Straus, De Ta tuberculose et son bacilte
2, Straus, id,
« Les organes, irrités à un certain degré pendant un temps plus ou moins long, finissent par devenir tuberculeux quand ils sont prédisposés ». Il existe deux sortes de phlegmasie la phlogose rouge, ou inflammation des capillaires sanguins ; la phlogose blanche, ou infiltration lymphatique. La première aboutissant à la formation du pus, la deuxième à celle d’une « matière blanche concrète, inodore, offrant exa:tement la consistance et l’aspect du fromage ; c’est cette matière blanche qu’on
est convenu d'appeler tuberculeuse ». La phtisie
pulmonaire, quoiqu’elle s'accompagne ordinairement de l’inflammation de vaisseaux rouges, consiste essentiellement dans «une inflammation lymphatique du poumon, provoquée et entretenue par une inflammation chronique des voies respiratoires, catarrhe, pneumonie ou pleurésie (1).
La médecine qui considérait la tuberculose pulmonaire, comme une inflammation pulmonaire, et celle qui la faisait consister cliniquement en
divers symptômes, tels que toux, difficulté de res-
pirer, marasme, fièvre hectique, expectoration purulente, due à la désorganisation du viscère pulmonaire, s’adressaient pour le traitement des phtisiques à la thérapeutique symptomatique, à la médication antiphlogistique.
Laënnec pensa que le tubercule était une production étrangère à l’organisme, ayant une vie
1, Straus” (Zoc.' cit).
ET Ce
La
spéciale ; mais il appartint à Villemin de démontrer, en 1865, par des expériences nombreuses et bien conduites, que la tuberculose étaitune maladie virulente, infectieuse et inoculable.
« La tuberculose, dit Villemin, est une affection qui se développe et se propage dans des conditions communes aux maladies zymotiques, elle a les analogies les plus grandes avec la syphilis et surtout avec la morve farcin ».
En 1882, Koch, mis sur la voie par les expériences de Pasteur, découvrit le parasite cause de tout le mal : le bacille.
Puisque la tuberculose est due à un corps étranger, à un bacille, c’est contre lui qu’on doit lutter pour arrêter l’évolution de la maladie. La découverte de l’antisepsie donna des espérances, sinon de le détruire, du moins d’atténuer sa virulence. La médication antiphlogistique dut alors céder une part de son domaine à la médication antiseptique.
Des autopsies de tuberculeux démontrèrent que le tubercule était curable, que non seulement il pouvait se calcifier, mais était capable d’organisation, et avait même une tendance naturelle à subir la transformation fibreuse. Combien de fois a-t-on trouvé de ces tubercules fibreux ou crétacés chez des vieillards morts de toute autre maladie que la phtisie ! Pourquoi ne provoquerait-on pas la transformation fibroïde ? M. Comby eut l'idée d’injecter dans le poumon deux à trois gout-
tes d’une solution de chlorure de zinc au 1/20 et eut trois succès.
La chirurgie de plus en plus hardie depuis la découverte de l’antisepsie eut l’idée de débarrasser le poumon de ses parties malades, et la pneumectonie compte un succès (1). |
La sclérogénie et la pneumotomie n'étant encore que des questions à l’étude, on ne peut encore discuter leur valeur.
Si l’on doit lutter contre le bacille lui-même par les antiseptiques, l’on doit aussi modifier le terrain de culture, le fortifier non seulement pour arrêter le développement et la multiplication du bacille de la tuberculose et des microbes de la suppuration et de la putréfaction; mais aussi pour obtenir la guérison des anciennes lésions.
Au traitement antiseptique se joint la médication de résistance, de soutien de l'organisme et l'hygiène.
Nous pouvons, croyons-nous, diviser les différentes méthodes thérapeutiques de la tuberculose pulmonaire en trois classes.
La première classe comprendra les médications des symptômes.
Médication Anticongestive. Révulsive.
— Antidyspnéique.
— de la Toux.
— de J’Expectoration.
— de l’'Hémoptysie.
— de la Sueur.
— des Troubles digestirs.
ES de la Fièvre.
—“ Antinévralgique.
Thérapentique symptomatique.