‹ Exposé des éléments de la grammaire assyrienneChapitre 76 sur 178 · DT · texte numérisé non relu

DT

yu — ma — a$ — Sa — nu, p.khsnaçéñthy, «ils sauront.» (;00) ( Bisil. 1, 21.)

La quatrième dérive de la précédente par l'interposition d’un T'entre la première et la deuxième radicale : nous la nommons yhtaal. Elle trouve son analogue en hébreu dans l’hutpaël des verbes qui commencent par une sifflante.

RSS À OT gr 2 — "tb — bu, -sa, «j'ai fait.» (#2) (Sargon , les Fastes, 1. 7.)

La cinquième se caractérise par l'addition d’un + prostétique au kal : c'est le shaphel. IH est identique au shaphel chaldaïque et syriaque.

gi ET KT

sap — rw, «j'ai étendu.» (#75)

( Sargon , les Fastes, 1. 120.)

Ale EME EM

— sam — dat, «j'ai soumis.» (np)

{Sargon , les Fastes, 1. 136.)

La sixième dérive de la précédente : elle se caractérise par les deux lettres nv, préfixées au kal, ou, si on veut, par l'interposition d’un n entre les deux premières consonnes du shaphel : c’est lstaphal. H est semblable à Al araméen.

US = RE VraE A — ‘du, «jeglorifiai.r (553) (Nabuch, W, 4.1. pl. 53, ce. 1,1. 36.) .

La sephème voix, enfin, se caractérise par un à préfixé à la racine : nous la nommons wphal; c'est le passif régulier du kal. Elle correspond au miphal des Hébreux et à la septième forme arabe.

More UT

ae— na —. dr, «j'ai fait vœu.» (773)

(Sargon, les Fastes, 1, 40.)

és > EE

MES nette Al pme «il a élé vu.» (93)

(Sargon , les Fastes, 1. 26.)

Il existe, en assyrién, comme dans toutes les langues sémitiques, d’autres formes verbales dont on pourrait former des voix et dont nous ne contestons pas l'existence, même régulière, mais ces formes seront mieux comprises quand nous aurons étudié, avec plus de détail, les voix que nous venons d'indiquer.

Le verbe assyrien présente donc, dans l’ensemble de ses flexions, toutes les désinences et toutes les modifications propres aux langues sémitiques. Pour s’en convaincre, il suflit de conjuguer, dans ces différents idiomes, un verbe dont la signification soit constante, mais dont la racine soit différente dans toutes les langues de la même famille, et qui, dès lors, ne pourra se rattacher au faisceau commun que par les flexions. Je prendrai, par exemple, le verbe qui exprime l'idée de «faire; » 1l se dit abas ou apas en assyrien. Sa signification est. constatée par de nombreux exemples dans les inscriptions trilingues, et ses flexions sont établies par de nombreux passages dans les inscriptions de Ninive et de Babylone; en voici quelques exemples :

PUR pate DE.

td. — bu.— su, d — bis.

Iphteal :

(Sargon, les Fastes, 1. 99, 118.)

0 = bu) su;

(Bisit, 1. 36.) =

{Sargon , les Fastes, |, 25, 13, 159.)

CE NU Tsu,

( Bisit. 1. 25.)

Pat NS 2 ETAT

D — bu — su Re Ps — 44 >—— >— jp: ÉTÉ YEN 4 — Ub — bu — su, ? AE nb 22%

(Sargon , les Fastes, 1. 7, 5o, 148.)

Shaphel : EdTiee Rte ÊT- 4 31 == LA F

— pi — sa, su — ub — sa — a.

(Sargon , les Fastes, 1. 169.) (Nabuch. W. A. I. pl, 53, c. 1. 1. 4, 71.) rene «4 [staphal : 2e Lu \ ta =) bu —1su.

(Bisit. 1. 78.) Niphal : E— YY« »4T« nt, — bis — h.

(Sargon, les Fastes, 1, 148.)

Maintenant que nous connaissons ces dérivés, nous allons essayer de conjuguer le verbe «bas en présence des formes que la conjugaison des autres verbes nous présente avec des racines différentes. Nous avons, en effet, pour correspondre à la mème idée : en hébreu nèy, e’asa; en chaldaïique 2, e’bad ; en syriaque En e’bod; en arabe À£, a’mil; en éthiopien 7€, egbar. Nous allons pouvoir nous convaincre que, si le verbe assyrien diffère par la racme des autres verbes qui expriment la même idée et qui diffèrent entre eux dans ces langues, il suit néanmoins, comme tous ces verbes, les mêmes flexions.

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