Bull, gên. de Thérap., 1891, t. CXX, p
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ment médicamenteux, il y a le traitement hygiénique qui donne de meilleurs résultats. I] consiste à développer les fonctions de la peau, soit au moyen de frictions sèches ou à l’alcool, soit même d’affusions d’eau froide ; ensuite après avoir employéle moyen précédent, on arrive graduellement à l’hydrothérapie.
Troubles digestifs. — Anorexie. — On excite l'appétit au moyen d'extraits, d’infusion, de teinture de Colombo, de quassia amara, defnoix vomique, de gentiane.
M. Potain conseille de prendre avant chaque repas XX gouttes de :
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L’anorexie peut exisler sans que les qualités physiologiques de l'intestin et de l'estomac soient diminuées l’on peut alors ne pas en tenir compte et pratiquer le gavage préconisé par le professeur Debove. Mais en général la dyspepsie accompagne l’anorexie.
La dyspepsie, dit Marfant est souvent € un syndrome initial de la tuberculose pulmonaire ». On la rencontre de préférence chez les jeunes filles, que l’on considère comme anémiques. L'on pourrait peut-être attribuer la dypepsie fréquente chez ces personnes, mais pour une part seulement à la déglutition des exsudats alvéolaires et bronchiques ; car
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la jeune fille crache rarement, soit par une certaine pudeur, ou bien parce qu’elle ne sait pas.
Pour aider la digestion chez le phtisique, M. Potain prescrit trois pilules de pancréatine Defresne après chaque repas ; et Albert Robin un cachet
contenant :
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Constantin Paul :
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Quand il y a dilatation de l’estomac et fermentation secondaire, l’on pratique des lavages avec des solutions antiseptiques.
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Acidessalieyliques. ;. : 7, n, 4, .: 2,
On prescrira un régime sec.
Le phtisique peut présenter des vomissements, ceux-ci dus, soit à un acte réflexe provoqué par la toux, soit à des troubles gastriques. Dans le premier cas les médicaments qui modèrent la toux, les antispasmodiques seront efficaces ; dans le deuxième, la médication devra s’adresser à la dyspepsie. L'on ordonne de prendre avant le repas quelques gouttes de laudanum ou une cuillerée à café de solution faible de cocaïne.
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HAUT 7 où rer etes Von Pn EC Cr LUE Chlorhydirale de cocaïne . . . + .+ + 0,50
Huchard conseille la teinture d’iode unie au chloroforme.
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V gouttes au moment du repas.
La révulsion pratiquée au creux épigastrique donne quelquefois de bons résultats, mais le véritable remède efficace est le lavage de l'estomac et le gavage tel qu'il a été préconisé par le professeur Debove.
La diarrhée des phtisiques peut être un symptôme de digestions défectueuses ou d’entérite tuberculeuse. Dans le premier cas, il faudra relever les fonctions digestives au moyen de la pepsine, pancréatine, etc. Dans le deuxième cas, on arrêtera la diarrhée avec le sous-nitrate de Bismuth (4 gr), le diascordium, ou bien avec l’oxyde de zine à la dose de 4 grammes, à prendre en quatre jours, ou tannate d’albumine, # grammes.
On administrera les lavements laudanisés, créosotés, etc.
Fièvre. — Le tuberculeux présente des élévations de température à toutes les périodes de sa maladie. La fièvre chez lui tend à prendre la forme de la fièvre hectique. L'on doit combattre l’état fébrile, car non-seulement il est une cause
de gêne, mais aussi de débilitation par les accidents qui font partie de son cortège.
a) Méthode médicale: — Les antithermiques le plus souvent employés sont : le sulfate de quinine, l'acide salicylique et les salicylates, l’antipyrine, la résorcine, le gaïacol.
Le sulfate de quinine s’ordonne à la dose de 1 à 2 grammes en trois paquets le soir.
L’acide salicylique possède des propriétés plus actives que la quinine, peut-être à cause de son pouvoir antiseptique plus grand ; toujours est-il que la majorité des praticiens le préfèrent. M. Jaccoud le donne le matin à la dose de 1 gr. 50 centigrammes en trois cachets distants chacun de une demi heure. Si l'acide salicylique est mal supportée on prescrit le salicylate de soude ou de bismuth à la dose de 2 à 4 grammes; ce dernier surtout lorsqu'il y a de la diarrhée.
L’antipyrine est l’antithermique favori.
Dujardin-Beaumetz, Daremberg, Huchard, ont appelé l'attention sur son action véritablement élective dans la tuberculose. Daremberg donne l'antipyrine non pour abaisser la température, mais pour Pempècher de monter : € Quelques praticiens croient qu'il faut donner les antithermiques chez les tuberculeux, comme chez les malades atteints d’une amygdalite aiguë, d’une indigestion, d’une grippe, c'est-à-dire au moment où la température atteint son summum ou commence à descendre. Si l’on agit ainsi, on provoque les
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sueurs et une détente salutaire chez les premiers malades, mais désastreuse chez les phtisiques qui ne peuvent supporter les brusques dépressions. » Daremberg donne 1 gramme d’antipyrine avant la montée thermique, puis un gramme après chaque élévation de 0°,3. Il arrive ainsi à faire prendre 6 grammes.
Huchard donne 2 à 4 grammes par jour en cachet de 0 gr. 25 à 0 gr. 50.
Dujardin-Beaumetz croit suffisant de faire prendre 0 gr. 50 centigrammes tous les jours et même tous les deux jours. Ce n’est pas l’avis de Hayem qui n’admet que l’on puisse obtenir de bons résultats avec ces faibles doses. Celui-ci donne 1 gr. 50 à 3 grammes en doses fractionnées, le fractionnement permettant en général d'éviter les sueurs. C'est, dit-il, l’antipyrine qui à côté des grands avantages offre le moins d’inconvénients.
L'on a obtenu de bons résultats au moyen d’applications locales de gaïacol (Sciolla, Courmont), mais simplement contre la fièvre tuberculeuse pure qui relève de poussées des granulations. D’après Bard on ne doit pas les employer chez les tuberculeux à [a période de ramollissement et de formation de cavernes, car elles peuvent déterminer des accidents graves de collapsus et même occasionner la mort. Le gaïacol présente certains inconvénients, il provoque des sueurs très abondantes.
b) Médication réfrigérante. — L'enveloppe-
DS Me ment humide a été quelquefois employé dans la fièvre des phtisiques quand il y a poussées congestives.
Appréciation. — La thérapeutique symptomatique dans la tuberculose que nous venons d’étudier dans ses diverses médications ne donne guère de résultats au point de vue de la guérison : c’est une thérapeutique de soulagement. Elle supprime les réactions de l'organisme, réactions quelquefois utiles, mais le plus Souvent cause de gêne, de souffrance et de débilitation pour le malade. Elle ne s'adresse pas à l'élément, cause de la maladie, elle n’agit qu’en permettant à l’organisme de prendre du repos, de ménager ses forces afin de les utiliser toutes dans la lutte contre le bacille.