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sujet des divers aliments ; pour ne pas s’exposer à introduire dans cet organe des aliments, qui, non seulement, ne serviraient à rien, mais aussi pourraient provoquer des troubles digestifs.
On commence par introduire des doses minimes puis progressivement croissantes, pour arriver jusqu’à trois litres de lait ou de bouillon, 6 à 12 œufs et 300 grammes de poudre de viande par jour ; l’on peut même dépasser dans cerlains cas les doses de ce régime. Debove pratique le gavage une ou deux fois par jour.
Effets de la suralimentation par l’alimentation artificielle.
1° Retour de l’appétit, dès la première semaine, le premier ou le deuxième jour ;
2° Les sueurs nocturnes disparaissent, d’abord graduellement : les sueurs des phtisiques étant dues à la dénutrition, € sudations dans toutes les cacheæies, débilitation, anorexie hystérijuceralatfievre >:
3° Abaissement de la température ; 4° Sommeil rendu ;
bo Relèvement des forces ;
6° Embonpoint.
Au début, l’amaigrissement continue, malgré l'alimentation ; puis le poias reste stationnaire pendant longtemps ; ensuite l'augmentation se
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manifeste et continue jusqu'au poids normal.
On suralimente les phtisiques, on ne les engraisse pas, la surchage graisseuse chez un phtisique est plus nuisible qu'utile.
Pennel conclut de diverses observations que l’alimentation artificielle ne donne pas de résultat quand l’appétit est conservé.
Symptômes fonctionnels. — La toux, la dyspnée et l’expectoration s’atténuent et même disparaissent.
Signes physiques. — Les signes physiques se modifient, les râles humides, bullaires, le gargouillement disparaissent.
Pour obtenir de bons résultats, le traitement devra être prolongé pendant des semaines et des mois.
Dans deux autopsies Debove (1) trouva des cavernes affaissées, couvertes de bourgeons charnus et absolument en voie de cicatrisation chez des sujets qui avaient été soumis à la suralimentation.
Dujardin-Beaumetz, après avoir fait le lavage de l'estomac avec de l’eau de Vichy, introduit dans l'estomac de ses malades un mélange nutritif composé de lait, d'œufs, de viande crue. « Je me sers, dit-il, d'un mélange ainsi constitué : 150 grammes de viande crue, 4 œufs, jaune et blanc compris, et