INDICATIONS ET CONTRE-INDICATIONS DES CLIMATS D'ATTITUDE
À quels tuberculeux convient-il de prescrire le séjour dans les pays à altitude élevée ?
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Les cures d'altitude sont indiquées chez les phtisiques atteints de lésions au début, apyrétiques ou n'ayant que des poussées de fièvre courtes et rares.
Elles sont contre indiquées pour des causes indépendantes de la tuberculose.
« C’est, dit Jaccond, dans l’ordre physiologique, le tempérament nerveux porté au degré de l’excitabilité et de l’éréthisme ; ce sont, dans l’ordre pathologique, les maladies du cœur et des vaisseaux, la disposition à l’hémophilie, l’emphysème pulmonaire étendu et l'asthme, celui-là, du moins, dont les accès renaissent plus fréquents et plus forts, dès que le malade s'élève quelque peu audessus de sa résidence ordinaire ».
Jaccoud expose ainsiles contre indications tirées de la phtisie elle-même: «la forme de la phlisie que j'ai maintes fois décrile sous le nom de forme pneumonique exclut sans réserve toutes les slations élevées, du moins pour l'hiver. L’opportunité d’un séjour estival dans ces localités pourra toutefois se présenter, si la chronicité secondaire de cette forme persiste sans interruption pendant plusieurs mois, etsi les foyers pneumoniques, complétement éteints et stalionnaires, ne montrent à leur périphérie aucune trace de fluxion active. Dans ces conditions, l’action d’un milieu raréfé peut favoriser la résolution, au moins partielle, de ces lésions primordiales et des reliquats pleuréliques qui s’observent souvent en la poussée pneumonique initiale ».
Dans la forme commune de la phtisie, c’est le mode réactionnel qui devient le critérum fondamental. Les allitudes des stations suisses convien-
nent aux individus à réaction torpide ou indif-
férente, et suivant que la torpeur est plus ou moins absolue, suivant que l’absence de tout épisode aigu dans la maladie est plus ou moins complète, on utilisera les stations extrêmes comme Arosa, Saint-Moritz ou Samaden; ou bien les stations relativement inférieures de Wiesen et Léysin.
En revanche toutes ces résidences sont contraires, quel que soit l’état local, aux individus excitables, à réaction vive ; à tous ceux, en un mot qui présentent l’une des modalités quelconques comprises dans les réactions florides ou d’éréthisme.
« Les altitudes sont également contre-indiquées . dans les cas fébriles, dont la fièvre dure, ainsi que dans les cas à fièvre tardive, dans lesquels la fièvre présente le type rémittent et le conserve malgré une intervention thérapeulique bien dirigée ; quant à la fièvre intermittente à accès vesperaux, elle n’est pas une contre-indication, de même que les hémoptvsies antérieures.
« Les stations d'altitude conviennent aux phtisiques à réaction torpide ou indifférente dont la maladie d'allure chronique a évolué sans épisodes aigus notables ou fréquents, dont les lésions sont circonscrites, qui ne présentent aucune détermi-
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nation sérieuse sur le larynx, l'intestin ou les reins, et qui sont encore éloignés de la phase consomptive ».
« Effets généraux qui résultent de laction du climat des montagnes, augmentation de l’appétit et de la capacité digestive, accroissement de la
force musculaire et de l’aptitude à l'exercice ; sui
mulation du système nerveux ».