Bullet. therap., t
heure et demie après l’ingestion des aliments : palpitations.
Ces divers symptômes sont dus à la dilatation du cœur droit avee augmentation de la tension vasculaire dans la petite circulation.
Quelquelois, il existe des symptômes d’indigestion, vertige cérébral, pituite, diarrhée, etc.
La suralimentation estun des grandsremèdes de la tuberculose, le seul d’après cerlains auteurs, avec l’aération continue, qui puisse prolonger notablement l'existence des phtisiques ou même amener leur guérison,
CLIMATOTHÉRAPIE.
Frappé de ce que la tuberculose est rare dans certains pays, on a pensé à arrêter l’évolution de cette affection pulmonaire en y envoyant les sujets qui en sont atteints.
L'absence de tuberculose dans certains pays est due aussi souvent au genre de sie des habitants, à leur hygiène qu’au climat ; ce dernier n’ayant aucune action spécifique ou curative sur le tubercule. Cependant l’on comprend qu’un tuberculeux vivant dans un pays où l’air est pur, sec, où la température est non seulement douce, mais subit peu de varialions, pourra mieux lutter contre le bacille que celui qui vit dans un pays plus ingrat, où il pleut, il vente, où il aura à se ressentir des brusques changements de température.
SE Qu
Climat. — On recherche autant que possible, pour le phlisique, un pays ni froid, ni humide, un pays sans hiver, un pays où il puisse vivre à l'air sans attrapper de refroidissements. Le climat ne semble agir qu’en permettant au phtisique de vivre dans de bonnes conditions d'hygiène, de pouvoir jouir de la douceur de la tempéralure, vivre dehors, faire des promenades, respirer l'air pur, toutes choses qui lui donneront de l'appétit et amélioreront son état général et local.
Autrefois, on envoyait les tuberculeux se pro-
- mener dans le midi, dit Daremberg ; maintenant l’on doit leur dire : « Allez vous étendre dans le -midi », car le repos permanent est chez eux nécessaire afin de diminuer ct supprimer les congestions. Les malades seront abrités contre le vent par des kiosques, des tentes ou plus simplement encore par de vastes guérites de bains de mer, capitonnées et dépourvues de siège. Pour Daremberg, la climatothérapie devient une cure par repos à l’air libre.
Slalions méridionales Chimatothérapie , A Stations d’altitudes Stations méridionales. — Côte de Provence :
Ligurie (La Riveira). Climat factice dû à la protection des montagnes qui abritent la côte contre les vents frais du Nord. Exposition libre du côté de la mer d’où arrive le vent-chaud. Les principales stations sont:
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Celles de Corse, Sardaigne, Venise, Rome, Naples, Palerme, Nice, Menton, Pau, Dax, Arcachon, Cannes, le Cannet, Grasse, Hyères, Beaulieu, Valence, Monaco, Montecarlo, San Remo, Alger, le Caire, Egypte, Madère, Malaga.
Pratique de la cure climatérique dans les stations méridionales. — Lever à 8 heures, puis déjeûner ; promenade de 9 à 11 heures. Le malade ne sortira pas avant 9 heures à cause du vent et aussi afin de respirer un air chauffé par le soleil ; -il restera chez lui pendant la grande chaleur, c’està-dire de 11 heures à f heure; de 1 à 4 heures, il pourra faire des promenades ; mais à 4 heures il devra rentrer définitivement à cause du refroidissement rapide de la température et de la condensation de la vapeur d’eau qui rend l'air humide.
La chambre sera exposée au soleil, bien aérée.
Régime alimentaire. — Onimus prescrit le régime suivant, repas moins copieux, manger peu de viande, boire peu de vin, s'abstenir de stimulants et d'épices, afin d'éviter les troubles gastriques, les congestions, la fièvre, les hémoptysies.
Les indications sont difficiles, car on ne peut prévoir quelles seront les allures de la tuberculose. L'on n’enverra pas dans les stations méridionales les phtisiques qui présentent la forme éréthique à réaction nerveuse, ceux qui ont des hé-
moptysies, des congestions, des lésions de broncho-pneumonie. On leur conseillera le repos, se gardant de les faire se déplacer.
Climat d'altitude. — L'on a pensé à faire respirer aux tuberculeux un air raréfié afin d’augmenter le nombre et l'amplitude de leurs respiraüons, de leur faire faire de la gymnastique respiratoire.
Naturellement on choisira un pays d’une altitude assez élevée, où l’air raréfié sera très pur, très sec, et exempt de microbes et de poussières organiques.
Climats de montagnes. — Avantages : Air pur, sec, sans germes ; température hivernale très froide, mais sans variation brusque ; deux à trois mois de neige; absence de vent en hiver; absence de brouillards ; pas de nuages durables ; intensité des radiations solaires, de la lumière diffuse, tels sont les avantages qu'offrent les climats de montagne aux tuberculeux, c’est-à-dire que ceux-ci y trouvent le milieu le plus favorable pour la guérison, à condition, bien entendu, s’il ne se présente pas de contre-indications.