Acad. de New-York
3. Communication à la Société thérap., 10 juillet 1889, 4. Lyon méd., mai 1885.
seringue de Pravaz fonctionne bien et que la canule est perméable et d’une propreté rigoureuse. Cela fait, la seringue étant remplie du liquide à injecter, ce donton s'assure en renvers ant l'aiguille en l'air et pressant sur le piston jusqu'à ce qu’il sort du liquide afin d’expulser tout l’air qui eût pu être contenu dans l’intérieur, on introduit cette dernière sous la peau, avec beaucoup de prudence, un peu profondément ; l’on ne doit pas dépasser la surface pulmonaire plus de 1 à 2 centimètres afin de ne pas atteindre des vaisseaux d'un certain calibre, Certains chirurgiens recommandent d’enfoncer d’abord l'aiguille, s’assurant ainsi, s'il ne coule pas de sang, qu'ils n'ont pas lésé de vaisseaux. L’injection sera faite avec lenteur. On peut en faire une tous les jours ou tous les deux jours et pendant longtemps. Les régions où se feront les injections sont de préférence les suivantes : le premier ou deuxième espace intercostal droit ou le premier gauche, la région axillaire ou sous-scapulaire, au-dessous de l'angle inférieur de l’omoplate. L'on ne sera autorisé à attaquer directement la lésion initiale au moyen d’injections intra-parenchymateuses qu’autant que l’état général sera bon, que la fièvre sera modérée ou nulle, que les signes de généralisation feront défaut.
Solutions.— Gougenheim injecte un centimètre cube d’une solution de sublimé au 1/500 à 1/2000. Cet auteur prétend avoir eu 21 améliorations sur 33 malades soumis au traitement,
Les injections intra-parenchymateuses rencontrent peu de partisans, Lépine, Truc, Bouchard, Manquat, leur attribuent peu d'efficacité. « L’antiseptique, dit Hayem, ne se répand pas partout, il ne pénètre pas dans tous les points où sont retranchés les germes, surtout lorsque ceux-ci sont profondément situés et fixés à l’intérieur des éléments anatomiques. Le titre de la solution active est très rapidement modifié, soit par suite de l’absorption d’une partie de la substance désinfectante, soit par suite de son mélange avec les exsudats pathologiques. » Manquat (1) s'exprime ainsi : « On ne comprend pas & priori que la méthode puisse être efficace, car de deux choses l’une, ou le liquide sera injecté‘en excès et il sera rejeté par l’expectoration, ou il sera en quantité médiocre et il sera absorbé ; dans les deux cas il sera inactif. »
b). Antisepsie indirecte. Par l'intermédiaire de l'air. — Les substances antiseptiques peuvent être portées au niveau du point malade, soit au moyen d’'inhalations ou de pulvérisations.
4° Inhalations. — Depuis longtemps l’on a cherché à modifier les voies respiratoires des phtisiques au moyen d’inhalations antimicrobiques, car l'on savait que les gaz et les vapeurs pénétraient jusqu'aux dernières ramifications bronchiques et étaient absorbés.