‹ Exposé des méthodes thérapeutiques employées dans le traitement de la tuberculose pulmonaireChapitre 54 sur 58 · ETES · texte numérisé non relu

ETES

d’eau chaude aux pieds, plutôt que de revenir en arrière. L'important est qu’il respire un air‘pur.

€ On prend froid par le corps et non par la respiration, a dit Peter; couvrez-vous bien dans votre lit, respirez de l’air froid et pur et vous aurez chaud. »

On émoussera la sensibilité de la peau vis-à-vis des impressions thermiques, au moyen de frictions sèches d’abord, puis humides, enfin au moyen de l’hydrothérapie.

Les frictions cutanées préviennent ou diminuent les sueurs ; elles ont une heureuse influence sur la nutrition générale ; car, dit Bouchard, les icitations de cette grande surface nerveuse retentissent avec énérgie sur la nutrition générale.

La cure à l'air libre peut se procurer sous: tous les climats, à toutes les altitudes, et donner d’excellents résultats. Cependant, on semble préférer les altitudes élevées pour les formes lentes chroniques, les formes lentes fébriles et les: formes subaiguës.

Tous les tuberculeux pourront être soumis à la cure par l'air libre, même ceux qui présentent, soit de l'élévation de la température, soit des inflammalions laryngo-trachéales. Ces derniers devront prendre plus de précautions.

Des phtisiques fébricilants ont pu, à Falkenstein, être exposés, sans inconvénients, à des températures de 12°.

Un des premiers effets de l’air libre‘est d’exci-

pe

ter l'appétit; aussi, au bout de peu de temps, les malades prennent-ils une quantité beaucoup plus considérable d'aliments que celle qu’ils pouvaient prendre avant leur cure ; ils peuvent se suralimenter, ct celle suralimentalion produit de bons effets. Grâce à elle et à l'air libre, la toux diminue, la fièvre tombe, la dyspnée s’atlénue, l’expectoration devient moins abondante, et peut même cesser, les bacilles disparaissent des crachats ; enfin, le malade recouvre ses forces avec l’embonpoint.

Cette amélioration n’est souvent que le prélude d’une guérison, à condition, que le malade ne fasse pas d’imprudence, qu’il suive avec exactitude son traitement hygiénique et continue très longtemps, presque indéfiniment la respiration à l’air libre.

Pour les phtisiques riches, on doit conseiller la cure d'air dans les sanatoria ; mais, pour les moins favorisés par la foriune, on peut leur éviter des déplacements coûteux, les séjours à la mer, à la montagne, les cures climatériques en pays lointain, en la leur faisant pratiquer chez eux, sous n'importe quel climat, à n'importe quelle altitude ; l’on obtiendra toujours d'excellents résultats.

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