‹ Exposé des faits qui ont précédé et suivi la cession de PargaChapitre 1 sur 2 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

J E publie cet écrit tel qu'il m'a été envoyé par deux Parganiotes qui naguère vivaient heureux et libres sous le beau ciel de leur patrie; qui errent aujourd'hui, comme tous leurs compatriotes, de rivage en rivage, implorant un asyle et l'hospitalité.

En essayant de rendre plus correct le style de ces étrangers, j'en aurais peut-être affaibli l'énergie. J'ai voulu conserver dans toute leur naïveté les reproches amers qu'ils adressent aux auteurs de leur infortune, leurs trop justes plaintes, leurs cris de vengeance.

La cession de Parga aux Turcs , par la puissance qui avait pris sous sa protection la ville et son territoire , est un de ces évé- "hemens que l'histoire doit consigner dans

ses fastes. Ce sera un éternel monument de honte pour le gouvernement anglais ; et c'est une preuve^ qu'il faut ajouter à tant d'autres, de son machiavélisme, de son avidité , de sa perfidie.

Cet événement a été très-diversement retracé dans les journaux tant français qu'étrangers , et dans quelques opuscules écrits sous l'influence de tel ou tel parti; peutêtre dans le cabinet de tel ou tel ministre (i). On ne connaît donc pas bien encore, au moins dans tous ses détails , le nouveau crime politique dont le gouvernement anglais vient de se rendre coupable. Ecoutons ceux qui en ont été les témoins et les victimes.

A MAURY DUVA.L.

Paris, 10 janvier 1820.

(1) Il ne faut pas meltre au rang de ces pamphlets, vm opuscule qui a paru , il y a quelques mois , sous le titre de Notice rjcographiquc et historique sut' Parga. Le récit des iaits y est , en général, exact , et l'auteur prend noblement la défense des Pargauioles.

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