‹ Exposé des poursuites vexatoires et autres persécutions exercées par le gouvernement britannique et par nombre d'individus dans le but de perdre le comte de Stirling et de le dépouiller de ses droits légitimes [microforme]Chapitre 9 sur 44 · SECOND POST-SCRIPTUM · texte numérisé non relu

SECOND POST-SCRIPTUM

Septembre 1836.

Je ne puis laisser paraître cet ouvrage, sans appeler l'attention du public sur quelques nouvelles particularités dont je viens d’avoir connaissance, lesquelles répandent une clarté inattendue sur les noirs projets et sur les motifs réels d’une famille puissante, dont l’opposition s’est manifestée de bonne-heure, et avec beaucoup de violence dans toutes les occasions où elle a pu le faire. Le chef de la famille en question n’a aucun droit à prétendre soit aux titres, soit aux propriétés de la Maison de Stirling ; il n’a nul intérêt dans ce qui peut me regarder moi ou les miens,—nul motif d’hostilité ou de haine, puisque ni lui ni les siens n’ont de provocations à nous reprocher, —nous ne les avons jamais offensés, même en pensée ; nous n’avons Jamais cherché à leur nuire, et nous n’avons fait attention à leurs actes ou à ceux de leurs méprisables agens, que lorsque nous nous y sommes vus forcés, pour nous garantir de leurs viles et insolentes attaques. Cependant ces personnes ont été infatigables dans leur malignité,

actives en tous temps à faire le mal, en excitant les grands avec leur puissance, et les petits avec leur nullité méprisable, à toutes sortes de persécutions, d'insultes et d’injures, dans l'espoir avoué de me ruiner. Nulle de leurs connaissances n’a pu m’expliquer une conduite si extraordinaire, ni assigner une seule cause de leur haine diabolique, qui ait mérité mon attention.

Ï m'a paru nécessaire de faire ces remarques avant d'entrer dans ce que j'ai à dire, de peur que quelque censeur peu scrupuleux ne vint m’attribuer des motifs semblables aux leurs. À celui qui jugerait ainsi mes actions, je répondrais avec autant d'audace que d'indignation : “ Non, mes principes, mes sentimens ne renferment ni malignité, ‘ni vengeance, ni orgueil, ni haine. Je serais honteux de penser où d'agir d’une “ manière indigne de mon caractère, et du rang où m'appelle ma naissance. Je “ laisse au calomniateur, au bas flatteur, au lâche détracteur de la réputation “ d'autrui, cette marche qui leur convient si naturellement, à eux et à l’infâme scélérat “ qui obéit au commandement infernal du Démon a qui il s'est donné corps et âme.” Qu'est-ce-que le monde pensera d'un homme de haut rang, qui a de grandes richesses, qui a des amis puissans et de l'influence, et qui, dernièrement, oui, j'en suis sûr, il y a bien peu de temps, parlait de moi comme de l'objet de sa haine, et avouait publiquement sa résolution de persister dans son opposition, jusqu'à ce qu'il eût achevé ma ruine et celle de ma famille.

Cette explosion des violens sentimens du noble personnage ayant été rapportée à un de mes fils, il n’y a que peu de jours, je crois devoir la signaler ici, afin que, si c'est une calomnie, le noble individu en question puisse avoir une occasion de le déclarer; et que, si elle est vraie, du moins en substance, il sache que je ne me laisse intimider ni par sa violence ni par ses menaces. Il trouvera en moi ce que peut-être les circonstances passées et le système de fausseté adopté par les misérables qui m'ont trompé, et par ceux qui ont conspiré contre moi, lui ont fait supposer que je ne pouvais posséder,—je veux dire, #ne énergie et un courage suflisans pour défendre ma position contre de telles attaques.

Il serait inutile d’en dire davantage sur ce sujet. J'ai déja parlé du peu de succès de la tentative qui a été faite pour ruiner ma réputation par l'accusation infâme de faux ; je me contenterai d'observer que le résultat de la preuve n’a servi qu'à confirmer encore davantage l’autenticité de mes documens ; ce qui est en effet si manifeste, que les conseillers de la Couronne n’ont pas hasardé de produire la preuve devant la Cour. Cependant, malgré tout cela, mes lecteurs ne seront pas peu surpris d’apprendre que ces agens si zélés, toujours ardens dans leur dessein de tromper le publie, ne se sont point fait scrupule de défigurer les faits, et de déguiser la manière dont l'investigation avait si manifestement échoué.

En terminant, je désire donner à entendre à certains individus, que j'apprécie à sa juste valeur l'opinion mondaine qu’ils entretiennent de mes souffrances et de celles de ma famille. Nous sommes au-dessus des petitesses et de la servilité officieuse de

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ces sortes de gens, et en dépit de leurs sentimens et de leurs démarches, nous n'en suivrons pas moins fermement notre ligne de conduite. “Notre mur d'airain est d’avoir la conscience libre de tout reproche, et de ne pâlir devant aucune accusation.” En attendant avec confiance un changement prochain dans notre position, et le retour complet de l’opinion publique en notre faveur, nous nous disons : “ La patience est ‘“ amère; mais le fruit en est doux.”

APPENDINX.

No. I.

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