisées et bien déterminées. Nous pouvons, dès lors, en donner le tableau suivant:
Pronoms suflixes.
Singulier. Pluriel.
17° pers. EE TY Mars Giolnnene >— ya, nu, PO CE 0 CORRE 2 ul less OP EUR PT 7; PT ENY ka, ku — nu, ku ©- un, fém. DCE EL PT APT sr ; ler, ki = na,
3° pers. MASC. ++... EEY ISLE ET »—, = EN
su; su — nu, su — un, fém A UT RE Y TR (T—- EU?
sa , Si — na
Voici, du reste, des exemples des pronoms suflixes joints à des substantifs qui achèveront de nous faire comprendre le mécanisme de leur relation.