Juillet Ditto, jusqu'en Novembre
On verra par là un délai entier, tout-à-fait récent, de seize ou dix sept mois, ce qui est absolument inexplicable ; en effet, quoiqu'il y ait eu trois témoins examinés dans le mois de Juin dernier, le rapport de leurs dépositions n'a pas encore été présenté devant la Cour.
(Signé) Epu. LocKHART.
Épimsour, Septembre 1836.
No. IX.
Mémoire sur une tentative d'incarcérer Lord Stirling, au moyen d'un faux, et sur 5 0 ‘ 1 les détails y appartenant.
Le récit et la correspondance suivante sont à peine croyables ; ils sont pourtant vrais, et l'on à fait lythographier quelques unes des lettres, pour mettre les personnes qui liront ce mémoire, en état de juger par elles-mêmes.
Le 22 Août 1832, un individu, avec l'apparence d’un homme comme il faut, descendit de cabriolet, à la porte de la maison de Lord Stirling, Portland Place, à Londres ; sa Seigneurie était sortie ; il demanda à voir Lady Stirling ; c'était à la brune, ainsi on ne pouvait aisément ni le voir ni le reconnaître. Il venait, disait-il, du Bureau des Colonies. Il laissa une lettre adressée à Lord Stirling, revêtue d’un cachet qui ressemblait à celui de Lord Goderich, c. à d. avec un G. surmonté d’une couronne de Vicomte.
Cette lettre est ainsi conçue :— Ministère DES CoLonies, le 22 Aort 1832.
My Lorp,—Je suis chargé par Lord Goderich, de prier votre Seigneurie de lui ) Le] accorder une entrevue au Ministère, demain (Jeudi) à midi.—J’ai l'honneur d’être, my Lord, de votre Seigneurie le très-obéissant serviteur,
(Signé) B. T. Barrour.
Au Conte de Stirling.
Mr Burn, agent de Lord Stirling, fut informé le même soir de cette circonstance, et il convint de se trouver en même temps que sa Seigneurie, au Bureau des Colonies, le jour suivant, à l'heure fixée.
Mr Burn, cependant, s’y rendit plus-tôt ; il ne fut pas peu surpris d'apprendre que Lord Goderich ne devait pas venir ce jour-là au Bureau, et que Mr Balfour, soi-disant auteur de la lettre, était en Irlande. Ses soupçons étant ainsi éveillés, Mr Burn ne perdit pas de temps pour empêcher sa Seigneurie de se rendre au ministère—il y revint lui-même avec la lettre qu’il n’avait pas apportée d’abord. On lui apprit qu’elle n'était pas de la main de Mr Balfour, ce qui en vérité était impossible, et on le renvoya pour plus amples renseignemens, à un individu alors absent du Bureau, et qui était chez lui.
Cette personne à qui il s’adressa, déclara aussitôt que la lettre était un faux, et désira l'avoir entre ses mains, afin de faire une enquête sur cet acte frauduleux, qui