‹ Exposé des méthodes thérapeutiques employées dans le traitement de la tuberculose pulmonaireChapitre 9 sur 58 · ACTE VDOTIQUE AS RE OT SE, dt 4 BRBI · texte numérisé non relu

ACTE VDOTIQUE AS RE OT SE, dt 4 BRBI

Injections, insufflations de poudres, pulvérisations et fumigations modifient rapidement les sécrétions.

Pleurodynie. — Le tuberculeux présente quelquefois de la pleurodynie qui gène l'acte respiratoire. On calme la douleur intercostale, soit par des badigeonnages de teinture d'iode pure ou mélan-

Lefrançois +

gée avec du gaïacol ou du laudanum. L'on peut faire aussi des applications de ventouses, sinapismes, vésicatoires.

Hémoptysies. — Le phtisique présente des hémoptysies à la période de début et à celle des cavernes. Les premières sont dues à la congestion pulmonaire et sont susceptibles de traitement; les secondes sont causées par la rupture d’un anévrysme de vaisseaux de cavernes pulmonaires.

En traitant la congestion, on supprime les crachements de sang, toute la méthode de révulsion pourra être employée. On provoquera la contraction des vaisseaux pulmonaires, soit au moyen de l’hydrastis canadensis à la dose de XX gouttes d'extrait fluide, employé avec succès par Huchard ; soit en administrant du tannin à la dose de 0, 60 centigrammes à 1 gramme en poudre ou en potion. i

L’ergot de seigle a été très en faveur ; son emploi ne semble pas justifié, car d’après Bénard, il augmente la tension sanguine dans la circulation veineuse. L’on peut modérer la circulation; l’on abaisse la tension artérielle au moyen de l’ipéca administré cinq ou six fois de suite à la dose de Ogr. 10 centigrammes jusqu'à état nauséeux. Trousseau donnait l’ipéca à dose vomitive. L’opium jouissait d’une grande faveur auprès de Trousseau et de Germain Sée ; 1l agit en calmant la toux cause de l’hémoptysie, en abaissant la tension artérielle, en faisant une dérivation générale.

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Tous ces moyens ont besoin d’un adjuvant capital, le repos.

Sueurs. — Les sueurs des phtisiques sont dues à l’absorption des toxalbumines secrétées par les microbes qui puilulent dans le mucus bronchique et les cavernes. Là tuberculine ne semble posséder qu’une action secondaire. L'on doit aussi tenir compte de l’absorption des produits de décompositions putrides qui se font dans les cavernes et aussi de ceux de la désassimilation cellulaire, très grande dans la tuberculose. Le syphilitique dont les poumons présentent des excavations à la suite de fonte de gommes se trouve dans les mêmes conditions que le phtisique à la période des cavernes ; comme ce dernier, il a la fièvre le soir et des sueurs profuses la nuit. Pourquoi les sueurs des phtisiques sont-elles plus profuses la nuit ou plutôt lorsque le malade sommeille, les toxalbumines étant secrétées Le jour et la nuit à l’état de veille ou de sommeil ?

Nous pouvons tirer quelques explicatiens de l’expectoration et de la position variant suivant les diverses périodes.

Expectoration. — Lejour, en état de veille, le phtisique tousse et expectore sans cesse. Plus 1l expectore, plus il rejette de produits toxiques qui ne pourront excercer leur action sur l'organisme.

La nuit, alors qu'il repose, qu'il sommeille, le phtisique n’expectore pas, et absorbe par conséquent les produits toxiques retenus.

Position. — Le jour, le phtisique, à l'état de veille, est le plus souvent debout ou assis ; la respiration est plus facile, il y a absorption plus grande d'oxygène. L'organisme peut mieux réagir.

La nuit, pendant le sommeil, le décubitus dorsal provoque une congestion hypostastique des poumons ; de plus les muscles de la respiration sont gênés dans leur jeu. L'acte respiratoire est diminué et l'organisme en souffre.

Les sueurs nous semblent nécessaires pour débarrasser l’organisme de tous les produits nuisibles, toxines des produits de désassimilation. Cependant lorsque par leur abondance elles sont une cause de gène et d’épuisement pour le malade, il ne faut pas hésiter à les combattre.

Les substances considérées comme antisudorifiques sont très nombreuses :

Les sels de zine et de plomb, l'agaric blanc, le phosphate de chaux, la quinine, l’atropine, la caféine, la strychnine, la picrotoxine, le tannin, les tellurates de potasse et de soude, l’acide camphorique, la noix vomique, la belladone.

L'on peut diviser les agents de la médication de la sueur en trois classes :

a. — Lapremière classe comprend les antiseptiques qui détruisent les microbes des cavernes ou annihilent leurs produits de sécrétion. Ce sont : le chlore, l’acide sulfureux, l’acide fluorhydrique, l’iodoforme, la créosote, le gaïacol, l'acide eamphorique, le tellurate de soude.

L'acide camphorique a été expérimenté par Comberaale (1); il s'administre à la dose de 2 grammes dans un julep, une heure après le repas du SOIT.

Le tellurate de soude, expérimenté d’abord par Neusser, puis par Combemale, se donne en pilules à la dose de 2 à 3 centigrammes.

Les autres substances font partie de la médication antiseptique générale de latuberculoseetseront étudiées au chapitre de la thérapeutique d’attaque.

b. — La deuxième classe comprend les substances qui stimulent le centre respiratoire: Noix vomique et strychnine. Lauder Brunton augmente l’irritabilité du centre respiratoire avec des préparations de noix vomique.

c. — La troisième classe comprend celles qui agissent en paralysant les extrémités des fibres secrétoires dans leur portion glandulaire: latropine, l’agaric.

L’atropine est le plus puissant de tous les médicaments anhidrotiques, on l’administre à la dose de 1/2 milligramme deux ou trois heures avant l'apparition de la sueur. L’agaric s'emploie à la dose de 25 à 50 centigrammes le soir, il présente certains inconvénients ; il peut provoquer la diarrhée ou une dyspnée qui remplace les sueurs.

Traitement hygiénique. — A côté du traite-

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