‹ Exposé des méthodes thérapeutiques employées dans le traitement de la tuberculose pulmonaireChapitre 18 sur 58 · Sem. méd., 1888, p. 61 et · texte numérisé non relu

Sem. méd., 1888, p. 61 et

Mode d'administration. — Lépine fait respirer les malades pendant un quart d’heure à une demi-heure dans une petite cabine contenant de l'air chargé d’acide fluorhydrique. Les vapeurs étant plus lourdes que l'air, il les fait pénétrer à la partie supérieure. Bergeron place très près devant la bouche ouverte de ses malades un vase contenant de l'acide fluorhydrique. Dujardin- Beaumetz et Chevy font respirer pendant une heure les phtisiques dans des salles dont l’air contient 1725000 d’acide fluorhydrique (1).

Les inhalations excitent la toux et l’expectoralion ; mais, dit Lépine, la teux n’a rien de pénible. Chévy conseille dans sa thèse d'employer ce traitement avec beaucoup de prudence chez les phtisiques emphysémateux, asthmatiques ou ayant des hémoptysies.

Dans les stations thermales. — L'on a pensé à se servir des vapeurs et du gaz qui s’échappent des eaux minérales.

Au Mont-Dore. — Les vapeurs sont amenées dans de petites cabines où respirent les malades.

À Allevard. — Les phtisiques respirent l’acide sulfhydrique dégagé à froid de l’eau. Cet acide, dit Niepce, est un excellent antibacillaire. Cantani a obtenu quelques améliorations, fièvre diminuée, expectoration moins abondante, évolution des lésions locales entravées en faisant respirer de l'air

Page 1