Bull, de thérap., 1892, . CXXIL, p
prétend avoir ainsi obtenu de véritables améliorations, telles que diminution de la toux, de l’expectoration, abaissement de la température, retour à l’appétit et à l’'embonpoint. Bouchard ne reconnait à ce traitement aucune efficacité, car si l'acide sulfhydrique suit la voie des vaisseaux, il passe dans le cœur droit l’artère pulmonaire et s’élimine à la surface des alvéoles, il ne peut être distribué dans le tissu interstitiel, là où précisément doit être pratiquée l’antisepsie. Dujardin-Beaumetz et Chantemesse ont employé les lavements gazeux, les résultats ont été quelquefois satisfaisants, mais dans tous les cas, le bacille de la tuberculose ne diminue pas dans les crachats.
La méthode des lavements gazeux est complètement abandonnée, son mérite ne consiste qu'en son originalité.
2° Méthode endermique. — La méthode endermique est rarement employée. Saillet (1), qui l’a étudiée, donne les conclusions suivantes :
La créosote pure ou mélangée à des corps gras est peu absorbée. La créosote en solution dans
l'alcool l’est davantage : 5 grammes d’une solution à 20 0/0 d'alcool en friction sur les membres équivaut à l’absorption de 0 gr. 10 de créosote.
Linossier et Lannoiïs (2) prétendent que le gaïacol est plus facilement absorbé que la créosote.